‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 20 sur 133 · DES CIRCONVOLUTIONS · texte numérisé non relu

DES CIRCONVOLUTIONS

Les circonvolutions qui se pressent en si grand nombre à la surface du cerveau simulent des replis assez analogues à ceux qui se formeraient sur la périphérie d'une sphère creuse qu'on voudrait renfermer dans une autre sphère de plus petit diamètre. Épais, arrondis et plus ou moins allongés, ces replis serpentent à la superficie des hémisphères à la manière de saillies cylindroides dont la direction et l'agencement réciproque semblent au premier coup d'œil soumis à une force aveugle, bien qu'ils soient assujettis dans leur disposition la plus générale à une loi uniforme et constante.

Nulles dans les poissons, les reptiles et les oiseaux, nulles aussi dans quelques mammifères, et très rudimentaires chez la plupart des rongeurs et des édentés, les circonvolutions cérébrales arrivent à des proportions assez remarquables dans les carnassiers, plus remarquables encore dans les ruminants et les solipèdes, et atteignent leurs plus grandes dimensions chez les singes, l'éléphant, et surtout chez l'homme, qui domine sous ce rapport tout l'embranchement des vertébrés d'une immense hauteur.

Le volume, le nombre, la longueur et les communications ou anastomoses des circonvolutions sont généralement en rapport avec le degré de développement du cerveau.

Les circonvolutions les moins développées sont aussi les moins noml)i'euses et les moins étendues; elles marchent parallèlement en décrivant des courbes régulières et concentriques sans communiquer entre elles. Dans le renard, par exemple, qu'on peut prendre avec M. Leuret pour type d'une étude comparative, on trouve six circonvolutions : une première qui borde la scissure de Sylvius, au-dessus de celle-ci une seconde, puis une troisième et une quatrième qui répondent à la face externe de l'hémisplière et se dirigent parallèlement d'avant en arrière; la cincpiième entoure le corps calleux à la manière d'une ellipse dont le grand axe est aussi antéropostérieur ; la sixième ou sns-orbitaire répond au lobe antérieur et suit la même direction que les précédentes.

Ces circonvolutions antéro-postérieures et pai'allèles n'affectent pas cliez tous les mammifères la même simplicité et la même régularité dans leur disposition ; mais chez tous, il est facile d'en constater l'existence au milieu des juodirications de forn)e, de volume et de direction qu'elles présentent; on peut les appeler constantes on iJrimitives.

En passant des mammifères chez lesquels les replis de la surface cérébrale sont peu prononcés, à ceux chez lesquels ils sont au contraire 1res développés, les circonvolutions primitives se modifient peu à iieu dans leur conformation extérieure : d'abord elles augmentent de volume, se d(-priment sur quelques points et se creusent des sillons légers qui attestent leur tendance vers la bilidité ; puis elles s'allongent, sMnfléchissent, décrivent des coudes et deviennent sinueuses ; enfin on les voit se diviser sur un ou plusieurs points, se réunir sur d'autres, et échanger entre elles des branches de communication ou anastomoses.

Chez l'éléphant, les makis, les singes et chez l'homme, à ces circonvolutions primitives déjà modifiées dans leur forme, leur volume et leur direction, viennent s'ajouter des circonvolutions nouvelles qui se montrent non sur la région frontale, comme on l'avait supposé, mais sur la partie moyenne ou pariétale des hémisphères, ainsi que M. Louret l'a parfaitement établi. — Ces replis additionnels ou de iierfectionncment, dont la découverte est venue éclairer d'un jour tout nouveau l'étude des circonvolutions cérébrales si longtemps ensevelie dans la plus déplorable confusion, sont remarquables par leur volume et par leur direction perpendiculaire à celle des circonvolutions primitives. — Supprimez par la pensée ces circonvolutions transversales, puis réunissez les circonvolutions frontales aux occipitales, qui se portent d'avant en arrière, et vous reproduirez la disposition qu'on observe sur la convexité du cerveau chez tous les manmiifères inférieurs; ajoutez aux circonvolutions antéro-postérieures des rongeurs, des carnassiers, des ruminants, des solipèdes, des cétacés, deux ou trois circonvolutions qui les coupent perpendiculairement dans la partie moyenne de leur trajet, et vous obtiendrez sous un état rudimentaire la disposition propre aux mammifères les plus élevés.

Considérées dans l'espèce humaine, les circonvolutions nous présentent à étudier leur conformation extérieure et leur structure.

NEYROLOGIE.

1° CONFORMATION EXTERIEURE DES CIRCO.NVOLITIOINS.

Les circonvolutions do l'homme sont remanjuables : 1" par leurs dimensions qui sont considérables et en raison directe de celles du cerveau, bien que cette loi souffre, chez lui comme cliez les mammifères, d'assez, nombreuses exceptions; 2" par leur nombre; 3" par leurs sinuosités nndtipliées ; i" enfin et surtout par leur disposition récipro(iuement perpendiculaire.

La différence qu'on observe sous le rapport du volume entre les circonvolutions de l'bonnne et celles des mammifères détermine des différences correspondantes dans l'étendue de la surface cérébrale non seulement dans les divers animaux, mais dans les diverses races humaines, et dans les divers individus d'une même race ; et celles-ci à leur tour en produisent de semblables dans l'intelligence, qui est en relation plus intime et plus directe avec l'étendue de la surface du cerveau, ainsi que l'a démontré Desmoulins, qu'avec le volume et le poids de cet organe.

Le nombre des circonvolutions que présente le cerveau dans l'espèce humaine ne saurait être évalué avec précision ; on retrouve assez facilement à la surface des hémisphères les circonvolutions primitives et les circonvolutions additionnelles que nous avons mentionnées; mais lorstju'on tente de poursuivre un semblable dénombrement au delà de ces repUs principaux qu'on pourrait appeler aussi re.fUs genérntenrs, parce qu'ils sont le point de départ d'une foule de replis secondaires, toute évaluation devient arbitraire et toute précision impossible, ces replis de second ordre étant extrêmement variables dans leur nombre, leur forme et leurs rapports respectifs.

La forme des circonvolutions est celle d'un cylindre à direction sinueuse, offrant deux faces légèrement aplaties, et deux bords, l'un adhérent, l'autre libre.

Leurs faces sont perpendiculaires à la surface du cerveau ; la pie-mère les revêt l'une et l'autre dans toute leur étendue et les sépare de celles des replis adjacents sur lesiiuels elles se moulent.

Leur bord odhércnt, plus étroit, se continue avec le noyau central de chaque hémisphère.

Leur bord libre, en général arrondi et sinueux, concourt à former avec celui de la circonvolution opposée et l'arachnoïde un espace prismatique et triangulaire: si trois circonvolutions convergent en un même jioint, cet espace devient conique on pyramidal. — Sur (juclques jtoints ce bord se déprime en fossette; sur d'autres il se creuse en gouttière plus ou moins étendue ; sur d'autres il offre une déiiression anguleuse, simple, double ou k plusieurs brandies diversement inclinées les unes sur les autres. — La liautciu- moyenne du bord libre est de 15 à 2 5 millimètres; elle varie beaucoup, selon les individus et dans les diverses circonvolutions. Il en est de même de son épaisseur qui offre jdns de variétés encore ; car elle diffère non seulement suivant les individus et les replis du cerveau, mais sur les

divers points d'un même repli qu'on voit assez souvent s'effiler sur une partie de son trajet pour s'épaissir un peu plus loin.

Les sillons ou anfractuosilés qui séparent les replis de la surface cérébrale logent un double feuillet de la pie-mère qui leur est immédiatement appliquée, et le liquide céphalo-racliidien qui est contenu entre les deux lames de ce feuillet.

En s'adossant par la partie arrondie de leur bord libre, les circonvolutions partagent cbaque anfractuosité en deux étages : un étage sjqiéricur, prismatique et triangulaire, que nous avons précédemment mentionné, et un étage inférieur arrondi et cylindrique. — L'étage supérieur loge les veines qui serpentent à la surface du cerveau. — L'inférieur contient les artères cérébrales dont les principaux troncs se rapprochent toujours davantage du centre des hémisphères.

Après avoir étudié la conformation extérieure des circonvolutions d'une manière générale, il serait intéressant de les considérer chacune en particulier ; mais les replis générateurs ou du premier ordre, c'est-à-dire les circonvolutions primitives et celles de perfectionnement, se prêtent seuls à cette description ; les replis secondaires présentent des caractères si variables et en quelque sorte si fugitifs, qu'ils se dérobent pour la plupart à une mention détaillée ; il me suffira de les indiquer en les rattachant aux circonvolutions principales qui leur donnent naissance.

Les circonvolutions du premier ordre se divisent en internes, externes et inférieures.

1" Circonvolutions de la face interne des hémisphères. Tous les replis de cette face interne rayonnent autour d'une circonvolution fort remarquable qui commence au-dessous de l'extrémité antérieure du corps calleux, se réfléchit pour s'appliquer sur la face supérieure de ce corps dans toute son étendue, puis contourne son extrémité postérieure et vient se terminer à la partie interne de la scissure de Sylvius, après avoir décrit dans son trajet une ellipse qui embrasse la racine de l'hémisphère correspondant et la totalité du corps calleux; de là le nom de circonvolution du corps calleux sous lequel elle a été décrite par M. Cruveilhier. Étroite à son origine, cette circonvolution devient plus considérable vers sa partie moyenne et se termine par un renflement assez volumineux ; on peut lui distinguer trois parties : une partie ascendante étendue de son origine au genou du corps calleux, une partie horizontale étendue de l'extrémité antérieure à l'extrémité postérieure de ce corps, et une partie descendante étendue du bourrelet du même corps à l'angle interne de la scissure de Sylvius. — Cette partie descendante présente à son extrémité terminale un repli en forme de crochet par lequel elle se continue avec l'extrémité inférieure de la corne d'Ammon ou grand hippocampe, d'où le nom de circonvolution de l'hippocainpe sous lequel elle est connue depuis les travaux de Vicq d'Azyr.

Les replis de la face interne qui se rattachent à la circonvolution du corps calleux se partagent en trois groupes :

Un groupe antérieur dont les circonvolutions marchent d'avant en arrière.

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Un groupe poslérieur dont les circonvolutions marchent dans le même sens.

Et un groupe moyen dont les circonvolutions se portent de bas en haut, c'est-à-dire perpendiculairement à la direction des précédentes. Ce petit groupe, de forme quadrilatère, a été signalé par 31. Leuret et mieux décrit par M. Foville ; il appartient à l'appareil de perfectionnement et se continue supérieurement avec un groupe du même ordre formé par les circonvolutions transversales de la face externe. (Voy. les fig. 180 et 183.)

2° Circonvolutions de la face externe. Elles se divisent aussi en trois groupes :

Un groupe antérieur ou frontal, composé de circonvolutions qui se dirigent d'avant en arrière.

Un groupe postérieur ou occipital, composé de circonvolutions qui marchent dans le même sens.

Un groupe moyen ou pariétal, formé de deux circonvolutions principales qui se portent un peu obliquement en haut et en arrière en coupant sous une incidence plus ou moins perpendiculaire les circonvolutions frontales et occipitales ; ces deux circonvolutions naissent inférieurement de la partie moyenne ou transversale delà circonvolution qui borde la scissure de Sylvius et se terminent au niveau du bord supérieur de l'hémisphère correspondant. — La circonvolution pariétale antérieure est le point de départ de deux ou trois circonvolutions qui descendent en serpentant et en se ramifiant sur la région frontale du cerveau. — La circonvolution pariétale postérieure donne naissance à des replis analogues, mais un peu moins régulièrement disposés, qui descendent sur la région occipitale.

En arrière de la circonvolution pariétale postérieure et près du bord supérieur de l'hémisphère, on observe une troisième et très petite circonvolution pariétale qui se porte en serpentant en haut et en arrière pour aller se continuer avec le groupe moyen des circonvolutions de la face interne.

L'anfractuosité qui sépare les circonvolutions pariétales antérieure et postérieure a été très bien décrite par Rolando ; elle est remarquable : 1" par sa direction transversale ou légèrement oblique, 2" par sa profondeur, 3° par son existence constante : je l'appellerai avec MM. Leuret et Longet, scissure de Rolando. (Voy. la fig. 178.)

3^' Circonvolutions de la face inférieure. Ici encore on distingue trois groupes qui correspondent : l'un au lobe antérieur, l'autre au lobe postérieur, le dernier à la scissure de Sylvius.

Les circonvolutions du lobe antérieur sont de petites dimensions et antéro-postérieures; celles qui accompagnent le nerf olfactif se distinguent parleur trajet rectiligne et l'uniformité de leurs dimensions.

Les circonvolutions du lobe postérieur marchent dans le même sens que les précédentes ; elles ont pour point de départ commun la circoiwolution de l'hippocampe, c'est-à-dire la partie terminale de la circonvolution du corps calleux; celles qui naissent de l'extrémité postérieure de ce lobule se dirigent d'avant en arrière ; celles qui partent de sa partie moyenne ou antérieure se dirigent d'arrière en avant.

Les circonvolutions de la scissure de Sylvius sont au nombre de

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quatre, l'une marginale ou enveloppante, et les autres centrales ou enveloppées.

La circonvolution marginale, ou chronvolitiion de la scissure de Sylvlus proprement dite, est une des plus étendues et des plus volumineuses parmi celles qui recouvrent la surface des hémisphères. Née sur les côtés du quadrilatère perforé, elle se porte en dehors en longeant la scissure de Sylvius dont elle forme la lèvre antérievu-e, se réfléchit une première fois pour passer horizontalement au-dessus du lohule de l'insula, puis une seconde pour se diriger en avant et en bas et revenir vers l'espace perforé, au voisinage duquel elle se termine ; dans ce long circuit elle entoure le lobule de l'insula en le recouvrant de ses nombreuses sinuositc-s. (Voy. la fig. 178.)

Pour apercevoir ce lobule il faut donc écarter les sinuosités de la circonvolution de la scissure de Sylvius; on constate alors : 1° qu'il constitue une saillie pyramidale et triangulaire dont la base regarde en haut et le sommet en bas et en dedans ; 1'^ que cette saillie est surmontée de trois ou quatre petites circonvolutions qui marchent de bas en haut en rayonnant.

Le lobule de l'insula répond à la partie externe et inférieure du corps strié dont il forme une dépendance. (Voy. les fig. 185 et 187.)

La description que M. Foville a tracée des circonvolutions de l'homme diffère de la précédente sous plusieurs rapports; mais cette différence porte plutôt sur les détails que sur la pensée générale qui s'y trouve exprimée.

Cet observateur divise les circonvolutions en quatre ordres :

Le premier ordre comprend une seule circonvolution, celle du corps calleux, ou circonvohition de l'ourlet, qui décrit une courbe elliptique dont les deux extrémités sont réunies par le quadrilatère perforé.

Le second ordre se compose de deux circonvolutions qui naissent audevant de l'espace perforé et se terminent en arrière du même espace, après avoir décrit, comme la précédente, une ellipse dont le grand axe est anléropostérieur et le petit vertical. De ces deux circonvolutions, l'une, interne et plus grande, occupe la circonférence de la face interne des hémisphères; l'autre, externe, entoure le lobule de l'insula. M. Foville appelle la première, grande cîrconvolnHon d'enceinte de l'iiemisphàre, ellvi seconde, circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius.

Au troisième ordre appartiennent tous les replis cérébraux étendus de la circonvolution du premier ordre aux deux circonvolutions du second, c'est-à-dire ceux de la face interne des hémisphères et ceux du lobule de l'insula; ces replis affectent une direction divergente : ceux de la face interne se portent en rayonnant de la circonvolution de l'ourlet à la grande circonvolution d'enceinte de l'hémisphère; ceux de l'insula se portent en rayonnant de l'espace perforé vers la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius.

Le quatrième ordre embrasse tous les replis de la surface cérébrale compris entre les deux circonvohitions du second ordre. Ces replis s'étendent en «livergeant de la circonvohition d'enceinte de la scissure de Sylvius, à la gran*lc circonvohition d'enceinte de l'hi'-misphère ; ils semblent enquelque sorte continuer ceux du lobule de l'insula et les ])rolonger juscpi'H ceux de la face interne en se divisai'.! et communiquant entre euv pendant ce trajet.

Cette classification dénote un auteur qui a fait <le grandis efforts pour

NEVUOLOGIE.

élucider un point obscur, et qui, après avoir beaucoup vu, a beaucoup médité ; en la ramenant à son expression la plus simple, on voit que les quatre onlres de circonvolutions signalés par M. Foville, se réduisent à deux, dont Tun comprend celles de son premier et de son second ordre qui sont longitudinales ou antéro-postérieures, tandis que l'autre comprend celles de son troisième et de son quatrième ordre qui sont perpendiculaires aux précédentes : par conséquent, le caractère distinctif des circonvolutions de l'homme se trouve nettement énoncé dans le travail de cet auteur : sous ce rapport, le résultat auquel il est arrivé offre beaucoup d'analogie avec celui qui a été obtenu par M. Leuret. Il est satisfaisant de voir deux observateurs qui ont suivi des voies très différentes arriver ainsi à une même conclusion. — Mais lorsciu'il a fallu faire la part respective dcscirconvo^ liitions longitudinales et transversales, M. Foville a été beaucoup moins heureux que M. Leuret. En considérant les circonvolutions de Tinsula, celles

FiG. ITS.

Circoii^'oliUioiis de la face externe ou supérieure des he'mispJières.

1,1,1. Scissure de Rolando. — 2,2. Chconvolulion parie'lale ante'rieure. — 3,5,ô. Circonvolalions frontales se portant perpendiculairement vers la circonvolution pariétale ante'rieure. — 4. Anastomose de deux circonvolutions frontales. — 3,3,3. Grande circonvolution pariétale postérieure. — 6'. Petite circonvolution paiiétale postérieure allant se conlinitcr comme la précédente avec le groupe des circonvolutions moyennes de la face interne de Ihémisphère. — 6. Circonvolution occipitale se portant horizoulalement en arrière en se divisant. — 7,7. Partie antérieure ou transversale de la circonvolution de la scissui e de Sylvius. — 8,8. Partie moyenne ou horizontale de la même circonvolution, — 9,9. Partie postérieure ou oblique de cette circonvolution. — 10,1 1,12. Circonvolutions anlcrieiiie, moyenne et postérieure du lobule de l'insula. — 13. Lobe antérieur ou frontal du cerveau. — 14. Partie sphénuïdale du lobe postérieur. — 13. Partie occipitale du même loLe.

de la face externe et celles de la face interne comme un seul et même système de circonvolutions transversales coupées sur leur trajet par les deux circonvolutions du second ordre , le premier de ces analomistes est tombé dans une erreur manifeste qu'il lui eût été facile d'éviter en appelant à son aide les lumières de l'anatomie comparée ; il se fut ainsi facilement convaincu : 1° que les circonvolutions situées sur les parties antérieure et postérieure de chaque hémisphère suivent constamment une direction longitudinale chez l'homme comme chez les mammifères; 2° que ces circonvolutions longitudinales, loin d'être en minorité chez l'homme, sont au contraire en très grande majorité; 3° que le cerveau humain, bien qu'il ait des caractères propres nettement accusés, ne diffère cependant pas autant de celui des animaux que le pense M. Foville.

Les circonvolutions des faces supérieure et inférieure des hémisphères sont en rapport par leur sommet avec les pai'ois de la cavité du crâne qui se moulent en quelque sorte sur leur convexité; de là cependant il ne faudrait pas conclure que les impressions les plus profondes de la cavité crânienne correspondent aux circonvolutions les plus volumineuses. Pour réfuter une semblable conclusion il suffirait de montrer que les impressions digitales de la voûte orbitaire, qui sont si prononcées, supportent les circonvolutions du lobe antérieur qui figurent parmi les plus grêles ; tandis que celles du pariétal, toujours très superficielles, recouvrent les circonvolutions moyennes de la face supérieure du cerveau qui se distinguent entre toutes par leur volume. On se tromperait donc gravement si l'on tentait de juger du volume des circonvolutions par la profondeur relative des impressions que présente la surface interne du crâne; néanmoins il est généralement vrai de dire que ces impressions sont proportionnelles au développement des replis de la surface du cerveau.

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