‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 50 sur 133 · ONZIÈME PAIRE, OU ]SEI\FS SPINAUX · texte numérisé non relu

ONZIÈME PAIRE, OU ]SEI\FS SPINAUX

Ja' nerf spi)U(l, ou accessoire cho 11 erf vague, troisième portion (h la Inniiéme paire de Willis, s'étend des parties latérales de la moelle et du bulbe racliidien à deux organes, le larynx et le pbarynx, et à deux muscles, le sterno-mastoïdien et le trapèze. Ses raciiîes, échelonnées sur u;ie grande étendue de l'axe cérébro-spinal, sa direction d'abord ascendante et parallèle à la moelle épinière, le lorsg détour qu'il parcourt pour arriver jusqu'aux organes auxquels il est destiné , sa terminaison multiple et exclusivement musculaire, constituent dans Tbistoire des nerfs crâniens autant de caractères exceptionnels qui ont vivement attiré sur lui l'atten-tion dcsanatouiistes de toutes les époques.

Origine. Le spinal tire son origine des deux tiers supérieurs de la portion cervicale de la moelle et de la moitié inférieure du bulbe racliidien, par dix ou douze racines qui émanent manifestement du cordon antérolatéral et qu'on peut distinguer avec Bcndz en inférieures ou médullaires, et en supérieures ou bulbaires. (Fig. 189 et t97.)

Les racines médullaires, au nombre de six àbuit, naissent au-devant elles des racines postérieures des quatre ou cinci premiers nerfs cervicaux , dont sont quelquefois si rapprochées, que plusieurs d'entre elles semblent partir comme ce* dernières du sillon collatéral postérieur. La plus inférieiu-e, (jui est aussi la plus longue, se montre presque toujours nnique; les suivantes, beaucoup plus courtes, sont assez fréquemment disposées par paires; chacune d'elles, à son point de départ, se compose en général de deux fdets qui se réunissent bientôt sous un angle plus ou moins ouvert.

Les racines bulbaires, au nombre de quatre ou cinq, naîtraient, suivant la plupart des anatomistes, sur la direction d'une ligne qui prolongerait le sillon collatéral postérieur de la moelle. L'étude de ces racines sur des pièces fraîches m'avait d'abord porté à partager cette opinion. Mais en examinant une série de préparations soumises à l'action prolongée de l'alcool, j'ai pu constater que les racines bulbaires du spinal sont implantées sur l'origine du faisceau latéral ou intermédiaire du bulbe, et que loin de se rapprocher du sillon collatéral postérieur, au point de s'en détacher, elles s'en éloignent au contraire plus que les racines médullaires. On sait, en effet, qu'après l'immersion du centre nerveux dans l'alcool , les dépressions et les saillies qu'il présente deviennent beaucoup plus distinctes ; or lorsqu'on observe sur une préparation soumise à l'influence de ce liquide le sillon collatéral postérieur, on peut le suivre très facilement jusqu'au niveau du bec du calamus scriptorlus , et l'on voit alors qu'il décrit une légère courbure à concavité antérieure, distante de 2 millimètres environ des racines bulbaires. C'est donc à tort que l'origine motrice de ces racines a paru contestable; elles proviennent bien manifestement du cordon antéro-latéral de la moelle.

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Les racines «le la onzième paiie sont assez rcsiilicremont espacées sniles cotés (le l'axe cérébro-spinal; la plus inférieure est verticale; les suivantes sont oblitincs en haut et en dehors -, les plus élevées deviennent horizontales. Ces dernières forment avec le tronc du spinal et les parties latérales de la moelle un triangle rectangle dans l'aire duquel toutes les autres se trouvent inscrites.

Trajet el rapports. Né des parties latérales de la portion cervicale de la moelle, à l'union de son tiers inférieur avec ses deux tiers supérieurs, c'est-à-dire au niveau de rorigine de la cimpiième paire cervicale, ainsi que l'avait déjà constaté Vi^ussens, le nerf sjùnal se porte verticalement en l'.aut en augmentant peu à peu de volume par radjonclion successive de toutes ses racines, et en s'éloignant de plus eu plus de l'axe nerveux, de manière à atteindre directement le trou déchiré postérieur dans lequel il s'engage ; sorti de ce trou, il s'unit par une hraiichc considérable au plexus gangliforme du pneumo-gastrique, puis se porte en bas et en dehors vers le muscle sterno-mastoidien qu'il traverse le plus souvent, croise obliquement le creux sus-claviculaire et s'engage sous le trapèze dans lequel il se divise eu un grand nombre de branches terminales. On peut donc lui considérer une portion ascendante ou intra-crànienne, une portion correspondante au trou déchiré OU intrà-pâriétale , et une portion descendante ou cervicale.

La portion ascendante oU intrn-crâniennc du spinal chemine entre le ligament dentelé et les racines postérieures des nerfs cervicaux auxquelles elle est fréquemment unie par des liens celluleux, et très rarement par des filets anastotnotiques. A son entrée dans le crâne, !e spinal répond en avant à l'artère vertébrale, en haut au cervelet, en dehors au trou occipital dont le sépare le feuillet viscéral de l'arachnoïde.

La portion intra-pariétnle ou correspondante au troii déchiré est située en avant de la veine jugulaire interne, en arrière' du pneumo-gastrique, dans la même gaine que ce dernier auquel il s'unit d'Une manière intime à sa sortie du crâne.

La portion descendante ou cervicale, après s'être divisée et unie par sa branche interne au plexus gangliforme du pneiimo gastriipje, descend obliquement entre l'artère carotide interne et la veine jugulaire interne, passe entre celte veine et l'artère occipitale, en dedans des muscles stylohyoïdien et digastritiue, longe l'extrémité inférieure de la glande parotide qui l'entoure parfois de tous côtés à peu près comme elle entoure le facial , arrive sous le tiers supérieur du stcrno-cléido-mastoïdien dont elle traverse ordinairement la moitié postérieure, chemine au niveau du creux sus-claviculaire entre le splénius et le muscle peaucier, et répond plus bas à la face antérieure du trapèze dans l'épaisseur duquel ses nombreuses divisions se répandent.

Jnastomoses. Dans le trajet qu'il parcourt de sou origine à sa terminaison, le spinal s'anastomose successivement :

1° Avec les racines postérieures des deux premiers nerfs cervicaux qrii tantôt lui envoient un filet au moment où il les croise, et tantôt en reçoivent un du spinal au moment où ils s'engagent dans l'orifice que leur ]M-éscnte la dure-mère.. Ces anastomoses sont loin de se montrer au«si fr(''-

quemment que le pensent quelques anatomistes. — Le filet qui s'étend des racines postérieures du second nerf cervical au tronc delà onzième paire n'est le plus souvent qu'une racine du spinal qui, très rapprochée du sillon collatéral postérieur, se trouve d'abord accolée à l'une des racines du nerf cervical correspondant; dans tous les cas de ce genre, l'anastomose est seulement apparente. - Le filet qui se porte du spinal au premier nerf

Branches a lasiomollques des quatre deruiùres paires crâniennes et des deux premières paires ceri'icales. . Facial. — 2. Glosso-pharyiigicu, — 2'. Anastomose de ce uerf avec le filet que le facial envoie au muscle slylo-glosse. — 3, Pueumo-gaslrirjue dont ou voit les deux ganglions se continuer par leur exlre'mile' correspondante. — 4,4. Spinal. — 5. Grand hypoglosse. — U. Ganglion cervical supérieur du grand synipalliique. — 7,7. Anse anastomolique des deux premières paires cervicales. — 8. Rameau carotidien du grand sympathique. ~ 9. Rameau de Jacobson partant du ganglion d'Andersch. — 10. FiUts qui unissent ce rameau au grand sympalhique. — II. Filet qu'il fournit à la trompe d'Eustache. — 12. Filet de la fenêlre ovale. — 13. Filel de la fenêlre ronde. — 14. Filet qui s'unit au

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cervical est sans coniretlit l'anastomose qu'on observe le plus souvent. Mais dans la plupart de ces cas encore , elle n'est qu'apparenic .- le faisceau des racines postérieures, au lieu de se porter transversalement en deliors, se porte en haut vers le tronc du spinal, et passe à sa partie antérieure en contractant avec son tronc une adhésion celluleuse , puis se coudant ensuite à angle droit, suit une direction descendante jusqu'à l'orifice de la duremi're ; la partie ascendante de ce faisceau simule alors parfaitement Lien l'une des racines du spinal , et la portion ascendante une anastomose étendue de ce nerf aux racines antérieures du premier nerf cervical. — Au niveau de l'entrecroisement du spinal et du premier nerf cervical, Huber a décrit un petit ganglion forme par l'anastomose des deux troncs nerveux; ce ganglion n'existe pas constamment; lorsipi'il existe, il doit être considéré comme appartenant exclusivement au faisceau des racines postérieures du premier cervical.

2° Avec le ganglion supérieur du pneumo-gastrique auquel il donne quelquefois un ou deux filets plus ou moins grêles.

3" Avec le plexus gangliforme du même nerf auquel il fournit une branche considérable que nous avons vue constituer la racine motrice princi[iale du pneumo-gastrique et se subdiviser en deux rameaux, dont l'un contribue à former le rameau pharyngien du tronc de la dixième paire, tandis (pie l'autre descend sur le côié externe du même tronc en se mêlant à ses libres de la manière la plus intime.

i" Avec la brandie antc'-rieure du deuxième nerf cervical (jni lui envoie un rameau au moment où il s'engage dans l'épaisseur du muscle sternocléido-mastoïdien.

5° Avec les branches antérieures des troisième et quatrième nerfs cervicaux qui lui envoient aussi chacun un rameau de renforcement. Le plus considérable de ces rameaux se réunit ordinairement à lui au-dessous du bord antérieur du trapèze.

Distribution. 5ous avons vu que le spinal se divise en deux branches : une branche interne et une branche externe. (Fig. 218.)

La branche interne ou nnastomotique est composée principalement par les racines bulbaires. Après avoir échange avec le plexus gangliforme de la dixième paire plusieurs fiiets qui unissent ces deux nerfs d'une manière intime, elle se porte en bas et en dehors et ne tarde pas à se subdiviser en dciîx branches plus petites : l'une, supérieure, qui concourt à former le rameau pharyngien du pneumo-gastricpie; l'autre, inférieure, qui, appliquée sur le côté externe de ce "nerf, s'en sépare à la partie supérieure du thorax pour participer à la formation du nerf récurrent. — La continuation du rameau pharyngien avec la branche anastomoliiiue du spinal est évi-

pelit pélreiix supeificiel. — !3. File! qui s'unilau graud pi'treux supcrtlciel. — 40. Gauglion olifiue. — 17. Rameau de la fosse jugulaire donuant un filet au ganglion d'Andersch. — 18. Anastomose du spinal avec le pneumo-gastrique.

— 19. Anastomoses de la première paire cer\icale avec le grand hypoglosse.

— 20. Anastomose de la brandie que le spinal fournil au sterno-mastoidien avec ciiUe que la deuxième paire cervicale envoie au même muscle. — £1. Plexus pharyngien. — 22. Nerf laryngé' supe'rieur. — 23. Nerf laryngé' externe. — 24. Gauglion cervical moyen du grand sympathique. (Celte figure est liie'e de l'atlas de MM. Hirschfeld et Léveille.)

dente. Il n'en est pas ainsi de celle d\i récurrent, dont la réalité jus(|u'à présent n'a été démontrée que par la physiologie. Bendz, il est vrai, dit être parvenu à la constater analomiquenient ; mais la plupart des observateurs qui ont voulu poursuivre le même résultat ont été moins heureux. Ce (pii fait ici la difficulté des recherches, c'est la structure même du pneumo-gastrique : parmi les nerfs de la vie animale il n'en est aucun peut être qui présente au plus haut degré le caractère plexiforme; il me paraît presque aussi impossible de poursuivre les fibres descendantes du spinal à travers le plexus qui constitue le tronc de la dixième paire que de poursuivre ce tronc lui-même à travers les mailles du plexus solaire.

La branche externe du spinal résulte surtout du rapprochement des racines nié<lullaires. Elle est en général plus considérahle que l'interne et se consume dans deux muscles seulement : le sterno-mastoidien et le trapèze. — Les rameaux qu'elle fournit au sterno-cléido-mastoïdien , au nondjre de trois ou quatre, s'anastomosent avec les divisions d'un autre rameau moins volumineux qui provient des deuxième et troisième paires cervicales. De ces anastomoses résulte un petit plexus situé dans l'épaisseur du muscle , à l'union de son tiers supérieur avec ses deux tiers inférieurs. — Les rameaux destinés au trapèze sont extrêmement multipliés ; ils se partagent : 1° en ascendants, qui se distribuent à la portion cervicale du muscle ; 2° en descendants, qui se terminent dans sa portion dorsale en se dirigeant, les uns en dedans, d'autres en dehors, d'autres dii-ectement en bas jusqu'au voisinage de son angle inférieur. . En résumé, le spinal naît des parties latérales du bulbe par quatre ou cinq racines , et des parties latérales de la portion cervicale de la moelle par six à huit racines implantées comme les précédentes dans l'épaisseur du cordon antéro-latéral.

Les racines bulbaires, par leur réunion, constituent la branche interne ou anastomotique qu'on pourrait appeler, avec M. Longet, pharyngolaryngée, puisqu'elle se distribue surtout aux muscles du pharynx et du larynx. Les racines médullaires donnent naissance à sa branche externe dont les divisions se répandent exclusivement dans deux muscles, le sternodéido-mastoidien et le trapèze.

Usages. L'origine et la terminaison du spinal annoncent un nerf moteur ; ce que l'anatomie nous enseigne à cet égard, la physiologie expérimentale le confirme :

1" Soumis à l'irritation mécanique ou galvanique, des mouvements convulsifs surviennent aussit(5t dans tous les muscles auxquels il se distribue.

2" Interrompu dans sa continuité avec le centre nerveux par la section successive de ses racines, par la section de son tronc ou par son arrachement pratiqué d'après le procédé ingénieux de M. Cl. Bernard, toute contraction disparaît dans les muscles soumis à son influence : le phénomène le plus saillant de cette paralysie est l'extinction graduelle de la voix qui devient rauque et se trouve totalement abolie après la division des deux spinaux.

3" Irrité, divisé ou arraché avant son passage dans le trou déchiré, il ne donne lieu à aucune douleur.

En présence de cette série de faits empruntés à l'anatomie et à la physiologie, on ne saurait donc se refuser à ailmeftre que le spinal est un nerf

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iijott'ui'. — Celle conclusion admise, nne autre i|uestion se prc'scnle : indépendanimeut des branches qu'ils reçoivent de la onzième paire, le sternocléido-mastoïdien et le trapèze en reçoivent d'autres qui leur sont fournies par les nerfs cervicaux. Quelles sont les fonctions respectives de ces deux ordres de branches? Willis le premier a tenté de résoudre cette difficulté : il avança que les branches spinales étaient destinées à coordonner l'action de ces muscles dans tous les mouvements involontaires du cou et des meml)res supérieurs, et ipie les branches cervicales présidaient à leur contraction dans tous les mouvements dirigés par la volonté. Cette doctrine, acceptée par Vieiissens, a été reprise de nos jours par Cb. Bell, (jui l'a formulée d'une manière plus précise, en disant que la branche externe du spinal avait pour usage d'associer l'aciion du sterno-cléido mastoïdien et du trapèze à celle des muscles respiratoires dans le cri, l'effort, le chant, le rire, l'éternument, la toux, etc , et qui fut ainsi conduit à donner à cette branche le nom de ver f respiratoire supérieur du tronc. — JJais les considérations sur lesquelles le célèbre physiologiste anglais a basé son opiinon ne sont guère plus concluantes que celles qui avaient été invoquées par^ Willis. L'observation démontre que les mouvements ordonnés par le spinal et ceux qui dépendent des nerfs cervicaux sont également volontaires.

DOUZIÈME PAIRE 00 KERF GRAND HYPOGLOSSE.

Préparation. Prc'paror le grand hypoglosse, c'esL iiieltre à un les muscles du la langue et ceuï des régions sus- et sous-hyoïdiennes en conservant Ions les (ilels nerveux qu'ils reçoivent, Oo arrivera à ce résultat en se conformant aux. règles qui suivent :

1° Pratiquer sur les téguments du cou trois incisions : la première, antérieure et médiane, élendue de la symphyse du meulon à la fourchette du sternum; la seconde, parallèle à la base.de la mâchoire; et la Iroisième, parallèle à la clavicule.

2° Disséc[uer d'avant en arrière le lamheau quadrilatère qui résulte de ces incisions, en délachant à la (ois la peau et le muscle peaucier.

5" Chereher le tronc du grard hypi>glosse an-dessous du tendon du muscle digastrique, remonter ensuite vers son origine pour découvrir sa branche descendanle, suivre celle-ci de haut en bas iiisr^u'au niveau di' l'arcde qu elle forme en s'unastomoîant avec la branche descendante interne du plexus cervical, et isoler chacun des rameaux cpii partent de celte arcade.

4° Enlever la glande sous-maxillaire et isoler le t^-onc du nerf dans toute la partie moyenne de sou trajet, en ménageant le filet rju'il envoie an muscle tbyrohyoïdien.

5" Inciser le mylo-hyoïdien à son insertion maxillaire, ainsi qnele plérygoïdieu interne, découvrir ensnile la mâchoire inférieure, la diviser à Taide d'un trait de scie appliqué immédiy.lement en dehors de l'attache du ventre aulérienr du digastrique, et enlever toute la partie qui correspond à la préparation en la désarticulant.

6" Détacher le sterno-cléiilo-mastoïdien et préparer l'extrémité supérieure de l'hjpoglosse en procédant avec les pins grands ménagements, afin de conserver ses difl'éreutes anastomoses.

1° Enfin tendre la langue en attirant sa pointe en avant et poursuivre le tronc nerveux jusqu'à ses dernières divisions.

Le nerf de la douz-iéme paire, nerf grand hypoglosse de Winslow, s'étend de la face antérieure du bulbe rachidien aux muscles de la région sous-hyo'idienne et à tous les muscles de la langue dans laquelle se répandent la plupart de ses ramifications.

304 ANAÏOMIE.

Origine. Le grand hypoglosse nait du sillon qui sépare l'olive de la pyramide antérieure par dix ou douze racines dont la plus déclive répond à l'entrecroisement des pyramides et la plus élevée à l'union du tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs de l'éminence olivaire. — Parmi ces racines les supérieures, légèrement descendantes, se groupent à l'entrée du trou condylien et constituent un petit faisceau qui traverse isolément la dure-mère; les inférieures ou ascendantes convergent également pour former un faisceau distinct qui s'engage aussi dans le trou condylien par un orifice particulier ; les moyennes, horizontalement dirigées de dedans en dehors, cheminent entre les précédentes dont on les voit le plus souvent se rapprocher pour se réunir à elles, et quelquefois s'isoler pour donner naissance à un troisième faisceau indépendant des deux autres. De cette disposition résulte un petit triangle adhérent par sa hase aux trois quarts inférieurs de la face antérieure du bulbe rachidien, et par son sommet bifux'qué à la dure-mère. Après avoir traversé cette membrane, les deux ou trois faisceaux de l'hypoglosse se rapprochent à leur tour et se confondent en un tronc unique avant de franchir ie trou ou plutôt le canal condylien an» térieur. (Fig. 189.)

Trajet et rapports. Parvenu à la base du crâne, le nerf de la douzième paire descend d'abord verticalement au-devant des muscles prévertébraux, contourne l'artère carotide interne au niveau du deuxième nerf cervical pour se porter en bas et en avant vers l'os hyoïde, devient horizontal au niveau de la grande corne de cet os, puis ascendant et oblique dans sa partie terminale ou linguale ; il décrit par conséquent une grande courbe à concavité supérieure, parallèle à celle du nerf lingual, située sur un plan plus élevé et plus externe, et à celle du laryngé supérieur, située au contraire plus bas et plus profondément. — Ce trajet permet de lui considérer cinq portions : une portion intra-crânienne, une portion verticale, une portion oblique et descendante, une portion horizontale, et enfin une por« tion ascendante.

La portion intra-crânienne répond antérieurement à l'artère vertébrale , postérieurement à l'éminence olivaire qu'elle croise, et au feuillet viscéral de l'arachnoïde.

La portion verticale, située d'abord entre le petit droit antérieur et la carotide interne, se loge plus bas dans un espace prismatique et triangulaire que limitent , en arrière le grand droit antérieur, en dehors la veine jugulaire, en dedans l'artère carotide interne. Dans cet espace elle se trouve eu rapport : par son côté interne avec le plexus gangliforme du pneumogastrique qu'elle contourne en demi-spirale, et par son côté externe, d'une part, avec le nerf spinal qui la croise à angle aigu, de l'autre avec l'anse anastomotique des deux premiers nerfs cervicaux.

La portion oblique et descendante, étendue du deuxième nerf cervical au bord antérieur du sterno-mastoïdien, d'autant plus superficielle par conséquent qu'elle est plus antérieure, occupe d'abord l'interstice de la veine jugulaire et de la carotide interne; elle se place ensuite entre les muscles stylo-pharyngien et stylo-glosse situés à son côté interne, et les muscles stylo-hyoïdien et digastricpie qui la recouvrent, puis entre la carotide externe qu'elle croise perpendiculairement et le bord antérieur du sterno-mastoïdien.

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La portion horizontale s'éteiiel du bord anlôrieur de ce muscle au bord postérieur du mylo-liyoïdien, entre le tendon du digastrlipie situé au-dessus d'elle et la grande corne de l'os hyoïde située en dessous ; appli(iuée par son côté postérieur sur le constricteur moyen du pharynx et surtout sur riiyoglosse, elle correspond en avant à la glande sous-maxillaire, au styloliyoïdicn, au peaucier et à la peau. L'artère linguale, située sur un plan plus profond, lui est d'abord parallèle et contiguë; elle s'en sépare au moment où elle s'engage sous l'iiyoglosse pour s'en i-approcher de nouveau au-devant de ce muscle. (Fig. 221.)

La portion ascendante chemine entre le mylo-iiyoïdien et l'hyoglosse, an-dessous du canal de Warlhon qui la sépare du lingual, pénètre ensuite dans l'épaisseur du génio-glosse, où elle se divise en un grand nombre de ramifications terminales.

Anastomoses. L'hypoglosse communique par sa portion verticale avec le grand sympathique, avec le pneumo-gastricpie, puis avec l'arcade qui unit les deux premiers nerfs cervicaux, et par sa portion ascendante avec le lingual.

A. Anastomose de l'hypoglosse avec le grand sympathique. Elle a lieu à l'aide d'un lilet en général très grêle qui se dirige en bas et en dedans du tronc de la douzième paire vers le ganglion cervical supérieur ou son rameau carotidien.

B. Anastomose de l'hypogloxse avec le pneumo-gastriqae. Nous avons, vu précédemment que ces deux nerfs s'unissent l'un à l'autre au moment où le premier contourne le second, et (lue le filet qui les unit, tantôt simple, tantôt double et toujours extrêmement court, constitue l'une des racines motrices du nerf de la dixième paire. (Fig. 218 et 220.)

C. Anastomose de l'hypoglosse avec les deux premiers nerfs cervicaux. Elle présente beaucoup de variétés ; le plus souvent elle est constituée par deux filets dont l'un descend de l'hypoglosse vers l'arcade qui unit les deux premiers nerfs cervicaux, tandis que l'autre se porte de celle arcade vers le coude que forme l'hypoglosse en contournant l'artère carotide interne. Ce second filet, qui est {juelquefois double, ne se perd pas en totalité dans le tronc de la douzième paire ; une partie de ses fibres lui est seulement accolée et s'en séjuarc un peu plus loin pour concourir à la formation de la branche descendante. (Fig. 220.) •

D. Anastomose de l'hypoglosse avec le lingual. Ces nerfs sont unis par deux ou trois filets qui occupent la face externe du muscle hyoglossc et qui se portent de l'un à l'autre en décrivant une courbure à concavité postérieure. (Fig. 2ls et 22L)

Distribution. Du tronc de la douzième paire on voit se détacher successivement :

La branche descendante ;

Le rameau du thyro-hyoïdien ;

Le rameau du génio- hyoïdien ;

Les rameaux de l'hyoglosse et du stylo-glosse ;

Et enfin des branches terminales destinées au génio-glosse et aux fibres musculaires intrinsèques de la langue,

1" Branche descendante. Née de la convexité du grand hypoglosse à la manière d'une tangente, celte branche se porte presque verticalement en bas jusqu'à la partie moyenne du cou, s'anastomose en arcade avec la brandie descendante interne du plexus cervical, et se termine ensuite dans les muscles sous-liyoïdiens par cinq ou six filels partis de la convexité de cette arcade. Son origine, son trajet et sa terminaison, sont également rc manpiables. (Fig. 221.)

Elle émane de l'hypoglosse au niveau du coude que celui-ci décrit autour de l'artère carotide interne en passant de la direction verticale à la direction oblique. Deux rameaux descendent du tronc principal pour lui donner naissance. — De ces deux rameaux, l'un marche d'arrière en avant ou de l'origine vers la terminaison du nerf; il est formé en partie par des fibres venues du grand hypoglosse, et en partie par le fdet anastomotique que ce nerf reçoit de l'anse nerveuse des deux premières paires cervicales. L'autre , plus grêle , marche d'avant en arrière ou de la terminaison du nerf vers son origine. Nous verrons plus bas quel est son véritable point de départ.

Ainsi constituée, la branche descendante du grand hypoglosse croise obliquement à leur origine la carotide interne et la carotide externe, se place au-devant de la carotide primitive, en arrière et en dehors des muscles sous-hyoïdiens, et parvenue au niveau du tendon du scapulo-hyoïdien, s'anastomose avec le tronc que forment par leur adossement les branches descendantes des troisième et quatrième paires cervicales. — De cette anastomose résulte une anse plexiforme située ordinairement entre le sternoniastoïdien et la veine jugulaire interne, et dans quelques cas entre cette veine et la carotide primitive. Cette anse présente dans son mode de constitution une disposition exceptionnelle qu'il importe de bien saisir : au moment de concourir à sa formation, la branche descendante interne du plexus cervical se divise en deux rameaux : 1« un rameau inférieur qui se rapproche de la branche descendante du grand hypoglosse, se confond avec elle et forme un petit plexiis d'où naissent les divers filets destinés aux muscles sous-hyoïdiens ; 2" un rameau supérieur qui se réfléchit de bas en haut, s'accole à la branche de l'hypoglosse, remonte avec elle jusqu'à son origine, et s'en sépare alors pour s'appliquer an tronc de la douzième pau-e qu'il accompagne jusqu'à son extrémité terminale. La direction deux fois réfléchie de ce rameau nous explique à la fois et la forme régulièrement demi-circulaire que présente la concavité de l'anse formée par l'anastomose des deux branches descendantes, et la marche inverse des deux rameaux qui composent à son origine la branche descendante de l'hypoglosse, l'un de ces rameaux partant réellement de ce nerf, l'autre au contraire venant se réunir à lui. — Il suit de cette disposition qu'on peut facilement constater sur une pièce soumis-e à l'action concentrée de la potasse ou du sulfate d'alumine, que le nerf de la douzième paire s'anastomose avec les quatre premiers nerfs cervicaux : avec le premier et le second par le rameau qui part de l'arcade qu'ils forment, avec le troisième et le quatrième par le rameau ascendant de leur branche descendante.

Les filets qui partent de l'anse du grand hypoglosse peuvent être distingués en supérieur, moyens et inférieur. — Le fdet supérieur, en général grcle, se dirige presque transversalement en dedans et vient se ter-

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iiiinor eu partie dans la moilié supérieure du scai.ulo-liyoïdien, en partie dans le sterno-liyoïdien. — Les filcis moyens, ordinairement au nombre de trois, sont destinés, le premier à la moitié inférieure du scapulo-liyoïdien, le second à la partie moyenne du sterno-liyoïdien, le troisième à la partie correspondante du sterno-thvroïdien. Ces deux derniers pénètrent dans leurs muscles respectifs, tantôt par leur bord externe et tantôt par leur face profonde. — Le filet inférieur, plus considérable que les précédents, se dirige prestpie perpendiculairement en bas, en suivant le bord externe du sterno-tbyroïdien, pénètre dans la poitrine avec ce muscle et se termine dans son extrémité inférieure. Suivant Valentin, ce filet se prolongerait plus loin et irait se réunir au nftrf diaphragmatique, dételle sorte que cet auteur propose d'appeler la brandie descendante de l'hypoglosse nerf cUaphragmalique accessoire. J'ai fait quelques recberçbes pour constater ce mode de terminaison qu'avaient déjà mentionné ïjaller et Wrisberg ; jusqu'à préent je ne l'ai pas rencontré : s'il existe, il doit être rare et tout à fait exceptionnel.

La brandie degcendantc affecte le plus souvent la disposition qui vient d'être décrite. Mais il importe d'ajouter {[u'elle présente de nombreuses variétés dans ses anastomoses : ainsi on voit assez fréquemment les brandies qui descendent des troisième et quatrième paires cervicales se réunir à elle isolément. Oans ce cas il existe deux anses nerveuses : une supérieure située à 3 ou 4 cenliniètres au-dessous de l'hypoglosse, une inférieure située un peu au-dessus du tendon du scapulo-liyoïdien. Dans quelques cas plus rares on voit la brandie descendante s'anastomoser par un filet extrêmement grêle, soit avec le pneumo-gastrique, soit avec le cordon du grand sympathique. Toutes ces variétés anasloniotiqucs et plusieurs autres que je passe sous silence offrent peu d'importance, la terminaison de la branche descendante demeuraut constante.

2° Rameau tbyro-byoïdien, Il se détache delà convexité de l'hypoglosse immédiateiîient au-dessus de la grande corne de l'os hyoïde, au niveau du bord postérieur du muscle hyoglosse, et se porte obliquement en bas, en avant et en dedans, vers le tiers supérieur du muscle thyro-hyoïdien auquel il est cxclusivemeJit destiné.

3" Hameau géajo-byoïdien. D'un volume égal ou un peu inférieur à celui du précédent, ce rameau naît du bord convexe du grand hypoglosse, tantôt vers la partie moyenne, tantôt vers le bord antérieur de l'hyoglosse, et se dirige horizontalement en avant ; arrivé auprès du génio-hyoïdien, il se divise ordinairement en deux filets, un filet inférieur (pii se perd dans la partie correspondante de ce muscle en suivant sa direction primitive, et un lilet supérieur qui se porte de bas en haut.

4° Rameaux des muscles hyoglosse et stylo-glosse. En passant sur la face externe de l'hyoglosse, le tronc de la douzième paire, indépendamment des filets par lesquels il s'anastomose avec le nerf lingual, en fournit trois ou quatre autres, grêles et flexueux, qui plongent presque aussitôt dans l'épaisseur de ce muscle où ils communiquent entre eux; l'un de ces filets, après avoir décrit un trajet rétrograde, vient se terminer dans le stylo-glosse sur lequel il peut être suivi justiu'au voisinage de l'apophyse slyloïde.

AXATOMIE.

5" Sranches terminales de i'hypoglosse. Elies sont nombreuses et clicininent dans l'épaisseur du génio-glosse, où on les voit s'anastomoser en formant des arcades et des aréoles d'où naissent des filets ascendants antérieurs, des filets ascendants moyens et des lilets ascendants icstérieurs. lu

Anastomose de la branche descendante du grand hypoL^losse ai^ec la branche descendante interne du plexus cervical.

1. Nerf lingual. — 9,2. Nerf puenmo-gaslrique. — ô. Laryngé siipc'rieur, — 4. Laryngé externe. — o. Spinul. — G. Deuxième paiie cervicale. — 7. Troi sième paire cervicale. — 8. Quatrième paire cervicale. — 9. Origine du nerf diapliragmalir^ue, — 10. Origine du nerf soiis-cluviqr. — 11. Origine des biarj-

XÉVUOLOGIE. 309

grand nombre de ces filets se terminent dans l'épaisseur de ce muscle. Les autres se perdent pour la plupart dans les fibres musculaires intrinsèques de la langue ; quelques uns suivent l'artère ranine ; plusieurs s'anastomosent dans leur trajet avec des filets du nerf lingual ; aucun ne se rend à la muqueuse.

Usages. L'implantation des filets d'origine du grand hypoglosse sur la même ligne que les racines antérieures des nerfs spinaux, l'absence de tout renflement ganglionnaire sur son trajet, et sa terminaison exclusivement musculaire attestent clairement la nature de ses fonctions : c'est un nerf de mouvement.

Cependant, si l'on découvre ce nerf sur un point de son trajet et si on l'irrite, on provoque des signes de douleur ; il est donc aussi sensible, mais sa sensibilité dérive des branches anastomotiques qu'il reçoit dans son trajet, et particulièrement de celle que lui envoie l'anse des deux premiers nerfs cervicaux ; car on peut pincer, diviser et même arracher ses racines, ainsi que l'a démontré 31. Longet, sans que l'animal s'agite et manifeste une souffrance appréciable.

La section de ce nerf est constamment suivie de la paralysie de ces mêmes muscles ; une tumeur développée sur son trajet, et le comprimant au point d'amener sa désorganisation, produit un résultat identique. Dans l'un et l'autre cas la sensibilité tactile et la sensibilité gustative de la langue demeurent intactes.

En résumé donc, le grand hypoglosse , nerf exclusivement moteur à son origine, emprunte dans son trajet une sensibilité momentanée à ses anastomoses , et communique le mouvement aux muscles sous-hyoïdiens, au génio-hyoïdien, et à tous les muscles extrinsèques et intrinsèques de la langue.

>'ous avons vu que le nerf de la septième paire envoie aussi deux rameaux importants à la langue ; il suit de là que les mouvements de cet organe sont sous l'influence de deux nerfs moteurs, de même que sa sensibilité générale et spéciale est sous l'influence de deux nerfs sensitifs. Le facial est ici l'accessoire de l'hypoglosse, de même que le glosso-pharyngien est l'accessoire du lingual; il existe seulement cette différence entre les deux nerfs accessoires, que l'importance relative du secDnd est bien supérieure à celle du premier.

elles thoraciques antérieures da plexus brachial. — 12. Nerf grand hypoglose. — 15. Branche descendaule de ce uerf. — 1 i. Branche descendante interne du plexus cervical. — 13. Hameau inférieur ou plexiforme de celle branche. — 16. Rameau supérieur de cette même ))ranche, s'accolant à la branche de l'Iiypoglosse pour remonter jusqu'à ce nerf, s'en séparant alors pour s'appliquer à celui-ci, et se rendre ensuite dans Tepaisseur de la langue avec la partie terminale de la douzième paire. — 17. Rameau supérieur de l'anse de l'hypoglosse. — 18. Rameaux moyens de celte anse. — 19. Son rameau inférieur. — 20. Rameau thyro-hyoïtlien. — 21. Pianieaux anastomuliques du grand hypoglosse avec le lingual. — 2-2. Partie terminale de l'hypoglosse pénétrant dans Tcpaisseur du muscle génio-glosse {}).

(l) Cette figure est tirée de l'atlas de MM. Ludovic Hirschfcld el Léveillé.

310 ANATUMIE.

iNERFS RACHIDIENS.

On appelle nerfs rachidiens, nerfs spinoux, nerfs vertébraux, ceux (jiii tirent leur origine de la moelle épinière et qui, logés d'abord dans le canal sacro-vertébral, se portent au dehors à travers les trous de conjugaison.

Auîant de vertèbres, autant de paires raclndiennes ; et comme le preniier nerf racbidien passe entre l'atlas et l'occipital, tandis que le dernier correspond à la i)rcniière i)ièce du coccyx, il en résulte que l'on compte trente et une paires spinales ainsi réparties : huit paires cervicales, doiiz-e IKiircs dorsales, cinq paires lombaires et six jxiii'es sacrées.

To:'.s les nerfs rachidiens naissent par une double série do racines que leur insertion sur la moelle permet de distinguer en postérieures et anlérienres.

Leurs racines postérieures, échelonnées à leur point de départ sur une ligne verticale, se portent de dedans en dehors en convergeant, et consti» tuent par leur réunion un faisceau distinct qiii traverse la dure-mère spinale, se jette dans un ganglion olivaire, puis reprend en dehors de ce ganglion sa forme fasciculée.

Leurs racines antérieures convergent de la même manière et se rassemblent également en un faisceau distinct qui, après avoir traversé la dure^ n:ô!-e, se réunit au faisceau des racines précédentes au delà de leur ganglion.

Leur tronc, produit par la fusion de ces deux faisceaux, est à peine formé qu'il se divise prescjuc aussitôt en deux branches : une branche postérieure dont les divisions se répandent dans les parties correspondantes du tronc, du cou et du crâne; une branche antérieure beaucoup plus considérable qui se ramihe dans les parties lalérales et antérieure du tronc et du cou ainsi que dans les membres supérieurs et inférieurs.

Leurs branches postérieures, destinées à une seule et même région conformée sur le même type dans toute son étendue, offrent dans leur distri^ bution beaucoup de similitude.

Leurs branches antérieures, qui, après avoir fourni chacune un ou deux rameaux an grand sympathique, vont se terminer dans des régions très diversement configurées, diffèrent au contraire beaucoup les unes des autres.

On voit par cet aperçu général que les nerfs rachidiens présentent la l)his remarquable analogie dans le trajet qu'ils parcourent de leur origine à leur bifurcation ; — Que cette analogie se montre encore, mais d'une manière moins parfaite dans la distribution de leurs branches postérieures; — Qu'on en retrouve même (jnelques traces à la naissance de leurs branches antérieures, dans les rameaux que celles-ci envoient au grand sympathique, et qu'elle disparaît à celte limite extrême. — Ces nerfs présentent donc des caractères par lesquels ils se ressemblent et des caractères par lesquels ils diffèrent.

Ils se ressemblent par l'origine , le trajet , les rapports et le mode de réunion de leurs racines , par la présence d'un ganglion sur leurs racines postérieures, par l'extrême brièveté de leur tronc, par la distribution de

NÉVROLOGIE. 311

leurs branches postérieures, et enfin par la disposition générale des rameaux (pi'ils fournissent au grand sympathique.

Ils diffèrent par le volume , le trajet , les anastomoses , la distribution, etc., en un mot par l'ensemble des attributs de leurs diverses branches antérieures.

Nous nous occuperons d'abord des caractères qui leur sont communs, c'est-à-dire de leurs racines et de leurs branches postérieures; nous exposerons ensuite ceux qui sont propres à chacune de leurs branches antérieures.

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