‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 122 sur 133 · II · texte numérisé non relu

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du sinus, et se trouve limite : en arrière par le palatin, en liant et en avant par l'ethmoïde, en bas par le cornet inférieur qui le rétrécissent notablement. La pituitaire, en arrivant dans le méat moyen, passe sur cet orifice et le ferme complètement dans la très grande majorité des cas. Une fois seulement sur dix ou douze on l'observe, et on le trou\e alors vers la partie moyenne du méat, où il est facilement visible; son diamètre, rétréci déjà par les os qui le circonscrivent, rétréci encore par la muqueuse, se trouve réduit alors à une étendue de 2 millimètres. Rarement il est plus grand et quelquefois il est plus petit. Son contour est généralement circulaire. En l'examinant par l'intérieur du sinus maxillaire, on voit qu'il est situé à 5 ou 6 millimètres au-dessous du plancher de l'orbite, et plus l'approclié de la paroi iiostérieure du sinus que de l'antérieure.

Le second orifice de communication du méat moyen avec ce sinus, ou l'orifice antérieur, est situé à la partie inférieure de l'infundibulum de l'ethmoïde. Cet infundibulum, qui n'a pas été complètement décrit jusqu'à ce jour, offre la disposition suivante : Lorsque sur une tête revêtue de ses parties molles on a soulevé le cornet moyen de manière à découvrir dans toute son étendue le méat correspondant, on voit à l'extrémité anté-rieure de celui-ci une lamelle semi-lunaire de 15 à 18 millimètres de longueur, dont le bord concave tourné en haut et en arrière se contiiiue supérieurement avec la cloison des sinus frontaux, et infi'rieurement avec la paroi externe du méat moyen. La face inférieure ou convexe de cette lame répond aux cellules antérieures de l'ethmoïde qu'elle contribue à former; sa face supérieure, concave, est séparée des cellules postérieures du même os par une gouttière dirigée de bas en haut et d'arrière en avant, gouttière qui se transforme supérieurement en un véritable canal. C'est cette gouttière, terminée en haut par un canal, qui a reçu le nom A'irifundihulum , et c'est par l'intermédiaire de cet infundibulum que le méat moyen communique à la fois avec les cellules antérieures de l'ethmoïde, avec les sinus frontaux et avec le sinus maxillaire.

En haut rinfundibulum s'ouvre dans les cellules antérieures de l'ethmoïde par un orifice situé sur son côté externe et dans le sinus frontal correspondant parle canal ijui le termine.

En bas il communiiiue avec le sinus maxillaire par un autre canal qui s'infléchit en dehors et qui vient s'ouvrir dans le sinus maxillaire immédiatement au-dessous du plancher de l'orbite, plus près de sa paroi antérieure que de la postérieure. Cet orifice de comnnniication est constant. Pour en prendre une notion exacte il faut l'examiner par l'intérieur du sinus, après avoir enlevé le sommet de celui-ci; on peut alors constater que son contour est plus ou moins circulaire et son diamètre de 3 millimètres en moyenne.

Les chirurgiens qui ont proposé le cathétérisme du siinis maxillaire ignoraient certainement cette disposition ; car une opération de ce genre est physiquement impossible ; et toute tentative qui aurait pour but de la réaliser ne pourrait avoir d'autre résultat (lu'une eCiVaclion plus ou moins compliquée de la paroi externe des fosses nasales. L'élude aitentive de cette disposition nous apprend aussi qu'un liiiuide collecté dans les sinus frontaux ne s'écoulerait i)as dans les fosses natales proprement dites; il se porterait directement dans le sinus maxillaire. Une expérience bien simple le démontre. Ouvrez les sinus frontaux par leur partie supérieure et les

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sinus maxillaires par leur partie externe, puis versez dans les premiers de l'eau ou tout autre liquide, et vous verrez aussitôt ces liquides s'écouler en totalité par l'orifice inférieur de l'infundihu.um dans le sinus maxillaire corre-ipontlant; pas une çoutie ne tombera dans les fosses nasales. De là nous pouvons conclure que les collections de pus, de mucus, de sans, ou de toute autre nature, qu'on rencontre parfois dans les sinus maxillaires, ne sont pas toujours sécrétées parles parois mêmes de ces sinus, et qu'elles tirent quelquefois leur origine d'une partie plus élevée, soit des cellules ethmoïdales autérieiu'es. soit surtout des sinus frontaux.

La pituitaire, après avoir tapissé le méat moyen, ainsi que l'infundibi:lum et toutes les cavités ipii en dépendent, recouvre la face interne ou convexe du cornet inférieur dont elle voile aussi les aspérités, puis son bord inférieur, au delà duquel elle se prolonge surtout en arrière, de telle sorte que ce bord est flottant à son extrémité postérieure. Elle revêt ensuite la face externe ou concave de ce cornet, et le méat inférieur. A la partie antérieure de celui-ci elle se continue avec la muqueuse du canal nasal. Le mode d'emboucbure de ce canal et toutes les variétés qu'il présente ont été précédemment exposés.

d. Sur le plancher des fosses nasales cette membrane se comporte comme sur la paroi interne, c'est-à-dire qu'elle revêt exactement les os correspondants, en régularisant leur surface. Au niveau du conduit palatin antérieur et supérieur elle se déprime et présente une disposition infundii)uliforme que Nicolas Sténon le premier a décrite, et que Santorini plus tard a reiirésentée comme un véritable canal, ouvert en haut dans les fosses nasa es i)ar un large orifice, et en bas par un orifice très étroit sur un petit tubercule situé à la partie antérieure de la voûte palatine, immédiatement en arrière des incisives moyennes. Ce petit tubercule existe en effet, mais on ne distingue aucun orifice à sa surface, et l'on ne réussit pas à suivre aussi loin l'entonnoir muqueux qui part du plancher des fosses nasales; cet entonnoir ne dépasse pas en général la partie moyenne du conduit palatin.

L'orifice antérieur des fosses nasales seconfond avec l'orifice supérieur des narines. Nous avons vu que cet orifice est ovalaire ; que son plan est incliné en haut, en arrière et en dedans ; et que son contour est déterminé par une ligne qui marque très nettement les limites respectives de la peau et de la pituitaire.

L'orifice postérieur de ces cavités est quadrilatère. Au niveau de son bord inférieur la pituitaire se continue sans ligne de démarcation avec la muqueuse de la face supérieure du voile du palais. Supérieurement elle se continue avec celle qui revêt la voôte de l'arrière-cavité des fosses nasales. En dedans elle se continue avec la partie correspondante de la pituitaire du cûté opposé en prolongeant un peu en arrière la cloison des fosses nasales. En dehors elle est limitée par un sillon vertical plus ou moins apparent chez tous les sujets et d'une couleur blanche ou irri'^e : tout ce qui est au-devant de ce sillon appartient à la pituitaire, tout ce qui est en arrière appartient à la muqueuse de l'arrière-cavité des fosses nasales; nous verrons plus loin que ces deux membranes diffèrent très notablement l'une de l'autre.

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Structure de la piluitaire.

Un tissu propre qui en forme la base, une couche épithéliale étalée à sa surface, des glandes en très grand nombre logées dans son épaisseur, des vaisseaux et des nerfs, tels sont les éléments qui composent ia piluitaire.

1° Tissu propre.

Le tissu propre, ou chorion muqueiix, est constitué dans cette membrane comme dans toutes celles du même genre par des fibres de tissu cellulaire. Sur les parois des fosses nasales ces fibres sont peu serrées et groupées par fascicules à direction curviligne, qui s'entrecroisent pour la plupart et qui circonscrivent ainsi des anneaux. Cette disposition fasciculée et annulaire est très évidente sur les points où la muqueuse atteint sa plus grande épaisseur. On ne la retrouve plus sur ceux où elle est très mince. Par sa face profonde le chorion muqueux adhère au périoste et au périchondre dont il reste très distinct sur les parois des fosses nasales, mais avec lequel il se confond d'une manière si intime dans tous les prolongements que la pituitaire envoie aux divers sinus et aux cellules de l'elhmoïde, ([ue les deux couches n'en constituent qu'une seule remarquable par son extrême minceur et sa transparence.

2° Épit/ie'Hum.

La couche épithéliale qui revêt la surface libre de la muqueuse olfactive se compose de cellules allongées, coniques pour la plupart, quelquefois ovalaires ou cylindriques, tournées par leur sommet vers le chorion muqueux et par leur base vers la surface libre delà membrane. Sur cette base on observe des prolongements filiformes, au nombre de 3 à 8 pour chaque cellule, recourbés en arc de cercle à la manière des cils, et doués de mouvements sjiontanés, alternatifs, dirigés dans le même sens, d'où le nom de cils vibratiles qui leur a été donné, et celui à'épithélium vibratile imposé à l'ensemble des cellules qui en sont pourvues. Chacune de ces celliilrs renferjue un noyau situé ordinairement vers sa partie moyenne Au-dessous de la couche qu'elles forment et dans l'intervalle de leur sommet il en existe d'autres plus petites, plus jeunes, moins allongées et ovoïdes qui sont dépourvues de cils. Le noyau de toutes ces cellules et les cellules elles-mêmes peuvent être observées facilement. Mais les cils disparaissent très rapidement, en sorte que pour en prendre une notion exacte et complète, il faut les étudier immédiatement après la mort, c'est-à-dire sur un supplicié; cependant à l'aide d'un petit crochet construit avec la lame cornée qui recouvre le dos d'une plume, et appliqué sur la paroi interne des fosses nasales, chaque observateur peut réussir à détacher quel- (jues fragments de l'épithélium de sa muqueuse et les soumettre ensuite avec avantage à l'examen microscopique,

L'épithélium vibratile commence au niveau de l'orifice supérieur des narines; nous verrons plus loin (pi'on peut le suivre non-seulement sur la surface de la pituitaire et de ses nombreux prolongements, mais sur toute l'étendue de la muqueuse respiratoire.

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3" Glandes de la pituitaire.

Chaque sens a été doué de glandes qui lui sont propres. Le sens de l'ouïe nous offre à son entrée les glandes cérumineuses ; le sens de la vue possède les glandes lacrymales; au sens du goût sont annexées les glandes salivaires, et à celui du tact les glandes qui élaborent la sueur. Le sens de l'odorat n'a pas été moins richement doté que les précé.ients ; il a leçu en partage des glandes muqueuses extrêmement multipliées et d'une structure assez compliquée. Ces glandes, par le produit visqueux qui s'écoule de leur cavité, entretiennent (!ans un état d'humidité permanente la surface libre de la piîuitaire et favorisent ainsi la perception des odeurs; que ce produit augmente ou diminue de quantité, qu'il se tarisse momentanément dans ses sources, qu'il se modifie dans sa nature intime, que les glandes qui en sont le point de départ deviennent, en un mot, le siège d'une altération quelconque, et aussitôt les impressions odorantes s'affaiblissent ou se suppriment. L'exercice et la perfection de l'odorat se trouvent donc liés d'une manière intime à l'existence et à l'intégrité des glandes de la pituitaire, qui semblaient ainsi devoir attirer.Yivement l'attention des anatomistes, et qui cependant, malgré leur multiplicité, malgré l'importance du rôle qui leur est confié, malgré la fréquence de leurs maladies et les conséquences qui en découlent, sont restées jusqu'à ce jour à peu près complètement méconnues. Presque tous les auteurs les passent sous silence, considérant le mucus des fosses nasales comme un simple produit d'exhalation ; quelques-uns cependant les ont mentionnées, mais sans s'attacher ni à démontrer leur existence, ni à reconnaître leur mode de conformation.

En 1695, Ruysch, dans une lettre écrite à Grœtz, avance que les glandes de la pituitaire sont extrêmement nombreuses. La figure 7 de la planche 8 annexée à ses Epistolœ nous montre qu'il avait observé l'embouchure de ces glandes. Revenant sur le même sujet dans son Thésaurus anatomiciis sextus, Ruysch considère les glandes de la muqueuse nasale comme des faisceaux d'artérioles ouvertes à leur extrémité pour répandre sur la pituitaire le mucus qui l'humecte (1).

En 176 7, Lecat signale aussi les glandes de la pituitaire et en parle à peu près dans les mêmes termes : « La pituitaire, dit-il, est spongieuse et sa » surface offre un velouté très ras. Le tissu spongieux est fait d'un lacis de a vaisseaux, de nerfs et d'une grande quantité de giandes. Le velouté est » composé de l'extrémité de ces vaisseaux, c'est-à-dire des petits mame- » Ions nerveux qui sont l'organe de l'odorat, et des extrémités des vais- » seaux d'où découle la pituite (2). » Dans le tome II de son Traité des sensations, cet auteur a fait représenter, dans une figure, les embouchures des glandes de la pituitaire ; mais cette figure n'est pas moins défectueuse que celle de Ruysch, dont elle me paraît une reproduction légèrement voilée.

En 1845, M. Huschke, dans son Traité de splanchnologîe, a consacré

(1) Suntc/iie glundulœ nasales, nil nisi fasciculi extremitatum arteriola' runi, nares humectarites . (Ruysch, Thés, analom., VI, p. 5.)

(2) Lecal, TraiLé des sensations, t. Il, p, 251.

Il, 62.

quelques mots à ces glandes; je les citerai textuellement : « Les glandes » mucipares sont tellement nombreuses, qu'elles forment au-dessous de la » membrane de Schneider une couche non interrompue, d'une demi-ligne » à une ligne d'épaisseur. Les unes sont simples, les autres représentent, » d'après Valentin, des tubes contournés, des espèces d'amas de petits in- » testnjs microscopiques que des fibres de tissu cellulaire entourent et » isolent les uns des autres. Leurs orifices varient beaucoup quant aux di- » mensions ; entre les plus grands qui affectent la forme de fentes, on en » découvre une multitude de petits (l). »

Tels sont les auteurs qui ont signalé et admis l'existence des glandes de la pituitaire. Tous se bornent à une simple mention; mais aucun ne parle en observateur: aussi sont-ils tombés dans une commune erreur lorsqu'ils ont voulu définir le mode de conformation qu'elles présentent. Elles ne sont, en effet, ni une dépendance du système artériel, ainsi que le pensait Ruysch, ni des follicules, comme l'admet M. Huschke, ni des tubes enroulés sur eux-mêmes à une de leurs extrémités, comme l'avance Valentin : ce sont des glandes en grappe, et j'ajouterai des glandes en grappe parfaite; car les glandes de cet ordre forment deux groupes assez distincts, suivant qu'elles revêtent la forme globuleuse ou la forme allongée. Les glandes en grappe à forme globuleuse ont pour attribut un conduit excréteur qui n'affecte dans son mode de ramescence aucune disposition déterminée ; les glandes en grappe à forme allongée sont mmiies d'un conduit excréteur principal, de toute la circonférence et de toute la longueur duquel se détachent de distance en distance des conduits secondaires (jui se divisent et se subdivisent à leur tour : elles constituent le type des glandes en grappe. Pour les distinguer de celles qui précèdent, je conserverai à celles-ci le nom de glandes en grappe, et je donnerai aux secondes celui de grappes en épi, dénomination qui exprime assez bien leur caractère propre, c'est-à-dire la subordination de tous leurs conduits de second ordre au conduit excréteur principal. Les glandes de la pituitaire sont des grappes en épi(^i).

Le nombre des lobules qui entrent dans la composition de chacune de ces grappes est très variable ; sous ce rapport, on peut les diviser en grandes, moyennes et petites. Les plus longues offrent de trente à quarante lobules; les moyennes en présentent quinze à vingt, et les plus petites une dizaine environ. Tantôt les conduits qui partent de ces différents lobules viennent s'ouvrir directement dans le conduit principal; tantôt ils s'abouchent les uns dans les autres, et donnent naissance à un troncule qui se jette dans le tronc commun. C'est ordinairement vers l'origine ou extrémité profonde de la glande qu'on observe ces groupes de lobules; à mesure qu'on se rapproche de son extrémité terminale, ils deviennent de plus en plus rares ; autour de la dernièie moitié du conduit central, il n'existe plus en général que des lobules isolés qui lui sont contigus. De cette disposition, il résulte que les grappes les plus longues et les plus composées sont plus larges à leur extrémité profonde, tandis que les petites grappes

(1) Huschke, Traite de splanchnologie, p. 559.

(2) Voyez mon Mémoire sur ces glandes, insère' dans b'S Comptes rendus de la Société de bioloi^ie, t. V, 1855, p. 29 et siiivautes

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et les gi-appes de dimensions moyennes offrent une largeur à peu près uniforme dans toute leur étendue. Chacun des lobules qui concourent à former ces grappes se compose d'un nombre variable de granulations ou acini; sur (lueliiues points, et plus particulièrement au voisinage de l'embouchure des conduits excréteurs, les acini reposent immédiatement sur ces conduits.

Les glandes de la pifuitaire se dirigent perpendiculairement vers sa surface libre. Les plus étendues mesurent environ les deux tiers de l'épaisseur de cette membrane; les autres n'en mesurent que le tiers, le quart ou le cinquième seulement. Les orifices par lesquels elles s'ouvrent sur la nuiqueuse olfactive sont très apparents sur certains points, particulièrement à la partie antérieure de la paroi externe des fosses nasales. Tous ces orifices sont arrondis et non ovalaires ou en forme de fente, ainsi que l'avait [lensé M. Hu-chke. Les plus grands ne dépassent pas le diamètre d'un grain de millet. Entre ceux-ci, on en trouve de plus petits, mais qu'on peut ceiiendant distinguer à l'œil nu, et d'autres qui ne deviennent visibles qu'à l'aide d'une loupe. Ils sont assez rapprochés pour donner à la pituitaire l'aspect d'un crible à pertuis inégaux et irrégulièrement répartis.

Le nombre des glandes de la pituitaire est très considérable. Sur certains points, on en compte jusqu'à 100, 120 et même 150 sur un centimètre

Glandes de la pituitaire vues à un grossissement de 20 diamètres.

,1. Savface libre de la pituitaire. — "2,2 Surface adhe'reute de cette meniLraue — 3,5.ô,r>, Quatre glandes remarquables par leur longueur et le nombre de lobules qui les composent. — 4,4. Deux glandes de dimensions moyennes. u. Glande de la plus pelite dimension.

carré ; sur d'autres, ce nombre se réduit à 80, 60, 50, et descend quelquefois jusqu'à 30 ou 40.

Ces glandes sont plus abondamment répandues dans la moitié inférieure des fosses nasales que sur la moitié supérieure. Elles sont extrêmement multipliées sur la paroi externe de ces cavités, au devant des cornets moyen et inférieur. Elles foniient aussi une couche continue et très serrée sur le bord libre de ces cornets. On peut dire d'une manière générale que leur nombre est proportionnel à l'épaisseur de la pituitaire; partout où cette membrane présente une grande épaisseur, les glandes qu'elle renferme se montrent à la fois très développées et très nombreuses. Sur les points où elle devient plus mince, ces glandes diminuent de quantité, et dans les l'égions où elle acquiert une extrême minceur, comme dans les cellules de l'ethmoïde et les différents sinus, on n'en trouve plus aucun vestige. C'est vainement que j'ai cherché les glandes de la muqueuse nasale dans les sinus frontaux, dans les sinus sphénoïdaux, etc. Je dois dire cependant que l'on rencontre ordinairement quelques glandules dans l'épaisseur de la muqueusequi répond à la base du sinus maxillaire, région sur laquelle on observe aussi très fréquemment de petits kystes muqueux du volume d'une lentille, d'un pois ou d'unenoisette,et même assez considérables parfois pour remplir la totalité du sinus.

4° Faisseaux de la inluitaîre.

Les artères qui se distribuent à la pituitaire émanent de plusieurs sources, principalement de la maxillaire interne et de l'ophthalmique.

La maxillaire interne fournit à cette membrane : 1° l'artère sphéno-palaline, artère volumineuse qui, après avoir traversé le trou sphéno-palalin, se divise aussitôt en deux branches : l'une interne, pour la muqueuse de la cloison dans laquelle elle se distribue par un très grand nombre de rameaux qui se portent en bas et en avant vers le conduit palatin antérieur ; l'autre externe, destinée à la muqueuse de la paroi externe et bientôt subdivisée en trois rameaux pour les méats et les cornets ; 2° l'artère alvéolaire, qui, par ses rameaux dentaires postérieurs, donne des rarauscules à la muqueuse du sinus maxillaire ; i^" l'artère sous-orbitaire, dont le rameau dentaire antérieur et supérieur envoie aussi quelques ramifications à cette muqueuse ; 4° l'artère ptérygo-palatine, qui cède plusieurs de ses divisions à la partie supérieure de l'orifice postérieur des fosses nasales.

L'ophthalmique donne à la pituitaire : 1° l'artère ethmoïdale postérieure, destinée à la partie moyenne de la voûte; 2° l'artère ethmoïdale antérieure, destinée aux cellules correspondantes de cet os et à toute la partie antérieure de la muqueuse olfactive ; 3° la frontale interne et la sus-orbitaire ou frontale externe, dont plusieurs ramifications traversent la paroi antérieure des sinus frontaux pour se distribuer à la membrane qui les tapisse.

Indépendamment des branches et des rameaux venus de ces deux sources principales, il est encore un certain nombre de divisions artérielles qui émanent de la faciale et qui se rendent à la partie antérieure de la pituitaire. En arrière et en haut on voit de fines artérioles, nées directement

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du tronc de la carotide interne, traverser les parois du sinus spliénoidal et se terminer dans la miujneuse de ce sinus.

Les veines sont nombreuses et d'un calibre supérieur a celui des artères. Elles forment un plexus à mailles serrées, duquel partent des branches qui se portent dans toutes les directions, mais qui forment trois groupes principaux, l'un antérieur, l'autre supérieur, le troisième postérieur. — Les brandies antérieures se portent vers les trous que présentent les os propres du nez et vers la base de l'apophyse montante du maxillaire, qu'elles contournent pour aller s'anastomoser avec les veines plexueusesdu nez, et se rendre ensuite dans la veine faciale, dont elles constituent une des origines. — Les branches veineuses supérieures se rendent vers le trou borgne du frontal, qu'elles traversent, et deviennent ensuite l'origine du sinus longitudinal supérieur. — Les branches veineuses postérieures, plus considérables et plus nombreuses que les précédentes, se dirigent d'avant en arrière vers le trou sphéno-palatin et se jettent dans le plexus veineux de la fosse zygomatique.

La jyituîtaîre posséde-t-elledes vaisseaux lymphatiques ? L'existence de ces vaisseaux est possible, je dirai même probable; mais elle n'a y.as encore été démontrée. Lorsqu'on pique la surface de cette niembrane avec toutes les précautions que peuvent suggérer des recherches spéciales depuis longtemps poursuivies, on voit aussitôt se former un réseau tantôt à larges mailles, qui est manifestement de nature veineuse, tantôt plus superficiel, plusdélié, dont les apparences rappellent assez bien celles d'un réseau lymphatique.

Mais j'ai dit ailleurs, et je ne saurais trop le répéter, que toutes les fois que le mercure pénètre dans un réseau vraiment lymphatique, s'il n'existe pas de rupture, et parfois même alors que cette rupture existe, le métal se rend presque instantanément jusqu'aux ganglions les plus voisins. Ce fait général est un de ceux que les recherches modernes ont le plus solidement établi ; or, aucun anaîomiste jusqu'à présent, n'ayant pu suivre un seul tronc lymphatique depuis la pituitairejusqu'aux ganglions du voisinage, la seule conclusion à tirer de ce résultat négatif est évidemment celle que j'ai formulée plus haut. Je dois dire cependant qu'elle a rencontré des contradicteurs, et à la tête de ceux-ci, je trouve M. le professeur Cruveilhier, qui affirme avoir vu un grand nombre de ces vaisseaux, soit sur la pituitaire du veau, soit sur celle de l'iiomme, et les avoir souvent injectés depuis lS27.3Iais entre une affirmation et une démonstration, il existe un abîme, et un abîme tellement profond, que si, deniaiii, un jeune inconnu m'apportait un seul vaisseau lymphatique partant bien nettement de lapituitaireet se rendant bien manifestementà un ganglion, je meverrais contraint et forcé de lui décerner tout le mérite de la découverte. Car la science, dans sa justice distributive, a voulu que les faits appartinssent à celui qui les démontre et non à celui qui les affirme. De longues veilles sont nécessaires au preinier, quelques minutes suffisent au second. Aussi les voies de la simple affirmation sont-elles les plus fréciuentées, et je regrette vivement de voir M. Cruveilhier se jeter dans ces voies banales, qui n'étaient pas faites pour un esprit aussi élevé que le sien. Je regrette surtout de le voir affirmer avec une assurance bien digne d'une meilleure

cause, (jn'il a vu des vaisseaux lymphatiques dans la cornée ! qu'il a injecté ces vaisseaux sur les -éreuses pariétales ! qu'il les a trouvés eu grand nombre dans toutes les synoviales 1 ! que le tissu cellulaire en est exclusivement constitué 1 : etc., etc. Lors(iu'un écrivain tombe ainsi d'hérésie en hérésie, au point de se faire le représentant de toutes les erreurs des siècles qui l'ont précédé, erreurs justement abandonnées, que leurs auteurs abjureraient eux-mêmes s'ils pouvaient renaître et mettre en usage les nouveaux moyens d'investigation que la science moderne a découverts, j'avoue que je me sens plus porté à le plaindre qu'à le réfuter. Il est des allégations qui reposent sur une base spécieuse et qu'il faut combattre hardiment, alin ciu'elles ne prennent pas racine ; juais il en est d'autres si légèrement avancées, si radicalement dénuées de toute valeur, si hautement démenties par l'observation, qu'il suffit de les abandonner à ellesmêmes pour en faire justice.

50 Nerfs de la pituitaire.

Deux ordres de nerfs se distribuent à la pituitaire : 1° des nerfs de sensibilité spéciale : ce sont les nerfs de la première paire, ou nerfs olfactifs ; leur mode de distribution a été décrit dans la névrologie ; 2° des nerfs de sensibilité générale, cpii sont fournis parles deux premières branches de la cinquième paire. — La branche ophthalmique donne à cette membrane le filet ethmoïdal de son rameau nasal, destiné à sa partie antérieure et à la peau du lobe du nez. — La branche moyeinie, ou nerf maxillaire supérieur, lui fournit les rameaux qui naissent de la face interne du ganglion de Meckel.

Les divisions émanées de la cinquième paire se distribuent à toutes les parties de la pituitaire qui recouvrent les parois des fosses nasales ; car, il n'est aucune de ces parties qui ne soit sensible aux excitants généraux. Mais elles ne semblent pas s'étendre jusqu'aux prolongements qui pénètrent dans les sinus et les cellules ; aucun fait positif ne démontre leur présence dans l'épaisseur de ces prolongements.

D. ARHIÈRE-CÂYITÉ DES FOSSES NASALES.

Cette arrière-cavité est une sorte de carrefour destiné à établir une large communication entre les fosses nasales, d'une part, et les voies respiratoires et digestives, de l'autre.

Sa forme est irrégulièrement cubique, en sorte (ju'on peut lui distinguer six parois : une paroi supérieure et une paroi inférieure, qui toutes deux sont obliques ; une paroi antérieure et une paroi postérieure, qui sont verticales ; et deux parois latérales, verticales aussi.

La paroi supérieure répond à l'apophyse basilaire. Sa direction est oblique de haut en bas et d'avant en arrière. En se réunissant à la paroi antérieure, elle forme avec celle-ci un angle obtus, ouvert en avant, de 120» à 130°. Lorsipie la tête s'inclme fortement en arrière, attitude qu'elle prend chez im malade dont on examine le fond de la gorge, la paroi supérieure devient verticale. Cette paroi est lisse , mince et d'un blanc rosé.

La paroi inférieure est formée par la face supérieure du voile du pa-

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lais, et présente par conséquent un bord postérieur libre saillant snr la ligne médiane, excavé de chaque côté. Elle s'incline, comme la précédente, de haut eu bas et d'avant en arrière; son obliiiuité est seulement un peu plus prononcée. Au moment de la déglutidon, elle devient horizontale, et s'applique alors, par son bord libre, à la paroi [lostérieure. Dans cet état de redressement, toute communication entre le sens de l'odorat et les voies digestives et respiratoires se trouve supprimée; mais, aussitôt que cet état cesse, les communications se rétablissent. La paroi inférieure de l'arrière-cavité des fosses nasales joue ainsi le rôle d'une valvule qui s'élève et s'abaisse pour favoriser tantôt le passage du bol alimentaire, et tantôt celui de la colonne d'air inspirée,

La paroi antéyieure présente sur la ligne médiane une crête verticale formée par le bord postérieur de la cloison des fosses nasales , et de chaque côté l'ouverture postérieure de ces fosses. Cette paroi n'existe donc pas, à proj5rement parler.

La paroi postérieure répond à l'atlas, au corps de l'axis et aux muscles grand et petit droits antérieurs de la tête. Sa hauteur est de (2 à 15 millimètreji, et sa largeur de 25 à 27.

Les parois latérales, limitées à leur partie antérieure par un sillon vertical, de couleur pâle, qui les sépare de la paroi externe correspondante des fosses nasales, présentent d'avant en arrière :

1° L'embouchure du conduit guttural, ou pavillon de la trompe, dont la situation précise nous est déjà connue (voy. le tome II, p. 54 5 . J'ajouterai seulement ici que la partie supérieure ou saillante de ce pavillon surmonte ordinairement de 2 à 3 millimètres la ligne de prolongement du bord supérieur du cornet inférieur; qu'elle peut s'élever, chez certains individus, à 4, 5 ou 6 millimètres au-dessus de cette ligne; que, chez d'autres, elle s'abaisse, au contraire, jusqu'à son niveau , mais qu'elle ne s'abaisse jamais au-dessous. 31. Malgaigne commet donc une erreur lorsqu'il affirme que la trompe d'Eustache s'ouvre immédiatement au-dessus du voile du palais.

2° Une dépression profonde, située en haut et en arrière du pavillon de la trompe , à l'union de chaque paroi latérale avec les parois supé* rieure et postérieure. Cette dépression est le siège le phis ordinaire d'implantation des polypes naso-pharyngiens , polypes si éloignés de l'entrée des narines^ et si peu accessibles par les voies naturelles, que plusieurs chirurgiens, dans le but de faciliter leur excision, n'ont pas craint de proposer et même de pratiquer l'extraction préalable de l'os maxillaire supérieur. M. le professeur Nélaton a doté la médecine opératoire d'une précieuse conquête en montrant qu'une semblable extirpation n'était pas nécessaire, et qu'il suffisait , pour s'ouvrir une voie facile jusqu'à ces polypes, d'inciser sur la ligne médiane le voile du palais, ainsi que la muqueuse de la voi'ite palatine, puis de décoller cette dernière adroite et à gauche, et d'enlever ensuite la portion osseuse de la voûte*

Muqueuse de Varriere-caviié des fosses nasales.

Cette membrane ne présente pas des caractères identiques avec ceux de la pituitaire ; bien qu'elle lui soit continue, elle en diffère sous plusieurs rapports :

l» Par sa couleur, qui est en général d'un rose plus pâle que celle de la muqueuse olfactive.

2° Par ses adhérences qui ont lieu : en bas avec les muscles du voile du palais, en arrière avec le muscle constricteur supérieur du pharynx, sur les côtés avec ce même muscle constricteur et le cartilage de la trompe d'Eustache, en haut avec le périoste qui recouvre l'apophyse basilaire. Sur les deux premiers points, la membrane qui revêt les parois de l'arrière-cavité des fosses nasales se distingue de la pituitaire en ce qu'elle n'est pas doublée à sa face profonde d'une couche fibreuse. Sur le dernier, elle répond à une couche de tissu fibreux, si épaisse, si l'ésistante, si adhérente, que rien ne peut ni l'en détacher, ni détacher celle-ci des os. C'est de ce tissu fibreux que partent les polypes nasopharyngiens. On conçoit dès lors que lorsqu'on se borne à les tordre pour les arracher, quels que soient les soins apportés à cette opération, on ne saurait les extirper en totalité : de là un second avantage pour le procédé de M. Kélaton, qui permet non-seulement de couper le polype dans sa racine, mais de porter, à l'aide d'un tube, jusque sur cette racine, un caustique qui en détruit les derniers vestiges, et qui prévient ainsi les dangers d'une récidive.

3° Par ses glandes, qui sont aussi extrêmement nombreuses, et qui forment également la plus grande partie de son épaisseur, mais qui appartiennent à Tordre des glandes acineuses, et non à celui des glandes en épi. Toutes ces glandes offrent une forme arrondie. Leur volume est celui d'un gros grain de millet. On les trouve en très grande abondance autour et sur la périphérie du pavillon de la trompe. Elles sont plus nuiltipliées encore au niveau de la dépression qu'on observe en arrière de ce pavillon. Le mucus qu'elles sécrètent est remarquable par sa viscosité.

4° Par ses vaisseaux sanguins, moins nombreux que ceux de la pituitaire : d'oii l'extrême rareté de ses hémorrhagies, si fréquentes, au contraire, sur cette dernière membrane.

5° Par ses vaisseaux lymphatiques, dont les radicules anastomosées entre elles forment un riche réseau à sa surface, et dont les troncs descendent sur les côtés du pharynx, pour aller se jeter dans les ganglions situés à la partie supérieure du cou, au-dessous des glandes parotides, en dehors de la membrane thyro-byoidienne, après avoir communiqué, au niveau des amygdales, avec ceux qui proviennent du voile du palais. Ces vaisseaux, faciles à injecter, se montrent surtout en grand nombre sur le pavillon de la trompe.

6° Enfin par sa sensibilité, qui est très obtuse lorsqu'on la compare à celle de la muqueuse nasale , et dont elle est redevable à la présence de quelques ramuscules nerveux, rares et grêles, exclusivement fournis par la cinquième paire.

SPLÀNCHNOLOGIE, 749

SENS DU GOLT.

Le sens du goût est celui qui nous fait connaître les propriétés sapides des corps.

Il a pour siège principal la muqueuse qui revêt la face dorsale de h langue, et pour agent accessoire le corps musculaire sur lequel cette mu-, queuse repose.

La langue est donc considérée avec raison comme l'organe du goût. Elle joue, en outre, un rôle important dans la mastication, la déglutition, l'articulation des sons, etc.

Situé à l'entrée des voies digestives, le sens du goût nous invite par l'attrait du plaisir à réparer les perles de nos organes, et lorsque les aliments destinés à réparer ces pertes lui sont présentés, il devient pour nous une sentinelle vigilante, toujours prête à les repousser ou à les accueillir, suivant qu'ils sont nuisibles ou vraiment réparateurs. Ce sens appartient donc plus spécialement à la vie nutritive; et, de même («iie cette vie survit en général à la vie de relation, de même le sens du goût survit quelque temps à la décadence de tous les autres.

Les corps sapides ne peuvent impressionner le sens du goût qu'autant qu'ils ont été préalablement dissous : tout corps sapide est soluble, de même que tout corps odorant est volatil. AGn d'opérer la dissolution du principe sapide des corps, la nature a placé, dans le voisinage de la membrane gustative, un grand nombre de glandes qui l'inondent du produit de leurs sécrétions. Parmi ces glandes, les unes viennent s'ouvrir sur des points plus ou moins rapprochés de l'organe du goût ; d'autres s'ouvrent à la surface même de la muqueuse linguale. Les premières forment une dépendance de l'appareil de la digestion, avec lequel elles seront décrites; les secondes, beaucoup plus composées et beaucoup plus multipliées que ne l'ont pensé les anatomistes de toutes les époques, se trouvent situées dans l'épaisseur même des muscles de la langue.

Le sens du goût nous offre donc à considérer trois appareils bien distincts :

1» Un appareil de sensibilité, la muqueuse linguale, qui constitue la partie essentielle ou fondamentale du sens.

2° Un appareil de mouvement qui favorise la gustation en permettant à la langue de s'appliquer plus exactement aux corps alimentaires, d'en recueillir les débris, de les faire glisser ensuite d'avant en arrière sur ses parties les plus sensibles comme sur un plan incliné, et de multiplier ainsi, en le prolongeant, suivant les capi'ices de notre volonté, le contact du principe sapide et de la membrane gustative.

3° Un appareil de sécrétion qui dépose sur la surface même de la muqueuse linguale, le liquide destiné à dégager ce principe sapide, et à l'étaler largement sur la membrane qu'il doit impressionner.

Chacun de ces appareils reçoit des nerfs qui lui sont propres; chacun d'eux se distingue aussi des deux autres par la disposition de ses vaisseaux. >'ous les étudierons successivement, après les avoir considérés dans leur ensemble.

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