II
qwe chez l'enfant, et plus encore chez le vieillard que chez l'adulte, de telle sorte ([ue leur développement est en raison directe de l'âge. Chaque empreinte est séparée du tendon correspondant par une petite synoviale très régulièrement conformée dans quelques cas, c'est-à-dire circonscrivant une cavité unique, mais constituée le plus souvent par deux ou trois cellules qui communiquent entre elles.
Tous les vaisseaux et les nerfs qui pénètrent dans le globe de l'œil ou qui en sortent, traversent la sclérotique, les uns perpendiculairement à cette membrane, la plupart obliquement et en se creusant une sorte de canal dans son épaisseur: de là des orifices extrêmement nombreux qui peuvent être distingués d'après leur position en postérieurs, antérieurs et moyens. — Les postérieurs sont groupés autour de l'entrée du nerf optique ; on en compte 15 à 20; ils livrent passage aux artères ciliaires postérieures courtes et aux nerfs ciliaires; à 3 millimètres en avant de ceux-ci il en existe deux autres plus considérables , l'un eu dedans et l'autre en dehors , qui sont destinés aux artères ciliaires postérieures longues et aux nerfs correspondants.— Les orifices antérieurs, plus nombreux que les précédents, se subdivisent en deux groupes, les petits et les grands. Les petits, à peine visibles, sont situés sur le pourtour de la circonférence de la cornée ; ils livrent passage aux ramuscules qui émanent du cercle veineux de l'iris et qui vont constituer les veines ciliaires antérieures. Les grands, toujours plus apparents et plus éloignées de la Cornée que les précédents, livrent passage aux divisions des artères ciliaires antérieures.— -Les orifices qui occupent la partie moyenne de la sclérotique sont ordinairement au nombre de quatre, deux supérieurs, l'un interne et l'autre externe, et deux inférieurs, disposés de la même manière; ils donnent passage aux troncs des veines chorokliennes ou vasa vortîcosa.
La surface interne de la sclérotique répond à la choroïde. Elle est remarquable par sa couleur brune qui dégénère en avant en une teinte d'un blanc sale. Toute cette surface interne est moins unie que l'externe. Elle présente à sa partie postérieure, au point d'émergence des nerfs ciliaires, de très petits sillons plus ou moins apparents. Un tissu cellulaire lin et lâche l'unit à la choroïde. Les vaisseaux qui la traversent constituent pour les deux membranes un moyen d'union plus intime et plus iraporiunt ; et comme ces vaisseaux répondent surtout à leur partie antérieure et postérieure, il en résulte que c'est à leur partie moyenne qu'elles sont le plus faiblement unies : d'oîi le précepte, lorsqu'on se propose d'enlever la sclérotique, de l'inciser circulairement sur cette région.
Vouverlure lyostérieure de la sclérotique, située, ainsi que nous l'avons déjà constaté, à 3 millimètres en dedans de l'axe visuel et à 1 millimètre au'dessous, est taillée un peu obliquement aux dépens de la face externe, en sorte qu'elle représente un canal très court, d'aspect infundibuliforme. Le diamètre de l'extrémité antérieure de ce canal est de 1 millimètre et demi, et celui de l'extrémité postérieure de 3 à 3 et demi.
Lorsqu'on coupe le nerf optique à son entrée dans le globe de l'œil, on observe au niveau de la section une membrane mince circulaire et criblée de très petits trous à travers lesquels s'expriment les filets médullaires du tronc nerveux. Cette membrane a été considérée par quelques anatomistes
SPLANCHNOLOGIE.
comme une dépendance de la scléroti([ue , et par d'autres comme une partie du névrilème. La seconde opinion est la plus exacte ; car si l'on détache du tronc nerveux une tranche mince perpendiculaire à sa direction, et si l'on projette sur cette tranche un filet d'eau, on obtient xuic membrane du même aspect que la précédente.
Les connexions du nerf optique avec le globe oculaire ont été du reste l'objet de nombreuses dissidences depuis Galien jnscpi'à nos jours. Ce nerf, dans sa portion orbitaire, se trouvant entoure de deux tuniques, Tune externe, dépendante de la dure-mère, l'autre interne, provenant de la pie-mère, la plupart des anciens avaient été conduits par l'analogie à considérer la sclérotique comme un épanouissement de la tunique externe,
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