DES ARTICULATIONS DES MEMBRES SUPÉRIEURS
Cos articulations sont très-nombreuses; on leur a donné les noms d'articulations sternoclaviculaire, sc rpuio-claviculaire , scapulo-huméralc , huméro-cubitale , radio-cubitale , radiocarpienne , carpie.nnes , carpo-mélacarpicnnes , métacarpiennes , métacarpo-phalangiennes et plia-
/anciennes. '
1° ARTICULATION STEIt NO-CL A VICUL AIR E.
Elle a lieu entre l’extrémité interne de la clavicule et la facette que lui offre le sternum. Les deux surfaces cori espondantes sont encroûtées d’un cartilage plus épais sur U clavicule que sur ie sternum. On trouve pour celte articulation quatre Iraniens, un fibro-cartilage inter- irliculairc , et deux membranes synoviales.
Ligament antérieur. Faisceau large, aplati, à fibres parallèles, qui recouvre la partie antérieure de I articulation ; il se fixe en liant, au-devant de l’extrémité interne de la clavicule , et de là sc porte en bas et en dedans , pour se terminer au-devant rie la cavité articulaire et sur la partie correspondante de la face antérieure du sternum. 11 recouvre le fibro-carlilage inter-articulaire, et les deux membranes synoviales.
Ligament postérieur. Moins large que le précédent, il est formé de fibres parallèles et obliques, qui se portent de la par ie postérieure de l’extrémité interne de la clavicule à la région correspondante de la face postérieure du sternum. Il est appliqué sur les deux capsules synoviales et le fibro-carlilage inter articulaire.
Ligament inter-claviculaire. Faisceau aplati, mince, transversalement dirigé , qui se porte de I extrémité interne d’une clavicule au point correspondant de l’autre. II est formé de fibres parallèles, plus longues en haut qu’en bas.
Ligament costo-claviculaire . Faisceau court, aplati , très-fort, qui se fixe à la face supénourc .1,, cartilage de prolongement île la première voie , el de là monte obliquement en dehors et en amère, pour s’implanter à la face inférieure de la clavicule. Ses fibres sont parallèles, obliques, et plus longues en dehors qu’en dedans.
Fibro-carlilage, C’est une plaque fibro-cartilagine'use, arrondie, qui est moulée sur les surlaces correspondantes du sternum et de la clavicule quelle sépare. Sa circonférence plus épaisse que son centre , adhère aux ligamens préeédens , et de plus se fixe d’une maniéré spéciale a la partie supérieure de l’extrémité interne de la clavicule d’une part et de autre au point de réunion du sternum , avec le cartilage de prolongement de la première cote, (.e fibro-cartilage est revêtu , sur ses deux faces, par les capsules synoviales.
Man b, unes synoviales. Il y en a deux : l’une supérieure et externe , appartient à la face int< i ne ( e la clavicule , et à la face correspondante du fibro-cartilage ; l’autre inférieure et mleine , recouvre la face inférieure de ce dernier el la surface articulaire du sternum. Ces membranes contiennent peu de synovie. Elles communiquent quelquefois entre elles, par nne ouverture dont est percé le centre du fibro-cartilage; par leur circonférence elles a ncrent aux ligamens qui entourent l’articulation.
Pt 53. fig. x.
PI 53. fig. 2.
PI. 53. fis ,
PI. 53. fig. i.
PI. 53. fig. 3,
PI-, 53. fig. 6.
PI. 53. fig. 5.
PI. 53. fig. 6.
PI, 53. fig. 4- PI. 53. fig. 6.
PI. 53, fig. :
PI. 53. fig. 6
Î10 MANUEL
2° ARTICULATION SCAPULO-CLAVICU LA I RE.
Pour cetle articulation , l’extrémité externe de la clavicule et l’apophyse acromion offrent chacune une surface articulaire étroite, revêtue de cartilage et d’une membrane synoviale: les os sont maintenus par deux ligamens.
Ligament supérieur. C’est un faisceau fibreux , aplati , quadrilatère, formé de fibres parallèles, d’autant plus longues qu’elles sont plus supérieures, qui se portent de la partie supérieure de l’extrémité externe de la clavicule à la portion correspondante de l’acromion.
Ligament inférieur. Il a à peu près la même forme que le précédent. Il est formé de fibres parai l< les , ti ansversalement étendues entre la partie inférieure de l’extrémité externe de la clavicule , et la portion correspondante de l’acromion : en avant il se continue avec le ligament supérieur.
L’articulation scapulo-claviculaire est encore assujettie par un fort ligament qui se porte de l’apophyse coracoïde à la clavicule; c'est le ligament coraco-clavieulaire.
Ligament coraco-clavieulaire . Plusieurs anatomistes l’ont considéré comme formé par deux ligamens distincts. Il s’attache à la partie postérieure et externe de l’apophyse coracoïde par deux faisceaux. De ces faisceaux , l’interne plus court , conoïde , à fibres serrées , vient s’attacher à un tubercule rugueux de la 'partie inférieure etexternede la clavicule; tandis que l’externe , plus long et plus large , se fixe à une ligne oblique qui se porte du tubercule précédent à l’extrémité scapulaire de l’os.
L’omoplate offre aussi deux ligamens qui lui appartiennent en propre , savoir :
Ligament coracoïdien. Faisceau mince , aplati , plus large à ses extrémités cpi a son milieu , qui convertit en trou l’écliancrure qu’on observe sur le bord supérieur du scapulum , derrière la base de l’apophyse coracoïde.
Ligament acromio-coracoidicn. Large, aplati, triangulaire, horizontalement situé, il se fixe par deux faisceaux principaux au bord externe de l’apophyse coracoïde ; de là ses fibres vont en convergeant s’attacher au sommet de l’apophyse acromion. Ses deux faisceaux sont ordinairement séparés par un intervalle rempli de tissu celluiaiie.
3° ARTICULATION SCAPULO-HUMERALE.
Elle a lieu entre la tète de l’humérus et la cavité glénoïde du scapulum. Les deux surfaces articulaires sont revêtues d’une couche de cartilage plus épaisse au centre de la tête de l’humérus qu’à son contour, et disposée en sens inverse pour la cavité glénoïde. Cette articulation est affermie par un ligament glénoïdien, une capsule fibreuse, et une membrane synoviale.
Ligament glénoïdien. C’est un bourrelet fibreux, ovalaire, forme en partie pai les fibres du tendon du muscle biceps , qui se partage en deux faisceaux pour embrasser la cavité glénoïde de l’un et l’autre côté, et en partie par des fibres propres qui se fixent au pourtour de la même cavité.
Ligament capsulaire ou capsule fibreuse. C est un sac fibreux a deux ouvertures, ayant la forme d’un cône , dont le sommet tronqué correspond à la cavité glénoïde , et la base au col
de l'humérus. Ce ligament est remarquable par sa laxilé. Il s’attache en haut, au-delà du ligament glénoïdien sur le bord de la cavité glénoïdc , et en bas, tout autour du col de l’humérus , en se confondant avec les tendons des muscles voisins. Ordinairement il offre en dedans une ouverture qui est bouchée par un large tendon. Ses fibres sont entrecroisées dans toutes sortes de directions; elles sont fortifiées en haut, par un faisceau fibreux qui part de l’apophyse coracoïde, vient s’implanter à la grosse tubérosité de l’humérus, et a été nommé par quelques auteurs le ligament coraco-kuméral. Le ligament capsulaire offre une P1 53 fi ouverture au niveau de la coulisse bicipitale, pour laisser passer le tendon du muscle biceps. Sa face interne est revêtue par la membrane synoviale.
Membrane synoviale. Après avoir tapissé la cavité glénoïde, cette membrane recouvre la PI, 53. fig 8 surface interne du ligament capsulaire jusqu'au col de l’humérus, où elle se réfléchit pour recouvrir le cartilage de la tète. En se portant du ligament sur l’os, elle envoie au niveau de la coulisse bicipitale un prolongement qui tapisse d’abord cette coulisse , mais bientôt se réfléchit , en formant un cul de-sac , sur le tendon du muscle biceps qu’il entoure d’une gaine , jusqu’à son insertion au-dessus de sa cavité glénoïde.
4° A R TICU LA Tl O N HUMERO-CLEITALE.
La surface articulaire de l’extrémité inférieure de l’humérus, et celles qu’offrent les extrémités supérieures du radius et du cubitus, forment deux rangées d’éminences et de cavités qui s emboîtent réciproquement les unes dans les autres, sont très-serrées, et revêtues de cartilages assez épais. Celte articulation, qui est un ginglyme angulaire parfait,
offre un ligament antérieur, un ligament postérieur, deux ligamens latéraux , et une capsule synoviale.
Ligament antérieur. C est une membrane fibreuse , mince , irrégulière , formée de fibres , pj 5/ f, , dont les unes sont verticales et les autres obliques. Ces fibres se fixent en haut à la tubé- ° * '
rosité interne de l’humérus, ainsi qu’au -dessus de la cavité coronoïde du même os; en bas elles viennent se terminer au ligament annulaire du radius , et à la partie voisine de l’apophyse coronoïde du cubitus. Elles laissent entre elles des intervalles remplis de tissu cellulaire.
Ligament postérieur. On nomme ainsi une bande fibreuse , large, mince, et fort irrégu- PI, 54. fig. here , qui s etend derrière la cavité olécranienne, et s’attache en arrière des deux condyles ou tubérosités inférieures de l’humérus.
Ligament latéral externe. Faisceau fibreux, court, vertical, aplati , triangulaire, à fibres PI. 54.6g. ravonnées , plus large en bas qu’en haut , qui se trouve à la partie externe de l'articulation.
Son extrémité supérieure s’attache à la tubérosité externe de l’humérus ; l’inférieure se fixe au ligament annulaire du radius , et envoie en arrière un prolongement très-marqué, lequel vient s’insérer à la face postérieure du cubitus , au-dessous de la petite cavité sigmoïde.
Ligament latéral interne. Plus fort que le précédent, et comme lui d’une forme triangu- PI. 54. tig. laire, d est constitué par deux faisceaux distincts : l’un antérieur , se fixe à la tubérosité 4> interne de 1 humérus , et vient se terminer en dedans de l’apophyse coronoïde du cubitus;
1 autre postérieur, est formé de fibres rayonnées qui partent de la tubérosité interne de 1 humérus, et vont s’insérer en dedans de l’olécrane.
MANUEL
PI. 54 fig. 5
Fl. 55. fig. 6.
PI. 54. Gg- i,
PI. 54. fig. 1,
PI. 54. fig, 6.
Capsule synoviale. Elle est commune à l’articulation huméro-cubitale , et à celle des deux os de l’avant-bras entre eux , à leur extrémité supérieure. Elle revêt d’abord la cavité olécranienne , s’étend sur l’apophyse olécrane, se prolonge sur la grande cavité sigmoïde du cubitus, descend sur la petite cavité du même nom, qu’elle tapisse, ainsi que le ligament annulaire du radius ; de là elle remonte sur le col du radius et» formant un cul-de-sac, recouvre la tête du même os, se porte ensuite sur le ligament antérieur , recouvre sur les côtés les ligamens latéraux , passe sur la cavité coronoïde , l’extrémité articulaire de l’humérus, et revient à la cavilé olécranienne d’où nous l’avons supposée partir.
5° ARTICULATION RADIO-CUBITALE.
Le cubitus et le radius sont articulés entre eux par leurs extrémités supérieure et inférieure; tle plus ils sont réunis au milieu par des ligamens : ces derniers remplissent l’espace qui les sépare au niveau de leur corps.
A. Articulation supérieure. Elle a lieu entre une partie de la circonférence de la tcte du radius et la petite cavité sigmoïde du cubitus; elle se trouve affermie par un ligament annulaire , et revêtue par un prolongement de la membrane synoviale de l’articulation du coude.
Ligament annulaire. C’est une zone fibro cartilagineuse, aplatie, étroite, composée de fibres circulaires, plus large en arriére qu’eij avant, qui , du bord antérieur de la petite cavité sigmoïde du cubitus , se porte, en se contournant sur la circonférence de la tète du radius , au bord postérieur de la même cavilé. Celle-ci forme à peu prés le tiers d’un anneau, dont le ligament compose les deux autres tiers , et dans lequel tourne la tète du radius.
B. Articulation moyenne. Elle n’offre pas de rapports de surfaces articulaires ; on trouve seulement, dans l’intervalle que le radius et 1e cubitus laissent entre eux, un ligament inter-osseux et un ligament rond.
Ligament inter-osseux. Il est membraneux , moins long que l’espace qu’il remplit, parce qu’il commence seulement au-dessous de la tubérosité bicipitale, et laisse au-dessus de lui une ouverture que traversent des vaisseaux. Il est composé de fibres blanches, resplendissantes, comme aponévrotiques , qui forment des faisceaux aplatis, lesquels descendent obliq uement du bord interne du radius au bord externe du cubitus. Quelques faisceaux offrent en arrière une direction opposée et croissent les premiers. Le ligament inter-osseux offre en bas une petite ouverture pour le passage de vaisseaux.
Ligament rond. C’est un cordon fibreux, arrondi, placé sur un plan antérieur au ligament inter-osseux , qui s’étend obliquement en bas et en dehors, de l'apophyse coronoïde du cubitus vers le radius , auquel il se termine immédiatement au-dessous de la tubérosité bicipitale.
C. Articulation inférieure. Elle a lieu entre la tète du cubitus, et une surface articulaire concave qu’offre en dedans l’extrémité inférieure du radius. Les deux surfaces contiguës sont revêtues de cartilage, et d’une membrane synoviale que fortifient, en avant et en arrière, quelques fibres irrégulières, transversales.
Le principal moyen d’union est un fibro-canilage triangulaire.
Fibro -cartilage triangulaire. Il est mince, aplati, jaunâtre, de forme triangulaire, et placé transversalement entre l’extrémité inférieure du radius et celle du cubitus. Il se fixe
par son sommet, à l'enfoncement qui sépare l’apophyse styloïde et la surface articulaire inférieure du cubitus ; de là ses fibres se portent en rayonnant, en dehors, et viennent se terminer au bord qui sépare les deux cavités articulaires de l’extrémité inférieure du radius.
Sa face supérieure, concave, est en rapport avec la face articulaire de l’extrémité inférieure du cubitus ; 1 inférieure, concave aussi , est contiguë à l’os pyramidal , et concourt à la formation de l’articulation radio-carpicnne.
6° ARTICULATION RADIO-CARPIENNE.
L’extrémité inférieure du radius et le fibro-cartilage triangulaire forment ensemble une pi 54 fl<r cavité oblongue, transversale, qui reçoit une surface convexe, présentée par le scaphoïde , 7.
le semi-lunaire et le pyramidal. Les deux premiers de ces os correspondent au radius , et le dernier au fibro-cartilage triangulaire. On trouve pour cette articulation quatre ligamens et une membrane synoviale.
Ligament antérieur. 11 est large, aplati et mince. Il se fixe en haut, au-devant de l’ex- pi.5i,fig, trémilé inférieure du radius, et de là se porte obliquement en bas et en dedans, à la PI. 55,%. 2. partie antérieure des os scaphoïde, semi-lunaire et pyramidal, auxquels il s’insère.
Ligament postérieur. Moins large que le précédent, il s’attache, d’une part, derrière PI. 54, fig. 2) l'extrémité inférieure du radius, et de l’autre, aux os semi-lunaire et pyramidal. PI. 55, fig. 1.
Ligament latéral externe. I! se fixe au sommet de l’apophyse styloïde du radius , se dirige PI. 54, fi». lj2) en bas, et se termine à la partie externe du scaphoïde. Quelques-unes de ses fibres se PI. 55, fig. 1 portent jusqu’à l’os trapèze ; sa forme est irrégulière. 2> 3-
Ligament latéral interne. Il part de l’apophyse styloïde du cubitus, descend vers le py- pj ^ t ramidal , et s’y termine en envoyant un prolongement au ligament annulaire antérieur 2, PI. 55, fig. du carpe et au pisiforme. 2,4.
Membrane synoviale. Elle revêt d’abord la surface articulaire du radius et la face inférieure du fibro-cartilage triangulaire , se porte sur la face interne des quatre ligamens précédées, et vient recouvrir la face supérieure des os du carpe qui entrent dans la composition de cette articulation.
7° ARTICULATIONS CARPIENNES.
Toutes les surfaces par lesquelles les os du carpe se correspondent sont encroûtées de cartilage, et revêtues de membranes synoviales.
Nous allons considérer les articulations de ces os sous un triple rapport, savoir : dans pi 5^ fi(T g la rangée supérieure , dans l’inférieure , et dans les deux réunies.
A. Articulations de la rangée supérieure des os du carpe. Les trois premiers os de celte rangée ont un mode articulaire analogue; ils sont assujettis par deux ligamens interosseux , et par des ligamens dorsaux et palmaires.
Ligament inter-osseux. Ce sont deux couches fibreuses, peu épaisses, denses et serrées, pjo 5^ g qui occupent la partie supérieure de deux intervalles que le scaphoïde et le semi-lunaire d une part, ce dernier et le pyramidal de l’autre , laissent entre eux.
Texte.
MANUEL
P). 55, fig. i.
PI. 55, Cg. a.
PI. 55, Gg, i,
PI. 54,Cg.8.
PI. 55, fig. x,
PI. 55, fig. i, a.
PI . 54, fig. 8
PI, 55, fig. 2.
Ligamens dorsaux. On nomme ainsi des faisceaux de fibres irrégulières , transversalement dirigées, qui s’étendent en arrière du carpe, entre le scaphoïde et le semi-lunaire, entre celui-ci et le pyramidal.
Ligamens palmaires. Ils ont une direction et une disposition semblables à celles des précédens; seulement ils sont moins distincts; en passant d’un os à l’autre, ils se confondent avec les ligamens voisins.
Le pisiforme et le pyramidal s’articulent ensemble, au moyen de deux petites facettes appartenant h chacun de ces os; les surfaces contiguës sont revêtues par une membrane synoviale lâche, et unies par quelques fibres ligamenteuses irrégulières.
B. Articulations de la rangée inférieure des os du carpe. Ces os sont maintenus par des ligamens dorsaux et palmaires, lesquels offrent la même disposition que ceux de la première rangée, seulement il y en a trois qui s’étendent transversalement en avant et en arrière du trapèze au trapézoïde, de celui-ci au grand os, et de ce dernier à l’unciforme.
11 y a en outre , pour ces articulations , des ligamens inter-osseux.
JAgamens inter-osseux. Il y en a deux; ce sont des trousseaux de fibres irrégulières, situées entre le trapézoïde et le grand os, et un entre celui-ci et l’os unciforme.
C. Articulation des deux rangées des os du carpe, entre elles. Cette articulation est composée de deux arthrodies et d’une énarthrose. La jonction du scaphoïde avec le trapèze et le trapézoïde en dehors, et en dedans celle du pyramidal avec l’os unciforme, constituent les deux arthrodies; mais au milieu la tête du grand, reçue et comme enclavée dans une profonde cavité que lui offrent le scaphoïde et le semi-lunaire, représente l’énarthrose. Cette articulation est maintenue par quatre ligamens, et revêtue d’une capsule synoviale.
Ligamens antérieurs et postérieurs. Les premiers consistent en plusieurs bandelettes fibreuses obliques et parallèles qui, des trois premiers os de la rangée supérieure du carpe , se dirigent vers ceux de la seconde rangée sur lesquels ils se terminent.
Les ligamens postérieurs sont également formés par plusieurs bandes fibreuses, qui naissent de la partie postérieure des os de la première rangée , pour aller se terminer à la partie correspondante de ceux de la seconde.
Ligamens latéraux interne et externe . Il sont très-courts. L’externe, qui est le plus apparent , s’étend de la partie externe du scaphoïde au trapèze; l’interne, qui est moins prononcé,, se porte du pyramidal à l’unciforme. Ils paraissent être une dépendance des ligamens latéraux de l’articulation radio-carpienne.
Membrane synoviale. Elle revêt les surfaces par lesquelles les deux rangées des os du carpe sont en contact; elle fournit en haut deux prolongemens qui se portent entre les trois premiers os de la rangée supérieure, jusqu’aux ligamens inter-osseux qui les réunissent; elle donne en bas trois autres prolongemens , lesquels descendent entre les quatre os de la seconde rangée , et vont revêtir les surfaces des articulations carpo-métacarpiennes et métacarpiennes supérieures.
Ligamens de l’os pisiforme. Il y en a deux. Ils naissent de la partie inférieure du pisiforme, et sont placés sur un plan antérieur à celui des autres hgamens du carpe. L un est externe , et va se terminer à l’apophyse de l’os unciforme; l’autre est interne, et descend jusqu à l’extrémité supérieure du cinquième os du métacarpe auquel il s’attache.
8° ARTICULATIONS CARrO-METACARPIENNES.
Les articulations dés os du métacarpe avec ceux du carpe, diffèrent dans le premier et les suivans.
A. Articulation du premier os métacarpien avec le trapèze. Le trapèze présente une surface oblique, concave et convexe en sens opposés, qui supporte la surface correspondante du premier os du métacarpe. On trouve pour cette articulation un ligament capsulaire et une membrane synoviale.
Ligament capsulaire. II s’implante en haut, autour de la surface articulaire du trapèze, PI. 55, tig. z et se fixe en bas, à la circonférence de l’extrémité supérieure du premier os du méta- ® •
carpe. Ses fibres sont longitudinales, plus marquées en dehors et en arrière que dans tout autre sens.
Membrane synoviale. Elle revêt les deux surfaces articulaires , et la face interne du ligament capsulaire.
B. Articulations des quatre derniers os du métacarpe avec le carpe. J’ai déjà fait connaître la disposition des facettes qui concourent à la formation des articulations carpo-métacarpiennes , et les prolongemens de la membrane synoviale du carpe qui en revêt les cartilages.
On trouve pour ces articulations des ligamens dorsaux et palmaires.
Ligamens dorsaux o\s postérieurs . Ce sont de petits faisceaux , irréguliers , aplatis, qui des- pl* 55> 1
tendent verticalement ou obliquement, des os de la rangée inférieure du carpe aux quatre derniers os du métacarpe. Le trapèze et le trapézoïde en envoient chacun un au second de ces os; le grand os en fournit un au troisième; le quatrième en présente deux, l’un qui xient du grand os, et 1 autre de 1 os unciforme ; le cinquième n’est retenu que par un , lequel vient de l’os unciforme.
Ligamens palmaires ou antérieurs, lis ont la même disposition , mais sont moins distincts pi 55 g que les précédens. Le troisième os du métacarpe offre quelque différence sous ce rapport; il est fixé au trapèze par deux ligamens superficiels , et par un ligament profond. 11 lient aussi à l’os unciforme par une bandeletle particulière.
9° ARTICULATIONS METACARPIENNES./
Le premier os du métacarpe est séparé des autres ; mais les quatre derniers sont , à leurs extrémités supérieures , en rapport par des facettes encroûtées de cartilage , sur lesquelles se déploie la membrane synoviale qui appartient aux deux rangées des os du carpe , excepte sur les facettes antérieures du troisième et du quatrième , qui ont une petite poche pai ticulière. Cette articulation offre les ligamens suivans :
Ligamens métacarpiens dorsaux et palmaires. Au nombre de trois de chaque côté, peu P, kk c„ istmets es uns des autres, transversalement dirigés, ils maintiennent en rapport les 2. s g extrémités supérieures des quatre derniers os du métacarpe, sur lesquelles ils s’implantent •
1 S sc continuent a\ec des fibres transversales, qui représentent des espèces de ligamens inter-osseux à la partie supérieure de chaque espace du même nom.
Fl. 55, fig. 2.
PI. 55 , fig. 2»
PI. 55, Gg. î,
PL 55, fig. 5.
PL 55, Gg. i
PL 55, Gg. i a.
PL 55, fig. 5
116 MANUEL
Ligament métacarpien transverse inférieur. On nomme ainsi une bandelette fibreuse , transversale , tendue au-devant de 1 extrémité inferieure des quatre dernieis os du melacaipe. Sa fii ce antérieure est creusée au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes, de quatre enfonccmens qui correspondent à des tendons ; sa face postérieure est unie aux Iraniens des articulations métacarpo-phalangiennes.
10° ARTICULATIONS METACARPO-PHALANGIENNES.
La tête de chaque os du métacarpe est reçue dans une cavité que lui offre l’extrémité correspondante des premières phalanges. Les surfaces articulaires sont encroûtées de cartilage, revêtues d’une membrane synoviale, et assujetties pai liois ligamens.
Ligament antérieur. Bichat nomme ainsi une sorte de demi-anneau fibreux , formé de fibres transversales , concave en avant et en arrière , qui embrasse la partie antérieure de l’articulation ; il s’attache de l’un et l’autre côté à l’os du métacarpe , au-devant de chaque ligament latéral ; en arrière il se confond avec le ligament métacarpien transverse inférieur, et en avant , avec les gaines des tendons des muscles fléchisseurs des doigts.
Ligamens latéraux. Nés des parties latérales de la tête de chaque os du métacarpe, dans un petit enfoncement particulier , ils descendent un peu obliquement en avant , et viennent se terminer sur les côtés de l’extrémité supérieure de la phalange correspondante. Ils sont épais, plus larges en haut qu’eu bas , arrondis, et composés de fibres longitudinales nombreuses.
Membrane synoviale. Elle est libre et très-lâche en arrière ; elle recouvre la cavité articulaire de la phalange , ensuite la tête de l’os du métacarpe , les ligamens latéraux , et forme un cul-de-sac assez profond entre la partie antérieure de la tète de chaque os métacarpien , et le ligament antérieur qu’elle tapisse à sa face postérieure.
11° ARTICULATIONS PHALANG1ENNES.
Les articulations des phalanges entre elles ont toutes la plus grande ressemblance , par rapport à leurs surfaces articulaires et à leurs ligamens. Il n y en a qu une pour le pouce; les quatre autres doigts en ont chacun deux. Les condyles de 1 extrémité inférieure des premières et secondes phalanges sont encroûtés de cartilage , ainsi que les cavités correspondantes de l’extrémité supérieure des secondes et des troisièmes. On trouve pour ces articulations les ligamen%suivans :
Ligament antérieur. De même forme que celui des articulations métacarpo-phalangiennes, il s’attache aux deux côtés de l’extrémité inférieure de la phalange supérieure , et reçoit beaucoup de fibres de la gaine des tendons des muscles fléchisseurs des doigts.
Ligamens latéraux. Ils sont semblables à ceux des articulations metacarpo-phalangiennes.
Membrane synoviale. Elle ofTrc une disposition analogue à celle des articulations métacarpo- '■ plialangiennes.