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DU SQUELETTE

Le squelette est naturel ou artificiel ; naturel lorsque tontes les parties qui entrent dans sa composition sont liées entre elles par les liens qui assurent leur contact dans l'état normal; artificiel lorsque ces mêmes pièces sont réunies par des liens étrangers à l'organisation.

L'édihce que représente le squelette offre pour partie essentielle une colonne centrale, composée de pièces superposées et mobiles appelées vertèbres. Cette colonne , conformée sur le même type dans toute la série des animaux vertébrés , s'effile par une de ses extrémités , pour se terminer en cône, et supporte par l'autre un renflement considérable, le crâne, auquel est annexée en avant une petite pyramide qui forme la face. De ses parties latérales naissent les côtes , arcs parallèles au nombre de vingt-quatre, qui s'articulent en avant avec le sternum, espèce de colonne vertébrale antérieure, et contribuentà la production d'unecage conoide ; cette cage, connue sous le nom de thorax, loge le cœur, organe central delà circulation, etles poumons, organes de la respiration. Des hauteurs du sternum s'échappent horizontalement deux petits leviers flexueux, auxquels se suspendent d'autres leviers descendants , qu'on voit successivement diminuer de longueur et augmenter en nonibi-e ; de l'union de tous ces leviers résultent les membres snférieurs ou thoraciques. A l'extrémité inférieure de la colonne vertébrale se fixent deux pièces considérables , qui se contournent sur elles-mêmes et s'articulent en avant pour former le bassin , cavité infundibuliforme principalement affectée aux organes génitaux urinaires. Du bassin descendent deux nouvelles séries de leviers d'une configuration analogue à ceux qui occupent les côtés du thorax ; ils constituent les onembres inférieurs ou abdominaux.

Le dénombrement des pièces qui concourent à la formation du squelette se présente sous les apparences d'un calcul très simple ; il n'en est pas ainsi cependant; à l'appui de cette opinion il suffit de citer les résultats très différents auxquels sont arrivés les anatomistes qui l'ont enirepris. Ces différences ont pour cause commune les modifications très grandes que les os subissent par le progrès de l'âge; la\liii>art, en effet, se développent par

plusieurs points à la fois ; ces os, qui, parvenus à leur développement complet, formeront une seule pièce", seront donc formés primitivement de plusieurs pièces différentes ;"si on procède alors à leur énumération, on arrivera évidemment à un chiffre trop élevé. D'une autre part, lorsque les os sont entièrement formés , ils s'altèrent par l'accumulation des années et se soudent entre eux ; à un âge avancé , cette énumération donnera par conséquent un chiffre trop faible. Il y a pour ce dénombrement un âge déterminé ; cet âge est celui où chacune des pièces du squelette a atteint son entier.développement , et ne porte l'empreinte d'aucune altération sénlle ; il varie de vingt-cinq à trente ans. A cette époque, le nombre des os s'élève à 198, ainsi répartis :

Colonne vertébrale 26

Crâne 8

Face 14

Os hyoïde 1

Thorax ( côles et sternum) 25

Chaque extre'mite' supe'rieure 52 =: 64

Chaque extrémité' inférieure. 50=60

Dans ce nombre n'entrent point certains os surnuméraires, qui se développent quelquefois dans les parois du crâne, et quelques autres qui apparaissent tantôt d'une manière constante, tantôt d'une manière variable dans certains tendons, et qu'on a désignés sous le nom d'os séaamoïcles ; la rotule appartient à cette classe , dont elle constitue le type par sa forme et son volume.

Les os sont situés au milieu des parties molles, qui les entourent de tous côtés. Pour déterminer leur situation, on a supposé le corps de l'homme placé dans une attitude verticale, et circonscrit par six plans: un plan horizontal inférieur qui en forme la base de sustentation, un plan horizontal supérieur qui repose sur le sommet de la tête , et quatre plans verticaux : deux latéraux, le troisième antérieur , le quatrième postérieur; à ces six plans périphériques on en a ajouté un septième qui se dirige d'avant en arrière et coupe le corps en deux moitiés symétriques ; la ligne d'intersection de ce plan avec les faces antérieure et postérieure du corps a pris le nom de ligne médiane. A l'aide de ces surfaces fictives il est toujours facile d'indiquer, d'une manière approximative au moins, la position absolue d'un os ou de tout autre organe.

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