HISTORIQUE DU LABYRINTHE MEMBRANEUX
Les menihranes sur lesquelles vieunent s'e'panouir les derui^lres divisious du nerf acoustique se sont déiobe'es longtemps aux recherches des anatoniisles. Les ohservaleurs suivaieut ce nerf jusqu'à r^xtremitë de son conduit ; là ils le voyaient se parlager eu deux h; auclies , une pour la coclilec , et une poui- le \ eslilude. Ces l)i anches leur sembliiieut se diriger vers les cavités labyriulhiques. Mais lorsqu'ils tentaient de les poursuivre à travers ces cavités, qu'ils comparaient à des cavernes ou voies souterraines , ils n'apercevaient plus dans celles-ci (|u'uu fluide aériforme , meulionnë dans leurs éciils sons les noms d'(ier congeiiiliis , (ler implajitalits.
G. Bauhin cependant se montra un peu plus pënc'lranl. Dans sou l'henlruni (iiiatoTiiicinn qui parut eu 1605, il s'exprime ainsi sur le mode de termiuaisou du uerf acoustique : « Ce nerf passe du me'at auditif dans la caverne de l'os pierj> icux; ses principaux rameaux se tei miiientdansla principale caverne en se dilai) tant à liuslar d'une membrane qui couitilue l'organe essentiel de rouïe.« (!)
Dans la première édition de son traile' de l'oreilJe publiée en 1683, Dnverney pa! le en ternies plus expliciles de la terminaison du nerf acoustique : « La por- » lion molle de la septième j.aiie, dit-il, se partage en trois branches : la plus « cons'.déraljle, étant ariivc'e à la basedu noyau du limaçon, semlde se lermiuer et >■> se pei-dre en cet enuoil; cependant il est vrai qu'en entrant dans le noyau pai- .) tous les piti'.s !ruu> oljiiques dont nous avons parlé, elle se parlage^en plusieurs >i filels qui se dislriliuent à tous les pas de la lame sp lale. On ne peut comparer » la division el la disli iluitiou de ce nerf qu'à celle du nerf olfactif Les deux au- » 1res branches de la portion molle soat destinées pour le vestibule. La plus >) considérable s'engage oblir|uemfnt dans un trou particulier qui s'ouvre dans la i) voûte du vesti'.u'e. Celte branche étant entrée forme comme une houpe dont « une partie s'av;uice dans la poi le (l'ampoule) du canal demi-circulaire supé- ;> rieur, et daus celle de ranléricur ((iii est tout joignant, et la liouche eu partie ; ;> ensuite elle fournit un j^elit Hlet nerveux à cliacunde ces canaux. L'autre partie ;> de la houpe s'allunge vers le fond <hi vestibule et pi oduit un petit filet qui entre ;> daus la porte coniniune 'le canal commun). La seconde branche se divise en » deux filels, dont l'un entre dans la porte du canal inférieur et l'auti-e remonte j) vers la porle commune (i). » Ce passage nous mOutie :
1° Que Duverney avait poursiùvi les noifs acoustiques jusqu'à leur termiuaisou.
a,' Qu'il avait entrevu aussi le vestibule et les can;iux. demi circulaires membiaueux. Car cette houpe dont il parle n'esl. autre chose qu'une portion de l'utiicule, de même que les filets qu'il en a vu partir n'étaient autre chose que les tubes demi-circulaires membraneux. i\Liis très pruhablement cet auteur, en ouvrant le laliyriutlïe osseux, avait divisé le labyrinthe membraneux, d'où eB'uS'on du lir|uide contenu, puis dérormaliou et rélracliou du labyrinthe (jui ne s'est plus pre'senté à lui dans le vestibule que sous l'aspect d'une bou[;c, et dans les canaux SOUS celui de filaments.
Eu 1684 parurent le travail de Schelhammer et les recherches de Valsalva.
Sehelhammer daus son travail fait preuve de pins d'érudition que de sagacité. Tous les efforts qu'il a tentés pour suivre le nerf auditif dans les cavités du labyrinthe ont été infructueux; il a cherché à traverser avec une soie de sanglier les
(1) G. Rauhiui, Tlienlriun anntoniicinn, 160.'), p. 8i7.
(2) Traité de l'organe de l'oitie, n.juv. édit., Leiden, ITÔl. p. 37, "8 et "9.
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trous dans lesqiicl: les lnancbcs de ce nerf s'eugagcul, et il n'a pu y parven'r, en sorte qu'il n'est pas loin de penser que ces Irous sont autant de culs-de-sac. Cependant il n'ose contredire D;iuhin; car il a pu retirer une fois de Tuu des canaux demi-circulaires du corLeau une memlnane entière (I).
Tandis que le labyrinllie mem])raueux: n'apparaissait aux yeux de Schelhammer qu'entoure' des plus e'pais nuages, il s'illuminait d'une soudaine clarté sons le regard pe'ue'trant de Yalsalva. Ecoutons cet illustre observateur : <■: La portion » molle paraît au fond du conduit auditif se partager en deux branches , une «pour la cocble'e, l'autre pour le vestibule et les canaus demi-circulaires. Celle-ci i> se divise en cinq rameaux qui s'e'panouissent dans la cavité' du vestibule en uue j) membrane d'une extrême te'nuile' de laquelle parlent des prolongements pour » chacun des canaux demi-circuhiires. Ces prolongements pre'seutent la forme j> d'une bandeletle e'troite (nous dirions, dans notre langue, d'uue cordelette {iina » cordellina), ou d'une petite zone; leur destination est de recueillir les im- » pressions auditives, c'est pourquoi je les appelle zones sonores. Ils sont au « nombre de trois comme les canaux qu'ils occupent. Leur longueur e'gale celle >■> de ces canaux ; mais leur largeur n'arrive pas à une demi-ligne. TelLs sont ces » zones que j'ai vues si souvent, qu'on ne peut conserver aucun doute sur leur « existence. A nne e'poque où j'étais moins exercé dans ce genre de recherches. « il m'est cependant arrivé quelquefois de n'en trouver que quelques débris ou » vestiges, bien qu'elles soient constantes, ainsi que j'ai pu m'en assurer; mais » alors je suivais pour les découvrir nu procédé défectueux. S'il en arrive autant j) à quelque autre observateur, qu'il ne se laisse donc pas induire en erreur, et i) surtout qu'il se garde de mettre en doute l'existence de ces zones , dont les « auteurs jusqu'à présent n'ont fait aucune meulion... La branche qui pénètre dans >> la cochlée traverse de petits trous ou canaux osseux; ses filets s'épanouissent M ensuite eu une membrane qui forme la poition membraneuse de la cloison spii-> raie et que j'appellerai zone de la cochlée (2). »
En présence de celte description et des planches qui l'accompagnent, ou ne saurait contester à Valsalva la priorité de la découverte du labyrinthe membraneux. Voyous maintenant comment cette importante découverte fut accueillie,
Vieusseus, qui à. celte époque s'occupait déjà de la structure de l'oreille , mais dont le travail fut publié beaucoup plus tard , eut à peiue pris connaissance des recherches de Valsalva, qu'il s'empressa de lui adresser une réclamation de priorité : « M. Valsalva, dit- il dans sa préface, a bien osé s'attribuer la plus con- » sidérable de mes découvertes, pour en faire sans doute le principal fondement >) de ces grandes louiinges qu'on a données dans les journaux des savants , à son )) Traité de Voreille de l'homme. J'ai démontré ce fait très clairement dans la i) lettre latine que j'écrivis en l'année 1706 à cet auteur, pour le remercier du )) présent qu'il m'avait fait de son livre par la voie d'un marchand romain qui , j) passant par Montpellier pour aller à Nérac, en Gascogne, me le présenta de sa » part. Voyant que RI, Valsalva n'a jamais daigné répoudre à celte lettre, j'ai bien » voulu la mettre en tète de cet ouvrage, afin que les savants c[ui la liront ne » puissent nullement douter de ce que je viens d'avancer. » En parcourant cette lettre on y trouve, eu effet, ce passage : « Vous vous attribuez la découverte des membranules qui occupent les trois canaux demi-circulaires, et vous avancez qu'elles n'ont été observées jusqu'à ce jour par aucun anatomiste ; mais voilà près de trente ans que je les ai signalées dans ma névrographie sous le nom de cordons neri^eux.» Cette dénomination seule suffirait pour ruiner les prétentions de Vieusseus ; car, d'uue part, Duverney avait déjà signalé ces cordons , et de l'autre ce ne sont pas des cordons ou filaments nerveux qu'on observe dans les canaux demi-circulaires osseux, mais des membranes en forme de cordelettes, ainsi que l'avait très bien observe Valsalva.
La description que l'anatomiste français nous a laissée du labyrinthe membraneux offre du reste beaucoup d'analogie avec celle de l'anatomiste italien ; la voici : « Le rameau mol du nerf de l'oreille donne une branche pour la co- » quille (la cochlée) , et deux pour la conque ( le vestibule ); celles-ci entrent >) dans la huitième et' la neuvième de ses ouvertures et s'y répandent en une mem-
(I) Schelhammer, Blblioth. nnnt. Mangetti^ t. II, p, 209.
(2j Valsalva , Tract, de niire hinu.^ -ie édit., Veneliis, 1740, p. 47, 48 cl iO.
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>) Ijraiie très délicate que nous appelons la mevihvane yierteiise de la coiu/iie , » parce riu'elle couvre toute la surface iuteiue de sa cavile, sans fermer cependant « les cml)0ucliurc3 des coriduils demi-ciiciilaircs dans lesquels elle s'insinue de » telle manière r|u'elle en couvre toute la surfarc(l). «
Cctie description allesle f|ne Vieiissens a connu le labyrinthe membraneux : mais elle ne fut publiée que trente ans après celle de Valsalva ; les dates plaident donc en favcnr de l'anatomiste italien, qui à cet avantage en vc'unit deux autres : sa description est plus complète, et pour donner aux faits qu'il avail observe's nnc nouvelle Viileur, il lésa repre'sentès dans des planches dont lexactiUidc et la netteté ne laissent presque rien à désirer : les figures 8, i) et 10 de sa huitième planche subiraient à elles seules pour établir ses droits à la priorité de la decouverte du labyrinthe membraneux. Il n'en est pas ainsi des planches qu'on trouve dans l'ouvrage de Yieussens; elles sont pour la plupart extrêmement défectueuses.
Cassebûhm, après avoir admis avec Valsalva que le nerf auditif envoie cinq rameaux au vestibule, s'attache à démontrer que ces rameaux, au lieu de s'épanouir en une seule et même membrane , s'épanouissent eu autant de membranes distinctes. De ces membranes partent des prolougemenls qui pénètrent dans les canaux demi-ci rculaires et qui lui ont paru être de simples filaments (^2). En parcourant ses planches et sa descri^jtion on reste surpris que cet auteur, dont le travail atteste sur plusieurs points un remarquable esprit d'oljservation, soit resté sur ce sujet aussi inférieur à Valsalva, dont il avait consulté les recherches.
Morgagni , dans sa douzième lettre publiée en 1740, abordant le même sujet, commence par déclarer qu'il est l'ami de Valsalva , mais qu'il est plus encore l'ami de la vérité. Il discute ensuite longuement les titres de Vienssens à la découverte de la membrancj nerveuse du vestibule , puis il émet son opinion; or. d'après ses observations, cette membrane serait tendue à la manière d'une toile d'araignée, en travers de la cavité vestibulaire qu'elle diviserait ainsi eu deux cavités secondaires, une supérieure plus grande , et l'autre inférieure; de cet'e membrane tantôt carrée, tantôt allongée, tantôt semi-lunaire, partiraient des ûlaments pour les canaux demi-circulaires (3). Ces quelques mots suffisent pour nous montrer que Morgagni, qui avait si bien décrit les peli's cribles à travers lesquels s'expriment les divisions du nerf acoustique, avait été beaucoup moins heureux dans l'étude du mode de terminaison de ce nerf. La vérité et l'amitié devaient eu faire uu défenseur de Valsalva: l'erreur l'a rangé au nombre de se; adversaires.
Cotugno, en 1661, suivit les errements deMorgagui, ainsi que l'attestent les paroles suivantes : « Toutes les divisions que le nerf acoustique envoie dans le » vestibule s'épanouissent en une membrane qui cloisonne cette cavité et la par- ;> tage eu nue cavité antérieure qui est en même temps supérieure, et une cavité » postérieure; l'antérieure contient la fosse semi-ovale avec les orifices correspon- » dants des canaux supérieur et externe; la postérieure renferme la cavité hémi- « sphérique, l'orifice du canal commun, l'orifice postérieur du canal externe, et » l'orifice propre du postérieur. J'appelle cette membrane cloison neri'ense du » vestibule (4), »
Après une description aussi erronée, Cotugno a cru pouvoir se permettre un trait ironique à l'adresse de Valsalva : « Qu'est-ce que les ondes sonores de Val- >i salva, s'écrie-t-il ? Une de ces rêveries dans lesquelles tombe quelquefois le bon » Homère ))(o) . Cette ironie est d'autant plus étrange dans la bouche de Cotugno qu'elle s'adresse à un passage à la suite duquel Valsalva décrit le liquide du labyrinthe osseux, et qu'elle prend place dans l'ouvrage de Cotugno, immédiatement après un article dans lec{uel cet auteur réclame pour lui la découverte de ce même liquide.
(1) Vieussens, Traité nouveau de la structure de Foreille, 1714, p. 69 et 70.
(2) Cassebohm, Tractatus quintus anat. de aure hum,, l'Iôo, p. 26 à 31. (5) Morgagni, Epist. anat,, 1740, p. 449 et 453.
(4) Cotugno, De aquœductibus auris hum., 1761, p. 20.
(o) Qaid zonn^ sonorœ a Valsah'a propositœ ? y4li(/uid in quo bonus dormitu(>il Homeriis (op. cit., p. 25).
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Scarpa arrive eiiiUi; il it-pieiid ah Oi^o en 1794, loiile rulinle du laliyrinihe nicmbi aiieiix, dcciil riiiriciile, le saccule, les Uibes demi-circuUiires, la porliou molle de la lame spirale, les deux liquides du labyiiulhe , le trujel eL le mode de terminaison des nei fs auditifs, avec celle exaclitiide, celle précision, celle sévérité' (iuin''appailienl qu'aux esprits éminents, eldémonlie que dans toule la série des animaux vertébrés , l'organe fonriamcnlal du sens de randiliou est couslitué sur un même type. Pourquoi faut il que dans cet admirable travail lillustie analomiste italien se moulre ingrat envers ses prédécesseurs? « La doctrine des zones sonores . dit Scarpa , u'a trouvé jusqu'à présent aucun partisan, si ce n'est l'auteur lui-même. » Dire r|uc Valsalva a inventé une doctrine, c'est-à-dire une simple théorie de l'audilion, c'était a'^surément commettre un grand acte d'injustice; car Valsalva ne fait pas de théorie-, il observe et expose avec simplicité et clarté les faits tels qu'ils se présentent à son oliservalion ; Scarpa ne ]iouvait se tromper sur la porlée de ces faits; les termes dans lesquels ils sont én( ucés ne laissent aucnne pi ise à ramljiguïté; les planches qui les représentent ne sont pas moins claires el moins concluantes. Mais il était réservé a Valsalva d'aborder le premier Tétude du sens de l'ouïe avec une grande supL'riorilé de vue, et d'avoir contre lui ses plus illustres compatriotes.
Après le travail de Scarpa est venu celui de Breschet qui a été lu à l'Académie des sciences de 1830 à 1834. Dans ce mémoire extrêmement volumineux on ne trouve qu'un fait nouveau : l'cxislence de la poussière calcaire du vestibule, poussière que Morgagui d'abord et ensuite Scarpa avaient entrevue, et que le dernier avait même comparée aux pierres auditives des poissons, mais qu'il finit par considérer comme un amas de fibrilles nerveuses. Breschet eut le mci-ite de reconnaître que la poudre calcaire de l'ulricule et du saccule, bien qu'elle corresponde aux nerfs utriculaire et sacculaire, en est indépendante. Ce fait ofirail sans doute un certain intérêt; cependant ce n'était qu'un fait isolé, et un fait aussi simple ne pouvait lui ouvrir les portes de rinslitnt, objet de ses plus ardentes aspirations; afin d'en grossir l'importance , il voulut reconstruire sur ces quelques grains de poussière toute l'histoire du labyrinthe. Pour une pareille œuvre, le futur académicien ne possédait aucune recherche f|ni lui fût propre ; mais il avait dans ses mains le travail de Scarpa, mine féconde et à peine connue en Fraiice : il y puise largement, en déguisant ses emprunts sous des mots nouveaux ; et comme il y a peu ou point de lecteurs qui aient le temps ou la volonté de remonter aux sources pour contrôler la valeur de l'écrit qu'ils parcourent, comme, d'une autre part, il y en a beaucoup qui pensent qu'on ne crée des mots nouveaux que pour dire des choses uouvelles , Breschet pouvait espérer qu'un travail édilié sur ces données serait accueilli avec la faveur qui s'attache aux œuvres de progrès; tel fut, en eifet , l'accueil qu'il reçut. Certes , ce travail n'était pus un progrès pour la science, car il est sur presque tous les points bien inférieur à celui de Scarpa; c'était une œuvre à la fois audacieuse et, habile: audacieuse , car il f.Jlait beaucoup d'audace pour oser s'empaier en plein Xix»^ siècle des recherches d'un homme f[ui possédait un nom européen; habile, car il fallait l'être pour se construire sur une pareille base lu réputation d'un grau 1 anatomiste.
Breschet a eu un autre tort encore. Pour compléter sou trop volumineux mémoire, il a cru devoir l'enrichir de quelques aperçus historiques. Mais ces aperçus ne sont pas puisc'S dans la lecture des auteurs originaux qu'il cite le plus souvent sans les avoir lus, et sur la foi d'autres auteurs; afin de ne pas prolonger cel examen critique, que Fou trouvera trop sévère et que je m'efforce cependanl d'adoucir beaucouji, je n'en citeiai qu'un exemple pris au hasard : «Raymond « Vieusseus, dit-il, parle plus longuement que Valsalva du liquide du labyrinthe; » il dit expressément qu'il est contenu dans le vestibule, le limaçon et les canaux » demi-circulaires. » Ce passage renferme deux erreurs : 1° Valsalva parle assez longuement et surtout très clairement du liquide du labyrinthe; 2" Vieussens. au contraire, n'en parle pas; comment pourrait-il en parler, il admet que tout le labyrinthe est plein d'air ! Presque à chaque page il revient sur cet air, sur sa subtilité, sur le rôle important qu'il joue dans l'audition, etc., etc.!!! Tout l'histoiiquc de Breschet présente ce même cachet d'exactitude.
TRAITÉ
L'auteur et l'éditeur de cet ouvrage déclarent qu'ils se réservent i expressément la propriété de toutes les figures qui font partie de ce \ volume, et de toutes celles qui paraîtront à l'avenir. i
Les longues recherches et les sacrifices considérables nécessités par | ces figures et par les descriptions qui s'y rattachent, justifieraient j sufiTisamment la rigueur avec laquelle serait poursuivie toute atteinte, avouée ou dissimulée, à une propriété aussi légitime. \
Paris. — Imprimerie de L. Martinet, rue Mignon, 2.
TRAITÉ
D'ANATOMÏE
AYl'C FIGURES INTEUCALEES DANS LE TEXTE
Pli. C. SAPPEY,
Professeiu' agrégé à la FacuUé de médecine de Paris.