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ORGANES DE MOUVEMENT ET DE SOUTIEN

Squelette dermique*

[/enveloppe chitiiieuse des Arthropodes qui, en suite de la rigidité plus grande des couches qui la composent, devient un squelette dermique^ constitue non-seulement une protection pour les organes qu'elle renferme, mais sert aussi dUippareil de support, et comme tel fournit des points d'insertion à Tcnsemble du système nmsculaire. Le même fait s'étend du corps aux membres, dont les téguments jouent aussi le rôle de squelette, cl possèdent, vu la pai*t que prennent ces organes à la locomotion, une valeur même plus haute que celui du corps. Nous voyons que c'est de la consistance plus ferme du squelette dermique des membres, comparé à celui du reste du corps, qu'on peut déduira en tout ou en partie sa signillcation comme organe de soutien. La solidification de la couche chitineuse des téguments correspond en partie à un accroissement des couches, et à une transformation des plus extérieures; et en partie à leur incrustation de sels calcaires, qui est presque générale chez les Crustacés : elle ne manque j)as entièrement chez les Trachéales.

De nouvelles conformations qui apparaissent chez les Arthropodes, et ont une grande importance pour la différenciation de leurs diverses divisions, résultent de la fusion de quantités plus ou moins considérables de leurs niétamères en une ou plusieurs pièces. Cette soudure de métamères parait être la plus diversifiée chez les Crustacés, où elle se présente avec les combinaisons les plus variées. La partie désignée sous le nom de a tête » provient clo la fusion des métamères les plus antérieui*s ; Tunion de cette portion avec les segments suivants forme le céphalothorax des Aslaoiens, qui cependant, dan> les différents ordres, ne se compose pas du même nombre de segments, et par conséquent ne représente pas toujours une seule et même fraction du

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corps. Les autres iiictamèrcs libres forment Tabdomen, qui, comme la partie précédente, peut avoir une valeur différente. Les rapports sont plus constants chez les Arachnides. Une séparation en céphalothorax et abdomen se conserve uniforme jusqu'à la division rétrograde des Acariens ; les différences ne portent que sur Tabdomen, qui peut paraître segmenté ou pas.

Parmi les Myriapodes, les segments restent distincts chez les Chilopodes^ tandis que chez les Chilogiiathes chaque deux segments voisins sont soudés en un seul. La partie antérieure du corps, la tétc, est uniformément, dans les deux ordres, seule constituée par la réunion d'un plus grand nombre de niéUunères. Ces mêmes métamères forment aussi la tète des Insectes chez lesquels le reste du corps étant formé de la fusion des segments en deux portions (thorax et abdomen), le corps entier se trouve ainsi divisé en trois régions.

La formation de divisions inégales plus grandes occasionne sous divers rapports des modifications dans le squelette dermique qui déterminent de nouvelles différenciations. Tels sont les prolongements du squelette dermique dans l'intérieur du corps. Ils affectent surtout les parties qui portent des membres fonctionnant comme organes buccaux, ou locomoteurs, et on ne peut méconnaître une dé|)endance réciproque entre le développement de ces appendices internes et celui des organes. Ils sont surtout très-développés sur le cé|>iialothorax des Crustacés supérieurs, et ne font pas défaut chez les autres classes sur les segments du corps portant des membres articulés. Us se trouvent surtout sur la tétc et le thorax chez plusieura ordres d'Insectes {Coléoptères^ liyméiioptères. Orthoptères)^ où leur ensemble a été désigné par Audouin, sous le nom d'endothorax. Ces prolongements du dermo-squelette constituent fréquemment un appareil de soutien pour le système nerveux, et quelquefois même l'entourent siu* une certaine étendue. Ils ont pour effet d'augmenter la surface d'attache musculaire de la partie interne du dermosquelette.

L'extension par plissement des téguments de quelques régions du corps procure à celles-ci, ou aux appendices qui en dépendent, des dispositions protectrices particulières. Le dermo-squelette du céphalothorax des Décapodes eu s'étendant sur les côtés, couvre les branchies, et forme de chaque coté une cavité particulière comnumiquant, dans une mesure variable, avec le milieu ambiant, la cavité branchiale.

De pareils développements apportés au dermo-squelcttc de plusieurs segments primitivement simples, peuvent s'étendre à d'autres parties du corps et déterminer ainsi la formation d'une enveloppe protectrice, d'une «carapace. » C'est ce que présentent avec toute la diversité possible les Crustacés. Les Branchiopodes en offrent les premiers commencements dans l'élargissement en forme de bouclier de leur céphalothorax. Ainsi chez les Phyllopodes^ VApus par exemple. Un développement ultérieur des deux moitiés de celte conformation produit l'apparition d'une carapace à deux valves, par exemple chez le Limnadia et d'autres (fUj. 88, A, d). Aussi chez les Daphindes^ cette même partie développée est transformée en une coque qui entoure toute la

portion postérieure du corps, et chez les Cypridines^ les deux moitiés d'une

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coque scmliluble torniéc |iap le dcrmo-squelette, analogue à celle des Phyllupodes, sont réunies entre elles par la partie dorsale, de manière à rester mobiles l'une sur l'autre. Les valves de la coqut; s'étendant aussi iei sur la partie antérieure du corps, entourent l'animal tout entier.

On peut raltiiclier à ce genre de foimalioiis le deruiu-squelettc si particulier des Cirrliipèdes. La duplication des téguments qui, clie/ les Ostracodes, a pour résultat une coque bivalve, s'observe cheK les Ciirhipèdes pendant leur état jeune. Tandis que l'animal se fixn par SCS antennes, la partie dorsale de ses téguments se développe en un large sac ou manteau {liij. 89, def), entourant le corps, et qui ne reste en connexion continue avec lui que dans la région céplialiquc. La [)oriion de etsae qui porte le point d'attache primitif reste ou molle et s'épanouit en une formation pédicelléc (Lëpadides), ou elle se façonne en une large surface de fixation [Balanides]. Qwt "* plusieurs CiiTliipèdes {Alepas), il n'y a au-

cune foiinatiou de squelette, te manteau ctilier conservant sa consistance molle: mais dans la plupart se développent daus la lamelle externe du manteau des pièces qui se durcissent par iucruslâtion. Cliea les Lépadides, ellL's ' occupent la partie du manteau qui en-

toure le corps du Cirrliipède, pendaol que leur « tige » en reste privée. Elles présentent des dispositions constantes dans toutes les différences de forme et de grandeur qu'elles peuvent affecter.

Deus paires de bandelettes ou plaques cntoui-ant l'enlrce de la cavité i)u manteau, y forment un couvercle mobile.

Chez les Balanides, les pièces de la cn- ,,- gp quille qui ne sont qu'indiquées chez les

Lépadides, se développent en une euquille cohérente (^p. 89, /'/'), qui n'offre pas d'autre partie mobile que le couvercle fermant l'entrt'e de la cavité du manteau {ee).

Celte enveloppe en forme de manteau constitue, chez hsRhhocéphales, un

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