VAISSEAUX, NERFS, TÎSSU CELLULAIRE DU COEUR
Artères. Elles sont an nombre de deux, se bifurquent, s'anastomosent par les branches qui naissent de cette bifurcation , et forment ainsi deux cercles , réciproquement pei'pendiculaires , et correspondant l'un aux sillons ventriculaires , l'autre au sillon auriculo-ventriculaire ; ce trajet par
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lequel elles enlacent le cœur, les a fait comparer k une couronne, (Voii le nom fie coronaires sous lequel elles ont été désignées.
reines. A ces doux artèi-es correspond une seule veine importante, la grande veine coronaire , qui s'ouvre dans l'oreillette droite, et quelques veinules qui rampent au devant du ventricule droit; ces dernières étaient déjà connues de Galien, dont elles portent le nom.
Faïsseaux lymphatiques. Ils suivent la grande veine coronaire et vont se jeter dans les ganglions qui entourent la bifurcation de la trachée.
Nerfs. Ils viennent de deux sources : du grand sympathique et du système cérébro-spinal; les premiers naissent des ganglions cervicaux ; les seconds proviennent des pneumo-gastriqucs ; les uns et les autres, remarquables par la longueur du trajet qu'ils parcourent , et par leur ténuité, suivent sur le cœur la direction dos artères, dont ils s'écartent en arrivant au niveau des divisions de troisième ordre , pour s'épuiser dans les fdjres musculaires.
Tissu cellulaire. Il n'existe manifestement qu'à la surface extérieure du cœur ; on le trouve spécialement dans le sillon qui sépare les oreillettes, des ventricules et aussi dans les sillons venlriculaires, ou il se laisse facilement envahir par des vésicules adipeuses.
MEJIBRA-XES SEREUSES DU COEUR.
Elles sont au nombre de trois : l'une occupe les cavités du cœur droit, l'autre celles du cœur gauche ; la troisième est extérieure et commune aux deux cœurs. Avec M. le professeur Bouillaud, nous appellerons les premières endocardes; la dernière porte le nom de péricarde.
1'^ DES ENDOCARDES.
L'endocarde qui tapisse les cavités droites du cœur se confond sans ligne de démarcation évidente , d'une part avec la membrane interne des veines caves , de l'autre avec la membrane interne de l'artère pulmonaire ; celui qui occupe les cavités gauches se confond de la même manière avec la tunique interne des veines pulmonaires et de l'aorte. Tous deux sont unis, très minces et transparents; ils paraissent identiques soit dans leurs propriétés, soit dans les fonctions qu'elles remplissent , et cependant les altérations dont ils peuvent devenir le siège sont différentes ; ainsi les incrustations calcaires , cause si fréquente de rétrécissement pour les orifices du ventricule gauche, sont extrêmement rares et toujours très rudimentaires autour des orifices du ventricule droit,
2^^ DU rÉKICARDE.
Le péricarde est une membrane mixte composée d'un feuillet fibreux qui constitue pour le cœur un moyen de fixité, et d'un feuillet séreux qui constiluc pour le même oi'gane un moyen de frottement. Ces deux feuillets sont unis intimement l'un à l'autre dans la plus grande partie de leur
étendue, et représentent une seule et même membrane ; cependant comme ils remplissent des fonctions opposées et se comportent d'une manirre très différente, nous les décrirons isolément.
1° Feuillel fibreux du fcricarcle. Sa forme est celle d'un cône dont la base regarde en bas, et le sommet en haut.
Par sa surface interne ce cône adîière au feuillet séreux et se confond avec lui.
Par sa surface externe il est en rapport immédiat avec la plèvre médiastine à laquelle il est uni par un tissu cellulaire très lâche , et en rapport médiat: 1° en avant, avec le sternum , les cartilages des 4"^, 5^, G^ et i^ côtes gauclies , et le bord antérieur du poumon gauche; 2*^ en arrière, avec la colonne vertébrale dont le séparent l'œsophage, l'aorte, la veine azygoset le canal thoraci{[ue : 3° à droite et à gauche, avec la face interne des poumons et les nerfs diapl)ragmati(pies qisi lui sont accolés.
Par sa base il repose sur le cciitre piu'énique du diaphragme, avec lequel il contracte dans sa moitié antérieure une adhésion si intime qu'il a pu en être considéré comme une émanation.
Par son sommet il s'isole du feuillet séreux .l'abandonne complètement, puis se divise en plusieurs gaines infundibuliformes ; ces gaines entourciit les gros vaisseaux de la base du cœr.r, et se prolongent sur eux en se confondant insensiblement avec leur tunique la plus externe ; la plus remarquable est celle qui accompagne le tronc aortique.
2" Feuillet séreux du péricarde. Il tapisse la base et toute la surface interne du feuillet fibreux ; parvenu au niveau de la partie supérieure de ce feuillet il s'en sépare, se réfléchit sur les gros vaisseaux qui se rendent dans /fcœur on qui en partent, en formant aux deux troncs artériels une gaine complète et commune , et à chacun des troncs veineux une demi-gaîne qui embrassent leur partie antériem-e, puis se prolonge sur le cœur, qu'il recouvre totalement, sans cependant le contenir dans sa cavité.
Comme toutes les séreuses ce feuillet forme un sac sans ouverture, et présente une surface externe et une surface interne.
Sa surface externe adhère d'une part au feuillet fibreux , de l'autre à la périphérie du cœur ; cette double adhérence a lieu à l'aide d'un tissu cellulaire extrêmement serré.
Sa surface interne est lisse , en contact avec elle-même et lubrifiée par un fluide séreux.
Au niveau de la pointe du cœur ce feuillet ainsi que l'avait constaté Sténon, est très rapproché de celui qui tapisse les cavités gauches.
Les artères du péricarde sont extrêmement grêles; elles proviennent des diaphragmatiques supérieures, des bronchiques, des œsophagiennes et des médiastines postérieures.
Les veines marchent parallèlement aux artères et se rendent dans les branches veineuses qui accompagnent les vaisseaux précédemment nommés.
Les nerfs émanent du grand sympathique et des pneumo-gastriques ; ils sont très grêles et pénètrent dans l'épaisseur du péricarde par sa partie postérieure ; les recherches que nous avons faites sur ce sujet , nous ont montré que ces nerfs dont l'existence avait paru problématique à quelques anatomistes, sont assez nombreux.