‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 190 sur 267 · AN(JÉ10L0G1E · texte numérisé non relu

AN(JÉ10L0G1E

DES AllTEllES.

Les artères sont des canaux à ramifications divergentes , dans lesquels le sang se porte par un mouvement saccadé des ventricules du cœur aux divers organes.

Tous ces canaux émanent de deux troncs.

L'un de ces troncs naît du ventricule droit et se ramifie dans les poumons ; l'autre naît du ventricule gauche et se ramifie dans toutes les parties du corps. Le premier ou l'artère imlmonaire étale le sang noir au contact de l'air, le second ou Vaorle étale le sang rouge au contact de nos tissus ; celui-ci est le siège d'une réaction toute chimique qui transforme le sang noir en sang rouge , et celui-là le siège d'une réaction toute vitale qui transforme le sang rouge en sang noir.

La communauté d'origine de ces troncs a pour but de maintenir une sorte d'équilibre entre les deux grands phénomènes qui s'accomplissent dans leur partie terminale; soumis à rinOuence d'un seul et même agent ils recevront en effet simultanément des (piantités de sang à peu près égales ; ce fluide arrivei-a à leurs dernières limites sous des proportions identiques ; et par conséquent les modifications qu'il subira en se répandant dans la trame de nos tissus , seront à chaque instant contrebalancées par celles (pi'il éprouvera en se tamisant dans les poumons au contact de l'atmosphère. Le mécanisme si simple de cet équilibre nous montre dans toute son évidence l'utilité de la fusion des deux cœurs.

Les systèmes pulmonaire et aortiquene diffèrent pas seulement par leur terminaison ; ils diffèrent aussi par la situation qu'ils occupent et par la longueur du trajet qu'ils parcourent. Étendu du ventricule droit aux poumons le premier de ces systèmes se concentre tout entier dans la poitrine; disséminant ses ramifications dans tous les organes , le second n'a d'autres limites que celles de l'économie elle-même. De leur inégale longueur découle Tinégalité des forces mises en usage pour faire circuler le sang dans leur cavité ; et cette dernière inégalité vient nous expliquer le peu d'épaisseur des parois du ventricule droit, et l'épaisseur double et quehiuefcis triple des parois du ventricule gauche.

Considérés dans leur disposition la plus générale les deux systèmes artériels affectent une grande analogie; simples l'un et l'autre à leur point de départ, ils ne tardent pas à se diviser pour fournir des troncs moins volumineux, qui se subdivisent à leur tour et dorment naissance à une série de canaux dont le calibre décroît graduellement, jusqu'à ce qu'enfin ils aient atteint une ténuité capillaire. Ce mode de division i-appelle celui que nous présentent les diverses parties constituantes d'un arbre; il existerait ainsi dans l'économie un arbre à courtes dimensions dont les branches, rameaux et ramuscules se déploient sur un seul point , et un arbre dont les ramifications étendues au loin , embrassent l'organisation entière.

Ce n'est jias seulement par leur ensemble que les systèmes pulmonaire et aortique sont arboriformes ; ils le sont aussi par les dimensions respectives de leurs troncs et de leurs branches, de leurs branches et de leurs rameaux, de leurs rameaux et de leurs ramuscules : chaque fois ipi'un tronc se divise,

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en effet, les deux branches qui résultent de sa bifurcation présentent, lorsqu'elles sont réunies, un calibre supérieur à celui du tronc générateur ; en ramenant par la pensée tous les canaux qui se détachent de chacun de ces systèmes , à un canal unique, on voit c[ue ce canal idéal irait sans cesse s'élargissant jusqu'à sa terminaison, et prendrait la forme d'un cône dont le sommet tronqué répondrait au cœur, tandis que sa base s'adosserait, pour le cône pulmonaire à la muqueuse aérienne, et pour le cône aortique à la surface du corps.

Les artères qui émanent de l'un et de l'autre système doivent être étudiées dans leur conformation extérieure et dans leur texture ; les considérations générales dans lesquelles nous entrerons sous le premier point de vue seront plus particulièrement applicables au système aortique.

C0i\F0R3IATI0.X EXTERIEURE DES ARTERES.

L'étude générale de la conformation extérieure des vaisseaux artériels comprend : leur mode d'origine, leur situation, leur direction, leur forme, leurs rapports, leurs anastomoses et leur mode de terminaison.

1° Mode d'origine. Après avoir pris naissance dans le cœur par un seul et même tronc , les artères de l'un et l'autre système naissent les unes des autres, de telle sorte que chacune d'elles joue tour à tour le rôle de branche, par celle de ses extrémités qui est la pins rapprochée du cœur, et celui d'un tronc générateur par celle qui en est la plus éloignée. Chaque branche, par conséquent, jieut être considérée comme un tronc qui a son origine propre ; cette origine varie pour les troncs principaux et les troncs secondaires.

Les troncs principaux naissent au niveau des grandes segmentations du corps ; ainsi vers la partie supérieure de la poitrine, on voit naître une série de troncs destinés à la tête et aux membres thoraciques ; au niveau des dernières vertèbres lombaires, oi^i l'axe vertébral semble se diviser pour produire les extrémités inférieures , le système aortique fournit deux troncs volumineux qui leur correspondent. Dans les membres on observe la même correspondance entre leur segmentation et la naissance des troncs artériels ; ainsi, au-devant de l'articulation sacro-iliaque, on observe une première grande division ; au-devant de l'articulation de la hanche , une seconde; au voisinage de l'articulation du genou, une troisième; au voisinage de celle du pied avec la jambe, une quatrième ; et ce rapport se reproduit ou plutôt se prolonge au niveau des métatarsiens et des phalanges. 11 en est de même pour les membres supérieurs, dans lesquels cependant les grandes divisions artérielles correspondent moins régulièrement aux espaces interarticulaires ; on peut avancer d'une manière générale que les principales divisions du système artériel sont subordonnées à celles du squelette, ou en d'autres termes, que les principaux troncs ont leur origine au niveau des principales articulations ; sous ce point de vue l'homme et tous les vertébrés offrent une analogie éloignée avec les animaux les plus inférieurs dans lesquels le système vasculaire de même que leur organisation entière se compose d'une série de pièces tout à fait identiques et soudées ou articulées entre elles.

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Les troncs secondaires u"ont rien de lixe dans ieui' ofigine ; les variétés qu'ils présentent sous ce point de vue portent à la fois et sur les vaisseaux qui appartiennent à des parties différenlcs, et sur ceux (pii se distribuent à des parties semblables considérées chez le même individu ou chez des individus différents; c'est ainsi que les troncs secondaires ou les branches qui naissent de l'artère crurale ne présentent pas toujours la même origine à droite et à gauche, et qu'elles varient pour chacun de ces côtés chez les divers sujets.

11 importe de remarijuer que si l'origine des troncs du second ordre est très variable , celle des troncs principaux est loin de présenter une fixité absolue; assez fréquemment elle varie, et ces variétés dans leur point de départ en entraînent d'autres dans leur position , leur direction et leurs rapports. Les anomalies de ce genre ne sauraient trop fixer l'attention du chirurgien qui puisera dans leur connaissance un nouvel éiément de sécurité ; car les connaître c'est les prévoir, et les prévoir c'est constater leur existence ou leur non existence avant oy pendant le cours d'une opération. Le mode d'origine de ces deux ordres de troncs n'est pas le même ; ceux du premier ordre naissent à angle aigu d'un tronc plus rapjiroché du cœur; ils se succèdent comme des séries de canaux (ju'oa voit successivement diminuer de calibre et augmenter en nondjre ; ceux du second ordre naissent des précédents sous une incidence plus ou moins perpendiculaire; chaque tronc principal donne par conséquent naissance :

1° A des branches terminales qui vont jouer le rôic de troncs principaux dans des parties du corps plus éloignées du centre circulatoire;

2° A des branches collatérales qui s'épuisent dans les organes voisins ; Les premières par leur direction et leurs dimensions rappellent exactement le tronc générateur qui en réalité ne fait que se réduire et se dévier légèrement pour se prolonger dans chacune d'elles. Les secondes au contraire en diffèrent notablement sous ce double point de vue.

L'angle d'incidence sous lequel les branches terminales et les branches collatérales se détachent du vaisseau qui les produit, n'est pas sans influence sur la rapidité du co\u'3 du sang; il est facile de pressentir que plus cet angle sera aigu, plus il deviendra favorable à la circulation; car ces deux vaisseaux ne sauraient naître sous un angle très aigu sans présenter au niveau de leur séparation un croissant taillé en coin dont la concavité tranchante coupe la colonne de liquide , à l'instar de ces doubles plans inclinés que les ingénieurs font construire en tête des piliers qui supportent les arches d'un pont. Ce croissant a reçu le nom d'éperon. Si on incise les parois d'une artère au niveau de sa bifurcation, on voit cet éperon s'avancer en quehpie sorte au devant du courant, et le diviser en deux courants secondaires qui se dévient très peu de leur direction primitive. Dans les artères collatérales l'éperon est beaucoup moins saillant; lor.iipie ces vaisseaux naissent sous un angle aigu plus ou moins ouvert, la concavité de l'éiieron regarde du côté du cœur; elle se dirige au contraire du côté de la surface du corps s'ils naissent sous un angle obtus, c'est-à-dire dans les cas où les courants collatéraux marchent en sens inverse du courant principal.

De cos considérations sur l'origine des vaisseaux artériels nous pouvons conclure: 1" qu'il n'en est aucun dont l'origine ne puisse varier ; 2° (lue CCS variétés sont d'autfmt plus fré(|uentcs que leur calibre est plus réduit;

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3° enfin que le lieu et le mode de leur origine offrent peu d'importance puisciu'ils présentent une si grande variabilité.

2° Situation, Une tendance constante à s'éloigner des jjarties superficielles pour se réfugier dans les interstices des organes les plus rapprochés de l'axe du corps et des membres, telle est la loi qui détermine la position des artères; c'est en vertu de cette tendance qu'on les voit se dévier au voisinage des articulations pour venir occuper le côté de la flexion, où elles trouvent un abri sûr contre toute cause d'élongation violente ; dans cette situation elles sont protégées contre l'action des corps extérieurs , soit par l'attitude naturelle, soit par les mouvements en quelque sorte instinctifs de nos membres.

3° Direction, Les artères suivent en général le grand axe des régions qu'elles traversent ; dans les membres elles sont longitudinales, et par conséquent parallèles aux os , et aux muscles. Ce parallélisme toutefois est moins parfait pour les premiers de ces organes que pour les seconds ; nous avons vu en effet que les vaisseaux artériels se dévient au voisinage des extrémités articulaires pour se porter du côté de la flexion ; cette déviation ne saurait s'accomplir sans incliner l'axe des artères sur celui des os longs ; en s'ajoutant ces inclinaisons successives donnent naissance à une courbe spiroïde , de telle sorte que les principaux troncs artériels , bien qu'ils soient longitudinaux, s'enroulent autour des colonnes osseuses qui forment l'axe des membres, et répondent par leurs extrémités à des plans diamétralement opposés; c'est ainsi que la principale artère des membres abdominaux correspond tour à tour à leur côté antérieur, interne et postérieur, tandis que celle des membres tlioraciques, d'abord interne, puis antérieure, devient externe dans sa partie terminale.

Aux dernières limites des membres ou les articulations quoique plus multipliées se fléchissent toutes vers le même plan, on voit la direction des vaisseaux artériels devenir plus régulièrement pai-allèle à celle des os; telles sont les artères situées dans les espaces inter-métalarsiens ou inter-méîacarpiens, et celles qui côtoient les phalanges; telles sont aussi les artère i qui s'abritent sons le bord inférieur des côtes dont le mouvement d'abaissement ou de flexion s'opère pour toutes dans le même sens.

Considérées en elles-mêmes et non plus dans leurs rapports avec les organes qui les entourent, les artères sont en général rectilignes. Cette disposition est celle qu'efles présentent toutes les fois qu'elles traversent des segtnents du corps dont les dimensions décroissent graduellement ; niais si elles appartiennent à des sections dont les dimensions s'agrandissent audevant d'elles , alors on les voit s'infléchir et décrire des courbures ou des arcades de la convexité desquelles partent un certain nombre de branches à direction rectiligne; nous trouvons des exemples remarquables de ces inflexions artérielles à la paume de la main et à la plante des pieds, où les membres, après s'être graduellement réduits jus(iu'à la hauteur du poignet et des malléoles, diminuent d'épaisseur pour s'élargir de plus en pins jusqu'à leur terminaison ; la plupart des viscères abdominaux suspendus audevant de l'axe vertébral par des liens très étroits à leur insertion, mais dont la superficie s'accroît considérablement d'arrière en avant, reçoivent dos Hi'tères (jui décrivent dans l'intérieur de ces replis , une , deux , trois

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et luciue quatre séries d'areades , avant d'arriver à leur destination ; ces arcades ont évidemment pour usage de multiplier le nombre des branches vasculaires et de régulariser ainsi la distribution du sang dans les divers organes d'une même région, ou dans les diverses parties d'un môme organe; mais comme les branches qu'elles fournissent re[)rennent aussitôt la direi^tion du tronc primitif, on voit qu'elles n'infirment nullement le fait général que nous avons énoncé. Ce fait souffre cependant quelques exceptions; les plus remarquables sont assurément celles que nous présentent les artères carolides internes et vertébrales qui se contournent à la manière d'un S italique au moment^où elles pénètrent dans le crâne ; ces sinuosités paraissent avoir pour but de modérer l'influence du cœur sur le cerveau . en ralentissant le cours du sang.

Par les progrès de l'âge, la plupart des artères qui suivent un trajet recliligne s'infléchissent dans divers sens et deviennent plus ou moins sinueuses. On se rendra facilement compte de ces sinuosités séniles en se rappelant ([ue les canaux artériels sont élastiques et s'allongent chaque fois que le ventricule gauche se contracte , pour revenir à leurs dimensions premières dès que cet organe cesse d'agir; mais l'élasticité qui leur permet de réagir sur la cause qui les distend et les allonge, s'affalblissant peu à peu, ces canaux , après avoir présenté une élongation intermittente comme la contraction du cœur, deviennent le siège d'un allongement permanent , qui doit se manifester par des sinuosités, puisque l'espace (lu'ils occupent ne s'agrandit pas. L'apparition de semblables flexuosités sur les artères du vieillard , coïncide ordinairement avec leur dilatation , et la présence de dépôts calcaires irrégulièrement disséminés dans l'épaisseur de leurs parois. Quelquefois ces dépôts se multiplient assez pour envahir toute leur circonférence sur une étendue indéterminée ; elles prennent alors l'aspect d'un canal osseux, canal dont l'extrême fragilité pourrait avoir les plus funestes conséquences au terme moyen de l'existence oîi l'homme se mêle à la vie active, mais qui entraîne peu de dangers dans la vieillesse extrême où il est condamné au repos par la débilité de ses muscles.

4° Forme. Les vaisseaux artériels sont cylindriques; les branches successives qui émanent de leurs parties latérales et les épuisent graduellement semblaient annoncer une forme conique; il n'en est aucun cependant qui présente ce mode de configuration; leur diamètre mesuré à leur origine et à leur terminaison entre deux branches collatérales n'offre aucune différence notable ; et dans les circonstances assez rares où une légère différence a été constatée , ce n'est pas à leur extrémité initiale que correspondait le diamètre le plus long, mais à leur partie terminale; dans ce cas on observe au niveau de la bifurcation du vaisseau un léger renflement. Entre toutes les artères , les carotides primitives sont remarquables sous ce rapport. Ce phénomène de dilatation appartient à un âge assez avancé, et se lie en général à la présence de dépôts de phosphate calcaire ; on peut le considérer le plus souvent comme le résultat d'une altération sénile.

La forme cylindrique des artères leur permet de glisser , de rouler en (pielque sorte sur les organes qui les entourent ; de là , pour elles, la pos- 8i/)ilité de se soustraire aux tiraillements de toute sorte occasionnés par le jtni des organes actifs et passifs de la locomotion ; de là le privilège dont

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elles jouissent de fuir au-devant des causes vulnérantes , et de demeurer quelquefois intactes au milieu des plus graves désordres ; de là aussi la facilité avec laquelle elles se dérobent aux doigts qui la compriment lorsqu'il s'agit de prévenir l'effusion du sang pendant le cours d'une opération.

5° Rapports. Le système artériel présente des connexions importantes avec les veines, les nerfs , les aponévroses, les muscles , les os , et quelquefois mais plus rarement avec la peau : un tissu cellulaire filamenteux l'unit à ces divers organes.

A. Jvec les veines. Les vaisseaux veineux affectent les rapports les plus intimes avec les artères ; sur presque tous les points de l'économie on voit ces deux ordres de conduits s'accoler l'un à l'autre, et cet accotement devenir d'autant plus complet que l'on s'éloigne davantage du centre circulatoire. Tandis qu'un seul tronc veineux correspond aux troncs artériels qui occupent le tronc, le cou, la tête et la racine des membres, deux veines accompagnent les artères qm se distribuent au bras, à l'avant-bras et à la main, à la jambe et au pied ; le sang qui est transporté aux organes par une seule artère , est donc assez fréquemment ramené vers le cœur par deux veines. II est rare de trouver une artère ou une veine isolée; lorsque ces vaisseaux se juxtaposent au nombre de trois, si on les examine avec attention on voit que Tarière est constamment intermédiaire aux deux veines, qui marclient l'une à droite et l'autre à gauche, ou bien l'une en avant et l'autre en arrière; la connaissance de la situation rektive de ces vaisseaux offre une grande importance en médecine opératoire ; car il n'est pas toujours facile de distinguer une artère d'une veine et cependant il importe de faire cette distinction lorsqu'il s'agit de suspendre une hémorrbagie par l'application d'une ligature; on échappera à toute incertitude dans le clioix du vaisseau à lier si, après avoir mis à nu les trois conduits parallèles, on se souvient que celui qui est interposé aux deux autres fait toujours partie du système artériel.

Lorsqu'une artère est accompagnée d'une seule veine, celle-ci est en g('néral plus superficielle ; ainsi les jugulaires internes sont plus rapprochées des téguments que les carotides primitives , les veines sous-clavières sont plus antérieures que les artères correspondantes , les veines axillaircs et crurales sont plus internes que les artères de même nom, les veines poplitées sont plus postérieures que les artères qu'elles accompagnent, etc.; les grosses artères passant sur le côté interne de l'axe des membres dans le trajet demi-spiroïde qu'elles décrivent autour de cet axe , on voit que les veines adjacentes ne peuvent être plus superficielles sans se placera leur côté interne; lorsqu'on procède à l'application d'une ligature, il convient donc, si le ti-onc veineux se présente le premier, de se porter à son côté externe pour découvrir le tronc artériel.

B. Jvec les nerfs. Ils naissent de deux sources , du système cérébrospinal et du système ganglionnaire.

Les nerfs émanés de l'axe cérébro-spinal sont plus superficiels que les vaisseaux qu'ils accompagnent, ainsi les cordons du plexus brachial sont plus voisins des téguments du creux sus-claviculaire que l'artère sous-clavière, les nerfs médian et cubita,l recouvrent l'artère axlUaire, le premiev

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