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C. Des veines dont la réunion forme la veine sous-clavicre

Les artères radiale et cubitale et toutes leurs divisions sont accompagnées chacune par Pl-aSg.fig. r, deux veines satellites qui , vers le pli du bras , forment quatre branches profondes. Ces branches s'unissent deux à deux , et constituent ainsi deux troncs qui remontent le long de l'artère brachiale, l'embrassent de leurs rameaux d'anastomose , et vont , après avoir reçu dans leur trajet toutes les veines qui répondent aux divisions de l'artère brachiale, s'ouvrir dans la veine axillaire , au même endroit que la veine basihque.

La veine céphalique est formée par un grand nombre de veinules étendues en réseau sur Pl. 258, fig, 2, la face dorsale de la main et sur les muscles du pouce. De la réunion de ces veinules il résulte un tronc qui porte d'abord le nom de veine céphalique du pouce , et qui , sous celui de veine radiale superficielle , monte sur la partie antérieure et externe de l'avant-bras , où elle reçoit un grand nombre de rameaux , pour se réunir au pli du bras, avec la veine médiane céphalique. Celle-ei , plus volumineuse que la radiale superficielle, monte en dehors Pl. 258, flg. î. dans l'espace triangulaire formé en cet endroit par les muscles de l'avant-bras, et s'anastomose avec la veine médiane basilique.

Le tronc de la veine céphalique , formé par la jonction de ces deux veines, monte sur P1.258,fig,2. la partie antérieure et externe du bras; placé d'abord entre la peau et le bord externe du muscle biceps , il est ensuite reçu dans l'inlervalle qui sépare les muscles deltoïde et grand pectoral ; ensuite il se porte en dedans , et passe devant ou derrière la clavicule pour aller s'ouvrir dans la veine axillaire.

Texte. 56

U2 MATVUEL

La veine basilique est formée par les veines cubitales antérieure et postérieure , et par la médiane basilique.

Pl. 258, iJg. i; La veine cubitale postérieure a ses racines dans un réseau situé sur la partie interne du dos P1?2G3. main et sur la face postérieure des doigts. Ces racines , qui s'anastomosent fréquem-

ment avec celles des veines céphalique du pouce et radiale superficielle , se réunissent en un seul tronc appelé veine salvatelle, et cette dernière prend le nom de cubitale postérieure, en montant sur la partie interne de l'avant-bras. La veine cubitale postérieure, après avoir reçu un assez grand nombre de veines sous -cutanées , passe derrière l'épitrochlée , et se réunit à

Pl. 258,fig. I, La veine cubitale Ultérieure, CeWe- c'nmi\. delà partie interne et antérieure de l'avant-bras , reçoit de la précédente plusieurs rameaux d'anastomose , et remonte au-devant de l'épitrochlée.

P].258,Cg. I, La veine médiane basilique descend en dehors du tronc de la veine basilique , en côtoyant PL 2.63. tendon du muscle biceps , et elle s'unit à la veine médiane céphalique à angle aigu ou

au moyen d'un rameau transversal. Au milieu de cette anastomose s'ouvrent deux veines , l'une profonde , formée de rameaux qui viennent des veines radiale et cubitale profondes, l'autre , sous-cutanée, nommée veine médiane commune , laquelle a ses racines sur la face antérieure de l'avant-bras.

P1.258,fig.!, Résullant de la jonction de ces diverses branches, la veine basilique monte sur la partie Pl?263. interne du bras , au-devant du nerf cubital; elle communique plusieurs fois avec la veine céphalique, reçoit comme elle quelques rameaux des parties environnantes, puis s'enfonçant dans le creux de l'aisselle , elle se continue avec la veine axillaire. PI 258 G" 2 veine axillaire , formée par toutes les veines du membre supérieur, monte obliquement

Pl. 2G3'. ^ en dedans , derrière la clavicule , au-devant de l'artère axillaire , depuis le tendon du muscle grand pectoral jusqu'à l'extrémité inférieure du muscle scalène antérieur. Elle reçoit dans ce trajet les veines circonflexes, scapulaire inférieure, thoracique longue, thoracique supérieure et acromiale , qui sont satellites des artères du même nom. Pl. 2'(7, 253, Les veines sous- clavières sont la continuation des veines axillaires, et s'étendent depuis l'extrémité inférieure du muscle scalène antérieur au-devant de laquelle elles passent, jusqu'à la veine cave supérieure qui résulte de leur réunion. L'une et l'autre se portent d'abord transversalement en dedans , puis se recourbent en bas pour pénétrer dans la poitrine , mais elles offrent des différences qu'il est important d'étudier. P). 247 , 2G3, La veine sous-clavière du côté droit est fort courte , et presque verticale dans la seconde partie de son trajet. Elle est couverte par le muscle sterno-mastoïdien , par l'articulation de la clavicule avec le sternum, par le cartilage de la première côte et par une petite portion du sternum. Elle est en rapport, en dehors et en arrière, avec le feuillet droit du médiaslin postérieur , le nerf pneumo-gastrique , l'artère sous-clavière droite et le muscle scalène antérieur. En dedans, elle correspond à l'aorte. Pl. ?,47, 263. La veine sous-cravière gauche est beaucoup plus longue , plus horizontale et plus volumineuse que la précédente. Recouverte par les mêmes parties qu'elle, elle l'est de plus par toute la largeur du sternum et par les muscles qui s'attachent à son extrémité supérieure. Elle est appliquée sur le muscle scalène antérieur , sur l'artère sous-clavière correspon-

D'ANATOMIE DESCRIPTIVE. 443 tlante ; le feuillet gauche du médiastln , le nerf vague , sur la crosse de l'aorte et sur l'artère brachio-céplialique.

La veine sous-clavière gauche reçoit de plus que celle du côté droit, les vemcs mammaire interne gauche et thyroïdienne inférieure gauche.

La veine mammaire interne gauche T^rend naissance des extrémités capillaires de l'artère du Pl. 247. même nom , et se comporte comme elle. Ses radicules communiquent avec celles de la veine épigastriquc. Elle reçoit les veines diaphragmatique supérieure , médiaslines et thymiques gauches.

La veine ihy roïdienne inférieure gauche naît d'un réseau formé au-devant de la Irachéc-ar- PI, 255. 1ère par des veines sorties de la partie inférieure de la glande thyroïde , et par leurs nomhi-euses anastomoses avec la veine du côté opposé et les thyroïdiennes supérieures. Née de PL 247. ce réseau , Yiovamè. plexus veineux thyroïdien, elle se porte d'abord en dehors , descend ensuite obliquement sur la trachée-artère, sur le nerf vague , sur la carotide primitive , et vient se décharger à la partie postérieure et inférieure de la veine sous-clavière.

Entre les veines jugulaires interne et externe , les veines sous-clavières reçoivent les veines vertébrales et intercostales supérieures.

La veine vertébrale a ses racines dans les muscles des régions occipitale et cervicale pos- Pl. 254, 256, lérieure. Parvenue au-dessus de l'atlas, elle traverse le trou pratiqué à la base de l'apo- ^' physe transverse de cette vertèbre , et communique, en cet endroit, avec le siims latéral de la dure-mère , au moyen d'un rameau logé dans le trou condylien postérieur. Ensuite la veine vertébrale descend dans le canal qui loge l'artère vertébrale , recevant, au niveau des trous de conjugaison , un rameau d'anastomose avec les sinus vertébraux , et un rameau qui rapporte le sang des muscles du cou. Sortie de ce canal à la hauteur de la sixième ou de la septième vertèbre du cou, elle reçoit la veine cervicale profonde qui accompagne l'artère du même nom, et elle s'unit à une autre veine qui prend naissance sur le côté de la tête, où elle communique avec le sinus latéral de la dure-mère par le trou mastoïdien, et qui descend sur les apophyses transverscs des vertèbres cervicales , recevant des rameaux des muscles cnvironnans , et en envoyant à la veine vertébrale elle-même. Ensuite la veine vertébrale descend , en contact avec l'artère du même nom , entre les muscles scalène antérie-ar et grand droit antérieur de la tête , et vient s'ouvrir à la partie postérieure et inférieure de la veine sous-clavière, en passant, celle du côté gauche au-devant de l'artère sous-clavière , et celle du côté droit derrière celte artère et le nerf récurrent. '

La veine intercostale supérieure droite , quand elle existe , est formée par des branches Pl. 253, 255. répandues dans les deux espaces intercostaux supérieurs. Elle sort de la poitrine par sa circonférence supérieure , et va s'ouvrir dans la veine sous-clavière , auprès de la veine vertébrale.

La veine intercostale supérieure gauche , a ses racines dans le huitième , le septième ou le Pl. 253 , 255. sixième espace intercostal. Après avoir envoyé des rameaux d'anastomose aux veines azygos et demi-azygos , elle monte entre la plèvre et la partie latérale du corps des vertèbres, recevant successivement des branches qui viennent de chaque espace intercostal. Au niveau de la troisième vertèbre du dos, trois ou quatre veines qui descendent des espaces intercostaux supérieurs viennent se décharger dans cette veine qui , en pas-

sant en dehors de l'aorte et derrière le poumon , reçoit la veine bronchique gauche , et sort de la poitrine pour aller se décharger dans la veine sous-clavière gauche.

De la veine cave supérieure.

Pl. 247, 263. La veine cave supérieure résulte de la jonction des deux veines sous-clavières. Née ordinairement au niveau du cartilage de la première côte , un peu au-dessus de la crosse de l'aorte, elle descend à gauche et en avant, pai'vient à la base du péricarde, et, recouverte par ce sac membraneux , elle va s'ouvrir dans l'oreillette droite du cœur , au-dessus de la veine cave inférieure, Dans ce trajet , elle est en rapport , en avant , avec le thymus et le lissu cellulaire du médiastin antérieur; en arrière, avec la veine pulmonaire droite supérieure et avec l'aorle ; â droite , avec le poumon ; à gauche , avec le péricarde.

Avant d'arriver au péricarde, la veine cave supérieure reçoit les veines azygos, mammaire interne et thyroïdienne inférieure du côté droit; elle reçoit aussi les branches thymiques , médiaslincs , pcricardines et diaph^agmatiques supérieures , également du côté droit.

La veine mammaire interne droite ne diffère de celle du côté gauche que par son embou chure.

PI. 247. La veine thyroïdienne inférieure droite est semblable à celle du côté gauche dans la première

partie de son trajet. Ensuite elle descend en dehors , au-devant du nerf vague et du tronc brachio-céphalique , derrière les muscles sterno-thyrodien etsterno-hyoïdien, etvient s'ouvrir dans la veine cave supérieure, entre les deux veines sous-clavièrcs.

Pl. 24: , 253. La veine azygos établit une communication entre la veine cave supérieure et la veine cave inférieure. Elle s'insère à la partie postérieure de la première de ces deux veines , immédiatement au-dessus de la bronche droite , et forme , en se courbant de devant en arrière et de gauche à droite , une arcade autour de cette même bronche et de l'artère pulmonaire droite. Elle descend ensuite au devant et un peu à droite du corps des vertèbres , pénètre dans l'abdomen avec l'aorte , ou en dehors du pilier droit du draphragme , et va s'ouvrir dans la veine cave inférieure ou dans une des veines lombaires.

Pl. 253. Vres de son insertion , la veine azygos reçoit par la convexité de sa courbure la veine

bronchique droite, dont le trajet est analogue à celui de l'artère du même nom, et plusieurs petites veines qui viennent delà trachée-artère, des glandes bronchiques, du péricarde, des parois de l'aorte et de l'artère pulmonaire. Le long des vertèbres du dos , elle reçoit , en devant , des rameaux qui naissent de l'aorte et de l'œsophage; adroite, les veines intercostales correspondantes qui sont satellites des artères du même nom; et à gauche ,

pj au niveau de la septième côte environ, la veine demi-azygos. Celle-ci, ouverte inférieurement

dans la veine rénale gauche ou dans la première veine lombaire , pénètre dans la poitrine à travers les fdjres du diaphragme , et monte derrière l'aorte et l'œsophage sur la partie antérieure gauche du corps des vertèbres du dos. Les veines intercostales inférieures gauches s'ouvrent dans cette veine.

2°. Des veines qui concourent à former la veine cave inférieure. A. Des veines dont la réimionforme la veine iliaque externe.

La veine poplitée résulte de la réunion des veines tibiale antérieure , tibiale postérieure Pl-^Gr.fig. i et péronière , qui sont ordinairement doubles, et dont le trajet est absolument le même pi.âej, Hg. t que celui des artères du même nom ; elle accompagne l'artère poplitée , et se trouve pla- pj^'^^,^ cée d'abord à son côté externe, et puis ensuite a sa partie postérieure. Elle reçoit

La veine saphcnc externe ou petite saphène dont les radicules répandues sur la face dorsale Pl. 260, flg. 2. et sur le côté externe du pied, ainsi qu'aux environs de la malléole externe , se réunissent en un seul tronc derrière cette dernière. Ce tronc monte sur la jambe, d'abord le long du Lord externe du tendon d'Achille, puis ensuite entre les muscles jumeaux et la peau, et côtoyant le nerf poplité interne , il va s'ouvrir dans la veine poplitée.

La veine crurale ou fémorale est la continuation de la veine poplitée. Satellite de l'artère Pl..!6i,rig,2 crurale, elle remonte à la partie interne et antérieure de la cuisse, placée d'abord à la partie postérieure de l'artère, et puis ensuite à son côté interne. Outre un grand nombre de veines tout-à-fait analogues aux branches de l'artère crurale > et qui viennent se décharger dans son intérieur , la veine crurale reçoit , aux environs de l'arcade crurale, la veine saphène interne.

La veine saphène interne ou grande saphène nait de la réunion de veinules répandues sur le Pl. 260, ûg. i bord interne du gros orteil, et qui forment sur le dos du pied une arcade transversale p]^'2(;3 ^64 communiquant avec la veine saphène externe, et dont la convexité, tournée en avant, reçoit des rameaux des orteils. Ces veinules, accrues de plusieurs branches qui viennent des régions tarsienne et métatarsienne , montent au-devant de la malléole interne et donnent naissance au tronc de la veine saphène interne , laquelle monte sur la partie interne de la jambe , passe derrière le condyle interne du fémur , et continue à monter le long de la face interne de la cuisse. Dans cette dernière partie de son trajet , cette veine reçoit des branches qui viennent de la partie postérieure et superficielle de la cuisse. Une d'elles, assez volumineuse, naît à la partie antérieure de la jambe , ou autour du condyle interne du fémur, de veinules qui communiquent avec le tronc lui-même; elle reçoit un assez grand nombre de rameaux en montant au-dessous des tégumens de la cuisse. Parvenue au-dessous de l'arcade crurale , la veine saphène interne reçoit le sang rapporté par plusieurs veines sous-cutanées abdominales , par les veines honteuses externes , lesquelles suivent le trajet des artères du même nom , et elle se jette dans la veine crurale , en traversant l'ouverture de l'aponévrose fémorale qui constitue l'ouverture inférieure du canal du même nom.

La veine iliaque externe commence où finit la veine crurale. Placée au-dessous et en de- P1.25i,fig. i • • • PI ''Gj

dans de l'artère iliaque externe , elle se comporte absolument comme elle , et reçoit les ■ - •

veines correspondantes aux branches fournies par cette artère , telles que les veines épigastrique et circonflexe iliaque; elle reçoit de plus chez l'homme une assez grosse branche qui vient des membranes du testicule et qui entre dans l'abdomen par l'anneau inguinal.

B. Des veines qui donnent naissance à la veine hypo gastrique .

1.^ veine hypo£;astriquc , placée derrière l'artère du même nom, est formée par des PJ.aSijfig. i

^ ^ ' ^ A P1.252,fig.2

branches correspondantes aux branches fournies par cette artère , et par les veines suivantes :

Veines vésicules. Ces veines diffèrent suivant le sexe.

Pl. a5ijfîg.3. Chez l'homme , elles prennent naissance sur le gland , et forment deux troncs nommés veines dorsales de la verge , lesquelles montent sur le dos de cet organe à côté des artères du même nom , se réfléchissent de haut en bas , et se divisent bientôt en plusieurs branches. Celles - ci reçoivent des veines qui viennent du scrotum , du darlos et de la tunique vaginale ; elles s'unissent à des divisions de la veine honteuse interne , et se portent vers les racines du corps caverneux pour pénétrer dans le bassin , audessous de l'arcade des pubis. Parvenues sur les parties latérales de la vessie , elles forment sur cet organe par leurs anastomoses avec des veines qui sortent de ses parois et de la prostate , un plexus fort considérable d'où prennent naissance plusieurs troncs qui , après avoir reçu quelques veinules du rectum et des vésicules séminales , vont enfin s'ouvrir dans la veine iliaque interne , non loin de l'obturatrice.

Pl. 252,%. 1. Chez la femme, les veines vésicales résultent de la jonction des veines dorsales du clitoris avec d'autres veines qui viennent de l'épaisseur des grandes lèvres et du muscle constricteur du vagin. Ces veines se réunissent autour du vagin, et, après s'être anastomosées avec les veines honteuses interne et externe, elles vont former sur les parties latérales de la vessie et du vagin un plexus qui donne naissance , comme dans l'homme , aux troncs terminaux. Ces derniers reçoivent de nombreux rameaux provenant des cloisons recto-vaginale et vésico-vaginalc.

Pl. 253. Les veines sacrées latérales naissent dans le canal sacré , en s'anastomosant avec les

sinus des vertèl)res du sacrum, et sortent par les trous sacrés antérieurs. Elles remontent sur la face antérieure du sacrum pour s'ouvrir dans la veine liypogastrique. C. Des veines iliaques primitives.,

PI. 247 , 263 Les veines iliaques primitives sont formées par la jonction des veines iliaque externe et hypogastrique.

Elles s'étendent depuis la symphyse sacro-iliaque jusqu'à l'articulation des quatrième et cinquième vertèbres des lombes , où elles se réunissent pour donner naissance à la veine cave inférieure. Celle du côié gauche passe derrière les artères iliaques primitives gauche et droite et au devant de la cinquième vertèbre lombaire.

De la veine cave inférieure.

Pl. 247, 253, La veine cave inférieure commence ordinairement vers l'articulation des quatrième et cinquième vertèbres des lombes. Elle monte le long de la partie latérale droite du corps des vertèbres; parvenue au-dessous du foie, elle décrit une légère courbure dont la concavité est tournée à droite , et se trouve ensuite reçue soit dans une véritable ouverture pratiquée dans cet organe , soit dans une simple échancrure qu'on remarque entre le lobe droit et le lobe de Spigel. Après quoi la veine inférieure pénètre dans le péricarde , en passant à travers l'aponévrose phrénique; et, se dirigeant obliquement à gauche , en arrière et en haut , elle s'introduit dans l'oreillette droite du cœur , par une ouverture qui se confond un peu avec celle de la veine cave supe-

rieure , et qui est garnie de la valvule d'Eustachi. Elle est successivement en rapport , en devant , avec l'artère iliaque primitive droite , le péritoine , le duodénum , le foie , et . avec le péricarde ; à gauche , elle côtoie l'aorte.

La veine cave inférieure reçoit les veines sacrée moyenne , lombaires , spermatiques , rénales , capsulaires , hépatiques et diaphragmatiques inférieures.

1° La zeim sacrée moyenne, née des extrémités capillaires de l'artère du môme Pl. aSi, lig. i. nom , monte à côté d'elle sur la face antérieure du coccyx et du sacrum , et va P'- '^Sa, fig. 2. s'ouvrir dans l'angle de réunion des deux veines iliaques primitives.

2° Les veines lombaires sont au nombre de quatre, et symétriques. Elles sont for- Pl. aSijfJp;. 1 . niées chacune par deux branches, l'une abdominale et l'autre dorsale , qui correspondent aux branches des artères lombaires. Les radicules de la branche abdominale s'anastomosent avec celles des veines intercostales inférieures, épigastrique et circonflexe iliaque. Les branchea dorsales communiquent avec les sinus vertébraux au niveau des trous de conjugaison. Le tronc qui résulte de la jonction de ces deux branches .se porte transversalement en dedans , entre le muscle psoas et le corps des vertèbres. Les veines lombaires s'envoient réciproquement des rameaux d'anastomose au devant de la colonne vertébrale. Celles du côté gauche sont plus longues que celles du côté droit , et passent derrière l'aorte.

3° Les veines spermaliques varient suivant les sexes.

Chez ï homme , elles prennent naissance d'un lacis veineux nommé plexus spermalique , Pl. 247, aG3. dont les radicules sortent de la substance du testicule à travers la tunique albuginée ; au devant de la tète de l'épididyme. Les rameaux de ce plexus , après s'être anastomosés avec les racines des veines dorsales de la verge , vésicales , honteuses internes , se réunissent pour former quatre ou cinq branches qui montent au-dessous de la tunique vaginale, et enveloppent le conduit déférent, en communiquant fréquemment entre elles. Parvenues au-delà de l'anneau inguinal , ces branches se réunissent elles-mêmes en un seul tronc qui côtoie le muscle psoas jusqu'au détroit supérieur du bassin , pour se diviser bientôt et former au-dessous du rein un second plexus connu sous le nom de corps pampiniformc. Ce plexus, auquel concourent un grand nombre de veines adipeuses , qui sortent du tissu graisseux placé autour du rein , est augmenté encore par plusieurs rameaux provenant du mésocolon et du mésentère , et il donne naissance à un tronc qui , remontant entre le péritoine et le muscle psoas , va enfin s'ouvrir , celui du côté droit , dans la veine cave , au-dessous de la veine rénale , et celui du côté gauche , dans la veine rénale correspondante.

Chei la femme, les veines spermatiques ou de V ovaire ont leurs racines dans un Pl. 252, fig. t, plexus situé dans l'ovaire et à sa surface. De ce plexus qui reçoit des branches des ^* parties latérales de l'utérus , du ligament rond et des trompes de Fallope , sortent plusieurs branches qui se rassemblent dans l'épaisseur du ligament large de l'utérus, passent au devant et en travers de l'artère iliaque externe, et gagnent le détroit supérieur du bassin pour se comporter ensuite comme dans l'homme.

4° Les veines rénales naissent dans la substance du rein par un très-grand nombre de PI-

^ , , 1 ' • t 11 , 111 • P1.25l,fig. I.

racnies qui marchent a cote des rameaux artériels; elles s ouvrent, chacune dans la partie pi. 263.

correspodaiite de la veine cave inférieure. La veine rénale du côté gauche est plus longue que celle du côté droit ; elle reçoit la veine spermatique correspondante.

Pl. 247. 5° Les veines capsulaires ^ au nombre de deux , une de chaque côté , ne diffèrent pas des

artères du même nom , et vont s'ouvrir dans les veines rénales.

Pl. 247. 6° Les veines hépatiques naissent de tous les points de la substance du foie. Quelques-unes

d'entre elles sont irréguiières , et s'ouvrent séparément dans la veine cave. Les autres sont distinguées en veines hépatiques moyennes , gauches et droites. Les premières sont peu nombreuses ; elles proviennent du lobe de Spigel , et se déchargent dans la veine cave entre les veines hépatiques droites et les hépatiques gauches. Celles ci, nées dans le lobe gauche, sortent du foie près du ligament latéral gauche, et se jettent dans la veine cave au moment où cette veine traverse le diaphragme. Les veines hépatiques droites sortent de la face inférieure du lobe droit du foie , et vont se décharger également dans la veine cave , mais beaucoup au-dessous des précédentes.

Pl. 247, 2G3. 7° Les veines diaphragmaliques inférieures sont satellites des artères du même nom, et se comportent comme elles.

Des veines du rachis cl de la moelle cpinicre.

Pl. 255. Dans toute la longueur du canal rachidien, ordinairement depuis le trou occipital , mais

quelquefois aussi depuis la face supérieure de 1 apophyse basilaire jusqu'au coccyx, entre !a partie postérieure du corps des vertèbres et la dure-mère, et sur les parties latérales du grand ligament vertébral postérieur, régnent deux grands conduits veineux, connus sous les noms de grandes veines rachidiennes ou de sinus vertébraux. Ces sinus n'ont pas dans toute leur étendue la même disposition : ainsi dans la région cervicale ils sont souvent composés de veines qui forment des espèces de plexus, et ils sont en général plus volumineux dans les régions dorsale et lombaire, où ils se rapprochent davantage des troncs veineux proprement dits.

Les sinus vertébraux ne sont pas toujours simples; on les trouve quelquefois doubles et même triples de chaque côté. Ils présentent aussi quelquefois des interruptions. Dans leur intérieur, on rencontre assez souvent, comme dans ceux de la dure-mère, des brides transversales qui n'ont pas de distribution régulière, pj Les racines inférieures de ces sinus sont répandues dans la substance des vertèbres coc-

cygiennes, et dans les parties molles situées derrière le sacrum et le coccyx. Il n'est pas rare qu'elles forment aux derniers nerfs de la queue de cheval une espèce d'enveloppe plexiforme.

A la partie supérieure du canal verlcbral les sinus vertébraux jettent daiis le trou condylicn antérieur un rameau qui va s'ouvrir dans la veine jugulaire iaterne. PI 254 255 Entre ces deux points , on les voit souvent former autour du pédicule des masses latérales des vertèbres , des espèces d'arcs dont les extrémités pénètrent dans les trous de conjugaison , et communiquent avec les veines postérieures du rachis, avec les veines vertébrales, intercostales, lombaires , et avec les veinules très-nombreuses qui rampent sur l'enveloppe ményngienne de la moelle épinière. La convexité de ces arcs est tournée

D'ANA^TOMIE DESCRIPTIVE. 449 en dedans; elle donne naissance à un rameau transversal qui, s'anastomosant avec un Pl. ^SS. rameau semblable , fourni par le sinus du côté opposé , forme avec lui un véritable sinus transverse sur la partie moyenne de la face postérieure des vertèbres, et elle reçoit les veines qui sortent du corps de ces derniers os, et qu'on doit appeler veines du corps des vertèbres.

Ces veines , dont la disposition est très-variable, naissent du corps et des masses laté- '^'^^5^^ §' raies des vertèbres. Logées dans des canaux creusés dans l'épaisseur du corps des ver- cj,' lô. tèbres , elles y sont réduites à la membrane interne du système veineux. Leurs racines communiquent avec toutes les veines qui entourent les parties antérieure et latérales de la colonne vertébrale , et se rendent dans des espèces d'arcades veineuses : de ces arcades partent des conduits plus voluniineux , qui se jettent également dans la partie convexe d'une arcade plus considérable laquelle se rapprocbe de la face postérieure du corps des vertèbres, et la partie concave de celte dernière donne ordinairement naissance à deux troncs qui passent derrière le ligament vertébral postérieur pour aller s'ouvrir dans les grandes veines racbidiennes.

Les veines du corps des vertèbres ont presque toujours une direction horizontale; Pi. j.ss. on observe que le plus souvent elles sont à une distance à peu près égaie de la face supérieure et de la face inférieure du corps de la vertèbre à laquelle elles appartiennent. Telle est leur disposition la plus ordinaire , mais elles offrent de grandes différences suivant les sujets et suivant les vertèbres.

Les veines de la face postérieure de ï épine sont nombreuses et ;>ssez volumineuses. Nées dans PI 25 j. lestégumens, le tissu cellulaire et les muscles de l'épine, elles pénètrent profondément ' ' entre les faisceaux de ces derniers, et vont s'ouvrir soit dans le plexus veineux qui remplit les trous de conjugaison , soit dans celui qu'on rencontre sur la paroi postérieure du canal vertébral , en traversant, dans ce dernier cas, l'épaisseur des ligamens jaunes.

On trouve entre la paroi postérieure du canal rachidien et la face correspondante de la '^^ ''^ ^• gaine ményngienne de la moelle , un plexus veineux dont les mailles sont entrelacées dans tous les sens , mais dont la direction principale est longitudinale. Ce plexus est beaucoup plus épais dans la région cervicale que dans les régions inférieures, et il offre dans ces dernières plusieurs interruptions. Au niveau des trous de conjugaison, les veines de ce plexus suivent le conduit fourni par la dure-mère à chaque nerf vertébral, et elles en sortent bientôt pour aller s'anastomoser avec les veines intercostales.

Les veines spinales ou de la moelle épinicre naissent des extrémités capillaires des artères ayfi.fig 2 du même nom. Elles consistent en un nombre plus ou moins considérable de rameaux grêles et flexueux , formant une sorte de plexus sur les deux faces de la moelle , assez souvent plus volumineux à la partie inférieure de cet organe qu'à la supérieure, mais qui se réunissent, ceux de la face postérieure en deux troncs, ceux delà face antérieure en un ou plusieurs troncs, pour aller s'ouvrir dans les veines cérébelleuses inférieures, ou dans les sinus pélreux supérieurs. Les veines spinales envoient des rameaux d'anastomose aux veines plexiformes contenues dans les trous de conjugaison.

Texte.

4oO

3° Des veines cardiaques ou coronaires du cœur.

Pl. 2og,fîg. 3. a. Des veines cardiaques postérieures .

La grande veine cardiaque postérieure naît sur le sommet du cœur. Elle monte dans le sillon du bord droit de cet organe, à côté d'une des branches de l'artère cardiaque postérieure, et, après avoir reçu un assez grand nombre de branches latérales, elle s'engage dans la rainure qui sépare les oreillettes des ventricules, pour aller s'ouvrir, par un tronc commun , à la partie postérieure de l'oreillette droite du cœur.

La petite veine cardiaque postérieure a la même origine que la précédente ; elle monte dans le sillon de la face correspondante du cœur, reçoit les rameaux veineux de cette face et de la cloison des ventricules, et, se portant sur l'oreillette , elle vient s'unir h la précédente.

b. Des veines cardiaques antérieures.

Pl. -209, Hl;. 2. Les veines cardiaques antérieures , variables pour le nombre , mais toujours beaucoup plus petites que les postérieures , naissent comme elles sur le sommet du cœur. Leurs racines communiquent avec celles de ces mêmes veines; elles se réunissent, sur la face antérieure du cœur, en deux ou trois branches , et ces branches se réunissent elles-mêmes presque toujours en un seul tronc qui monte sur la rainure iiuriculo-ventriculaire , et se jette dans la grande veine cardiaque postérieure.

i° Du système de la veine porte.

La veine porte est formée par la réunion de deux veines considérables, les \e,\ne9,splénique et mésentérique supérieure, qui rapportent le sang de tous les organes contenus dans la cavité abdominale, excepté les reins, la vessie et l'utérus.

Veille splénique. Ses racines, répandues dans la substance de la rate, se réunissent non loin du fond de la scissure de cet organe , pour donner naissance à des branches dont le nombre varie depuis trois ou quatre jusqu'à sept ou huit. Ces branches forment bientôt , par leur jonction sur le pancréas , un tronc considérable , moins flexueux que l'artère splénique, et qui se dirigeant de gauche à droite, entre cette artère et le pancréas, se jette dans la veine mésentérique supérieure, au-devant de la colonne vertébrale.

La veine splénique reçoit dans ce trajet les veines correspondantes aux vasa breviora ^ lesquelles sont garnies de véritables valvules. Elle reçoit aussi les veines gastro-épiploïques droite et gauche. Les veines duodénales , pancréatiques , coronaire stomachique , et la veine petite mésaraïque , ou mésentérique inférieure. Les prefnières sont satellites des artères du même nom, et rapportent le sang des organes auxquels il a été porté par ces artères. La petite mésaraïque a ses racines dans la partie gauche du colon transverse, le colon descendant et dans le rectum. Les branches qui viennent de ( es organes marchent à côté des divisions correspondantes de l'artère mésentérique inférieure, et le tronc veineux qui résulte de leur réunion accompagne cette artère elle-même jusqu'au-dessus de l'S iliaque du colon. Là, el'e l'abandonne, et remontant entre le colon transverse et la colonne vertébrale, elle s'engage sous le pancréas pour aller se jeter dans la veine splénique.

V eine mésentérique supérieure ou grande mésaraïque . Les divisions de cette veine ne diffèrent

Pl. 2^9.

Pl. 25o.

Pl. 2^y.

Pl. 348, 2 10

pas de celles de Tarière du même nom , qu'elles accompagnent dans tout leur trajet. Après être montée pendant quelque temps à droite et un peu en devant du tronc artériel lui-même , la veine mésenlérique supérieure s'en sépare au niveau du bord adhérent du niésocolon transverse ; elle passe alors sous le pancréas, et, après avoir reçu des veines de cet organe et du duodénum, elle s'unit à angle obtus avec la veine splénique.

Résultant de la jonction des veines splénique et mésentérique supérieure, le tronc de ' ' la veine porte se dirige obliquement en haut et en arrière jusqu'au sillon transversal du foie , où il se divise en deux branches. Il a environ quatre pouces d'étendue. Placé d'abord sous la petite extrémité du pancréas et derrière la portion descendante du duodénum , il est ensuite en rapport immédiat avec les conduits biliaires et l'artère hépatique qui le recouvrent, et il est environné d'un grand nombre de fdets nerveux et de vaisseaux lymphatiques. Ses deux branches, écartées à angle droit, forment sous le foie une espèce de canal, auquel des anatomistes ont donné le nom de sinus de la veine porte : toutes deux s'accolent aux branches de l'artère hépatique. La division droite pénètre dans le lobe correspondant du foie, et s'y ramifie. La division gauche s'avance jusqu'au ligament de la veine ombilicale, et , après avoir jeté un rameau considérable dans le lobe de Spigel , elle s'introduit dans le lobe gauche , où elle se divise et se subdivise un grand nombre de fois. Les dernières divisions des branches de la veine porte s'anastomosent avec les radicules des veines hépatiques , dans lesquelles elles déchargent le sang qu'elles reçoivent des organes de la digestion.

Pl. 2ÙG, 267.

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