PI. 21C
PI. 218, 21g.
P1.2IQ, fig.2.
PI. 1 85, (ig.T PI. 216 , 21 ^
4» La branche labiale supérieure. Celle-ci , née près de la commissure des lèvres , s’avance, en décrivant des flexuosités , dans l’épaisseur du Lord libre de la lèvre supérieure , P s’anastomoser sur la ligne médiane avec l’artère labiale opposée. Dans son trajet ce te artère donne un grand nombre de rameaux qui forment une espece e leseai muscles orbiculaire et abaisseur de l’aile du nez , dans la membrane muqueuse et la peau des lèvres. Plusieurs d’entre eux vont à la partie inférieure du nez.
5° Les branches dorsales du nez. Elles sont très-variables poui n0™ re el P
sition. Dans tous les cas, elles se répandent sur le nez , se distribuent a toutes es par de cet organe jusque sur la membrane pituitaire, et s anastomosent sur a igné m y avec celles du côté opposé.
6° Les branches musculaires supérieures. Variables pour le nombie, ces arleies p dent dans les muscles canin , élévateur propre de la lèvre supéiieuie , élé\ateui .0 ,
petit zygomatique et orbiculaire des paupières. Les tégumens en reçoivent aussi que ques-unes. Elles s’anastomosent avec les artères ophthalmique et sous-orbitaire.
3° De V artère linguale.
L’artère linguale naît de la carotide externe, entre les deux précédentes, derrière le muscle digastrique. Elle se porte en haut , en dedans et eu avant , en decr.vant des flexuosités, et s'engage bientôt entre les muscles hyo-glosse et gémo-glosse, puis entre de. et la glande sublinguale pour gagner la base de la langue. Elle dev.ent alors honzonta le, prend le nom ü artère ravine, et s’avance entre les muscles gemo-glosse et lingual jusqu
la pointe de la langue , où elle s’unit à celle du côté opposé.
Elle fournit successivement , d’abord des rameaux aux muscles hyo-glosse , constructeur moyen du pharynx , génio-glosse , thyro-hyoidien et digastrique , ensuite arl“® de la langue , qui gagne la base de la langue et l’épiglotte , pour se d.slnbuer ' “rite au muscle stylo - glosse , à la face supérieure ’de la langue , aux amygdales et au vode du palais; puis elle donne naissance à X artère sublinguale. Cette dern.ere , qm prov.ent quelquefois de la sous-mentale , se porte horizontalement en avant au-dessus d la glande sublinguale, entre les muscles mylo-hyoïdien et gemo-glosse, el se dtslr c“ diverses parties par un grand nombre de rameaux , dont plusieurs s an ceux du côté opposé et ceux de l’artère sous-mentale. Enfin , sous le nom d artere rantne l’artère linguale donne à droite et à gauche de nombreux rameaux qui se «pan dans les muscles génio-glosse et lingual, et dans le tissu charnu t e a angue. ^ "
forment une sorte de réseau par leurs anastomoses, soit entre eux , soit avec ceux
tère opposée.
4° De l’ artère occipitale.
Cette artère naît de la carotide externe au-dessous de la glande parotide et au niveau de l’artère linguale. Elle se dirige en haut et en arrière le long du muscle digastrique , entre le muscle sterno-mastoïdicn qui est en devant, et la veine jugulaire interne et e nerf vague qui sont au-dessous , s’engage bientôt entre l’apophyse mastoide et 1 apop y se
transverse de l’atlas, et se glissant derrière le muscle splénius , elle devient sous-cutanée vers le bord interne de ce muscle , pour gagner la face postérieure de la tète , où elle se termine. Dans sa portion profonde , l’artère occipitale donne des rameaux supérieurs et inférieurs. Les premiers se répandent dans les muscles digastrique , sterno-mastoïdien , stylo-hyoïdien , et s’anastomosent avec l’artère cervicale profonde. L’un d’eux , assez volumineux et plus constant que les autres , pénètre dans le crâne par le trou mastoïdien , et se distribue à la dure-mère des fosses postérieures et latérales du crâne. Il porte le nom d 'artère mastoïdienne postérieure. Les rameaux inférieurs se répandent dans les muscles sterno-mastoïdien, splénius et petit complexus. Ils communiquent avec les artères cervicale profonde et vertébrale.
La portion superficielle de la même artère donne également naissance à des rameaux inférieurs , qui se perdent dans les muscles de la partie postérieure du cou, et à des rameaux supérieurs qui longent en serpentant la suture lambdoïde , et se distribuent au muscle occipital et aux tégumens , en s’anastomosant avec ceux du côté opposé , et avec les artères temporale et auriculaire postérieure. Il n’est pas rare de voir l’un d’eux pénétrer dans la dure-mère à travers le trou pariétal.
5° De V artère auriculaire postérieure.
Née de la carotide externe , dans l’épaisseur même de la parotide, l’artère auriculaire PI. 21G. postérieure monte en arrière , entre l’apophyse mastoïde et le conduit auriculaire jusqu’au pavillon de l’oreille , où elle se partage en deux branches , l’une qui se perd sur la face interne de cet organe , et l’autre qui se divise sur l’apophyse mastoïde en nombreux rameaux qui se distribuent aux muscles temporal et auriculaire postérieur, à l’aponévrose épicranienne, au tissu cellulaire et à la peau de la face latérale de la tête.
Avant sa bifurcation , l’artère auriculaire postérieure jette des ramifications dans la glande parotide , dans les muscles stylo-hyoïdien et digastrique , et dans les parois du conduit auriculaire. Elle fournit presque toujours aussi l’artère stylo-mastoïdienne. Celle-ci, après avoir envoyé des ramuscules dans le conduit auditif jusque sur la membrane du tympan , pénètre dans le trou stylo-mastoïdien, parcourt l’aquéduc de Fallope, et distribue ses divisions à la membrane muqueuse du tympan, aux cellules mastoïdiennes, aux canaux demi-circulaires, au muscle de l’étrier, etc.
6° De l’artère pharyngienne inférieure.
Elle naît de la carotide externe, en dedans de la faciale, et montant sur les parties PI. 216, 217. latérale et postérieure du pharynx , entre la carotide externe et l’interne , elle se divise en deux branches, l’une pharyngienne , l’autre méningée. Dans ce trajet, elle est couverte de bas en haut par les muscles stylo-pharyngien et constricteur supérieur du pharynx, et jette quelques ramuscules dans l’épaisseur du pharynx.
La division pharyngienne de l’artère pharyngienne inférieure se subdivise en deux ou trois ramuscules qui se perdent dans les trois muscles du pharynx , et s’anastomosent avec des ramifications des artères thyroïdienne supérieure et linguale.
396 MANUEL
La division méningée se porte en haut entre Ja carotide interne, le nerf vague et la veine jugulaire interne , et gagne le trou déchire postérieur , par lequel elle pénètre pour se perdre dans la dure-mère. Avant d’entrer dans le crâne, elle donne des ramifications aux parties qui l’entourent, ainsi qu’au ganglion cervical supérieur, à la trompe d’Eustachi, aux muscles grand et petit droits antérieurs de la tête et long du col: quelques-uns pénètrent séparément dans le crâne par les trous déchiré et condylien antérieurs.
1° De l’artère temporale.
Cette artère, née à la hauteur du col du condyle de la mâchoire inférieure, semble être la continuation de la carotide externe. Elle monte un peu en dehors, derrière la glande parotide , entre le conduit auriculaire et la branche de la mâchoire , croise l’arcade zvgomatique , s’engage en serpentant sous les muscles antérieur et supérieur de l’oreille, et, devenue sous-cutanée, elle se partage en deux branches.
Elle fournit successivement dans ce trajet :
1° Des rameaux antérieurs , qui se portent vers le muscle masséter et l’articulation de l’os maxillaire inférieur. L’un d’eux , plus volumineux que les autres, passe sur le col du condyle de la mâchoire , sous le nom d 'artère transversale de la face , jette un rameau dans le muscle masséter, dont il croise la direction, et se termine bientôt, un peu au-dessus du conduit de Sténon , par un grand nombre de rameaux qui se répandent sur ce conduit dans la glande parotide , les muscles zygomatiques , le muscle orbiculaire des paupières et la peau. On les voit communiquer avec les artères sous-orbitaire, buccale et faciale.
2 o Des rameaux postérieurs , qui varient pour le nombre , et qui se perdent dans le conduit auditif externe et le pavillon de l’oreille. Ils portent le nom d 'artères auriculaires
antérieures .
3° Un rameau interne appelé artère temporale moyenne. Celle-ci, née aux environs de l’arcade zygomatique , traverse l’aponévrose du muscle temporal , et se perd dans ce muscle, en s’anastomosant avec les artères temporales profondes.
Des deux branches de terminaison de l’artère temporale, \’ antérieure , très-flexueuse , se porte vers le front pour s’y diviser en un grand nombre de rameaux , dont les uns se distribuent aux muscles frontal et orbiculaire des paupières , à la peau , et communiquent avec les artères frontale et sourcilière; les autres montent vers le sommet de la tête, et s’anastomosent avec ceux du côté opposé. La branche postérieure, également flexueuse, se dirige en haut vers le pariétal et l’occipital, et s’y termine par de nombreuses ramifications destinées à l’aponévrose temporale, au muscle auriculaire supérieur et aux tégumens, et qui s’anastomosent avec celles du côté opposé, avec celles de la branche antérieure, et dès arteres occipitale et auiiculaire posleiieure.
8° De l’ artère maxillaire interne.
L’artère maxillaire interne naît de la carotide externe, du même point que la tempo- Pi. 2i6. raie. Plus volumineuse qu’elle, elle s’enfonce sous le col du condyle de l’os maxillaire , pl-.3I9>fig se porte horizontalement en dedans et en avant , vers la tubérosité de l’os maxillaire supérieur, en passant successivement entre les nerfs dentaire et lingual, puis entre les deux muscles plérygoïdiens ; après quoi, devenant verticale, et traversant l’intervalle des deux attaches fixes du muscle ptérygoïdien externe, elle monte vers la fosse zygomatique , placée entre ce dernier muscle et le temporal. Enfin, sous l’orbite, l’artère maxillaire interne reprend une direction horizontale, et se termine par plusieurs branches dans la fosse sphéno-maxillaire.
Deux branches naissent de la maxillaire interne, derrière le col du condvle de la mâchoire , savoir : les artères méningée moyenne et dentaire inférieure.
1° L’ artère méningée moyenne monte directement vers la base du crâne, entre les muscles P1.2i9,fig. ptérygoïdiens, auxquels elle donne des ramuscules, ainsi qu’au péristaphylin externe et au constricteur supérieur du pharynx. Elle en jette également quelques-uns dans les os temporal et sphénoïde. Enfin , après avoir donné naissance à une branche qui , de la fosse zygomatique, vient se perdre dans les muscles péristaphylin externe et ptérygoïdien interne , l’artère méningée moyenne pénètre dans le crâne par le trou sphéno-épineux.
Elle donne des rameaux à la dure-mère de la fosse moyenne de la base du crâne et au nerf de la cinquième paire ; elle en envoie , d’une part, à la glande lacrymale , qui pénètrent dans l’orbite entre les os malaire et sphénoïde, et s’anastomosent avec l’artère lacrymale; de l’autre , à l’oreille interne, qui se distribuent à un grand nombre de ses parties et au nerf facial, et communiquent avec l’artère stylo - mastoïdienne; puis elle se bifurque.
Sa division antérieure se porte en haut et en avant , vers l’angle antérieur et inférieur du pariétal , et se subdivise en nombreux rameaux qui appartiennent exclusivement à la dure-mère, excepté quelques ramifications qui s’anastomosent avec des artères du péricrâne, aux environs des sutures.
Sa division postérieure monte en arrière sur la portion écailleuse du temporal et le pariétal, et s’épanouit dans la dure-mère en un grand nombre de rameaux, dont les extrémités vont s’anastomoser , comme celles de la branche antérieure , soit avec l’artère méningée moyenne du côté opposé, soit avec les autres artères qui se distribuent à la dure-mère. Les divisions et sous-divisions de l’artère méningée moyenne sont reçues dans des sillons plus ou moins profonds de la face interne des os du crâne.
2° L 'artère dentaire inférieure. Née de la partie inférieure de la maxillaire interne, cette pi. i3, fig. i artère descend en avant sur la face interne de l’os maxillaire inférieur, en arrière du pj2’ . nerf dentaire inférieur, en dehors du muscle ptérygoïdien interne. Elle laisse des Pl! àrg/ffg.” ramifications assez nombreuses à ces deux parties et au nerf lingual. Après avoir donné naissance à un rameau qu’on pourrait appeler myloldien , et qui, accompagnant un rameau semblable du nerf dentaire inférieur, descend avec lui dans un sillon creusé le long de la ligne myloïdienne , pour distribuer de nombreuses ramifications au muscle inylo-hyoïdien
P1.2l9,fig.
PI. 219, fig
PI. 219, fig
PI 219, fij
MANUEL
et à la membrane muqueuse de la bouche, l’artère dentaire inférieure pénètre dans le conduit du même nom , qu’elle parcourt dans toute son étendue. Au niveau des alvéoles, elle jette de sa partie supérieure des rameaux qui pénètrent dans la cavité des dents, et parvenue aux environs du trou mentonnier , elle se partage en deux branches, 1 une qui continue son trajet jusqu’à la symphise du menton , et fournit des rameaux aux dents canines et incisives correspondantes; l’autre, qui sort par le trou mentonnier, se perd dans les muscles carré et triangulaire, et communique avec 1 artère faciale et avec celles
du côté opposé. . ,
11 n’est pas rare de voir l’artère maxillaire interne donner naissance , au niveau de
l’artère dentaire inférieure, à quelques branches très-petites qui se distribuent ordinairement à l’oreille externe et à l’oreille moyenne.
Dans son passage entre les muscles ptérygoïdiens , l’artère maxillaire interne fournit : 30 L 'artère temporale profonde postérieure.. Celte artère monte entre les muscles ptéry- "oïdien externe et temporal , s’enfonce bientôt sous ce dernier , et se perd dans ses fibres charnues, ainsi que dans le périoste de la fosse temporale. Elle communique avec les artères temporales moyenne et superficielle.
40 L’artère massétérine. Celle-ci naît quelquefois d’un tronc commun à elle et à la précédente. Elle s’avance en dehors , entre le bord postérieur du muscle temporal et le col du condyle de l’os maxillaire, passe dans l’échancrure sygmoïde , et descendant entre la branche de l’os et le muscle masséter , elle s’enfonce dans ce muscle , où elle se perd entièiement, en s’anastomosant avec l’artère transversale de la face.
5° Les artères ptérygoïdiennes. Très-variables pour le nombre, la grosseur, la disposition elles naissent , le plus grand nombre , de l’artère maxillaire interne , les autres des artères méningée moyenne et temporale profonde postérieure. Elles se répandent dans les muscles dont elles portent le nom , principalement dans 1 externe.
Dans la fosse zygomatique , l’artère maxillaire interne donne naissance à quatre artères, la buccale , la temporale profonde antérieure . X alvéolaire et la sous-orbüatre. On yo,t souvent ces artères naître l'une de l'autre, ou d'un tronc commun a deux d entre elles.
' c. Artère buccale. Cette artère descend, en serpentant, entre la branche de l'os max.l- ■ laire inférieur et le muscle ptérygoïdien interne , et marche vers la joue, ou elle se tel mine par un grand nombre de rameaux destinés au muscle buccmateur , aux muscles zygomatiques ^et peaucier, à la peau et h la membrane muqueuse de la bouche. Nous avons déjà indiqué leurs anastomoses avec les artères faciale et transversale de la face.
70 Artère temporale profonde antérieure. Elle monte dans la partie anterieure de la osse ' temporale^ entre les os malaire et sphénoïde, et le muscle temporal dans lequel ehe se oeTd en’ s'anastomosant avec les artères temporales précédemment décrites. Quelnues-uns de ces rameaux pénètrent par les trous malaires , et se portent a la glane lacrymale et au tissu adipeux de la cavité orbitaire.
go L ’ artère alvéolaire. Celle-ci descend en avant sur la tubérosité maxillaire, en deen- . rlpc flexuosités. Elle jette dans les conduits dentaires supérieurs et postérieurs des ^^eaux oui se rendent aux dents molaires et à la membrane muqueuse du sinus maxil- ” ^avançantsur les gencives , auxquelles elle laisse des ramifications , elle vient
se distribuer dans la fosse canine au muscle buccinateur , au tissu cellulaire , et au périoste de l’os maxillaire, après avoir envoyé des rameaux aux dents petites molaires.
9° Artère sous-orbitaire. Après avoir donné des ramuscules au périoste et au tissu adi- pi. 2i8, 21 peux de l’orbite, l’artère sous-orbitaire s’introduit dans le canal du même nom, qu’elle 2-
parcourt dans toute son étendue. Elle envoie à travers sa paroi supérieure des rameaux aux muscles droit inférieur et petit oblique de l’œil , à l’orbiculaire et au sac lacrymal , jette dans le conduit dentaire supérieur et antérieur une branche destinée aux dents canine et incisives, et au sinus maxillaire; et sortant par le trou sous-orbitaire, elle vient se distribuer au muscle élévateur propre de la lèvre supérieure , et à tous les muscles de cette partie et du nez , en s’anastomosant avec les artères faciale , alvéolaire et buccale.
L’artère maxillaire interne se termine par quatre branches , les artères vidienne , ptéry gopalatine , palatine supérieure et sphéno-palatine.
10° Artcre vidienne ou ptérygoïdienne. Cette artère pénètre avec le nerf vidien dans le conduit ptérygoïdien , le parcourt de devant en arrière, et en sort pour se répandre sur la trompe d’Eustachi et à la voûte du pharynx. Elle envoie des ramifications au sphénoïde , à la membrane qui en revêt les sinus , et s’anastomose avec l’artère pharyngienne inférieure.
11° Artère ptéry go-palatine ou pharyngienne supérieure. Celle-ci se porte en arrière et en Pi. 219,1];'. 1 haut, et s’engageant dans le conduit dont elle porte le nom, elle va se perdre dans le pharynx. Elle jette en passant des ramifications dans le sphénoïde et sur la trompe d’Eustachi.
12° Artcre palatine supérieure. Plus considérable que les précédentes, l’artère palatine PI. 219, iir 2 supérieure descend dans la fente ptérygo-palatine, et après avoir fourni plusieurs rameaux qui se portent au voile du palais , à travers les conduits palatins postérieurs, elle s’engage dans le canal palatin postérieur, d’où elle sort pour se réfléchir en devant, entre la voûte osseuse du palais et sa membrane fibro-muqueuse, dans laquelle elle se termine par un grand nombre de ramuscules. L’un d’eux remonte dans les fosses nasales par le trou palatin antérieur.
13° Enfin l 'artère sphéno-palatine pénètre dans les fosses nasales par le trou du même PI. 219,%. 2 nom , et elle se divise aussitôt en deux ou trois branches, dont une se rend à la cloison, et les autres se répandent dans la partie supérieure et moyenne de la paroi externe des fosses nasales, dans le sinus maxillaire et les cellules ethmoïdales postérieures. Les ramifications de l’artère sphéno-palatine s’anastomosent avec celles des artères ethmoïdales.
De ï artère carotide interne.
La carotide interne se sépare de l’externe derrière le muscle digastrique, monte en PI. 216, 217 dedans à travers l’espace compris entre la branche de l’os maxillaire inférieur, le pharynx et la colonne vertébrale , et s’introduit dans le crâne par le canal carotidien. En sortant de ce canal elle se porte en haut et en avant , pénètre dans le sinus caverneux, dont elle suit la paroi inférieure jusqu’au-dessus de l’apophyse clinoïde antérieure. Là elle se recourbe en haut et en arrière, traverse le feuillet interne de la dure-mère , s’enveloppe de
400 MANUEL
l’arachnoïde, et, montant en dehors et en arrière, va se terminer par plusieurs branches au niveau de la scissure de Sylvius.
Cette artère est très-flexueuse. Avant d’arriver à la hase du crâne, elle a oïdinairement décrit déjà deux courbures , mais dont la disposition varie beaucoup. Elle s’accommode ensuite aux sinuosités du canal carotidien. Enfin dans le crâne elle change encore plusieurs fois de direction , notamment dans le sinus caverneux , où elle présente deux courbures.
Au cou , elle est unie par un tissu cellulaire filamenteux , en dehors avec la veine jugulaire interne , en dedans avec le nerf pneumo-gaslrique , le ganglion cervical supérieur , et son rameau de communication avec le ganglion moyen. Dans le canal carotidien , elle est entourée par les filets supérieurs du ganglion cervical supérieur et la dure-mère. Dans le sinus caverneux , elle est en rapport avec le nerf de la sixième paire et le ganglion caverneux.
Elle fournit dans le canal carotidien même une branche qui pénètre, par une ouverture particulière , dans la caisse du tympan , où elle se répand sur la membrane muqueuse , et communique sur le promontoire avec un rameau de l’artère méningée moyenne. Pendant son trajet dans le sinus caverneux, elle envoie également des rameaux à la dure-mère, à la glande pituitaire , aux sinus sphénoïdaux, et aux nerfs de la troisième, de la quatrième, de la cinquième et de la sixième paires. Enfin au niveau de l’apophyse clinoïde antérieure, elle donne naissance à X artère ophlhalmique.
De l’artère ophlhalmique.
Reçue dans un petit canal particulier de la dure-mère , l’artère oplithalmique traverse le trou optique , au côté externe et inférieur du nerf du même nom , et entre dans 1 orbite entre le muscle droit externe et le nerf de la troisième paire. Elle monte sur le côté externe du nerf optique , passe entre le muscle droit supérieur et ce nerf, dont elle croise obliquement la direction, et longeant son côté interne, entre les muscles grand oblique et droit interne, elle se dirige horizontalement vers l’angle interne de l’orbite, où elle se partage en deux branches.
Avant de remonter sur le nerf optique , l’artère ophlhalmique fournit deux branches , X artère lacrymale et 1 artere centrale de la rétine. ,
1° Artère lacrymale. Cette artère, qui provient quelquefois de la méningée moyenne , naît le plus ordinairement de l’ophthalmique dès son entrée dans 1 orbite, et se dirige vers la glande lacrymale , entre la paroi externe de l’orbite et le muscle droit correspondant. Dans ce trajet , elle jette des rameaux dans les muscles droit externe, supérieur et inférieur de l’œil , élévateur de la paupière , dans les enveloppes du nerf optique , et dans le périoste de l’orbite. Un d’eux, plus gros que les autres, descend en arrière, et se divise, bientôt en deux ramuscules : le premier est destiné au périoste de l’orbite ; le second traverse l’os de la pommette , et va s’anastomoser dans la fosse temporale avec l’artère temporale profonde antérieure. Parvenue à la glande lacrymale , l’artère du même nom jette dans cet organe un grand nombre de rameaux , et après avoir donne naissance aux deux rameaux palpébraux externes , elle se termine en ramuscules très-ténus dans les
paupières et la conjonctive. Des deux rameaux palpébraux externes, l’inférieur glisse sous la glande lacrymale, et se rend au muscle orbiculaire; le supérieur passe au-dessus de la même glande , et gagne la paupière supérieure.
2° Altère centrale de la rétine. Fournie quelquefois par une des artères ciliaires, l’artère PI. 140, G<*.5, centrale de la rétine traverse obliquement les enveloppes du nerf optique , et se plaçant 6’ dans son centre, entre avec lui dans l’œil. Elle jette sur la lame interne de la rétine un grand nombre de rameaux qui forment un réseau apparent jusqu’au corps ciliaire; un d’eux pénètre dans le canal hyaloïdien , et le parcourt jusqu’à la partie postérieure du PI. 243, Gg.5, crystallin. 6-
On voiL quelquefois d’autres artérioles naître de l’ophthalmique , et se porter dans le nerf optique, mais sans parvenir jusqu’à la rétine.
Au-dessus du nerf optique , l’artère ophthalmique donne naissance aux artères susorbitaire, ciliaires postérieures , ciliaires longues , musculaire supérieure et musculaire inférieure.
3° Artère sus-orbitaire ou sourcilière. Elle se porte en avant, entre la paroi supérieure PI. 218. de l’orbite et les muscles releveur de la paupière et droit supérieur, au côté interne du nerf frontal. Elle donne des rameaux à ces muscles et au périoste, et sort de l’orbite par 1 échancrure sourcilière , pour se diviser en deux branches , après avoir fourni un ramuscule au diploë du coronal. Sa branche interne monte sur le front , derrière les muscles orbiculaire et sourcilier, et se termine par de nombreux rameaux destinés à ces muscles et au frontal. Elle s anastomose avec l’artère temporale superficielle. La branche interne présente à peu près la même disposition que la précédente , mais ses rameaux montent moins haut, et ils s’anastomosent avec l’artère lacrymale.
4° Artères ciliaires courtes ou postérieures. Quelquefois au nombre de trente à quarante, PI. 140, fig.9. ces artères sont fournies par plusieurs branches de l’artère ophthalmique. Elles marchent le long du nerf optique , autour duquel elles décrivent des flexuosités; et après avoir fourni des ramuseufes qui lui forment un réseau circulaire à son entrée dans l’œil , elles traversent isolément la sclérotique. Quelques-unes se répandent dans cette membrane; les autres se divisent en un très-grand nombre de rameaux qui se dirigent en avant sous la sclérotique et sur la face externe de la choroïde , à laquelle ils se distribuent, en formant un réseau très-fin par leurs fréquentes anastomoses. Presque tous ces rameaux se rendent aux procès ciliaires, et s’y subdivisent presque à l’infini en serpentant entre ces petits organes, et en s’anastomosant entre eux par arcades derrière l’iris. Quelques-uns traversent le corps ciliaire pour gagner le grand cercle artériel de l’iris.
.5° Les artères ciliaires longues sont au nombre de deux, l’une interne , l’autre externe. Pl.145 .fi- .4. Elles traversent la sclérotique , à laquelle elles laissent quelques rameaux, se dirigent horizontalement en avant entre la sclérotique et la choroïde, et après avoir jeté quelques ramifications à cette dernière membrane , elles atteignent le corps ciliaire. Là elles se divisent chacune en deux branches qui s’écartent à angles obtus, et qui, après avoir communiqué avec les ciliaires antérieures , s’anastomosent entre elles de manière à former un cercle sur la grande circonférence de l’iris. De la partie interne de ce cercle partent de très-nombreux rameaux plus petits qui se bifurquent , et dont les divisions, par leurs PL i42,fig.4, anastomoses entre elles et avec celles des artères ciliaires antérieures, forment un second cercle vasculaire en dedans du précédent. Enfin de la circonférence interne de ce second Texte. 5 j
Pi. i42> fig- 2
PI. 220, fig. 3
PL. 1 37, fig.
PI. 220, fig.
Pl.i37.fig.
PI, 2 IQ, fig.
Pi. 218.
MANUEL
cercle , on voit naître pareillement des ramuscules très-ténus qui s'avancent en serpentant vers la petite circonférence de l’iris , et s'y unissent en formant autour de la pupille un troisième cercle artériel. De ce dernier naissent les artères de la membrane pupillaire
f ^J^re musculaire supérieure. Celle-ci se porte à la face inférieure du muscle droit supérieur, et distribue ses rameaux à ce muscle , à l’élévateur de la paupiere , au grand oblique et au périoste cle l’orbite.
~ o Artère musculaire inférieure. Plus grosse que la precedente , elle naît ordinairement entre les ciliaires, se porte en avant entre le nerf optique et le muscle droit inferieur, et se perd par plusieurs rameaux dans ce muscle , dans le droit externe, le petit oblique ,
dans le sac lacrymal et le périoste de 1 orbite. . .
Des deux artères musculaires, et quelquefois de la lacrymale et de la sous-orbitane, on voit naître les artères ciliaires antérieures qui, au nombre de quatre ou cmq, marchent en avan, jusqu'à la partie antérieure du globe de l'oeil , et se divisent en rameaux , dont les uns se perdent dans la conjonctive , tandis que les autres percent la sclérotique a deux ou trois lignes de la cornée , traversent le cercle ciliaire , et se rendent au grand cercle artériel de l'iris. Plusieurs de ces derniers se perdent dans la partie anterieure de la choro.de 1 s l'iris
son trajet le long du côté interne du nerf optique , l’artère ophtbalmique fournit les artères elhmoidale postérieure, elhmoidale antérieure , palpébrale inferieure , palpelm e
S'Vf Artère elhmoidale postérieure. Cette artère, quand elle existe, se porte vers la paroi interne de l'orbite , entre les muscles oblique supérieur et droit interne , pénétré dans le conduit orbitaire interne postérieur, et, le parcourant dans toute son elendue vient, anrès avoir donné des ramifications aux cellules ethmoidales postérieures , distribuer ses rameaux à la dure-mère de la fosse moyenne antérieure de la base du crâne. Quelques-uns
descendent dans les fosses nasales avec les nerfs olfactifs.
7 Artère elhmoidale antérieure. Née au niveau du trou orbitaire interne , cette al téré y pénètre et s'introduit dans le crâne, où elle se termine en rameaux dont les uns se perdent dans la faux du cerveau , tandis que les autres , plus nombreux descendent dans les fosses nasales par les trous de l'ethmoïde. Dans ce trajet , elle jette des ramuscules dans le sinu
frontal et les cellules elhmoïdales antérieures.
10° Les artères palpébrales naissent aux environs de la poulie cartilagineuse e u musc grand oblique, quelquefois d’un tronc commun. L’ inférieure descend dernere le tendon du muscle orbiculaire, et après avoir donné des ramifications a ce musc e, au sac e a caroncule lacrymale, elle se divise en deux branches, dont 1 une se rend a la moitié m rieure du muscle orbiculaire, et l’autre se répand sur le fibro- cartilage tarse , c ans es glandes de Meibomius , la conjonctive et la peau. La supérieure jette des rameaux dans a moitié supérieure du muscle orbiculaire , dans le sac et la caroncule lacrymale , dans la conjonctive et traversant les fibres charnues de l’orbiculaire , elle longe le cartilag tarse supérieur pour se terminer comme l’inférieure. Toutes les deux, au moyen de leurs rameaux de terminaison, s’anastomosent par arcades avec les rameaux palpébraux
l’artère lacrymale.
Les branches de terminaison de l’artère ophthalmique sont les artères nasale et frontale.
11° L’artère nasale sort de l’orbite au-dessus du tendon du muscle orbiculaire, donne des ramifications au sac lacrymal et aux parties voisines , et descendant sur la racine du nez , elle forme de ses rameaux un réseau vasculaire dont l’extrémité inférieure s’anastomose avec l’extrémité supérieure de l’artère faciale.
12° L’artère frontale sort par la partie supérieure et interne de la base de l’orbite , monte sur le front , entre l’os et le muscle orbiculaire, et se partage bientôt en plusieurs branches qui se ramifient aux muscles orbiculaire, sourcilier et occipito-fronlal.
Quatre branches terminent l’artère carotide interne : deux sont postérieures, et deux antérieures. Les premières se nomment artères communiquante et choroïdienne ; les secondes sont les artères cérébrales antérieure et moyenne.
1° Artère communiquante de TVillis. Cette artère se porte en arrière et en dedans, passe entre la tige pituitaire et le lobe moyen du cerveau, et va s’unir à l’artère cérébrale {postérieure. Elle jette des ramifications dans les couches et les nerfs optiques , dans les corps pisiformes, le luber cinereum et la lige pituitaire; elle en envoie également aux plexus choroïdes et aux prolongemens antérieurs de la protubérance annulaire.
2° Artère choroïdienne. Moins grosse que la précédente , celle-ci marche en arrière et en dehors vers le prolongement antérieur de la protubérance annulaire. Elle donne de nombreux rameaux à la couche optique , et s’enfonce dans la scissure inférieure du ventricule latéral , pour se distribuer aux plexus choroïdes.
3° L'artère cérébrale antérieure se dirige en avant et en dedans , entre le nerf optique et le lobe antérieur du cerveau. Arrivée à la scissure interlobaire, elle se rapproche de celle du côté opposé , et communique avec elle au moyen d’une branche ou de rameaux transversaux/d’où partent des ramuscules destinés à la voûte à trois piliers, à la commissure antérieure et à la cloison des ventricules. Après quoi les deux artères cérébrales antérieures s’enfoncent entre les lobes antérieurs du cerveau, et se contournant bientôt sur l’extrémité antérieure du corps calleux, elles parcourent d’avant en arrière toute la face supérieure de ce dernier, pour se terminer à sa partie postérieure. Elles décrivent ainsi une arcade, à laquelle on a donné le nom d 'artère calleuse. Dans son trajet, l’artère calleuse projette de nombreux rameaux; les uns qui naissent de son côté concave et qui s’enfoncent dans le corps calleux; les autres, plus considérables, qui partent de son côté convexe, et qui montant sur la face plane des hémisphères, se distribuent aux anfractuosités de ces parties.
4° Enfin Y artère cérébrale moyenne se porte en dehors et en arrière , et après avoir fourni un grand nombre de rameaux à la face inférieure du cerveau , à la pie-mère et au plexus choroïde, elle pénètre dans la scissure de Sylvius , où elle se divise en deux branches l’une pour le lobe antérieur, et l’autre pour le lobe moyen. Ces branches parcourent profondément toute la scissure, et se distribuent à la pie-mère, qui tapisse les anfractuosités du cerveau, en s’anastomosant avec les divisions des artères cérébrales antérieure et postérieure.
PI . 22 I , fil» l
PI. '74, fi*. 3 PI. 221, fig. 1
PI 221, fg. I
PI. 221, fig. I.
MANUEL
Des artères sous-clavieres.
Pt.
,l6 Les deux artères sous-clavières different entre elles par leur origtne et
L'artère sous-clavière droite, plus volumineuse, mais plus courte que ce le du co g- ^ naît de l'artère brachio-céphalique , et se porte oMup»» - ^ verte de dedans en dehors par la davieul , ’ J pneunlo.gastrique et phrénique par la veine sous-clav.ere correspondan P I P , du L el )e rachis;
^ri^
dÎrectTment de^la cross^de^’a^ide0, et m0nt^
lènes , où elle se recourbe brusquement en dehors. P P P . -
du côté droit, elle est recouverte dans ce U a . P P ^ U clavicule et
par le nerf pneurao-gastnque qui lui est paxalltle, P i
fe muscle sterno - thyroïdien. Elle repose immédiatement, an contra, re, ... le imisde lona du cou el la colonne vertébrale. En dehors, elle est en contact avec la plev re en dedans, elle est parallèle è l'artère carotide primitive ™
vières, an reste, une fois parvenues aux muscles scalenes, e ^ ^ ^
muscles, sur la face supérieure de la première cote , et se conl, nu ^ don
d 'artères axillaires . Mais avant d’entrer dans cet intervalle muscu1 - > nent naissance à des branches supérieures , inférieures et externes.
1° Branches supérieures de l artère sous-clavière.
Ce sont les artères vertébrale et thyroïdienne inférieure .
A. De V artère vertébrale.
L'artère vertébrale naît profondément de la partie supérieure et postérieure de la sousclavière. Elle monte au-devant du rachis , derrière l'artère thyroïdienne mfer.eure entre les muscles scalène antérieur et long du cou , et s'engageant dans le trou de la base l'apophyse transverse de la sixième on septième vertèbre cervicale , elle remonte dans le J J formé par la réunion des trous dont sont percées les apophyses transversal des vertèbres de cette région. Arrivée à l'axis , elle abandonne ce canal , se drr,ge en arnere pm en haut et en dehors, pour percer la base de l'apophyse transverse de latlas.^Elle fo^ ^ ainsi une courbure verticale dont la convexité , tournée en arnere , P
muscle petit comptas. Au-dessus de l’atlas , l’artère vertébrale se porte de nouveau arrière et en dedans , et décrit, dans l’espace triangulaire formé entre cette vertebre et 1 occipital par les muscles droits postérieurs et obliques de la tete , une.secon e transversale, également convexe en arrière, et qui est couverte par les musc es gran r° postérieur et grand comptas. Enfin les artères vertébrales passent de chaque cote p ' ouvertures latérales du ligament occipito-atloïdien posteneur, tra\ersen
et entrent dans le crâne par le trou occipital , sur les côtés de la moelle épinière. De là Pl.220, Cg. i. elles remontent en dedans et en ayant, entre la moelle allongée et la gouttière basilaire, et par leur union elles donnent naissance à X artère basilaire.
Dans le canal des apophyses transverses , l’artère vertébrale fournit un assez grand pi.22o tx r nombre de rameaux. Les antérieurs, les postérieurs et les externes se portent aux muscles intertransversaires, scalènes , grand droit antérieur, petit complexus et splénius; les internes pénètrent dans le canal vertébral par les trous de conjugaison , et vont se répandre sur la moelle et sur la dure-mère. Ils communiquent avec ceux du côté opposé.
A la partie supérieure du cou , la même artère jette des rameaux dans les muscles intertransversaires épineux , dans les muscles droits et obliques ; elle en envoie également un ou deux à la dure-mère des fosses postérieures de la base du crâne.
Dans le crâne , 1 artère vertébrale donne naissance aux artères spinale postérieure , spinale antérieure et cérébelleuse inférieure.
1° L 'artère spinale postérieure naît aux environs des éminences pyramidales. Elle se porte P1.242 IX 2. obliquement en dedans, et gagnant la face, postérieure de la moelle de l’épine, elle descend parallèlement à celle du côté opposé, jusque vers la seconde vertèbre lombaire.
Dans tout ce trajet , l’artère spinale postérieure donne des rameaux transversaux qui se distribuent à la membrane propre de la moelle , ou communiquent avec ceux du côté opposé.
2° L 'artère spinale antérieure est fournie par la vertébrale près de sa terminaison. Elle pj 04^ £i,r , descend au-devant de la moelle, et à la hauteur du trou occipital elle s’unit à celle du côté opposé. De celte union il résulte un tronc qui descend jusqu’à l’articulation sacrococcigienne , où il s’anastomose avec les artères sacrées latérales. Un grand nombre de rameaux transversaux naissent de l’artère spinale antérieure tout le long du corps de la moelle.
3° L 'artère cérébelleuse inférieure naît ordinairement de la fin de l’artère vertébrale. Elle PI. 220, (ig. 2 se porte en dehors entre les origines des nerfs pneumo-gastrique et spinal, et s’avance pl-22I>fig«» en serpentant sur la face inférieure du cervelet. Dans ce trajet, elle fournit des rameaux à la moelle allongée, aux nerfs vague et hypoglosse , aux parois du quatrième ventricule et à la face inférieure de l’hémisphère du cervelet. Ces derniers se subdivisent dans la pie-mère, et communiquent avec l’artère cérébelleuse supérieure.
De V artère basilaire.
Formée par la réunion des deux artères vertébrales, vers le sillon qui sépare la protubérance annulaire de la moelle allongée , l’artère basilaire monte en serpentant dans le sillon moyen de la face inférieure de la protubérance, appuyée sur la gouttière basilaire, et elle se termine dans l’intervalle qui sépare les pédoncules cérébraux, en donnant naissance aux deux artères cérébrales postérieures.
Des parties latérales de l’artèi'e basilaire se séparent en un grand nombre de petits rameaux qui se distribuent à la protubérance , au cervelet , aux éminences olivaires et aux nerfs de la cinquième , de la septième et de la huitième paire. On en voit naître aussi
a. L artère cérébelleuse supérieure. Celle-ci se porte en dehors et en arrière autour delà
PI. 221, fig. 1.
P1.22I,iig. Z.
406 MANUEL
protubérance annulaire et de son prolongement postérieur, pour gagner la face supérieure du cervelet , où elle se divise en nombreux rameaux qui se répandent sur le lobe postérieur du cerveau et sur la face supérieure du cervelet. Avant d arriver au cervelet, 1 artère cérébelleuse supérieure jette successivement des rameaux sur la protubérance annulaire et sur ses prolongemens, sur les tubercules quadrijumeaux, dans la glande pinéale, les plexus choroïdes et la valvule de Yieussens.
PI 2'2o,%. 2- b. De l’ artère cérébrale postérieure. Après s etre séparée de 1 artère basilaire, 1 artère ceié- Pl. 27.1, fii>. j. j3raje postérieure se porte d’abord en dehors et en avant, puis se recourbe en arrieie sm le prolongement antérieur de la protubérance, et gagne la partie inférieure du lobe postérieur correspondant du cerveau. Dans ce trajet elle jette des rameaux dans les tubercules pisiformes, dans la protubérance annulaire et ses prolongemens, dans la couche du nerf optique , le luber cinereum et la voûte à trois piliers. Elle reçoit 1 artère communiquante de Willis, et envoie en se terminant des ramifications au plexus choroïde, à la couche optique , à la corne d'Ammon , au corps cannelé , à la glande pinéale et aux tubercules quadrijumeaux.
i G fi(t i Les artères du cerveau se ramifient dans la pie-mère avant de pénétrer dans la substance cérébrale. Ce n’est que dans quelques endroits, comme aux couches optiques, par exemple, que cet organe reçoit des rameaux un peu volumineux.
B. De l’artère thyroïdienne inférieure.
pj ir j\fée de la partie supérieure de l’artère sous-clavière, l’artère thyroïdienne inférieure
monte sur le muscle scalène antérieur, jusqu’à la hauteur de la cinquième vertèbre cervicale , et se recourbe brusquement en dedans ; elle passe derrière l’artère carotide primitive, pour gagner la partie inférieure et externe de la glande thyroïde, où elle se divise en deux branches. Celles-ci se subdivisent à la face postérieure de l’organe en nombreux rameaux qui pénètrent son tissu , et vont s’anastomoser avec l’artère du côté opposé et la thyroïdienne supérieure. Quelques-uns , fort ténus , se rendent à la membrane muqueuse de la trachée-artère.
Dans son trajet , l’artère thyroïdienne inférieure fournit :
Des branches internes qui se rendent au muscle long du cou , à l’œsophage et à la trachéeartère , à la partie inférieure de laquelle elles s’anastomosent avec les artères bronchiques et intercostale supérieure:
PI. a, G. Des branches externes, la plupart très-grêles , qui se répandent dans les muscles scalène
antérieur et long du cou. Une d’elles, beaucoup plus considérable que les autres, et nommée cervicale ascendante , monte sur les muscles scalène antérieur et long du cou , auxquels elle laisse des rameaux, et vient se perdre dans les muscles grand droit antérieur et splénius , en s’anastomosant avec les artères vertébrale et occipitale.
2° Branches inférieures de l'artère sous-clavière.
II v en a deux : X artère mammaire interne et X intercostale supérieure.
A. De l’artère mammaire interne ou thoracique interne.
Cette artère naît de la sous-clavière, vis-à-vis de la thyroïdienne inférieure, se dirige PI. 235. au-devant du muscle scalène antérieur, et se prolongeant dans la poitrine, descend d’abord entre la plèvre , les cartilages sterno-costaux et les muscles intercostaux internes, puis sous le muscle triangulaire du sternum, jusqu’à l’appendice xiphoïde , où elle se divise en deux branches. Près de son origine, l’artère mammaire interne envoie de nombreux rameaux au thymus , aux muscles sterno -hyoïdien et sterno- thyroïdien , et aux glandes lymphatiques voisines.
Un peu plus loin, on en voit naître ordinairement X artère médiasline antérieure. Celle-ci pénètre dans l’écartement supérieur du médiastin antérieur, et après avoir donné quelques ramifications au péricarde, elle se bifurque. L’une de ses branches remonte derrière le muscle sterno-thyroïdien , et se rend à la glande thyroïde , où elle s’anastomose avec les artères thyroïdiennes inférieures. L’autre descend dans le médiastin, et se subdivise pour les deux plèvres, en fournissant des ramuscules aux parties contenues dans le médiastin.
Au niveau du sternum , l'artère mammaire interne donne naissance à X artère diaphragmatique supérieure. Cette artère accompagne le nerf phrénique, auquel elle donne des ramifications, ainsi qu’au péricarde et à l’œsophage; elle en fournit aussi au thymus, au médiastin , au poumon et aux veines pulmonaires. Arrivée à la partie moyenne antérieure du diaphragme , l’artère diaphragmatique se partage en plusieurs branches qui se distribuent à ce muscle, et communiquent avec les artères diaphragmatiques inférieures.
Derrière les cartilages costaux, l’artère mammaire interne fournit des branches externes et des branches internes.
Les branches externes sont ordinairement en nombre égal à celui des espaces intercostaux pi. ^35 que traverse l’artère. Elles naissent chacune au niveau du bord inférieur de chaque cartilage, le suivent quelque temps, et se perdent la plupart dans les muscles intercostaux, en s’anastomosant avec les artères intercostales proprement dites; quelques-unes seulement se rendent aux muscles pectoraux, à la mamelle et à la peau.
Quand on trouve deux branches dans un espace intercostal , l’une suit le bord inférieur du cartilage qui est au-dessus, l’autre le bord supérieur du cartilage qui est au-dessous.
Les branches internes , presque toujours en nombre égal aux précédentes, jettent des PI. 235. rameaux transverses derrière le sternum , traversent les muscles intercostaux, et viennent se ramifier dans les muscles grand pectoral , grand oblique , droit de l’abdomen et intercostaux internes , en s’anastomosant avec les branches externes. La dernière des branches internes s’anastomose par arcade avec celle du côté opposé sur l’appendice xiphoïde , et , descendant entre la ligne blanche et la péritoine , se rend assez souvent au ligament suspenseur du foie.
PI. 22' , fig.2.
^Qg MANUEL
Des deux branches de terminaison de l’artère mammaire interne, X externe descend derrière les derniers cartilages costaux , passe entre les insertions du diaphragme .auquel elle laisse des rameaux , et se perd dans les muscles transverse et obliques de l abdomen ; Y interne descend derrière le muscle droit, jette des rameaux dans ce muscle, et se termine vers l’ombilic, en s’anastomosant avec l’artère épigastrique.
B. De l’artère intercostale supérieure :
L’artère intercostale supérieure provient de la sous-clavicre, vis-à-vis 1 origine de la cervicale profonde. Recouverte par la plèvre , elle descend devant le col de la première et le plus souvent de la seconde côte , où elle se termine assez ordinairement. Elle fournit d’abord un rameau au muscle scalène antérieur, et dans chacun des deux premiers espaces intercostaux deux branches , dont l’une, postérieure , envoie des ramuscules a la moelle par le trou de conjugaison , et se perd dans les muscles du dos , en passant^ entre es apophyses transverses. L’autre, externe, donne des ramuscules au rachis, à l’œsophage et aux bronches, et se perd dans les muscles intercostaux.
3° Branches externes de l'artère sousclavière.
Ces branches sont : Y artère cervicale transverse, la scapulaire supérieure, la cervicale postérieure.
A. De l’artère cervicale transverse ou scapulaire.
Cette artère, qui est fournie quelquefois par la thyroïdienne inférieure , se porte d’abord transversalement en dehors , entre les muscles scalènes elle peaucier, puis s’engageant bientôt sous les muscles trapèze et angulaire, elle descend obliquement en arrière jusqu’au niveau du muscle rhomboïde , où elle se divise en deux branches. Dans ce
trajet elle donne successivement .
10 Des branches qui se répandent dans les muscles scalènes;
9o L ’ artère cervicale superficielle ; celle-ci va se perdre dans les muscles splemus et trapèze dans le tissu cellulaire et les tégumens de la partie inférieure et latérale du cou.
30 ’ Une branche et des rameaux qui se distribuent aux muscles trapèze et angulaire.
L’une des divisions de l’artère cervicale transverse se porte en dehors, sous 1 omoplate, et se perd dans les muscles grand dentelé et sous-scapulaire. L’autre suit le bord postérieur du scapulum , et distribue ses rameaux aux muscles sous-scapulaire, grand dentelé, rhomboïde, petit dentelé supérieur, grand dorsal, trapèze , et dans les tegumens
du dos.
B. De l’ artère scapulaire supérieure.
Provenant quelquefois delà précédente, et chez le plus grand nombre des sujets, de l’artère thyroïdienne inférieure, l’artère scapulaire supérieure se dirige en dehors derrière
la clavicule, et accompagne en serpentant le nerf sus-scapulaire. Parvenue au bord supérieur du scapulum, elle passe au-dessous du ligament coracoïdien, s’enfonce sous le muscle sus épineux , et glissant sur le bord externe de l’epine de l’omoplate, elle pénétre dans la fosse sus-épineuse , sous le muscle du même nom.
Après avoir fourni des rameaux aux muscles sous-clavier et peaucier, à la clavicule et aux parties voisines , l’artère scapulaire supérieure donne naissance à une branche super- pi. aa3 îciede destinée au muscle sus-épineux, et qui envoie au trapèze et à l’articulation acromio-claviculaire des rameaux qui communiquent avec l’artère cervicale transverse. Dans la losse sous-épineuse elle se partage en deux branches principales , dont l’une longe le ort anterieur du scapulum , et se répand dans les muscles grand rond et grand dorsal : autre suit 1 épine de l’omoplate , et se ramifie dans le muscle sous-épineux.