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inspifions, en internes ou ol)li(iues, moyennes on vciiicalcs, et postérieures ou (iemi-cii'CHlaires.

Les libres internes se portent en haut et en dedans pour aller s'attacher à l'extréinité postérieure de la bran.ehe interne du cartilai^e de l'aile du nez et aux téi^nnients correspondants, en arri<'re d'un petit faisceau niiisculaire qui vient de l'orbiculaire des lèvres et (pii s'insère à la [lartie moyenne de la sous-cloison.

Les fd)res moyeinies ou verticales s'aUaclient à tout l'espace com[iris entre la sous-cloison et la i)arli(: inférieure de l'aile du nez.

Les fibres externes ou deinicirculaircs, d'autant pins longues (prdles sont plus recidées, s'insèrent à toute la partie postérieure de l'aile du nez en décrivant (uie conrhe à concavité antérieure. Les plus élevées suivent le bord inférieur du Iransverse avec leipiel elU> sont d'abord confondues; mais, parveinies à la \»arlie su[>érie\He de l'aile du nez, elles l'abandonnent pour se répandre eu éventail sur la face externe de cette aile, c'esl-àdire dans l'épaisseur du repli cutané cpii la constitue en arrière. — Au-dessus et en arrière de ces libres on voit celles du muscle transverse qui présentent la même oriîçine, (pii suivent la iiièMie direclion, mais (pai, arrivées au-dessus de l'aile du nez, continuent à se [)orler en haut et en avant an lien de se recourber en bas. En embrassant d'un même co:q> d'œil le myrtiformeet le transverse, on ri'connaît cpic ces deux imiscles n'en constilnent réeliemcîit (pi'nn seul, dont le transversc représente le faisceau le plus élevé.

Lorsque le myrtiforme se contracte isolément, il a pour effet d'abaisser l'aile du nez en la déprimant c'est-à-dire de resserrer la cavité des narines et particulièrement son orifice supérieur. Mais il est douteux que ce (nnscle pui'^se agir iiub-pendamment du transverse. Conlraclcz votre myrtiforme et au moment de cette coniraclion ai)pliquez la pul|ie du doigt sur l'extrémité supt-ricnre du transverse ; à cliaque coniraclion vous sentirez que ce dernier umscle se tiMid aussi, et vous pourrez constater (jn'au moment de celle tension les aiic^ dii ne/ '^c. d('[irinicnt trè-i notablement. Vous reconnaîtrez en outre ^\\ui le sillon naso-labial daiis sa partie supérieure se déprime plus encore que l'aile du nez : d'oii il suit (pie la cavité des narines se rétrécit non-seulement dans son enscnd)le, mais surtout à son orifice supérieur, (pii corresitond très exactement au sillon, ainsi (pie nous le verrons pins loin. Le myrtiforme et le trausvcr-e réunis constituent donc [)onr cette cavité un demi-sidnucler dont l'action se fait sinMout sentir à sa [larlie supérieure. En opposition avec ce sphincter on ne trouve (pie les libres antérieures ou nasales de r(''lévateur commun |)rofond qui jouent le rôle d'un dilatateur ; mais celui-ci n'intervient (pie dans des circonstances exceptionnelles, dans raction de flairer, dans les accès de snffocalion, dans l'expression de certaines passions, par exemple. — Lorsipiele sphincter des narines se relâche, ces cavités reprennent leurs dimensions premières en vertu de l'éla'^ticilé de leurs parois, ainsi que M. Beau le premier l'a fait remarquer. Si à cl^upie insi)iration les ailes du nez se soulèvent légèrement chez (juelques individus, ce mouvement s'opère sous l'influeuce de la colonne d'air (pii, en se précipitant dans la cavité infundibuliforme des narines, soulève mécaniipiement l'aile du nez. On cite, il est vrai, (pielqnes faits d'hémiplégie (pii send)lcraient établir (pie lorsiiue les muscles moteurs de l'aile du nez sont paralysés, celle-ci l'este déprimée et

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ne laisse plus passer que difficilement ou incomplètement la colonne d'aiiins[)iiée. Mais ces faits n'ont peut-être pas été observés avec toute la sévérité q\i'on aurait [lu désirer; ils sont en outre assez rares, et l'on i)eut leur opposer une masse de faits beaucoup plus imposante, qui altes ent que l'iiémiplégie faciale chez la plupart des individus qui en sont affectés n'apporte aucune entrave au passage de l'air dans les narines.

Jedois dire unmot, en terminant, du rôleque M. Ducliesnea fait jouer aux fibres les plus internes du myrtiforme. Elles a\u-aient pour usage, d'après cet auteur, d'agrandir l'orifice nasal en déprimant le cartilage delà souscloison. Il me paraît évident, au contraire, qu'elles rétrécissent cet orifice en attirant la paroi interne des narines, non pas directement en bas, mais en bas et en dehors, c'est-à-dire vers la paroi externe, qui elle-même, ainsi que nous l'avons vu, se porte en dedans ; ces deux parois se rapprochent donc, et la cavité des narines, loin de s'élargir, se resserre. Ainsi les fibres internes, inqjroprement nommées faisceau interne du myrtiforme, jouent comme toutes les autres le rôle d'un constricteur, et non celui d'un dilatateur.

Immédiatementau-dessusde ces fibres internes on observe un faisceau du muscle orbiculairedeslèvres qui vient aussi s'attacher à la sous-cloison, mais sur un plan plus antérieur. Ce faisceau, qui a été signalé et bien représenté par Santorini, a pour usage d'attirer en arrière la peau de la sous-cloison ; lorsque son action devient plus énergique, il déprime légèrement le lobe du nez.

Pour compléter l'étude des muscles du nez, je dois aussi mentionner entre l'élévateur conunun superficiel, le pyramidal et le transverse, quel- (pies fibres musculaires très pâles qui se dirigent en bas et en dehors pour aller se fixer en dedans du trou sous-orbitaire, immédiatement au-dessus de l'extrémité inférieure du transverse. Ces fibres, qui n'ont pas été signalées, paraissent destiné-es à tendre la peau de la racine du nez. Le petit muscle (ju'elles forment offre beaucoup de variétés : il pourrait être nommé transverse supérieur. (Fig. 340.)

3" Couclie cutanée,

La peau qui recouvre le nez en revêt très exactement les saillies et en reproduit ainsi très fidèlement la forme. Contiiiue, en haut, aux téguments du front, en bas, à ceux de la lèvre supérieure, des côtés, avec ceux des joues, et; plus haut avec les téguments des paupières elle présente sur ces divers points des caractères un peu différents.

Sur la racine du nez, elle est d'abord épaisse comme celle du front ; mais en descendant on la voit s'amincir peu à peu et se dépouillerde ses cellules adipeuses pendant que son système pileux s'appauvrit de plus en plus.

Mince, sèche et presque glabre sur toute l'étendue du dos du nez, elle reprend un peu plus d'épaisseur sur le lobe, et [tlus encore au niveau de la sous-cloison, où elle ne diffère pas sensiblement de la peau épaisse et dense de la lèvre supérieure.

Sur les côtés et en haut elle est très mince et non doublée d'une couche graisseuse, caractères qui sont aussi ceux de la peau des paupières. Plus bas cette c <uche reparaît à sa face profonde, mais sans offrir l'épaisseur qu'elle prend sous les téguments de la joue.

Au niveau du sillon naso-labial et dans toute la partie circonscrite par ce sillon, elle se distingue par sa grande épaisseur, sa densité et sa résistance, qu'on ne retiouve au niênje degré sur aucun autre point des téguments de la face. En se repliant sous le bord inférieur de l'aile du nez et en s'appliquant à elle-même; elle constitue essentiellement la paroi externe des narines. Sur toute cette partie latérale et inférieure la peau du nez est remarquable encore par les orifices dont elle est comme criblée, orifices qui répondent à l'embouchure de ses glandes sébacées et de chacun desquels on voit sortir un poil rudimentaire ; assez fréquemment ceux-ci font en partie occupés et fermés par un prolongement du produit de sécrétion qui prend au contact de Tair une teinte brune, et qui donne à la peau du nez un aspect piqueté de noir, analogue à celui que pourraient produire des grains de poudre enchatonnés dans sa surface.

Considérée au point de vue de sa structure, la peau du nez diffère aussi par quelques modifications de celle des parties voisines. L'élément adipeux ne lui fait pas complètement défaut, ainsi que l'ont répété presque tous les auteurs ; mais il s'y trouve presque toujours en ti'ès petite quantité, de même qu'il existe, mais sous de minimes proportions également, dans le pavillon de Toreille et les voiles palpébraux. Lorsque cet élément acquiert plus de développement, ce qu'on observe chez quelques individus (le quarante à soixante ans, on voit la sous-cloison, le lobe et les ailes du i;ez prendre de plus grandes dimensions, et parfois même doubler ou tripler d'épaisseur.

Les glandes sudorifères qu'on observe dans la peau du nez sont en général peu nombreuses; elles occupent l'épaisseur des couches profondes du derme et ne présentent du reste rien de parliculier. Mais il n'en est pas ainsi des glandes sébacées, (jui se distinguent à la fois par leur nombre et leur développement.

Ces glandes, comme celles qui appartiennent à la partie cutanée du sens de l'ouïe et à la partie cutanée du sens de la vision, ne sont pas uniforn:ément réparties. Rares et rudimentaires au niveau de la racine et sur toute l'étendue du dos du nez, elles se montrent en grand nombre et très développées sur la moitié inférieure des faces latérales. Ici comme sur toutes les autres parties du corps elles se trouvent annexées a un bulbe pileux dans la cavité duquel elles viennent s'ouvrir. Il en existe deux pour ciiaque bulbe, et chacune de celles-ci présente à son extrémité profonde de 3 à 5 ou 6 culs-de-sac ; leur volume par conséquent est variable. La hauteur à laquelle elles viennent s'ouvrir dans le bulbe pileux correspondant varie aussi ; quelques-unes s'ouvrent au-dessous de sa partie moyenne, d'autres un peu au-dessus; rarement on les voit s'aboucher dans la cavité de celui-ci près de son embouchure. (Fig. i96.)

4° Couche muqueuse.

Vu par sa face postérieure ou profonde, le nez présente l'aspect d'une gouttière subdivisée par la cloison des fosses nasales en deux demi-gouttières, une droite et une gauche. Dans leurs trois quarts supérieurs ces gouttières latérales sont revêtues par la pituitaire, qui adhère en haut aux os propres du nez, et en bas aux cartilages latéraux. Dans leur (juart inférieur ces mêmes gouttières sont forinées par la peau, qui se replie au niveau

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de la base du nez pour tapisser toute la cavité des nai'ines. A l'union de cette portion cutanée avec la portion muqueuse de la face postérieure du nez, on remarque une saillie horizontale formée par le bord iuférieur du cartilage latéral du nez, saillie qui fait partie de l'orifice supérieur des narines et qui vient s'appliquer à la cloison des fosses nasales lorsque cet orifice se resserre, c'est-à-dire lorsque les muscles transverse et myrtiforme se contractent. (Fig. 3 4 3.)

5° Vaisseaux et nerfs du nez.

Les artères du nez viennent de plusieurs sources : en haut, del'ophlhalmique ; sur les côtés, du tronc de la faciale; en bas, de la coronaire supérieure.

L'artère ophthalmique fournit au nez deux de ses branches : 1° l'artère nasale proprement dite, qui se divise en deux rameaux dont l'un, externe, descend dans l'angle naso-génien pour s'anastomoser à plein canal avec la terminaison de la faciale, tandis que l'autre, interne, se distribue aux parties molles de la racine du nez ; 2° l'artère elhmoîdale antérieure qui, après avoir pénétré dans le crâne, puis dans les fosses nasales, vient se terminer dans cette partie de la pituitaire que nous avons vue tapisser la face postérieure des os propres du nez.

L'artère principale du nez est celle qui part du tronc de la faciale. Cette branche artérielle, qui offre beaucoup de variétés et qui constitue souvent la terminaison même du tronc dont elle émane, se distribue à toutes les parties latérales et inférieures du nez, ainsi qu'à son lobe. — La branche qui provient de la coronaire supérieure est destinée à la sous-cloison ; elle se prolonge jusqu'au lobe du nez, oîi elle s'anastomose avec les deux branches fournies par les faciales. Le lobe du nez est donc très vasculaire : chez quelques sujets les vaisseaux qui s'y rendent sont si développés, que tenez se colore même à la suite d'une injection ordinaire ; en les mettant à nu, on les voit alors former un réseau à larges mailles. Cette grande richesse vasculaire nous aide à comprendre comment une partie entièrement et violemment détachée de la base de cet organe, immédiatement réappliquée, a pu contracter adhésion et continuer de vivre ; c'est à cette heureuse condition aussi qu'il faut attribuer le succès de la plupart des opérations qui ont pour but de reconstituer une paj.'tie plus ou moins étendue de la sous-cloison et des ailes du nez.

Les veines du nez- vont se jeter dans la veine faciale sans suivre exactement le trajet des artères, dont elles s'éloignent plus ou moins et avec lesquelles elles n'affectent souvent aucun rapport déterminé.

Les vaisseauxlymphatiques du nez sont nombreux. ïlsnaissent : 1" de toute sa partie médiane; 2° des faces latérales de sa base; 3» de tout le pourtour de l'orifice inférieur des narines. Du réseau qui les constitue à leur origine, partent des troncules, puis des troncs qui descendent sur les côtés de l'artère et de la veine faciales pour se rendre aux ganglions sons-maxillaires.

Les nerfs sont de deux ordres : sensitifs et moteurs. Lessensitifs proviennent du rameau nasal de la branche ophthalmique de Willis, et du nerf sous-orbitaire. Les moteurs émanent du facial. (Fig. 216.)

Gl.

B. Narines, ou vestibules des fosses nasales.

Les narines sont deux petites cavités situées dans l'épaisseur de la base du nez, au-dessous et au-devant des fosses nasales, avec lesquelles elles ont été jusqu'ici confondues et dont elles sont cependant essentiellement distinctes, ainsi que M. Beau le premier l'a très Lieu démontré dans ses remarquables études sur les bruits qui se produisent dans les voies respiratoires (1).

Les fosses nasales, en effet, se présentent sous l'aspect de deux vastes excavations à parois extrêmement anfractueuses, et les narines sous la forme de deux ampoules placées à l'entrée de chacune de ces fosses comme une sorte de vestibule. Les fosses nasales sont tapissées par la pituitaire, organe essentiel de Todorat ; les narines sont formées par un repli de la peau. Les fosses nasales sont immuables dans leurs parois entre lesquelles passe librement la colonne odorifère; les narines, au contraire, se dilatent et se resserrent tour à tour dans le but, tantôt de faciliter, tantôt d'entraver le passage de cette colonne, suivant que nous désirons en recevoir ou en repous-er l'impression. S'il éiait permis d'établir une analogie entre dews. sens aussi différents cpie celui de l'odorat et de la vue, je dirais que les narines sont aux fosses nasales ce que les paupières sont au globe de i'œil. Les premières ainsi que les secondes représentent évidemment un organe de perfectionnement surajouté dans chacun de ces sens à l'organe fondamental, et destiné à modérer l'intensité de leur excitation en permettant à la volonté de mesurer en quelque sorte la quantité du principe excitant. Ces deux cavités, bien que situées sur le prolongement l'une de l'autre, sont donc très différentes, et M. Beau, en traçant nettement leurs limites respectives, et en décrivant pour la première fois la cavité des narines comme une cavité à part, douée de fondions qui lui sont propres, a rendu à la science un nouveau et important service.

Les narines nous offrent à considérer une partie moyenne, ou leur cavité proprement dite, et deux orifices, l'un inférieur, l'autre supérieur.

La cavité des narines affecte la forme d'un conduit qui serait aplati dans le sens transversal, plus large à son centre qu'à ses extrémités, et assez semblable, ainsi que nous l'avons dit plus haut, à une ampoule. On peut lui distinguer deux parois et deux extrémités- La 2)aroi interne est formée en grande partie par la branche interne du cartilage de l'aile du nez à latpielle la peau adhère d'une manière intime, et dont elle reproduit très exactement la forme. C'est pourquoi elle est concave dans ses deux tiers antérieurs, c'est-à-dire dans toute l'étendue qui répond au cartilage, proéminente au contraire à l'union de ses deux tiers antérieurs avec son tiers postérieur, où elle correspond à l'extrémité libre ou saillante de celui-ci, et de nouveau concave au delà de cette saillie. La paroi interne de la cavité des narines ne s'arrête pas exactement au niveau du bord supérieur de la branche interne du cartilage de l'aile du nez ; elle

(1) Etudes théoriques et priiliques sur differenis biuils qui se produisent ilans les voies respiratoires. Août 1840. {Archii'es générales de médecine^ o' série, t. YIII, p. 386.)

SPLAiNCHNOLOGIE.

s'élève un peu plus haut. — Dans cette partie plus élevée la peau se déprime (le manière à former un sillon antéro-postérieur qui marquetés limites respectives de la cloison et de la sous-cloison.

Sa hauteur moyenne est de 8 à 1 0 millimètres ; en partageant celle-ci en trois parties, on trouve queson tiers, et quelquefois seulement son quart

FiG. 042,

FiG. ôr

Narines, ou vestibules des fosses nasales.

Fig. 542. — Narines vues par leur partie inférieure. — 1,1, Narine du câ;é droit, — 2. Paroi externe de cette uiirine. — 5.5. Bord iate' rieur de celle pumi concourant à former l'orifice inférieur de lu narine. — 4,4. Bord supérieur dt; la même paroi, concourant à former loi ifice supérieur de la nuriue. — 5. Saillie du cartilage de l'uile du uez.

Fig. 543. — Parois des narines. — 1. Paroi externe de la narine gauche. — 2. Limite supérieure de cette paroi. — 5. Saillie du cartilage laléral. — 4. Saillie du cartilage dt^ l'aile du nez, — 3. Dépression demi-circulaire située en arrière de cette saillie. — 6. SiHon curviligne divisant la paroi externe en deux parties : Tune supéiieure, dépourvue de follicules pileux; l'autre inférieure, ombragée de poils. — 7. Paroi inierne de la narine dioiie. — 8. Partie de cette paroi qui est recouverte lie puils, — 9. Saillie produite par rextrémilélerminalo de la branche interne du cartil ge de l'aile du nez — 10. Dépre-sion située eu arrière de cette saillie. — H. Limite supérieure de la paroi nlerne. — \'2. Cartilage latéral gauche recouvert par la piluitaire. — 15, i5. Coupe du cartilage de la cloison. — 14. Coupe du cartilage latéral droit. — V6, Coupe du cartilage de l'aile du uez du côté droit.

supérieur répond au cartilage de la cloison, et ses deux tiers inférieurs à la brandie interne du cartilage de l'aile du nez. Sur chacun de ces points la peau présente des caractères différents : au niveau du cartilage de la cloison elle est complètement dépourvue de glandes et de poils ; au niveau du cartilage de l'aile du nez elle est au contraire recouverte de poils longs et roides infléchis en arc. A chacun de ces poils se trouvent annexées deux glandes sébacées volumineuses qui s'ouvrent dans la cavité de leur bulbe, très près de l'embouchure de celui-ci.

La paroi externe a pour charpente et pour soutien la branche externe du carlilage de l'aile du nez dont elle laisse en partie apercevoir le contour. Sa hauteur est de 15 à 18 millimètres. Vue dans son ensemble, elle représente une petite voûte dont la concavité regarde en bas et en dedans. Lorsqu'on l'examine dans ses détails, on y remarque d'avant en arrière : 1° une partie concave, blanche, lisse, dépourvue de poils, qui forme ses deux tiers antérieurs, et qui répond au carlilage de l'aile du nez; 2" à l'union de ses deux tiers antérieurs avec son tiers postérieur une saillie en forme de tubercule, dépendante aussi du cartilage de l'aile du nez, et plus ou moins prononcée suivant les sujets; 3° en arrière de cette saillie une dépression demi-circulaire; 4° an-dessous de ces trois parties une surface triangulaire ombragée de poils.

En comparant cette paroi à la précédente, on voit que toutes deux sont conformées sur le même type, et que cette analogie de conformation est due à la présence dans leur épaisseur des branches correspondantes du cartilage de l'aile du nez, qui l'une et l'autre sont concaves du côté de la cavité des narines, et qui l'une et l'autre aussi se terminent par une extrémité arrondie et saillante vers cette cavité. Mais ces deux parois diffèrent beaucoup par le siège d'implantation des poils, puisque sur la paroi interne ceux-ci recouvrent toute la peau qui revêt le cartilage, tandis que sur l'externe ils occupent seulement les pari les de la peau qui sont situées audessous de celui-ci.

Vexlrémilé (Ultérieure de la cavité des narines présente une excavation profonde creusée en quelque sorte dans l'épaisseur du lobe du nez, au point de réunion des deux branches du cartilage correspondant : c'est la cavUë o\i\Q ventricule du lobe du nez. Sur toute l'étendue de cette cavité la peau est mince et garnie de poils.

L'extrémité postérieure est régulièrement arrondie, oblique de haut en bas et d'arrière en avant, lisse et ombragée d'un petit nombre de poils rudimentaires.

L'orifice inférieur des narines oïke la figure d'une ellipse dont le grand axe se dirige horizontalement d'avant en arrière et un peu de dedans en dehors. Sa lèvre interne est anguleuse et saillante en dehors, c'est-àdire dans la cavité des narines. Sa lèvre externe est régulièrement concave. Son extrémité postérieure est en général plus arrondie que l'antérieure.

L'orifi,ce supérieur diffère très notablement du précédent. Sa direction n'est jamais horizontale : il s'incline en dedans et en arrière, de telle sorte que son axe suflisamment prolongé irait se croiser avec celui du côté opposé vers le centre de la cloison des fosses nasales. Cette inclinaison s'expli(iue parla différence de hauteur qu'on observe entre les parois interne et externe d'une pari, et les extrémités antérieure et postérieure des na-

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rines de l'autre. — Sa figure est celle d'un triangle à base arrondie dont le sommet se dirige en haut et en avant ; M. Beau le compare avec beaucou|) de justesse à l'ouverture de la glotte. Sa lèvre interne est représentée par une ligne brisée ou onduleuse, qui établit la limite respective de la peau et de la muqueuse et qui se dirige obliquement de haut en bas et d'avant en arrière. Sa lèvre externe est formée aussi par une ligne qui sépare très nettement la peau de la muqueuse, et qui décrit une courbure dont la concavité regarde eu bas, en dedans, et un peu en avant. Sur le trajet de cette lèvre, située, ainsi que le fait remarquer M. Beau, au niveau du sillon naso-labial, on observe deux saillies :

1" En avant une saillie horizontale qui forme avec la cloison des fosses nasales un angle aigu ouvert en arrière, et qui est produite par la partie inférieure du cartilage latéral, d'où le nom de saillie du cartilage latéral sous lequel je la désignerai.

2° En arrière une saillie arrondie qui a déjà été mentionnée et qui est formée par la première des trois pièces situées à l'extrémité libre de la brandie externe du cartilage de l'aile du nez ; je l'appellerai, par opposition à la précédente, saillie du cartilage de l'aile du nez. Cette seconde saillie n'offre pas la même importance que la première. En outre elle ne répond pas toujours à l'orifice supérieur des narines; elle est ([uelqueîois située un peu au-dessous de cet orifice, ce qui arrive lorsque la branche externe du cartilage de l'aile du nez est un peu moins oblique ou moins ascendante que de coutume.

Telle est la conformation des narines. L'observation démontrant que ces cavités se resserrent et se dilatent, cherchons maintenant à pénétrer le mécanisme de leur constriction et de leur dilatation.

Et d'abord établissons les trois faits suivants qui n'ont pas échappé à la fagacité de M. Beau, et que chacun pourra facilement constater sur soimême :

1° La constriction des narines a pour siège principal leur orifice supérieur.

2" Elle s'opère parla dépression de la lèvre externe de cet orifice qui est seule mobile, et qui se rapproche de la lèvre interne, c'est-à-dire de la cloison des fosses nasales.

ù*» Elle est essentiellement active.

La première proposition restera évidente pour tous les observateurs qui, à l'aide d'une glace, examineront la cavité de leurs narines pendant qu'elles se resserrent et se dilatent sous l'influence de la volonté.

La seconde n'est pas moins manifeste. Au moment où les narines se resserrent, on voit toute l'aile du nez se déprimer; on constate en outre que cette dépression est surtout très prononcée au niveau du sillon nasolabial, et par conséquent au niveau de la lèvre externe de l'orifice supérieur qui répond exactement à ce sillon. J'ajouterai que cette lèvre ne se rapproche pas uniformément de la cloison des fosses nasales et que ses divers points s'en rapprochent d'autant plus qu'ils sont plus antérieui's. La saillie du cartilage latéral, par conséquent, joue ici le rôle principal. Lorsque la constriction est modérée, cette saillie se porte à la rencontre de la cloison en faisant avec elle un angle plus aigu ; lorsque la constriction devient très énergique, elle se porte tellement en dedans qu'elle vient s'appliquer ini-

niécliatcment à la cloison chez quelques individus. Dans ce cas l'orifice supérieur se trouvant fermé dans son tiers antérieur, la colonne odorifère ne peut plus se porter directement en haut ; elle se dévie donc pour se diriger obliquement en haut et en arrière; mais en se déviant ainsi elle cesse d'impressionner les parties les plus sensibles de l'organe de l'odorat, et l'olfaction, dès lors, ne s'opère plus d'une manière aussi complète.

La troisième proposition ne saurait être contestée. Évidemment la constriclion des narines est un phénomène actif et volontaire; elle est produite par des muscles ; mais par quels muscles? Par le transverse du nez et le myrtiforme. Ces deux muscles réunis forment, ainsi que nous l'avons vu précédemment, un demi-sphincter dont l'action se fait sentir surtout à roritice supérieur des narines. Au moment où il se contracte, ce sphincter agit d'une part sur le cartilage latéral qu'il déprime, de l'autre sur la branche externe du cartilage de l'aile du nez qu'il déprime également ; aussitôt que sa contraction cesse, ces deux lames se soulèvent à la manière d'un i-essort, ainsi que l'avait très bien remarqué M. Beau. La dilatation des narines est donc un simple phénomène d'élasticité dans l'état ordinaire de la respiration; car dans l'action de flairer, dans les accès de suffocation, dans toutes les circonstances oii la circulation s'accélère, la contraction musculaire vient ajouter ses effets à ceux de l'élasticité, et les mouvements de dépression et de soulèvement que présentent alors les ailes du nez sont beaucoup plus étendus.

Les poils des narines [vibrissœ, vibrisses) présentent le même usage que ceux du bord libre des paupières et de l'entrée du conduit auditif externe;, comme ceux-ci ils sont destinés à tenir à distance les corpuscules qui voltigent dans l'air.

Si les cils, en effet, étaient utiles aux paupières pour arrêter plus sûrement ces corpuscules dont le contact avec la surface du globe de l'œil devient une cause si rapide d'irritation, les vibrisses ne l'étaient pas moins aux narines et aux fosses nasales, véritable détroit que le courant almosphéri(iue devait sans cesse parcourir, el à l'entrée duquel il importait dès lors qu'il pût se dépouiller de toute substance étrangère. Ces poils circulairement implantés et opposés les uns aux autres par le soumiet de leur tige, forment au-devant de la colonne d'air inspirée une sorte de tamis sur lequel se. déposent les impuretés qu'elle entraîne. Dans l'état normal, les mouvements imprimés à la base du nez, le contact direct, l'éternument, l'action de se moucher, etc., sont autant de causes qui viennent tour à tour ébranler ce tamis et en détacher les corps moléculaires arrêtés dans ses interstices. Mais lorsque toutes ces causes d'ébranlement se suppriment à la fois, on le voit dans l'espace de quelques jours se couvrir d'une sorte de poussière (jui d'abord entoure chaque poil, et qui plus tard remplit leurs intervalles en obstruant en partie l'entrée des narines. C'est cet état d'obstruction qui a été décrit par les séméiologistes sous le nom de pulvérulence des narines. On ne l'observe ({ue chez les malades affectés d'une extrême faiblesse et en partie étrangers à tout ce qui les entoure. La pulvérulenCe des narines , par conséquent , est toujours un symptôme assez grave ; sous ce rapport, elle mérite de fixer toute l'attention du médecin.

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