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Appendices de Vœsophage

Parmi les organes glandulaires se rattachant au canal intestinal, les glandes salivaires ne se trouvent que chez les Céphalophores et les Céphalopodes^ ce qui indique une relation entre Texistenee de ces annexes et le développement des organes buccaux. Elles manquent dans le groupe des Ptéropodes. Chez les Céphalophores, lorsqu'elles existent, elles sont toujours placées des deux côtés de l'œsophage et s'ouvrent dans le pharynx. Tantôt elles affectent l'apparence de cœcums courts, qu'on distingue à peine de leur conduit sécréteur, tantôt elles sont un peu renflées à leur extrémité. Telles sont les glandes salivaires des Ptéropodes et aussi des Abranches, chez lesquels ces glandes sont même cachées dans la masse du pharynx. A un état

plus élevé de déyeloppement, les conduits excréteurs s'allongent et la |)artic glandulaire sécrétante peut se trouver reportée très en arrière, soit le loni; de Tœsophage, soit même vers Testomac. Ces glandes sont formées de tubes arrondis, allongés, le plus souvent aplatis (Pulmones^ Prosobranches)^ qui peuvent de nouveau se subdiviser en parties distinctes {Cassis^ DoHum] ou devenir tout à fait ramifiés (glandes situées sur Testomac du Pleurobranclui Il n'est pas rare d'en trouver aussi une double paire dont les canaux excréteurs restent toujours distincts ; parfois ceux de la paire postérieure se réunissent ensemble. Lorsqu'il n'existe qu'une seule paire de ces glandes, i*n observe fréquemment leur fusion en une seule masse ; la présence de dm conduits excréteurs indique seule la duplicité primitive. Divers aulm organes paraissent avoir été considérés comme glandes salivaires impaire, mais de nouvelles recherches histologiques plus précises sont nécessaii^ pour assurer l'exactitude du fait. Au point de vue physiologique, on ne [hu! encore rien dire de général sur la nature de tous ces organes, comme ali résulte des propriétés particulières que présentent chez certains Mollu.^qiu'^ les produits sécrétés par ces glandes.

Des glandes salivaires doubles, consistant en une paire antérieure etum' postérieure, se trouvent chez les Céphalopodes, Les postérieures occupent It^ côtés de l'œsophage en arrière du point où il traverse le cartilage céplialique. Elles sont simples ou lobées et leurs conduits excréteurs s'unisn-nl ordinairement, dans l'intérieur du cartilage céphalique, en un seul carnl qui s'ouvre dans la cavité pharyngienne au devant du bourrelet lingujl (fig, 159, gis i). Chez les Octopus, Eledom et autres, outre les glandes pu^tl'rieures, il y a encore deux courtes masses glandulaires antérieures, situt^^ immédiatement derrière le pharynx, et d'où part un conduit excréteur f traverse la paroi de ce dernier (fig, 159, gU s) et se réunit avec celui duo>^ opposé un peu avant de déboucher dans la cavité pharyngienne. Les glande^ postérieures manquent complètement chez le Nautile, et les antérieure:^ N>nt remplacées par une paire de masses glandulaires encore contenues dam rintérieur du pharynx.

Les glandes salivaires sont comme Tintcstin lui-même modifiées par adaptation de b in>nière la plus varice, et diffèrent même chez des formes voisines. Parmi les organes qu'on i indiqués comme appartenant à la catégorie des glandes salivaires impaires, les Pleurobrarnkjû et Umbrella présentent une forte glande formée d'un grand nombre de tubes ramifiés, mIu*" sur la face ventrale des autres viscères. Son canal excréteur monte au-dessus du phanni. ': la face dorsale duquel il s'ouvre.

Chez le Dolitmif où les glandes salivaires sont divisées en deux parties, la posténoure «*^t la plus grande, et diffère à un tel point par sa structure de Tanlérieure, qu'on b prcnir. .( plutôt pour un réservoir de produits excrétés que pour un appareil de sécrétion. La suN." ' que fournissent ces glandes, chez les Dolium, Cassis^ Cassidariaj Tritonium, est carac(>r ^ parla présence d'acide sulfuriquc à Tétat libre. (Troschel, Berlin Monaisb.^ itôi, p i'*'* Panccn, Hendiconto délia Accad. délia Se, F niche di Napoli, 1868).

Les Janthina, Liliorina^ Pleurohranchœay ont des glandes salivaires doubles. La pain* i**^ térieure est fusionnée dans le dernier de ces genres. La paire unique est aussi fréquemin* > t fusionnée chez les espèces du genre Doris. Los canaux excréteurs sont également n^uni^. f '* quefois seulement en partie chez différentes espèces de Murex, et on a observé du' I'* Terebra une seule glande salivaire n ajant qu'un canal excréteur. Des cacumi paraiManil*'-"

venir d'expansions de Tœsophagc, préscnlant une nature glandulaire, et pouvant être simples ou doubles, se trouvent chez plusieurs Pectinibranches (kureXy Buccinum).

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