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Des deux fontanelles supérieures , l’antérieure se rencontre à la réunion des pariétaux avec les deux pièces du coronal. Elle a la forme d’un losange, dont l’angle antérieur serait fort allongé. La postérieure est beaucoup plus petite; elle est triangulaire, et se trouve entre l’angle supérieur de l’occipital et les deux pariétaux. Les deux fontanelles latérales sont petites et très-irrégulières; l’une est antérieure : elle est placée dans la fosse temporale, à l’endroit où doivent se réunir le coronal , le sphénoïde et le pariétal ; l’autre est postérieure, et située à l’extrémité inférieure de la suture lambdoïde ; elle sépare le pariétal , l’occipital et le temporal. A mesure que les os du crâne se développent , ils s’élargiéi^enl ; à la voûte , leurs bords correspondans se rapprochent, et les sutures se forment par leur juxta-position ou par la pénétration, l’entrecroisement réciproque des dentelures qu’ils présentent.
Peu de temps après la naissance , le crâne est très-mince ; ses parois sont flexibles ; les os de la voûte n’offrent qu’une seule lame ; plus tard seulement , en augmentant d’épaisseur, ils se séparent en deux tables par le développement du tissu celluleux qui se fait dans leur intérieur.
Dans l’âge adulte, le crâne, qui jusque-là avait crû spécialement en largeur, ayant acquis toute sa capacité , continue de croître en épaisseur; les sutures deviennent de plus en plus étroites et serrées ; la substance fibreuse qui reste dans leur épaisseur , envahie chez le vieillard par le phosphate de chaux, finit par disparaître; les sutures s’effacent, d’abord au dedans du crâne , puis à l’extérieur : les os se sondent les uns avec les autres , et tout le crâne finirait par ne plus former qu’une .seule pièce , si la mort ne prévenait ce phénomène.
Chez le fœtus , la partie supérieure du crâne est très-développée relativement h la face. Celle-ci est plus large en haut qu’en bas ; elle a peu de hauteur, à raison du peu de développement des mâchoires et de l’absence des dents; les orbites sont alors très-grands; les os sus-maxillaires offrent à peine la trace de leur sinus, ont leur bord alvéolaire arrondi , et presque confondu avec la base des orbites. La mâchoire inférieure est arrondie dans son corps , et son étendue de haut en bas est moindre qu’après la sortie des dents , époque à laquelle clic s’allonge et s’aplatit ; la région gutturale delà face présente aussi chez le fœtus très-peu de hauteur et une obliquité remarquable. Sur les côtés , la branche de la mâchoire inférieure est ti^s-obliquc , et presque dans la direction du corps de l’os.
A la naissance, la tête du fœtus a la forme d’un ovoïde irrégulier, auquel on a distingué plusieurs diamètres importans à connaître pour la pratique des accouchemens. De ces diamètres , l’im est occipitofrontal ; il s’étend de l'occipital au front ; il a quatre pouces trois lignes. Un autre est bif>ariélal ou transverse ; il se porte de l’un des pariétaux à l’os correspondant , et a trois pouces quatre lignes. Un troisième est occipito-menlonnier , et s’étend de la partie supérieure de l’occiput au menton. Il a cinq pouces.
A mesure qu’on avance en âge , le crâne croît moins en proportion que la face ; le déve-
loppement des fosses nasales , du sinus maxillaire , l’éruption des dents , l’aplatissement et l’allongement des os maxillaires , le redressement des branches de la mâchoire , agrandissent surtout le diamètre vertical de la tête à sa partie antérieure. La tête éprouve de grands changemens chez le vieillard : les éminences sourcilières , la bosse nasale , deviennent plus prononcées ; la région faciale diminue dans son diamètre vertical par la chute des dents , la disparition des alvéoles , et le resserrement des mâchoires. L’os maxillaire supérieur se rétrécit au niveau de son bord alvéolaire, et se porte en dedans; l’os maxillaire inférieur se déjette en devant par sa partie inférieure , et ordinairement embrasse, dans l’arc qu’il représente, la mâchoire supérieure , de sorte que les bords alvéolaires de ces os ne peuvent plus se rencontrer, et que la mastication devient presque impossible. Le menton s allonge , se rapproche du nez , qu’il peut même toucher.