SYSTÈME ARTÉRIEL
Amphibiens et les Reptiles. Elles paraissent diminuer de nombre déjà chez les Crocodiles, qui n*en ont que deux ou trois paires. Chez les Oiseaux, il existe encore également plusieurs artères rénales, dont une, celle du milieu, ne vient pas de Taorte, mais de Tartère ischiatique. Une multiplicité semblable de ces artères ne se rencontre qu^exceptionnellement chez les Mammifères, où Taorte n'envoie généralement de chaque côté qu'une artère rénale.
Les artères des membres postérieurs, lorsque ces derniers prennent un grand développement, paraissent être des prolongements directs de l'aorte postérieure. Lesdeux troncs principaux (artères iliaques) destinés à ces parties, ne sont pas toujours les mêmes, et, comme cela résulte de leurs rapports de position avec le bassin, le domaine de ces artères peut être envahi par des rameaux différents, de sorte que telle branche, qui dans un cas est la principale, peut dans d'autres n'avoir qu'une importance insignifiante. Chez les Reptiles et les Oiseaux ce sont les artères ischiatiques qui constituent les troncs principaux des membres postérieurs, mais chez les Mammifères ils sont fournis par l'artère crurale. On trouve chez les Mammifères de nombreuses modifications de détails.
Il faut prendre garde, dans les comparaisons de vaisseaux sanguins, que beaucoup de rapports se sont établis entre eux par suite d'une circulation collatérale. Un trajet artériel modifié n'est pas provenu, dans la plupart des cas, d'un changement graduel de situation des artères homologues, niiiis bien plutôt de ce que des artères d'un calibre plus petit, existant déjà, ayant augmenté de diamètre pour devenir les troncs principaux d'une région déterminée, ont peu à peu remplacé physiologiquement d'autres artères. Nous n'avons donc afTairo ici qu'à des analogies .
Considérons ces rapports dans l'artère vertébrale qui, chez la plupart des Mammifères, suit le canal de ce nom, envoie des rameaux dans le canal rachidien et aux muscles du cou, nait ordinairement de la sous-clavicre , et pénètre dans la cavité crânienne entre l'atlas et l'occipital, pour former l'arti-re basilaire, qui se rend au cerveau. Elle manque chez les Dauphins, c'est-à-dire qu'ici la région à desservir étant fortement diminuée par la réduction du cou, et principalement nourrie par d'autres artères (Art. cervico-occipitale), elle ne subsiste qu'à l'état de petits rameaux artériels qui n'ont rien qui les fasse particuhèrement distinguer. Chez les Solipèdes et les Porcs, l'artère vertébrale est restreinte au cou seulement, et les branches de l'occipitale se réunissent ensemble pour former l'artère basilaire qui pénètre dans la cavité crânienne. Chez d'autres, c'est le rameau terminal de l'artère vertébrale qui se réunit avec cette branche deToccipitalc, et, dans les Ruminants, envoie un rameau à l'artère bnsilaire ; tandis que chez les Tylopodes, le tronc de l'artère vertébrale possède une situation différente, en ce qu'elle chemine en grande partie daus le canal rachidien en traversant les vertèbres*
L'appréciation comparée tic ces élats divers doit avant tout être cherchée dans les conditions primitives, et les modifications expliquées par des dispositions de circulation collatérale . Les conditions les plus répandues qui se présentent sont le résultat d'une connexion qui s'est établie entre des portions d'ai'tères nombreuses et des plus diverses.
Des particularités spéciales de la distribution artérielle seront mentionnées à propos des réseaux admirables (p. 510j.
Les artères du cœur (coronaires) des Vertébrés présentent des dispositions diverses en ce qui concerne leur provenance. Elles naissent des veines branchiales chez les Poissons; ordi-» nairement il n'y en a qu'une, venant de la seconde veine branchiale du côté gauche (Téléostécns). Les Amphibiens ont également une coronaire qui nait sur la carotide droite. Les coronaires partent plus près du caur chez les Ucplilcs, de l'aorte droite, à une distance plus ou
800 VERTÈBIŒS.
par la formation d'une veine cave droite elles pénètrent indépendamment dans roroillelte droite par le côté gauche (/>), la réduction de la seclion qui se rend au cœur, est accompagnée de la production d'une anastomose avec la veine vertébrale droite. La veine vertébrale gauche entre en communication par des anastomoses transversales avec la veine vertébrale droite, et après la cessation des connexions entre son extrémité supérieure et la veine cave supérieure gauche forme la veine hemiazygos^ tandis que la droite persistant dans sa situation antérieure devient la veine azygos {fig. 301). Lorsqu'il y a deux veines caves supérieures, les veines cardinales ne restent pas toujours intactes, car l'une d'elles l'emporte fréquemment sur l'autre qui se réduit quelquefois au point de disparaître. H apparaît alors une veine azygos recevant des deux côtés les veines intercostales, et se jetant tantôt dans le tronc gauche, tantôt dans le droit supérieur de la veine cave. Cette réunion en un tronc unique recevant les veines intercostales a fréquemment lieu, lors même qu'il n'existe qu'une seule veine cave supérieure (celle de droite), comme chez les Carnivores par exemple, {fig. 299, G, az).
Les conditions dans lesquelles se trouvent les racines des veines jugulaires présentent des différences dignes de remarque. Elles sont, chez la plupart des Mammifères, formées de veines nombreuses venant des parties intérieures et extérieures de la tête. Une de ces veines recueille une partie du sang de la cavité crânienne et sort parle trou jugulaire. Ce n'est qu'un vaisseau subordonné, car le sang passe principalement par un conduit placé entre l'écaillé du temporal et le rocher (canal temporal).
Lorsque le trou jugulaire s'agrandit, comme chez quelques Mammifères, la veine qui commence sur ce point est plus forte, prend graduellement la prépondérance sur les autres veines qui emmènent le sang du crâne, et devient chez les Singes et chez l'Homme la jugulaire interne. Les autres veines se réunissent pour former la jugulaire externe, veine qui chez la plupart des Mammifères est la plus considérable.
Los Mtjxinoïdes présentent quelques divergences dans la disposition de leur système veineux, en ce que les deux veines cardinales forment un tronc unique auquel aboutit aussi la veine jugulaire gauche. La jugulaire droite a la prépondérance parce qu'elle reçoit les Teines des parois du tronc.
Comme disposition importante pour la direction du courant sangiiin dans le système veî> neux, il faut noter les valvules qui apparaissent déjà chez les Poissons, comme des replis saillants de la paroi, et se trouvent notamment aux orifices des gros troncs dans les sinus de ToreilleUe. Chez les Amphibicns et les Reptiles, où ces replis existent aussi, ils portoot le nom de valvules anguhiires. On les trouve régulièrement rangées et en plus grand nombre clici les Oiseaux, mais surtout chez les Mammifères, chez lesquels elles ne manquent qu'aux veines de la cavité du corps, des viscères, de la tête et du cou. Outre les valvules angulaires» celles en forme de poche jouent ici un rôle important.
Nous avons plus haut mentionné chez VAmphioxus des régions exécutant des ptUMlions rhijlhmi<iues ; on en trouve aussi chez les My.rines^ où elles constituent le cœur de b >eine porte. Li dilatation de la veine caudale de l'Anguille appartient à cette cat4^gone. Il y a chez les Amphibiens un nombre de veines assez considérable sur lesquelles on remarque également des pulsations indépendantes des mouvements du cœur (Veines caTes^iliaque^^. axillaires). (les voines ont dans la partie contrarlile de leurs parois des fibres musculaires
ti\STËHL VEINEUX.
tirice) qui se relrourenl lusil généralcmerïl Aaat le Bioua veineux de l'oreillMle, et m rencoDlreot eocore aui eilréinités du Ironc de la veine cave des Ntunmifîres.
SiirlestramfDnnalionsdesparlii's paires du syslêmeveinniii ; i\alhke,VelieTdenBatttmddie EnlwirklungdFi¥eneniyilem$der WirbeUhieTefDrUltrBrTiditd.naluniiiii.SemiHartiuKOnigib.], iSàH. Entttiiekel.d Natter. Voariei KmpWib'iens: tiuroK {o.c.)-,Hruhi, Ann. Se. !\'at., 'i' fier.. XVII. p. 3U9)i Ruaconi, (o. c). Pour les Itepliles : Schlemm {Tied. u. Tree. ZeiUth. (. Phgt., ny. Jiquard. Ann. Se. Nat., IV, ii. Oiseaui : Neugebauer. A'ov. Ad. Àc. L. Car., \\i. II. Sur Igï Manunifùrc» : J. Marshall , Philoi. Iran*. 1K30. Relaliremcnl à 1 elat de h yciae azj^os : SUtk, De vente a:ygoi naturo, vi atque munere, Leipii);, 1)^35; Bardeleben Areh. An. Phyt., 1818, p. 4^7. Chei les Sirènes et les Cébws, le n»\kme de l'aiygos e*l remplacé par àrx vtrincs inlcnertébrales internes . qui , parcourant le canal rachidieii, »e jettent dans U veine rate poBlérieure. (Votez ttaer, A'oe. Aet. Acad. L. C, XVII, i, p. 400).
Lg second grand domaine veineux commence chez les Poiseoni d'une manière peu apparente, car il n'est représenté que par les veines du foie qui débouchent, séparément ou réunies en un tronc commun dans le sinus veineux général. Avec la réduction du champ de distribution des veines cardinales il se forme, en communication avec les veines du foie, un nou-
Kg. ïoo.
veau district veineux, celui de la veine cave inférieure. Les veines des parois postérieures du corps se réunissent déjà chez les Amphibiens en une veine cave inférieure qui reçoit les veines hépatiques. Le même tronc reçoit aussi le sang des veines des reins et forme ainsi une veine rénale afférente (fiij. 500, A, ci). Le sang des extrémités postérieures pénètre dans une
F^. 500. — Partie posirrieitre du syslùme vcincui ; A, Grenouille ; B, Attigatar; C, Oiieaux; It, reini ; c, jeiuf caudale [Ironc impair] ; e, veine crunl« ; i, veine iKhiitiqiie : v, veines T£.tîui)cii; a, veiue épignslriquc ,alxloaiiDale) ; ni. teinceoi'cj^jéo^iéscnlérique; ru, veine rfoile ofTércnlc ; rr, veine rénale ulTi-rente; ci, veine cate inférieure; A, dini^ et C, veine hjpogisirique; en fi. Su de II veine épi|[iilri^e dan* le foie.
veine iliaque (.4, i), laquelle, chez les Arnphibiens Urodèles, reçoit de chaque coté une des branches de la bifurcation de la veine caudale. Elle constitue, en se terminant dans les reins, une veine rénale afférente. Chez les Anoures, la veine iliaque présente les mêmes rapports. Elle envoie vers la ligne médiane de Tabdomen une branche qui reçoit des veines de ce qu'on nomme la vessie urinaire (fig, 300, A, v) ; après quoi, réunie à celle du côté opposé et formant un tronc impair, elle se rend au foiç et, là, s'unit au tronc (a) du système de la veine porte (veine épigastrique, veine abdominale). Les veines du canal intestinal et de la rate se rassemblent en un tronc de la veine-porte qui se termine en ramifications le long du foie.
La partie postérieure du système veineux des Reptiles se forme d'abord après la disparition du système des veines cardinales, au moyen du tronc des veines hépatiques et des veines rénales. Il résulte de là le tronc de la veine cave inférieure (fig. 300, B, ci), qui s'ouvre au-dessous de la veine cave supérieure droite dans le sinus veineux commun. Dans les diverses divisions des Reptiles il se présente cependant une foule de modifications, et il n'y a que les Sauriens et les Ophidiens qui montrent encore des rapports étroits avec les dispositions qu'offre l'appareil veineux chez les Amphibicns.
La veme caudale se divise en deux branches qui, chez les Lézards, reçoivent des vemes des membres postérieurs, et représentent ainsi des veines rénales afférentes puisqu'elles finissent par se distribuer d&ns les reins. (Voir la /îf/. ^07, pour la disposition de l'appareil circulatoire dans les reins des Serpents). Des veines de la colonne vertébrale s'unissent à celles-ci; de même chez les Serpents la présence d'anastomoses avec la veine porte constitue une dispoMtion particulière. Quelque chose d'analogue existe chez les Crocodiles dont la veine caudale {(ig. 300, B, c) se partage également, mais forme un tronc transversal qui émet les veines rénales afférentes (ro). Dans ces trois groupes, les veines rénales efférentes forment un tronc clieminant devant la colonne vertébrale sur la ligne médiane, et il existe une veine porte rénale. Celle-ci paraît, par contre, manquer chez les Tortues dont la veine caudale se divise également en deux branches recevant les veines des membres postérieurs, mais se continuant dans une autre région veineuse.
Cette dernière est occupée par les veines épigastriques ou abdominales^ qui proviennent d'un appareil veineux de l'embryon. Avec le développement de î'allantoïde il se forme, aux dépens du réseau vasculaire qui l'accompagne, une paire de veines qui, primitivement (chez la Couleuvre, selon Rathke), débouche avec les extrémités des canaux de Cuvier. Ces veines ombilicales reçoivent les veines de la paroi ventrale et en même temps sont en connexion avec la formation de la circulation de la veine porte du foie. Ces veines ombilicales disparaissent chez les Serpents, et les veines venant des parois de l'abdomen qui s'y jettent se réunissent pour former un plexus; chez les Lézards la termiiiiiisoii d'une des veines ombilicales persiste et constitue avec les veines de la paroi abdominale qui y débouchent une veine épigastrique, bupielle, recevant aussi des veines de la vessie urinaire, se rend en avant au l'oie .
SYSTËMK VEINEUX. 809
Les portions terminales des deux troncs veineux ombilicaux persistent chez les Crocodiles et les Tortues, et deviennent une partie des veines épigastriques, les veines de la paroi abdominale se continuant avec elles. Elles vont au foie, comme les veines simples des Amphibiens et des Lézards, et chez les Crocodiles se réunissent à des branches de la veine porte; tandis que chez les Tortues, elles entrent en connexion par un tronc transversal qui, ne les rassemblant pas en système de veinejporte, reçoit séparément les veines intestinales. Dans les deux cas, elles se distribuent dans le foie et appartiennent ainsi au système porte de ce dernier. Chez les Crocodiles comme chez les Tortues, les veines épigastriques (fig, 300, B, a) proviennent des deux branches de la veine caudale (c), et reçoivent les veines crurales (c), de même que les veines ischiatiques y débouchent en avant. Mais, comme chez les Crocodiles les veines rénales afférentes proviennent aussi de la veine caudale et de sa réunion avec la veine ischiatique, une partie du sang, venant de la région postérieure du corps, sera conduite dans le système porte des reins, le reste dans celui du foie. Chez les Tortues au contraire, faute de veines rénales, la totalité du sang sera amenée de la partie postérieure du corps dans le foie, pendant que les veines vertébrales qui prennent naissance sur les apophyses transverses débouchent aussi dans les veines épigastriques.
Plusieurs veines permanentes chez les Reptiles paraissent n'être que transitoires chez les Oiseaux. La veine cave inférieure (fig. 300, C, ci) se compose également ici de deux troncs venant des reins, qui reçoivent cependant les veines des membres postérieurs (c), et peuvent, vu la grosseur de ces derniers, être considérés comme en étant le prolongement. Outre les ramifications venant des reins, ces troncs reçoivent encore deux veines hypogastriques (fc), réunies par une anastomose à la base du coccyx, sur laquelle la veine caudale (c) vient s'aboucher, et qui émet en avant une veine (m), (veine coccygéo-mésentérique) allant à la veine mésentérique. Cette veine est aussi présente chez les Crocodiles où elle constitue un tronc veineux plus grand, s'anastomosant avec le tronc transversal qui réunit les deux branches des veines caudales et détourne ainsi de la circulation porte des reins, une pariie du sang venant de la queue ou des membres postérieurs.
La disposition qu'ont les veines dans les reins des Oiseaux rend possible l'existence dansées organes d'une circulation de veine-porte, mais qui n'est pas encore établie avec certitude. Elle a disparu chez les Mammifères. Les conditions des veines ombilicales et des veines omphalo-mé^entériques, sont semblables à celles des Reptiles. Cependant il paraît y avoir plusieurs déviations, même dans des troncs plus grands. Il se forme de bonne heure une veinecaveinierieure(^9. 301, ci) rassemblant le sangdes reins et des glandes génitales, qui chemine avec les veines ombilicales réunies et, après la suppression de celle de droite, reçoit la gauche. Après la disparition des veines cardinales (fig. 301, c), les veines du bassin (hy) et de l'extrémité postérieure du corps (il) s'unissent à l'extrémité du tronc de la veine cave (ci)^ à laquelle se joint aussi la veine caudale. A l'époque où la veine ombilicale constitue le tronc le plus grand, la veine cave inférieure ne parait en être qu*une ramification. Au point de pénétration de la veine ombilicale dans le foie, il se
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forme dans cet or^nc des rnmilka lions, tandis que <ies' branches scmblublt s ven.int du foie, pénètrenl dans le lieu de réunion de la veine ombilicale avec la veine cave inférieure, et représentent les veines liépatiques. La circulation de ta veine porte se trouve ainsi établie dans le foie, et pendant que le .san^; conduit au cœur par la veine ombilicale fait un détour par le foie, la portion de cette veine placée entre les veines afférentes et déférentes se réduit pour i-cprésenter plus tard le canal veineux d'Arant. La partie de la veine omphalo-niésentérique qui reçoit les veines du mésentère devient ainsi ie tronc de la veine porte, tandis que les branches de la veine ombilicale formée dans le foie représentent des ramifications de ta veine porte après l'oblitération du canal d'Arant. La veine cave inférieure est donc le tronc principal postérieur dans lequel les veines du bassin, des membres postérieurs, des reins et des organes gijnitaux débouchent tandis que les 1* veines du canal intestinal et de la rate constituent la veine
Fi|^ 301. porte.
De même que c'est Bculement dans l'étal embryonnaire que nous ai menls pour la comparaison du système veinoui antérieur , c'est à b ini oblJendrons les preuves d'une dépendauce généliquc des direi's états cj système postérieur, ilout ta dernière modificalion est la formation d'une veiuecate lukrieure. Pendant que le premier svsième émane des reines du rorps, le second se déduit, chez les Amnioles siu'lout. des veines du mc vjlcllin et de t'altantofde ; et la dilfi'rence eiislant par rapport aiu Poissnna et aux Ainpliîliiens , se fonde esscnlielleinent sur la formation el le rôle de ces parlies pendant la vie embryon nuire (Cunsutler ^u^ ce sujet les divers travaux de RatliLe).
Une particularité résultant d'une ndaplution alTccle reilréniilé du tronc de la 'einc cave inférieure chez tes Oist'aux et les Mummifùres plongeurs (l>rnillioryn(|ue , Castor, Dauphin, l'hoquc, etc.), cliei lesquels le vaisseau dont il s'agit présente une dilatation considé'riLl>l«>, qui, dans la prctniëre classe, est encore située dans le foie, mais chez les Mammifères se Irnuir sous le diaphragme. Celle dilatation est même assez allongée chez la Loutre, et chez le l>hui|ui' ta veine cave est entourée d'un sphincter îi son passage au travers du diaphragme, di^posiiiim^ qui, par leur ensemble, ont pour but d'intercepter l'arrivée au cicur du sang veineui.
Sur le système veineux des divisions inférieures des Vertébrés : Jacohson . (De tyelfmale eenoto pecttlîari); Uafiiiae. ISSl; N'icolai dans/»i, lH2(i; Elyrtl, UeberdaturopoéUtchcSyt'. d. finocIieRfiiche. {Denk. Mien., II). Sur les Oiseaux : Jourdain. Am. Se. Xal. 4* S., )>II. 134; Keu(,'ebaucr (o. c).
is pu trouver des dotu-
s présente le
liéseaux admirables.
La distribution des vaisseaux sanguins dans le corps se fait orilinairenicnt par une bifurcation graduelle des troncs simples, jusqu'à ce que les ramiil-
Fiï. Ml, — Figur fig. WX);
■iiiBliquG au tronc principal du sy^lt
:, veina aiyjos (v. verlélirale puïléiieure droite]; ha, ti dcit veines etrdinalet ; ci. veiuc cjve inférieure ; h, veines liépaliqui; ■liuque ; Ay, veine hi|H>g^i>iiiqiie.
'• J'< jugulaire eiteme; jt. ytg. ii
RESEAUX ADMIUABLES. 8H
cations les plus délicates des artères et des veines constituent le système des capillaires, lequel relie entre eux les deux ordres de vaisseaux sanguins. Abstraction faite des conditions particulières que présentent les corps caverneux et autres organes érectiles, ou encore les lacunes et cavités sanguines comprises dans des parois osseuses, il règne dans l'appareil vasculaire de beaucoup d'organes une disposition qui s'écarte des conditions ordinaires de la distribution des vaisseaux. Une veine ou une artère se divise brusquement en un faisceau de rameaux plus fins qui se perdent dans le système capillaire avec ou sans anastomoses, ou se rassemblent de nouveau pour reformer un tronc. On désigne ce genre de distribution vasculaire sous le nom de réseaux admirables (Rete mirabile). Ils ont évidemment pour but un ralentissement du courant sanguin et un accroissement de la surface du trajet vasculaire, d'où doivent résulter un changement tant dans la rapidité du courant circulatoire que dans les conditions de diffusion du liquide nutritif. Si, après une pareille subdivision d'un vaisseau, il se reforme un nouveau tronc simple, on dit le réseau admirable bipolaire ou amphicentrique ; si le réseau vasculaire persiste, on dit que le réseau admirable est diffus, unipolaire ou roonocentrique. Tantôt les réseaux admirables sont constitués par des artères ou des veines (Rete mirabile simplex), tantôt par le concours des deux sortes de vaisseaux (Rete mirabile geminum ou conjugatum).
Des réseaux admirables se trouvent dans diverses parties du corps et des organes ; les plus remarquables sont les suivants :
1. Ceux des pseudobranchie$ des Pomons représentent des réseaux artériels, car ils reçoivent le sang d'une artère et en reforment une autre. La première vient directement d'une veine branchiale ou, commo Tarière hyoïdienne, n'est que le prolongement d'une veino de cette nature, ou encore provient de l'anneau céphaliquc. La réunion des artères qui sortent des feuillets de la pseudobranchic forme la grande artère ophthalmique. (Yoy. sur la différence d*opinions ici exprimée le § 2«54.)
2. Les réseaux admirables de la Choroïde des Poissons osseux forment ce qu*on appelle la a glande cbroroïdienne. » Elle reçoit son sang de la grande artère ophthalmi<{uc et le rend aux artères des membranes vasculaires.
5. Des branches de la carotide forment souvent des réseaux admirables bipolaires. On en trouve déjà chez les Sélaciens, chez les Oiseaux et les Mammifères sur les branches de la cm'otide interne (par exemple, chez les Ituniinants et les Porcs), situés en partie dans la cavité du crâne, en partie dans l'orbite ou les fosses nasales.
4. Les réseaux admirables des artères intercostales des Dauphins ; il s*en forme de sem* blables sur les veines iliaques.
5. Les artères et veines des viscères présentent également des réseaux admirables. La grande artère viscérale et la veine" porte forment chez le Thon un réseau admirable trèsétendu (J. Mûller etEschricht, Ahh, d. Berlin j Ac, 1855) ; on en voit de semblables sur les artères viscérales et les veines hépatiques des Squales. L'artère viscérale en présente parfois chez les Mammifères, comme le Porc, et le Pécari. Enfin, il faut ranger ici les réseaux admirables, la plupart amphicen triques, des vessies natatoires des Poissons, tels que TAnguille, la Perche, les espèces de Morues.
6. Les vaisseaux sanguins des extrémités forment aussi des réseaux admirables chez beaucoup de Mammifères qui sont constitués au moyen tantôt des artères, tantôt des veines, tantôt des deux ensemble, ils représentent fréquemment un passage aux plexus plus simples qui, sur leur vaste distribution dans le système veineux, ne comptent plus comme dispositions particulières. Une formation de transition de cette nature a été démontrée par Yrolik et Schr^dcr van der Kolk sur les veines brachiales profondes des Oiseaux, qui enlacent les artères cubitale
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et nulialc, à lel point ([i:..* siii' cortuines étendues ces altères purui:^senl eiifuuies daus une f^rosse veine unique qui est interrompue par places. C'est ce qui se rencontre chez les Sar^ coramphus^ Folco, Strix^ Grus, Podiceps, Larus, Carhoet Cygnus (Ann. Se. jYa(. -i* S., Y). Ces dispositions sont plus nombreuses chez les Mammifères. On doit y rattacher la ramifîcation fasciculée des artères brachiales et iliaques des Monotrèmes et divers Édentês. L'artère sous-clavière du Bradypus tridaciylus envoie une touffe de petites artères qui accompagnent le prolongement du tronc et desservent les muscles de l'avant-bras et le côté cubital de la main, pendant que le tronc principal forme Tarière radiale qui se rend à la main. Une division analogue de l'artère brachiale a lieu chez les Bradypus didactylu» et Slenops tardi- (jradus. Ces réseaux admirables existent également sur le trajet des artères des membres antérieurs et postérieurs des Monotrèmes. Un fractionnement de l'artère &mdale en une touffe d'artères formant plexus existe chez les Édentés, où on peut observer sur les rameaux de retle artère des réseaux admirables artériels d une grande finesse. L'organe qui occupe chez rilomine la pointe de l'os coccyx et qui est connu sous le nom de glande coccygieune, n'est, d'après J. Arnold, qu'un plexus artériel de l'artère sacrée médiane, qu'on doit regarder comme le rudiment du réseau caudal qui se trouve chez les Mammifères à queue. Rapp, (o. c.) Uyrtl, {Deuk. Wten., V et VI) ; ainsi que les nombreuses descriptions de réseaux admirables et de plexus vasculaires d'Oiseaux et de Mammifères du même auteur, dans Denk. Wien., XXII. — Sur la signification et l'extension des réseaux admirables, voir J. Millier, Traité de Physiologie Handb.d, Phys., Véd., p. 187, et Vergl. Anat. der Myxinotden. (Dritte Fortsctzung., p. 99.)