Extrémilo anlërieure ou genou du corps c;illeux
ô. Lamelle triangulaire se conîinuanl c\i haut avec le licc du corps calleux et eu bas avec les nerfs optiques dont elle forme la racine grise ; vers son centre ou observe ordinairement un point plus transparent.
4,4. Pédoncules du corps calleux.
5. Chiasma des nerfs optiques renverse' en arrière ponr montrer sa continuité' avec le bec du corps calleux.
6,G. Nerfs olfactifs.
7, Petit sillon situe' sur la partie médiane du bec du corps calleux et conduisant directement dans le ventricule de la cloison, lorsqu'on Tincise d'avant en arrière.
ï.es pédoncules du corps calleux, bien décrits par Vicq d'Azyr, sont deux rubans de couleur blanche qui naissent de la partie réfléchie du corps calleux, marchent parallèlement d'avant en arrière jusqu'au voisinage de la racine grise des nerfs optiques où ils se séparent à angle très obtus, pour longer le côté externe de la bandelette des mêmes nerfs, et se perdre ensuite à l'extrémité interne de la scissure de Sylviu? près de l'origine de la grande fente cérébrale. Par leur extrémité antérieiu'c, ces pédoncules se continuent le plus souvent avec les tractus longitudinaux du corps calleux dont on peut les considérer comme un prolongement.
îâ ANATOAllË.
o" Bandelette, Chiasma cl racine grise des nerfs optiques.
La bandelette des nerfs optiques est un faisceau de fibres blanches qui, après avoir pris naissance à la surface des corps genouillés, dépendance de la couche optique, contourne la partie externe des pédoncules cérébraux dont elle croise obliquement la direction pour se porter en avant et en dedans, et s'entrecroiser sur la ligne médiane avec celle du côté opposé. D'abord aplaties à leur point de départ, ces bandelettes s'épaississent peu à peu et finissent par devenir cylindriques au voisinage de leur entrecroisement qui constitue le chiasma des nerfs optiques.
Le chiasma se présente sous la figure d'un carré allongé dans le sens transversal, recevant par ses angles postérieurs les bandelettes précédentes, et émettant par ses angles antérieurs deux gros cordons qui pénètrent p;es([ue aussitôt dans l'orbite pour aller s'épanouir chacun dans le globe oculaire correspondant. Il est en rapport : en haut et en arrière avec le tuber cinereum, et en avant et en bas avec la gouttière des nerfs optiques, sur laquelle il repose.
La racine grise des nerfs optiques s'étend des pédoncules du corps calleux et de l'espace perforé à la partie supérieure du chiasma : on ne peut en prendre une bonne idée qu'après avoir soulevé celui-ci en le renversant en bas et en arrière. On voit alors : 1° que celle du côté droit se confond sur la ligne médiane avec celle du côté gauche pour former une lame mince, de figure triangulaire, dont la base répond aux nerfs optiques ; 2° que cette lame est verticale ou un peu oblique de haut en bas et d'arrière en avant ; 3" qu'elle est située sur le prolongement du bec du corps calleux ; 4° ([u'cUe présente sur la ligne médiane un point plus transparent ; 5° (ju'en la détruisant on pénètre immédiatement dans le ventricule moyen dont elle concourt à former le bord antérieur; 6" qu'elle est composée de deux lames : l'une, antérieure, cellulo-fibreuse, dense et résistante, qui provient de la pie-mère et se continue avec le névrilème des nerfs optiques ; l'autre , postérieure , de nature nerveuse , naissant d'un noyau de substance grise qui tapisse les parois du ventricule moyen, et se continuant comme la précédente avec les nerfs optiques dont elle constitue la racine grise proprement dite.
4" Tuber cinereum, tige et corps pituitaires.
Le tuber cinereum, ou corps cendré , est cet amas de substance grise et molle qui remplit l'espace triangulaire, limité par les tubercules mamillaires en arrière, et par les nerfs opti(iues en avant. Vu par sa face inférieure, le corps cendré représente un cône dont le sommet se continue avec la base de la tige pituitaire; examiné par sa face supérieure qui répond à la partie la plus déclive du troisième ventricule , il offre \me dépression infundibuliforme dans laquelle se précipite et séjourne la sérosité intra-ventriculaïre.
La tige pituitaire, décrite par Galien et Vésale sous le nom à'infundibulum, et par Chaussier sous celui de tige sus-sphénoïdale, unit le corps
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cendré, dont elle constitue un prolongement, au coqis itiluifairc qui est comme suspendu à son extrémité Inférieure.
Sa longueur varie de 4 à 6 millimètres. — Sa direction est oblique de haut en bas et d'arrière en avant, sa couleur d'un gris rougeàtre, sa forme celle d'un cône dont la base, tournée en haut et en arrière, répond au tuber cinereum.
Sa structure comprend deux couches : 1° une couche externe cellulofibreuse, dépendance de la pie-mère qui tapisse l'espace sous-arachnoïdien antérieur; 2° une couche interne formée par une lame mince de substance grise provenant du corps cendré et formant un canal infundibuliforme qui se prolonge tantôt dans toute la longueur de la tige pituitaire, tantôt dans une partie seulement de son étendue.
Pour voir ce canal, il faut soulever le chiasma des nerfs optiques et le diviser ainsi que la lame qui le surmonte; on peut alors constater que la dépression infundibuliforme du corps cendré se prolonge dans l'épaisseur de la tige pituitaire à une distance variable. En incisant transversalemeiit cette tige vers sa partie moyenne et en examinant avec attention le plan de la coupe, on remarque aussi assez facilement au centre de celle-ci un orifice qui devient plus apparent lorsqu'on projette sur le point de section un lilct d'eau ou une petite colonne d'air. Les injections colorées pratiquées dans le troisième ventricule après la division préalable de la tige et l'introduction d'un stylet sont des moyens de démonstration auxquels on pourra aussi recourir; mais leur emploi exige plus d'habitude et de précaution pour se mettre à l'abri de toute cause d'erreur, le canal ainsi obtenu n'étant le plus souvent qu'un résultat artificiel.
Le corps pituitaire, appelé auss'ihypophysc par Sœnimerring, appendice sns-sphénoïdal du cerveau par Chaussier, glans pituitam exclpiens par Vésale, occupe la selle turcique sur laquelle il est fixé par un repli de la dure-mère qui lui forme une loge presque complète. Le sinus circulaire en avant et en arrière, les sinus caverneux en dehors et la lame quadrilatère du sphénoïde en arrière, forment ses rapports les plus immédiats. Pour l'étudier il est en général plus avantageux de l'extraire de la fossette qu'il habite; si on le laisse en place il faut alors abattre la lame du sphénoïde ainsi que la partie coi-respondante de la dure-mère.
La forme du corps pituitaire est ovoïde, sa couleur grisâtre, son poids de iO centigrammes, son diamètre transversal de 12- millimètres, etl'antércpostérieur de G à 8.
Sa face supérieure, tantôt convexe, tantôt déprimée, tantôt plus ou moins plane, reçoit l'insertion de l'infundibulum; sa face inférieure reproduit la forme de la fossette sur laquelle il repose.
Lorsqu'on l'incise d'avant en arrière, on reconnaît qu'il est composé de deux parties ou lobes séparés par une lamelle fibreuse transversale. — Le lobe antérieur, d'un volume beaucoup plus considérable, est d'une couleur jaune, et le postérieur, très petit, d'une couleur grise. — La tige pituitaire s'insère sur la lobe antérieur et quelquelois au niveau du plan de séparation des deux lobes , de telle sorte qu'elle semble alors se bifurquer. Quelques anatomistes, prenant cette apparence pour une réalité, ont cru devoir admettre que la cavité de l'infundibulum se partageait aussi pour s'ouvrir par une branche distincte dans chacun des lobes de l'hypophyse; mais chez
l'homme ce petit corps est plein, ainsi que l'extrémité inférieure de son pédicule. Dans les animaux vertébrés, il est au contraire creusé d'une cavité qui devient surtout remarquable dans les poissons où le corps pituitaire arrive à son maximum de développement; dans le fœtus humain, il est creux aussi pendant les premiers mois de la gestation, et loge une partie de la sérosité qui séjourne dans le ventricule moyen.
Les usages du corps pituitaire sont inconnus; ses proportions plus considérables, sa cavité constante et sa grande vascularité, dans toutes les classes des vertébrés, permettent de penser qu'il joue un rôle plus important dans la série animale que chez l'homme oîi il devient rudimentaire. Monro Tavait considéré à tort comme un ganglion lymphatique; d'autres l'ont rangé sans plus de raison parmi les ganglions nerveux. Vésale, d'accord sur ce point avec Galien, en faisait une sorte de réservoir recevant par l'infundibulum le liquide des ventricules du cerveau et le transmettant aux fosses nasales par un conduit qui allait s'ouvrir dans les sinus sphénoïdaux, conduit qui fut longtemps admis, mais dont l'observation a fini par faire justice.
S'» Tubercules mamillaïres.
Remarquables par leur couleur blanche et leur forme régulièrement hémisphérique, ces tubercules, au nombre de deux, se trouvent situés en arrière du corps cendré, en avant de l'espace interpédonculaire, en dedans des pédoncules cérébraux ; un sillon médian les sépare inférieurement ; leur base correspond au bord postérieur du ventricule moyen.
Incisés, ces tubercules présentent : 1° à leur centre un noyau de substance grise qui forme la plus grande partie de leur volume et se continue en haut avec celle qu'on observe sur les parois du ventricule moyen ; 2° à leur périphérie une couche de substance médullaire que nous verrons plus tard former une dépendance des piliers antérieurs du trigone cérébral.
6° Espace interpédonculaire.
Il répond à l'angle de séparation des deux pédoncules cérébraux qui le limitent sur les côtés. Sa forme est celle d'un petit triangle isocèle dont la base s'appuie sur les tubercules mamillaires, et le sommet sur la partie supérieure et médiane de la protubérance. Dans l'aire de ce triangle on remarque : 1° un grand nombre de pertuis vasculaires, d'où le nom de substance perforée postérieure ou moyenne, sous lequel il a été décrit par Vicq d'Azyr; 2° un sillon médian ; 3° sur les côtés de ce sillon deux faisceaux qui sont séparés des pédoncules cérébraux par une traînée de substance brune ou noire; 4° deux troncs nerveux, les nerfs moteurs oculaires communs qui naissent des faisceaux précédents; 5° des vaisseaux volumineux et nombreux qui plongent perpendiculairement dans la substance nerveuse.
7° Extrémité postérieure du corps calleux.
Elle s'étend horizontalement d'un hémisphère à l'autre, comme l'antérieure; mais elle diffère de cette dernière î 1" par sa largeur plus consi-
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dérable ; 2° par sa forme, qui est celle tVun bourrelet et non celle d'une lame réfléchie et coudée; 3° par la distance qui la sépare de l'extrémité postérieure du cerveau, distance à peu près double de celle qui sépare la partie antérieure du corps calleux de l'extrémité correspondante des hémisphères; 4" par la présence d'une circonvolution qui la contourne de chaque côté en la recouvrant presque entièrement.
S° Partie médiane de la grande fente cérébrale.
Elle est limitée supérieurement, ainsi que nous l'avons vu, par l'extrémité postérieure du corps calleux ; les tubercules quadrijumeaux, sur lesquels repose la glande pinéale, forment sa limite inférieure. Pour la bien voir il convient, l'encéphale reposant sur sa convexité, de soulever le cervelet en le portant en avant ; par ce mouvement on entraîne dans le même sens toutes les parties supérieures de l'isthme, et l'on écarte les deux lèvres de la partie médiane de la fente cérébrale ; il devient alors facile de constater : 1° que cette fente se continue de chaque côté avec celle qui contoui-ne les pédoncules cérébraux ; 2° qu'elle est occupée par un prolongement de la pie-mère, la toile choroïdienne ; 3° que la glande pinéale occupe l'épaisseur de la base de cette toile à laquelle elle est unie par des liens vasculaires.
9" Extrémité postérieure de la grande scissure dio cerveau.
Plus étendue que rantérieure, elle reçoit la base de la faux du cerveau qui la rempht entièrement, de telle sorte que les lobes postérieurs dans leur partie libre ne se trouvent nulle part en contact immédiat.