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i'ii ANÂTOAllE.
Le plan moyen, qui tient une si faible place dans les organisations les plus infimes, et qui forme au contraire la plus grande partie du corps dans la plupart des vertchrcs, préside à la locomotion, à la circulation et k l'innervation ; il a reçu en partage, par consé([uent, les os et les liens qui les unissent, les muscles et les membranes qui ies entourent , le cœur, les artères et les veines, le centre nerveux et toutes ses dépendances. — Dans la plupart des vertébrés et chez l'homme, ce plan moyen est séparé de l'interne par des membranes séreuses qui leur permettent de glisser l'un sur l'autre, et de l'externe par des membranes fibreuses destinées à relier entre elles ses diverses parties.
Les organes inhérents à chacun de ces plans se subdivisent en plusieurs groupes naturels qui forment autant d'appareils. Ceux qui dépendent du tégument externe donnent naissance à deux appareils :
1° A un appareil de protection constitué par l'épiderme et les produits épidermiques, à l'état de vestige chez l'homme, mais très développés dans la plupart des animaux, où ils prennent tantôt la forme d'écaillés, comme dans les poissons et beaucoup de reiitiles , tantôt celle de plumes, comme dans les oiseaux, tantôt celle de poils, comme dans un grand nombre de mammifères, tantôt celle de cornes, de sabots, de serres, de griffes, etc.;
2° Un appareil de sensation constitué par les autres dépendances de la peau, unies au centre nerveux.
Les organes inhérents au tégument interne, plus nombreux que ceux annexés au tégument externe, se partagent :
1» En appareil de la respiration, auquel est annexé l'organe de la voix, appelé aussi appareil de la phonation ;
t>o En appareil de la digestion ;
3° En appareil de la sécrétion urinairc ;
4"" En appareil de la génération, qui se trouve en connexion intime avec le précédent, en sorte qu'on les désigne quelquefois collectivement sous le nom d'appareil g énito-ur inaire.
Les organes du plan intermédiaire se partagent, ainsi que nous l'avons vu plus haut, en appareils de la locomotion, de la circulation et de l'iunervation.
Parmi ces divers appareils, les derniers nous sont déjà connus. Leur étude nous a montré qu'ils occupent toutes les parties du corps dont ils représentent les éléments généraux ; que ceux du même genre sont identiques dans leur structure ; qu'un os, une artère, un muscle, par exemple, appartenant à telle ou telle région de l'économie, ne diffèrent nullement dans leur constitution des mêmes parties appartenant à toute autre région*
Il n'en est pas ainsi des organes qui composent le domaine de la splanchnologie , c'est-à-dire de ceux qui dépendent du tégument externe, plus particulièrement désignés sous le nom û'organes, et de ceux qui se rattachent au tégument interne, plus spécialement connus, au contraire, sous la dénomination de viscères^ Comparés entre eux, les organes de ces deux classes diffèrent non seulement par leur conformation extérieure, mais encore par leur structure ; aussi, lorsqu'il s'est agi de les grouper, suivant leurs affinités naturelles, n'est-ce pas aux conditions anatomi- ({ues qu'ils présentent , mais aux fonctions qu'ils remplissent qu'on a dû
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demander les bases de cette classification. C'est ainsi qu'ils ont ctt' divisés en six appareils, que nous étudierons dans l'ordre suivant : appareil des sensations ; appareil de la plionati.on ; appareil de la respiration ; appareil de la digestion ; appareil de la sécrétion urinaire ; appareil de la génération.
Ces appareils diffèrent tellement les uns des autres, qu'ils ne se prêtent à aucune considération générale. Il importe de remarquer cependant qu'ils sont tous pourvus de glandes ; comme ce caractère est le seul qui leur soit commun, et qu'il offre une véritable importance, nous ferons précéder leur description successive de quelques considérations générales sur le svstème glanduleux.