Intestin moyen
Poissons.
Nous avons vu que le canal intestinal peut s'étendre presque en ligne droite dans l'axe du corps ou décrire de très nombreuses circonvolutions et qu'il présente dans les différents groupes de Vertébrés les
Fia-. 227.
Fîg-. 228.
Fig. 22T. — Canal intestinal du Lepidosteus. Oe, œsophage; M, estomac; Pjî, tube pylorique; GB, vésicule biliaire; Ap, appendices pyloriques ; MD, intestin moyen; S, anse de l'intestin moyen d'où part l'intestinal terminal (EB) ; A, anus, Mi, rate.
Fig. 228. — Canal intestinal de la Perche. Oe, œsophage ; ikf, estomac ; -j-, sou cul-de-sac ; P,P, court tube pylorique ; Ap, appendices pyloriques ; MD, intestin moyen ; ED, intestin terminal ; A, anus. Fîg. 229. — Cloaque fendu de la Salamandrina perspicillata femelle. ED, intestin terminal et Bl, vessie urinaire, fendus à leur orifice dans le cloaque ; S, sillon delà vessie ; N, rein ; Ig, orifice des canaux de Leydig (uretères); Ovd, Ovd, oviductes qui se terminent chacun sur une papille. A gauche du repli de la muqueuse la papille génitale L.
modifications les plus variées entre ces deux formes extrêmes. On peut dire cependant qu'en général il est plus long chez les Herbivores que chez les Ca7^nivores.
On observe déjà chez VAmmocète une tendance à l'aug-mentation de surface de l'intestin, manifestée par la présence d'un repli longitudinal saillant, qui existe chez les Sélaciens, les Dipnoïques et les Ganoïdes, et auquel on donne ici à cause de sa direction le nom de valvule spirale. Chez ces derniers il commence déjà à être atrophié, et on n'en trouve plus aucune trace chez les autres Vertébrés.
Unautre organe caractéristique del'intestin des Poissons, qui ala même signification physiologique, est représenté par les appendices pyloriques, que l'on voit apparaître pour la première fois chez les Ganoïdes et qui se sont transmis à de nombreux Téléostéens. Ce sont des diverticules plus ou moins longs de l'intestin moyen, fréquemment digitiformes, situés derrière le pylore, au voisinage du canal cholédoque (fig. 227 et 228, Ap). Leur nombre varie entre 1 {Polypterus, Ammodytes) et 191 (Sco7nber scomhrus). Les appendices pyloriques et la valvule spirale paraissent avoir des rapports réciproques, car la présence de l'une est jusqu'à un certain point exclusive de la présence des autres.
Amphibiens et Reptiles.
Ici, lorsque le corps est mince et allongé, comme chez les Gymnophiones, les Amphibiens, les Serpents et les Sauriens serpentif ormes , le tube digestif n'est que légèrement onduleux ; il décrit au contraire de nombreuses circonvolutions lorsque le corps est ramassé et court, comme chez les Anoures, les Crocodiles et les Tortues. Le tube digestif des Salamandrines et des Sauriens présente une forme intermédiaire entre ces deux extrêmes.
Oiseaux et Mammifères.
L'intestin moyen, dont les circonvolutions sont plus ou moins nombreuses, présente en général chez ces animaux une longueur considérable ; il varie davantage (non seulement en longueur, mais aussi en largeur) chez les formes domestiquées que chez les formes sauvages (1), Vers le milieu de son étendue il existe chez les Oiseaux un petit cul-de-sac, reste du conduit vitello-intestinal ou diverticule aveugle
(1) Chez les A'utophagae, où le vitellus n'est pas encore absorbé au moment de l'éclosion et où il forme encore une grosse vésicule qui remplit en partie l'abdomen, l'intestin n'acquiert que beaucoup plus tard la longueur caractéristique pour chaque espèce, c'est-à-dire qu'il s'allonge continuellement jusqu'à la fin de l'accroissement du jeune Oiseau.
Il en est tout dilTéremment chez les Insessores (principalement chez \qs Passereaux), où la masse vitelline est presque entièrement absorbée au moment de l'éclosion. Chez eux l'intestin a déjà acquis sa longueur absolue longtemps avant que le jeune Oiseau soit capable de voler; l'accroissement de l'intestin est par conséquent arrêté. Il en est de même chez le Buteo vulgaris. Le développement de l'intestin précède donc d'autant plus celui du corps que l'Oiseau abandonne l'œuf à un état moins avancé (Gadow).
du vitellus. On observe fréquemment, par exemple chez VHonmie, des différences dans la longueur relative de l'intestin du fœtus et de l'adulte.