‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 75 sur 133 · PORTION LOMBAIRE DU GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

PORTION LOMBAIRE DU GRAND SYMPATHIQUE

Préparnlion. 1° Inciser criicialemeut la paroi abdominale antérieure, et enlever l'intestin grêle.

2° Soidever la veine cave infe'rieure, la lier d'une part au-dessous du diaphragme, de l'autre au-dessus de sa bifurcation, et l'exciser.

5° Cherchez la portion lombaire du grand sympathique immédiatement en dedans de l'attache du grand psoas, et isoler son tronc eu proce'dant de haut en bas,

4° Pre'parer les rameaux qui unissent ce tronc aux nerfs lombaires; pour cette préparation ou détachera avec précaution le psoas, et on le renversera eu dehors de manière à mettre à nu les cinq nerfs lombaires à leur sortie des trous de conjugaison. Il deviendra alors très facile de suivre les deux ou trois divisions cpie chacun d'eux fournit au grand sympathique ; ces divisions sont eu général très grêles.

5° Pom-suivre les rameaux qui se portent en dedans et particulièrement ceux qui vont concourir à la formation du plexus lombo-aortique.

6° Découvrir ce plexus, isoler les rameaux qui s'en séparent pour accompagner l'artère mésentérique inférieure, et disséquer jusqu'à leur terminaison le:» deux faisceaux de filaments nerveux qui résultent de sa bifurcation.

La portion lombaire du grand sympathique, étendue de la dernière vertèbre dorsale à l'angle sacro-vertébral, décrit, comme la colonne lombaire sur laquelle elle repose, une légère courbe à convexité antérieure. Elle est située sur les parties latérale et antérieure de cette colonne, immédiatement en dedans des insertions du grand psoas. La veine cave inférieure recouvre celle du côté droit, et l'aorte celle du côté gauche.

Les ganglions qu'on observe sur cette portion lombaire sont ordinairement au nombre de quatre et parfois au nombre de trois seulement. Leur forme est olivaire et leur volume assez uniforme, bien qu'ils présentent sous ce rapport quelques variétés suivant qu'on compare les supérieurs aux inférieurs, ceux de droite à ceux de gauche, ou ceux d'un individu à ceux d'un autre individu. Ces ganglions sont beaucoup plus éloignés des nerfs lombaires que les thoraciques et les cervicaux ne le sont des nerfs qui leur correspondent, disposition due ici à la présence du grand psoas qui, prenant sur la colonne lombaire de larges insertions, refoule en quelque sorte vers la ligne médiane le cordon du grand sympathique. Le premier ganglion lombaire répond en général à la seconde vertèbre lombaire, et le dernier à l'angle sacro-A'ertébral au niveau duquel on le voit souvent se continuer avec le premier ganglion sacré. Chacun d'eux présente :

Des rameaux supérieurs et inférieurs par lesquels ils s'unissent entre eux et avec les portions thoracique et sacrée.

Des rameaux externes qui étabUssent leurs relations avec les nerfs lombaires.

Et des rameaux internes ou viscéraux qui se réunissent à ceux du côté opposé pour former le plexus lombo-aortique.

Les rameaux supérieur ai inférieur , verticalement étendns tin ganglion qui les fournit au ganglion qui les précède et à celui qui les suit, sont généralement blancs, uniques, d'autant plus épais que les deux ganglions qu'ils unissent se trouvent plus rapprochés, d'autant plus grêles que ceuxci sont au contraire plus éloignés.

Le rameau qui unit le dernier ganglion llioracique au premier lombaire avait été considéré par Haller d'abord, et plus tard par Eicliat, comme inconstant dans son existence. Mais les recherches de Wri?berg, de Weber, de Lobstein, ont établi que son absence, loin d'être fréquente, e-t extrêmement rare. Sa ténuité , très prononcée dans quelques cas, a pu contribuer d'autant plus à le faire méconnaître qu'il n'offre pas toujours la même disposition. Il vient en effet tantôt du dernier ganglion thoracique et tantôt du nerf rénal; dans le premier cas il se porte obliquement en bas et en avant sur les parties latérales de la première vertèbre lombaire ; dans le second il se rapproche plus ou moins de la direction verticale.

Le rameau qui s'étend du dernier ganglion lombaire au premier sacré est court et volumineux, ou nul par suite de la fusion de ces deux renOeraents.

Les rameaux externes, beaucoup plus longs et en général aussi beaucoup plus grêles que ceux des ganglions thoraciques, sont au nombre de deux ou trois pour chaque ganglion lombaire. Obliques pour la plupart en haut et en dehors à leur point de départ, ces rameaux s'engagent sous les arcades fibreuses du muscle psoas, contournent alors directement d'avant eu arrière la gouttière latérale de la vertèbre correspondante et se jettent dans le nerf lombaire qui occupe le trou de conjugaison situé au-dessus de cette gouttière, ou dans l'une de ses divisions.

Indépendamment de ces rameaux externes ascendants, ou en voit souvent d'autres qui, émanés du même ganglion, se dirigent en bas et en dehors pour atteindre la gouttière latérale de la vertèbre sitnée immédiatement au-dessous et aller se terminer dans un autre nerf, de telle sorte que le même ganglion communique alors avec deux ou trois paires lom!}aires.

Les rameaux internes ou viscéraux sont les plus nombreux. Ils se dirigent transversalement en dedans , ceux du côté droit entre les vertèbres lombaires et la veine cave , ceux du côté gauche sur les parties latérales de l'aorte abdominale et viennent converger au-devant de la moitié inférieure de cette artère pour former, en se réunissant à la partie terminale du plexus solaire, un autre plexus un peu moins considérable, Is •plexus lomho-aortique. — Parmi ces rameaux il en est cependant quelques uns qui vont se réunir soit aux divisions qui accompagnent l'artère rénale, soit aux filets qui entourent l'artère spermatique. D'autres, extrêmement ténus, rampent au-devant des vertèbres lombaires et pénètrent ensuite dans leur épaisseur.

Le plexus lomho-aortique, étendu de l'origine des artères spermatiques à la bifurcation de l'aorte, se compose, comme le plexus solaire, de filets anastomosés entre eux et entrecoupés de quelques ganglions. Mais les filets sont ici beaucoup moins multipliés ; les mailles ou aréoles qu'ils circonscrivent sont aussi moins serrées ; celles-ci s'allongent pour la plupart dans

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le sens vertical. Les ganglions sont rares, aplatis et en gt^ncral d'un très pelit volume. — Un seul plexus artériel se détache du plexus loinbo-aor-

tiijiie, c'est le ]j/ca'»5 méaentcrique inférieur.

Le plexus mcscnlériquc inférieur tire son origine de deux sources bien distinctes : d'une part, du plexus solaire ou épigastrique dont plusieurs raiueaux descendent presque verticalement pour contribuer à sa formation ; de l'autre, des rameanx obliques ou transverses qui viennent des ganglions lombaires. Ces rameaux sont beaucoup moins multipliés que ceux qui entourent l'artère mésentérique supérieure ; ils sont également moins plexiformes; ils se partagent du reste comme ces derniers en plusieurs plexus secondaires qui suivent les principales divisions de la mésentérique inférieure et qui vont se distribuer avec celle-ci à la moitié gauche de l'arc transverse du côlon, au côlon descendant, à l'S iliaque du côlon et au rectum. Le plexus satellite de la colique gauche supérieure s'anastomose à son extrémité terminale avec celui qui accompagne la première colique droite, c'est-à-dire avec le plexus mésentérique supérieur. Celui qui longe les artères hémorrhoïdales supérieures envoie de chaque côté un faisceau qui contourne le rectum pour venir se jeter dans le plexus hypogastrique.

Après avoir fourni le plexus mésentérique inférieur, le plexus lomboaortique descend au-devant de la bifurcation de Faorte, puis au-devant du corps de la cinquième vertèbre des lombes, plonge dans l'excavation du bassin et se partage alors en deux faisceaux plexiformes qui se portent l'un à droite, l'autre à gauche, sur les côtés du rectum et de la vessie chez l'homme, du rectum, du vagin et de la vessie chez la femme, et se terminent dans le plexus hypogastrique dont ils deviennent ainsi une des principales origines. Les l'ameaux que le plexus mésentérique inférieur fournit au plexus hypogastrique vont quelquefois se réunir à ces faisceaux avant d'avoir atteint ce dernier plexus,

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