‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 200 sur 267 · C. Muscle ge'nio-glossc · texte numérisé non relu

C. Muscle ge'nio-glossc

D. Muscle hyo-glusse don! la partie anté-

rieure a été' divisée el rahalluc pour nioulrer l'artère linguale.

E. Muscle slylo-glossc.

Branches collatérales. Au nombre de trois , le rameau sus-hijOÏcUen, Vartcre dorsale de la langue et X'artcre sublinguale.

1° Le rameau sus-hyoïdien est une artériole qui suit le bord supérieiu* de l'os hyoïde , pour venir se terminer entre les génio-glosses et les génlohyoïdiens, où il s'anastomose avec le rameau opposé , après avoir fourni aux divers muscles dont il occupe l'interstice.

2" L'artère dorsale de la langue diffère peu par son calibre de la précédente. Assez souvent le liipiide employé pour les injections générales ne la pénètre pas, et il est alors impossible ou fort difficile de la découvrir. Elle naît de la linguale au niveau de la grande corne de l'os hyoïde, se porte presque verticalement en haut sur les parties latérales de la langue , où elle se ramifie immédiatement au-dessous delà muqueuse. Ses rameaux ne s'étendent pas au-delà des papilles caliciformes. En arrière, ils arrivent jusqu'à l'épiglotte, où ils s'anastomosent avec ceux de l'artère laryngée stipérlein-e. Ouelipies uns de ses ramuscules se distribuent atix piliers du voile du palais et aux amygdales.

;i° L'artcre sublinguale, bien supérieure par son volume aux deux branches précédentes, provient assez souvent de la sous-mentale, branche de la faciale. Elle se porte en décrivant des llexuosités d'arrière en avant, parallèlement au conduit de Warthon , entre les muscles milohyoïdien et génio-glosse, passe sous le bord inférieur de la glande sublinguale , dans la(pielle elle laisse de nombreux rameaux , fournit une petite artère ipii vient s'anastomoser par arcade au-dessus du frein avec celle du côté opposé, artère (pi'on divise nécessairement dans la section de ce repli muquenx, et se termine, tantôt en se ramifiant dans la muqueuse buccale, tantôt en perforant le ventre antérieur du digastriqtie pour s'anastomoser avec la sous-mentale.-

Branche terminale. Ajjrès avoir donné la sublinguale , l'artère de la langue devenue phis grêle, prend le nom à'artrre ranine. De cette artère partent : 1° des rameaux ascendants très nombreux qui arrivent

ANGÉIOLOGIE. 4^2 I

jusqu'aux papilles de la langue; 2° des rameaux internes qui s'anastomosent avec ceux de la linguale opposée ; 3'' des rameaux externes plus petits que les précédents ; 4° des rameaux inférieurs extrêmement grêles destinés à la muqueuse.

Artère faciale ou maxillaire externe. Elit s'étend de la partie antérieure de la carotide externe à la plus grande partie de la face. Son origine supérieure à celle de la linguale en est très rapprochée ; souvent ces deux branches naissent par un tronc commun. Elle est remarquable par le volume qu'elle présente et les nombreuses flexiiosités qu'elle décrit.

Direction. Cette artère se porte d'abord en haut, en avant et en dedans ; parvenue au niveau du bord antérieur du masséter, elle monte verticalement sur la face externe de la mâchoire inférieure, puis reprend sa direction oblique pour se rapprocher de l'angle des lèvres et se placer dans le sillon naso-buccal qu'elle parcourt jusqu'au grand angle de l'œil, où elle se termine en s'anastomosant avec l'artère ophthalmique.

Rapports. Dans sa portion cervicale, l'artère maxillaire externe répond : en dehors, au nerf grand hypoglosse, au digastrique, au stylo-hyoïdien, au peaucier et à la peau : et en dedans à la glande sous-maxillaire sur laquelle elle se creuse un sillon plus ou moins flexueux. — Dans sa portion faciale elle est recouverte : par le peaucier, le triangulaire des lèvres, le grand et le petit zygomatique , un tissu cellulo-adipeux et la peau; elle recouvre la branche de la mâchoire inférieure sur laquelle on peut facilement la comprimer, le muscle buccinateur, l'élévateur propre de la lèvre supérieure et l'élévateur commun de cette lèvre et de l'aile du nez.

Branches collatérales. On en compte un grand nombre ; les plus r;> marquables sont :

1° La palatine inférieure ou ascendante qui vient assez fréquemment du tronc même de la carotide. Cette branche monte entre le stylo-pharyngien et le stylo-glosse auxquels elle donne des ramifications ; ensuite elle s'applique contre la partie supérieure du pharynx et fournit aux constricteurs moyen et supérieur, à la langue et à l'amygdale. Arrivée au voile du palais , ehe se divise en plusieurs rameaux qui se distribuent à ce voile , aux muscles péristaphylins interne et externe, à la muqueuse palatine el à la trompe d'Eustachi ; ces rameaux s'anastomosent avec ceux de la palatine supérieure et de la pharyngienne inférie»n-e.

2° La sous-mentale qui marche parallèlement à la branche de la mâchoire inférieure, sur la face interne de laquelle elle repose, enti-e le mylohyoïdien et le ventre antérieur du digastrique. Parvenue près de l'insertion antérieure de ce dernier muscle, elle se divise en plusieurs rameaux qui montent sur la face externe du maxillaire et s'anastomosent avec la terminaison de la dentaire inférieure, branche de la maxillaire interne. Dans ce trajet la sous-mentale fournit au mylo-hyoïdien , au digastrique, au peaucier, aux téguments du cou et à ceux de la face. Cette artèi'e donne quelquefois la sublinguale ; d'autres fois elle provient de cette dernière.

3° Des branches à la glande sous-maxillaire , au nombre de trois ou cpiatre , branches considérables relativement au volume de cette glande.

4° Une branche ptcry<joïdicnne très grêle , destinée au ptérygoïdien interne.

Vit ANATOMIE.

5" La coronaire ou labiale iiiferiei(re qui naît de la faciale un peu audessous de lai commissure des lèvres, passe sous le triangulaire et marche flexueuse dans l'épaisseur de la lèvre inférieure jusqu'au plan médian où elle s'anastomose avec celle du côté opposé. Dans son trajet cette branche, plus rapprochée de la muqueuse que des téguments , donne un grand nombre de rameaux qui se portent dans toutes les directions ; les plus inférieurs viennent s'anastomoser avec la dentaire inférieure et la sousmentale.

6° La coronaire ou labiale suiiërîeure. Plus volumineuse que la précédente, cette branche part de la faciale au niveau de l'angle des lèvres ; dans son trajet flexueux et parallèle au bord libre de la lèvre supérieure , elle est située entre la couche musculaire et la couche glanduleuse de cette lèvre : après avoir fourni à la muqueuse, aux glandules salivaires, au muscle orbiculaire et aux téguments voisins, elle s'anastomose sur la ligne médiane avec la coronaire opposée. De l'arcade résultant de cette anastomose s'élèvent deux ou trois rameaux qui se réunissent pour former une branche unique , laquelle, arrivée à la cloison des fosses nasales, se réfléchit et se porte d'arrière en avant jusqu'au lobe du nez où elle se termine par des rameaux assez volumineux ; ces rameaux, en s'anastomosant avec ceux de l'artère de l'aile du nez , forment sur le sommet de cet organe un plexus artériel très remarquable chez quelques sujets.

7° Une branche nasale qui représente assez souvent la terminaison de la faciale ; cette branche, très variable dans son volume, se dirige vers la partie postérieure du cartilage de l'aile du nez, où elle se partage en deux rameaux : l'un inférieur plus petit qui suit le bord externe de l'ouverture antérieure des fosses nasales, l'autre plus considérable qui accompagne le bord supérieur de l'aile du nez ; tous d-eux s'anastomosent d'une part avec la branche nasale du côté opposé, de l'autre avec le rameau médian de la coronaire supérieure.

8° Des branches externes ou 'postérieures qui naissent de la faciale dans le trajet qu'elle parcourt depuis la base de la mâchoire jusqu'à sa terminaison ; ces branches variables dans leur nond:»rc et leur volume se dirigent d'avant en arrière pour se distribuer aux muscles et aux téguments de la joue, en s'anastomosant avec la transversale de la face, branche de la temporale superficielle, et les artères buccale, sous-orbitaire et alvéolaire , branches de la maxillaire interne.

Branche terminale de la faciale. Devenue extrêmement grêle après avoir fourni toutes les branches précédentes , la faciale s'élève jusqu'au niveau du grand angle de l'œil, en donnant quelques ramuscules aux muscles et aux téguments voisins , et se termine en s'anastomosant avec la branche nasale de l'artère ophthalmique.

Artère occipitale. Elle s'étend de la partie postérieure de la carotide externe aux téguments qui recouvrent la région occipitale. Son origine correspond à celle de la linguale ou à celle de la faciale. Son volume inférieur à celui des trois branches antérieures de la carotide, surpasse celui de l'auriculaire postérieure et surtout celui de la pharyngienne inférieure.

Direction. Un peu oblique en haut et en arrière jusqu'au niveau de l'apophyse mastoïde, cette artère s'engage sous le splénius, pour se porter horizontalement d'avant en arrière ; au-delà de ce muscle elle se réfléchit

ANCKlOLOdIE. 433

lîf lias en haut, on formant un angle droit avec sa direction première, et se divise en deux branches terminales qui couvrent de leurs ramifications la partie postérieure du crâne.

Rapports. Recouverte dans sa portion oblique par le grand hypoglosse et le ventre postérieur du digastricpie, située dans sa portion horizontale entre le splénius d'une part et les muscles petit oblique et grand cornplexus de l'autre, cette artère devient sous-cutanée dans sa partie postérieure ou ascendante.

Branches collatérales. Elles sont nombreuses et extrêmement grêles ;. les seules qui méritent d'être signalées sont :

1° Une artère st erno - ma st oui tenue supérieure qui se réfléchit autour du grand hypoglosse pour se porter en arrière sous la face profonde du muscle sterno-mastoïdien dans lequel elle s'épuise.

2° Vartère stylo-mastoïdienne branche qui provient plus souvent de l'auriculaire postérieure.

3° Une artère méningienne qui pénètre dans le crâne par le trou mastoïdien et se ramifie aussitôt dans la dure-mère.

4" Des branches musculaires qui naissent de sa partie horizontale et se dirigent obli(piement en bas et en arrière dans l'épaisseur des muscles spiénius, grand et petit complexus.

Brandies terminales. Elles sont inégales : l'externe plus petite s'anastomose avec Tauriculaire postérieure ; l'interne dont les ramifications s'élèvent jusqu'au sommet du crâne s'anastomose d'une jiart avec celle du côté opposé, et de l'autre avec la temporale superficielle. I/une et l'autre, ('■gaiement flexueuses, se distribuent au muscle occipital et surtout au cuir chevelu. Une artérioie pénètre dans le trou pariétal et vient se distribuer à la dure- m ère.

Artère auriculaire postérieure. Elle s'étend de la partie postérieure de la carotide externe au pavillon de l'oreille et aux téguments voisins. Son origine a lieu un peu au-dessus de celle de l'occiiiitale ; quelquefois ces deux branches naissent par un tronc connuiin.

Cette artère est un peu oblitpic en haut, en arrière et en dehors jjisqu'à l'apophyse mastoïde qu'elle contourne pour s'avancer sur la région mastoïdienne du temporal où elle se divise en deux branches terminales. Recouverte dans sa portion profonde par le ventre postérieur du digastrique et la glande parotide, elle devient sous-cutanée dans sa partie superficielle.

Branches collatérales. Après avoir donné des rameaux à la glande parotide , au muscle stylo-hyoïdien "et au digastri(iue, l'auriculaire postérieure fournit l'artère stylo-mastoïdienne : branche longue et grêle qui vient assez fréquemment de l'occipitale et (jui s'engage dans l'atiueduc de !si!lop(; par son orifice inférieur, pour s'anastomoser à sa terminaison avec lui rameau de la méningée moyenne; dans son trajet cette branche envoie (les ramuscules à la membrane et à la caisse du tympan, au limaçon et aux canaux demi-ciroilaires.

Branches terminales. Elles sont l'une inférieure ou mastoïdienne et l'autre supérieure ou auriculaire.

La brandie mastoïdienne se divise en ]>lusieurs rameaux, dont le plus inf('rieur se |iorte en arrière parallèlement à l'insertion du nniscle occipital cl le plus (■■l(>v('- vM-licalement en haut parallèirnienl au bord externe du

même muscle; tous ces rameaux se distribuent soit à ce muscle, soit au cuir chevelu en s'anastomosant avec l'occipitale et la temporale superlicielle.

La branche auriculaire se divise aussi en deux rameaux ; le plus considérable rampe sur la face postérieure ou interne du pavillon, sur laquelle il se ramifie ; l'autre se dirige en haut , traverse une scissure formée par la jonction de l'hélix et du cartilage de la conque, monte dans le sillon qui sépare l'hélix de l'anthélix , et se distribue à ces parties eu s'anastomosant sur Ja circonférence du pavillon avec le rameau précédent.

Artère pharyngienne inférieure. Elle s'étend de la partie interne de la carotide externe , au pharynx et à la dure-mère. Son volume est ordinairement assez gi'êle. Sa direction est verticale. D'abord située entre la carotide externe et l'interne, elle se dévie légèrement pour se placer entre la carolide interne et la veine jugulaire. Près de son origine elle fournit un rameau qui se distribue aux parties latérale et moyenne du pharynx, et se bifurque un peu plus haut pour fournir une branche interne ou pharyngienne , et une branche externe ou méningienne. . La branche lyharijngienne monte entre le pharynx et la colonne vertébrale et se partage en un grand nombre de rameaux qui se rendent aux parois du pharynx , à la trompe d'Eustachi et aux muscles prévertébraux.

La branche méningienne passe au-devant de la veine jugulaire interne, donne quelques ramuscules au pneumo-gastrique , au ganglion cervical supérieur du grand sympathique , aux muscles styliens et pénètre ensuite dans le crâne par le trou déchiré postérieur pour se ramifier dans la dure-mère qui tapisse les fosses occipitales inférieures. Cette branche donne aussi un rameau qui entre dans le crâne à travers la substance cartilagineuse du trou déchiré antérieur, et quelquefois un troisième rameau niéningien qui se rend à la dure-mère par le trou condyloïdien antérieur.

ARTtnE TEMPORALE SUPERFICIELLE.

Préparation. 1° Faire une incision veriicale qui s'étendra de la partie aiilclieure du couJuit auditif externe , au sommet de la tète;

2° Faire une seconde incision dirigée du point de de'part de la première, vers Faite du nez ;

5" Disséquer le lain])cau culaue' compris entre ces deux incisions en procédant de son sommet vers sa base ;

4° Enlever par fraction la glande parotide et isoler de leur origine vers leur terminaison la tempoiale et les branches antérieure, postérieure et supérieure anxf[uelles elle douue naissance;

5" Inciser l'aponévrose temporale, d'une part à son insertion zygomatique , de l'autre sur sa partie moyenne et de bas^en haut.

L'artère temporale superficielle, branche de bifurcation de la carotide externe, s'étend du tronc carotidien a la moitié supérieure de la face et aux jiartics latérale et antérieure du crâne. Son volume est plus petit que celui de la maxillaire interne. Assez profondément située à son origine où elle est recouverte par la glande parotide, cette artère se rapproche bientût des téguments en se portant en haut et en dehors; dans cette première partie de son trajet elle répond : en avant, au col du condyle de la mâchoire,

ANGÉIOLOGIE. 42.0

à l'articulation temporo-maxillaire et an tnbercnle de l'apophyse zygouialiqne ; en arrière, an conduit anditif externe et au pavillon de l'oreille. Parvenue au-dessus de l'arcade zygomatii[ue , elle ne tarde pas à se diviser en deux branches terminales qui marchent flexueuses entre la couche adipeuse sous-cutanée creusée de canaux pour les recevoir et les aponévroses temporale et épicrânienne sur lesquelles elles peuvent être facilement comprimées.

Brandies collatérales. On les (MsVmgue en antérieures on faciales , 2)ostérleures ou auriculaires et irderne ou temporale moyenne.

1° Les branches antérieures sont multiples : quelques rameaux se rendent à l'articulation temporo-maxillaire; — un autre plus considérable pénètre dans le masséter par son bord postérieur et sa face profonde et s'y termine en s'anastomosant avec la massétérine, branche de la maxillaire interne; — la plus considérable, (lui se porte horizontalement d'arrière en avant, a recule nom de transversale de la face; celte artèredont le volume est en raison inverte de celui de la faciale, marche parallèlement au conduit de Sténon au-dessus duquel elle est située, et s'avance jusqu'à la partie moyenne du buccinateur où elle se divise en rameaux cutanés et musculaires , qui s'anastomosent soit avec les branches postérieures de la faciale, soit avec les artères buccale, alvéolaire et sous- orbitaire fournies par la maxillaire interne.

2'^ Les branches postérieures an nomhve de quatre ou cinq se distribuent an conduit auditif externe et à la partie supérieure de la face externe du pavillon de l'oreille; elles sont connues sous le nom d'auriculaires antérieures.

3° La branche interne ou artère temporale moijenne se détache du tronc de la temporale immédiatement au-dessus de l'arcade zygomatique, et traverse l'aponévrose du muscle erotaphyte sous laquelle elle rampe queUiue temps , pour se partager ensuite eu plusieurs rameaux qui pénètrent dans l'épaisseur du muscle où ils s'anastomosent avec les temporales profondes, branches de la maxillaire interne.

Branches terminales. L'une s'infléchit en avant pour gagner la région frontale, l'autre monte verticalement pour se ramifier à la surface du pariétal.

La branche antérieure ou frontale, soutenue par un plan osseux, manifeste sa présence sur le vivant soit par le relief des téguments qiii la recouvrent, soit par l'ondulation de ses tlexuosités, double circonstance qui en permettant de la reconnaître et de la comprimer avec facilité, justifie la préférence qu'on lui a accordée lorsqu'il s'agit de pratiquer l'artériotomie. Les rameaux extrêmement nombreux qu'elle donne , se portent les uns en haut pour se distribuer à la peau et au muscle frontal, les autres en bas dans l'épaisseur de la paupière supérieure, d'autres en avant pour s'anastomoser avec la temporale opposée.

La branche terminale postérieure ou pariétale se divise en rameaux antérieurs qui communiquent avec la branche précédente, en rameaux postérieurs anastomosés avec les artères auriculaire postérieure et occipitale , et en rameaux verticaux qui s'abouchent avec les rameaux correspondants du côté opposé. Tous ces rauieaux se rapprochent de plus en i)lus des té-

iî(i ANATOMIE.

j^nniPiits , flaus lesiniels ils se distribuont on abandonnant «î<^s raniHscHles très grêles à l'aponévrose épicrâniennc et an péricrâne.

ARTÈRE M\XILL\IRE IfSTERNE.

Pi'éparalion. 1° Inciser le cuir chevelu sur la ligue me'diane depuis la raciue du nez jusqu'à la prolul)e'rance dccipilale exterue, disse'rjuer les te'gumenls de haut en bas et les rabaltrc latër;ilemeut.

2° Enlever la peau et le tissu cellulaire sous-culane' de la face, aiusi que la glande parotide, et mettre à nu le masséter.

ô° Diviser Taponévrose temporale sur toute sa circonférence, puis la faire disparaître ; couper ensuite les insertions supérieures du crotaphyte le plus près possible des os du crâne , puis renveiser le muscle el les artères qui s'y distribuent, sur l'apophyse zygomatique.

4° Briser horizontalement le crâne, immédiatement au-dessus des arcades zygomaliques, à l'aide d'un marteau en frappant avec ménagement, et enlever la voûte crânienne.

rr Inciser d'avant eu arrière et sur le pUui médian la dure-mère , rabattre ses deux moitiés sur les parties latérales de la tète, et enlever le cerveau, qu'on déposera soit dans un mélange de deux parties d'eau et d'une partie d'acide azotique, soit dans un liquide composé à parties égales d'eau et d'acide chlorbydrique, soit encore dans l'alcool pur, après avoir enlevé avec précaution l'araclinoïde.

6° Creuser à l'aide d'un ciseau étroit , la face externe de la mâchoire inférieure en remontant du trou mentonnier vers le masséter, afin de découvrir l'artère dentaire inférieure et les rameaux qu'elle envoie dans la racine des dents.

7° Couper par deux traits de scie l'arcade zygomatique, détacher le masséter à sou insertion inférieure, renverser de haut en bas l'ai-cade et le muscle, en usant de prudence afin de ne pas tirailler l'artère massétériue qui passe au-dessus de l'échancrure sygmoïde et suivre cette artère.

8° Diviser à sa base l'apophyse coronoïde à l'aide d'un ciseau et d'un maillet.

9° Diviser la branche de la mâchoire immédiatemeut au-dessus de son angle, et obliquement de bas en haut, pour éviter de déchirer Tarière dentaire inférieure ; désarticuler ensuite le comiyle en laissant le fibro-carlilage adhérer à la cavité glénoïde et extraire la branche du maxillaire.

10° Agrandir le trou sphéno-épineux à l'aide d'une gouge et d'un maillet, puis retrancher à l'aide de deux traits de scie qui convergeront vers ce trou, en suivant l'un une direction transversale , et l'autre une direction antéro-postérieure , toute la grande aile du sphénoïde, et la partie correspondante de la portion écailleuse du temporal.

i 1° Briser la voûte de l'orbite, couper l'arcade orbitaire par deux traits de scie, et faire disparaître la paroi externe de cette cavité, avec la gouge et le maillet.

12° Scier la mâchoire inférieure dans sa partie moyenne.

13° Diviser la base du crâne et toute la face sur le plan médian, de haut eu bas, eu laissant la cloison des fosses nasales du côté de la préparation; ou enlèvera ensuite cette cloison avec un fort scalpt-l, et on metlia à nu la muqueuse qui la revêt du côté opposé, ce ((ui permettra d'étudier la branche interne de l'artère sphéno-palatine; cette branche étant connue on divise la muqueuse de la cloison dans sa partie inférieure, et on procède à la recherche de la branche externe de la même artère.

1 i° Suivre le tronc de la maxillaire interne et toutes les branches qui en parlent; pour mettre toutes ces branches à nu il est nécessaire d'enlever le ptérygoïdien externe dans sa presque totalité.

15° Earin, pour découviir les artères qui traversent des canaux osseux, il ser-a indispensaltle de faire usage d'un ciseau et d'un maillet; le ciseau doit être étroit et bien trempé; des lames de fleuret taillées en biseau , sont excellentes pour ce genre de sculpture.

Cette préparation exige quelc(ues connaissances préalables, un peu d'adresse, beaucoup de zèle et de patience.

L'artère maxillaire interne, plus voluminense que la temporale snperfieielle , s'étend de la carotide externe, an sommet de la fosse zyj^omatiqne.

A.NGEIOLUGIK. ' Hl

Par son calibre , elle semble continuer lé tronc carolidien.

Son trajet extrêmement tlexucux est en rapport avec le grand nombre de brandies ({u'elle fournit.

A son origine elle s'intlccliit en dedans pour passer derrière le col du condyle de la mâchoire , et se porte ensuite lïorizontalement en avant , située chez quelques sujets entre les deux ptérVgoïdiens, se dirigeant chez d'autres obliipiement en haut et en dedans, entre le muscle tenjporal et le ptérygoïdien externe qu'elle contourne pour arriver jusciu'à la tubérosité du maxillaire supérieur ; là elle devient plus llexueuse , traverse les deux portions du ptérygoïdien externe, s'enfonce dans le soiiimet de la fosse zygomatique et se termine par une branche qui traverse le trou sphéno-

FiG. 155.

Artère maxillaire interne.

Troue de la niaxilluiio iuleine. — 2, 2, 2. Mcniiige'e moyenne ou spheuo-epinense. — 5. Temporale profonde postérieure. — 4. Temporale profonde anlerieure. — 5. L'une des plengoidiennes. — 6,6. Dentaire inférieure. — 7. Buccale. — 8. Origine de la palatine supc'rieure ou descendante. — 9,9. Sous-orbilaire. — 10. Origine de la sphcno-palatino. — It. Alvéolaire.

428 ANAÏOMIE.

palatin pour se rendre dans la fosse nasale correspondante où elle prend le nom de sphéno-ijalatine.

Branches collatérales. Au nombre de quatorze :

Cinq ascendantes : la Uj mpa nique , la petite méningée, la méningée ■moyenne,l3i temporale profonde postérieure et la temporale profonde antérieure.

€inq descendantes : la dentaire inférieure, lâmassétérine, la buccale, les ptérygoïdiennes et la palatine supérieure ou descendante.

Deux antérieures : l'alvéolaire et la sous-orbitaire.

Deux postérieures : la vidienne et la ptéry go-palatine.

La sphcno-palatine par laquelle se termine la maxillaire interne représente une quinzième branche qui se porte transversalement en dedans comme le tronc qu'elle continue.

Toutes ces branches seront décrites dans l'ordre de leur énuraération qui représente pour chaque groupe celui de leur origine.

1° Artère tympanique. Très grêle ; elle vient quelquefois de la temporale ou de la dentaire inférieure. Son trajet est oblique en haut et en arrière. Après avoir donné quelques ramuscules à l'articulation temporo-maxiilaire, elle pénètre dans la caisse du tympan par la scissure de Glaser, et se distribue aux muscles du marteau et à la muqueuse auditive.

20 Petite artère méningée. De même que la précédente elle a été indiquée par Lauth. Son existence n'est pas constante. Elle foui'nit d'abord des rameaux au ptérygoïdien externe et au voile du palais ; ensuite elle continue son trajet ascendant et vertical, pénètre dans le crâne parle trou ovale, donne plusieurs ramuscules au ganglion du nerf trijumeau et se termine dans la dure-mère près des sinus caverneux.

3° Artère méningée moyenne ou sphéno-épineuse. Elle s'étend de la partie supérieure de la maxillaire interne à la plus grande partie de la dure-mère et des parois du crâne. Son volume est plus considérable et son trajet beaucoup plus étendu que celui des autres branches provenant du même tronc. Elle passe au-dessous du ptérygoïdien externe, puis monte verticalement vers le trou petit rond ou sphéno-épineux par leciuel elle pénètre dans le crâne. Parvenue dans cette cavité , elle s'infléchit à angle droit pour se porter horizontalement en dehors , et se divise en deux branches terminales qui se dirigent toutes deux en haut et en arrière.

Branches collatérales. La méningée moyenne fournit hors du crâne des ramuscules fort grêles qui se perdent dans le ptérygoïdien externe et le péristaphylin externe. Dans le crâne elle donne :

1" Des rameaux à la dure-mère qui tapisse la fosse sphénoïdale ;

2° Un rameau au ganglion du nerf trijumeau ;

3" Une petite artère qui accompagne le nerf pétreux supérieur et traverse avec lui l'hiatus de Fallope pour pénétrer dans l'aqueduc de même nom , où elle s'anastomose avec la terminaison de la stylo-mastoïdienne , branche de l'auriculaire postérieure.

4° Une ou plusieurs artérioles qui s'introduisent dans l'orbite par la partie supérieure de la fente sphénoïdale ;

ANCiElULUUlE. 4^29

h'^ Une ou deux ranùlications qui traversent la pai-lie antérieure îles grandes ailes du spliénoïde , pour se rendre dans la fosse temporale où elles coinuuiniquent avec les temporales profondes;

C" Des rameaux auricuUiires qui descendent dans la caisse du tympan par de petits pertuis qu'on remaniue entre la portion écailleuse et la portion pierreuse du temporal.

Branches terminales. Elles se distinguent, par leur position relative, en antérieure et postérieure.

L'antérieure se dirige d'abord en avant et en dehors, puis verticalement en haut pour gagner la gouttière, quelquefois convertie en canal que présente l'angle sphénoïdal du pariétal; plus loin eile se porte en haut et en arrière en se divisant et subdivisant comme les sillons destinés à recevoir ses rameaux et ramuscules ; parmi ces rameaux il en est (pielques uns qui pénètrent dans l'orbite par la partie la plus étroite de la fente sphénoïdale et s'anastomosent avec l'artère lacrymale , branche de l'ophlbalmique. Ses derinères ramifications arrivent jusqu'au sinus longitudinal supérieur où elles s'abouchent avec celles de l'artère opposée.

La branche postérieure, beaucoup plus petite , monte aussitôt en arrière et se raniihe soit sur la portion écailleuse du temporal qui présente des sillons pour la recevoir, soit sur la partie inférieure et postérieure du pariétal.

L'une et l'autre de ces branches ternnnales proéminent sur la surface externe ou adhérente de la dure-mère, dans l'épaisseur de laquelle cependant elles sont placées. Elles donnent aux parois du crâne un grand nombre de ramuscules. La dure-mère et les artères méningées sont aux os (pii composent la cavité crânienne , ce que le périoste et les artères qui s'y ramifient sont aux os du tronc et des membres ; le périoste externe où le péricrâne contient extrêmement peu de vaisseaux. De ce fait anatomique découlent les conséciuences suivantes , fort importantes à connaître : 1° \u\ décolleuient un peu étendu de la dure-mère déterminera un épanchement .'anguin; 2° cet épanchement n'aura pas seulement pour effet de coinpriuierle cerveau , il s'opposera aussi à l'abord des sjics nutritifs dans les parties osseuses dénudées et pourra amener une nécrose plus ou moins étendue ; de là une collection purulente, des phénomènes de compression, des accidents cérébraux alarmants, et enfin ce précepte qui prescrit au chirurgien de ne se prononcer qu'avec une grande réserve sur l'issue d'une contusion un peu grave de la région temporale.

4° Artère temporale profonde postérieure. Elle part de la partie supérieure de la maxillaire iiit(n-ne , près de son origine, se porte aussitôt verticalement en haut , en cheminant entre le ptérygoïdien externe et le temporal, se rapproche de la face profonde de ce dernier muscle , et se ramifie dans sa moitié postérieure, en s'anastomosant avec la temporale profonde antérieure et la temporale moyenne.

5° Artère temporale profonde antérieure. De même volume que la précédente, ascendante (>t verticale aussi , elle naît de la maxillaire interne près de la paroi antérieure de la fosse zygomatique , sons le nnisclc crolaphyte auquel elle se distribue. Quelques-uns de ses rameaux pénètrent dans l'orbite par les trous de l'apophyse orbitaire du nialaire, et connuuniipicni

4 30 ANATO.MIE.

avec l'artcre lacrymale. Dans l'épaisseur tlu muscle crotaphyte la temporale profonde antérieure s'anastomose avec la temporale profonde postérieure et la temporale moyenne.

G° Artère dentaire inférieure. Elle naît de la maxillaire interne tantôt au niveau de la méningée moyenne, tantôt au niveau de la temporale profonde postérieure, et quelquefois par un tronc commun avec cette dernière. Dès son origine elle se porte en bas et en dehors, accolée au ptérygoïdien interne dont la sépare le ligament spliéno-maxillaire , pénètre ensuite dans le canal dentaire inférieur, et aprèsl'avoir parcouru dans toute son étendue, se réfléchit sur elle-même pour traverser le trou mentonnier au-delà duquel elle se termine en s'anastomosant avec les artères sous-mentale et labiale inférieure, branches de la faciale.

Dans ce trajet la dentaire inférieure fournit : 1*^ des ramuscules au ptérygoïdien interne; 2" un rameau mylo-hyoïdien qui vient remplir un sillon creusé sur la face interne de la branche de la mâchoire, et se dirige d'abord en bas, puis en avant, pour se rendre dans le muscle mylo-hyoïdien auquel il est destiné ; 3° des rameaux osseux disséminés dans l'épaisseur du corps de l'os ; 4° des rameaux dentaires en nombre égal à celui des racines des dents, dont ils parcourent le canal, pour se ramifier sur leur portion pulpeuse ; 5° enfin un rameau incisif qui part de la partie antérieure du tronc de la dentaire et se distribue soit au tissu osseux , soit surtout à la pulpe des dents incisives.

7° Artère massétérine. Elle est petite, naît quelquefois par un tronc commun avec la temporale profonde, postérieure, se porte obliquement en bas et en dehors en passant au-devant du col du condyle, dans l'échancrure sygmoïde, et se jette sur la partie moyenne de la face profonde du massétcr, où elle s'anastomose avec les rameaux massétérins fournis par la transversale de la face et la faciale.

8° Artère buccale. De môme volume (lue la pi'écédente , elle part tantôt direclement de la maxillaire interne, tantôt de la temporale profonde antérieure, tantôt de la sous-orbitaire. Son trajet d'abord presque vertical, devient ensuite horizontal. Elle est située dans sa portion descendante entre le ptérygoïdien interne et l'apophyse coronoïde, et dans sa portion terminale sur la face externe dubuccinateur, où elle se partage en plusieurs rameaux, dont les phis importants s"épuisent dans ce muscle , tandis que les autres s'étendent jusqu'aux muscles qui convergent vers la commissure des lèvres; cette artère conununique avec la transversale de la face, branche de la temporale superficielle, avec l'alvéolaire, branche de la maxillaire interne, et enfi!) avec la faciale.

9° Artères ptérygoïdiennes. Très petites, variables dans leur nombre et leur origine ; elles se distribuent aux deux ptérygoïdiens, principalement à l'externe, l'interne recevant des rameaux soit de la dentaire inférieure, soit surtout de la faciale.

to" Artère palatine supérieure. Elle part delà maxillaire interne au niveui du sommet de la fosse zygomaliiiue, se porte aussitôt verticale-

AXliElOLOCilE. 431

ment en bas pour pénétrer dans le eanal palatin postérieur, (lu'elle parcourt, puis se réfléeliit ensuite d'arrière en avant, sur la voûle palatine et arrive jus(pi'au canal palatin antérieur dans lequel elle pénètre pour s'anastomoser avec la terminaison de la sphéno-palatine. Dans ce trajet elle fournit : 1° un ou deux rameaux staphylins (pii se séparent de la palatine près de son origine, entrent dans les conduits accessoires du canal palatin postérieur, et se jettent au sortir de ces conduits dans l'épaisseur du voile du palais, oi^i ils s'anastomosent avec l'artère palatine inférieure on ascendante, branche de la faciale ; 2" des rameaux qui se perdent dans les glandules et la muqueuse de la voûte du palais; 3° des rameaux gingivaux.

1 1° Artère alvéolaire. Fournie queltiuefois par la temporale profonde antérieure ou \»ar la sous-orbitaire, elle s'avance en serpentant sur la tubérosilé du maxillaire supérieur ([u'elle confourne pour se terminer à sa partie antérieure.

Près de son origine elle donne deux ou trois rameaux qui pénètrent dans les canaux dentaires supérieurs et postérieurs , pour se distribuer : 1" à la mn(|uense du sinus maxillaire , 2° au tissu osseux, 3° à la pulpe des grosses et des petites molaires.

A sa terminaison l'alvéolaire se partage en raniuscules destinés au buecinateur, aux gencives, au périoste et au bord alvéolaire de la mâcboire supérieure.

12° Artère sous-orbitaire. Elle traverse obliquement la fente spliénomaxillaire, parcourt le canal sous-orbitaire et apparaît au-dessus de la fosse canine , où elle se divise en nondjreux ramuscules.

Dans la fente spliéno-maxillaire elle donne une brandie orbitaire tiui se divise en deux rameaux dont l'un se porte en avant vers la paupière inférieure où il s'épuise , tandis (|ue l'autre se porte en haut dans la glande lacrymale à la([uelle il est principalement destiné.

Dans le eanal sous-orbitaire elle fom-nit une brandie qui descend dans le conduit dentaire supérieur et antérieur pour se rendre à la pulpe des dents incisives et canines.

Ses ramifications terminales sont descendanles ou labiales, ascendantes ou palpébrales , et internes ou nasales. Elle communique avec la faciale, la buccale, l'alvéolaire et l'oplilLalmique.

13° Artère vidienne. Très grcle ; elle parcourt d'avant en arrière le conduit vidien ou ptérygoïdien et se ramiiie au sortir de ce canal dans la mu(iueuse pharyngienne et la trompe d'Eustachi.

i° Artère ptérygo-palatine ou pharyngienne supérieure. Plus i encore <|ue la précéileiile , elle te porte comme elle d'avant en

grêle , - , , .

arrière en suivant le conduit plérygo-palatin , et se perd dans les parliez supérieures du pharynx et le pourtour de l'orilice postérieur de la fosse nasale correspondante.

1 5° Artère sphéno-palatine oti nasale postérieure. Branche leriiiinale de la maxillaire interne, celle artère, (piehiuefois double et même triple , se [torle d'abord en haut et en dedans vers le Irou

sphéno - palatin iju'elle traverse pour entrer dans la fosse nasale de son côté; là elle se divise en deux branches, l'une interne , l'autre externe.

j. loi.

Fig. 154,

i. Biauclie iulerne de rclhmoïdalc luilalicure, se ramifiant sur la pilnilaire (|ui revêl la p rtie unlcrieure el supérieure de la cloison des fosses nasales.

2, Brandie iulerne de la sphéno-palaline se dislrihuanl à la muqueuse qui i evêt les deux tiers postérieurs de la même cloison.

3, Teimiuaisonde la palatine supéxieure.

La brandie interne se distribue à la cloison des fosses nasales. Son trajet est obliiiue de haut eti bas et d'arrière en avant. Après avoir donné un grand noudjrc de rameaux qui s'anastomosent entre eux, elle entre dans le canal palatin antérieur oii elle commiuiitiue avec la terminaison de la palatine supérieure.

La branche externe se partage en trois rameaux, lesquels suivent la direction des méats et fournissent des ranuiscules descendants qui se perdent sur les cornets, et des ramuscules ascendants qui pénètrent dans le canal nasal, le sinus maxillaire, et les cellules ethmoïdales jusqu'aux sinus frontaux.

Fis. 15o.

Fig. iSo.

1,1, Branches nasales externes de Tarière

eliimiiïdale antérieure.

2,2,2. Brandies cxterues de l'artère

sphéno-palaline.

L'artère nasale postérieure s'anastomose par un très grand nombre de ramihcations avec la nasale antérieure, branche de l'ethmoïdale antérieure.

ARTÈRE CAROTIDE IJSTEKiNE.

L'artère carotide interne se distribue au cerveau et à l'appareil de la vision. Elle est plus considérable chez l'homme que dans les mammifères, et chez l'enfant que chez l'adulte ; par les progrès de l'âge son calibre comparé à celui de la carotide cxlernc, diminue peu à peu, en sorte que dans la vieillesse , et même chez l'adulte, ces deux artères présentent un volume à peu près égal.

Direction. La carotide interne se porte d'abord en arrière et un peu en dehors contrairement à l'externe qui se dirige en haut et en dedans, — Après avoir parcouru deux ou trois centimètres elle s'infléchit en dedans et en avant

ANGÉIOLUGIË. 433

taudis que la précédente s'iufléchit en sens inverse, de telle sorte qu'elles se croisent à angle aigu un peu au-dessus de leur origine , disposition qui devient une cause facile d'erreur lorsqu'on procède à Ja recherche de l'un de ces vaisseaux: pour jeter sur sa circonférence un lien constricteur, et qui a conduit quelquefois de bons anatomistes et des opérateurs expérimentés à prendre la carotide interne pour l'externe et réciproquement. Le guide le plus sûr dans la ligature de l'une ou de l'autre de ces artères est fourni par les branches collatérales : celles-ci étant nombreuses et assez rapprochées sur le tronc carotidien externe , et nulles sur le tronc carotidien interne , en dénudant le vaisseau sur une étendue n)éme peu considérable on parvient assez facilement à constater s'il émet des brandies par ses parties latérales , ou s'il n'en fournit aucune ; dans le premier cas on aura affaire à ta carotide externe, et dans le second à la carotide interne. — Au-delà du point où ces deux artères s'entrecroisent, la carotide interne monte verticalement jusqu'à la base du crâne où elle devient horizontale, puis verticale et ascendante pour entrer dans le canal carotidien dont elle suit la courbure ; de ce canal elle passe dans le sinus caverneux, le parcourt d'arrière en avant , baignée dans le sang qui le traverse et forme dans ce sinus deux courbures analogues à celles d'un S italique ; la convexité de la première de ces courbures est tournée en arrière et en haut et celle de la seconde en avant et en bas. — Parvenue à l'apophyse clinoïde antérieure, elle passe dans l'échancrure qu'on voit au-dessous de cette apophyse, se courbe de bas en haut et d'avant en arrière, puis traverse la dure-mère pour pénétrer entre cette membrane et l'arachnoïde , et se divise alors en trois branches terminales.

Rapports. 1° Au cou, elle répond : en arrière à la colonne vertébrale dont elle est séparée par les muscles prévertébraux ; • — en avant à la carotide interne, aux muscles styUens et à l'espace prismatique et triangulaire (jue limitent , d'une part le pharynx , de l'autre la branche de la mâchoire et le ptérygoïdien interne ; — en dehors à la veine jugulaire interne et aux nerfs glosso-pharyngien, pneumo-gastrique et grand hypoglosse qui d'abord postérieurs au vaisseau lui deviennent ensuite externes et antérieurs ; — en dedans aux parties latérales du pharynx et plus haut à l'amygdale qu'elle ne touche immédiatement que lorsqu'elle décrit une courbure très prononcée.

2° Dans le canal carotidien , elle est eiitourée par les deux filets qui s'étendent du ganglion cervical du grand sympathique vers le nerf de la sixième paire et le ganglion sphéno-palatin.

3° Dans le sinus caverneux elle s'accole d'une manière plus intime à sa paroi interue , en sorte que tous les nerfs qui pénètrent dans l'orbite par la fente sphénoïdale et particulièrement le nerf de la sixième paire, se trouvent placés à son côté externe.

4° Au dedans de l'apophyse clinoïde antérieure , elle répond au nerf opti(pie qu'elle croise perpendiculairement de bas en haut.

5° Entre la dure-mère et l'arachnoïde , elle correspond à la partie interne de la scissure de Sylvius.

Dans son trajet cervical la carotide interne ne donne aucune branche; Haller cependant l'a vue fournir une fois la pharyngienne et une autre fois l 'occipitale.

Dans le canal caroticlien elle émet une artériole qui pénètre dans la caisse du tympan où elle se ramifie.

Dans l'intérieur du sinus caverneux elle émet d'autres ramuscules sans nom qui se perdent dans les parois de ce sinus sur rinfundibuluni et le corps pituitan-e.

Au-dedans l'apophyse ciinoïde antérieure , elle donne une branche fort importante, l'artère oj}1ilhalmique.

ARTÈRE OPnïIIÂLMIQUE.

Injection. Celle artère esl laremcut injectée lorsque l'injection a e'te' pratiquée par Je tronc aoitique; si l'on de'siie que les uonibrcuses branches émises par l'ophthalmique soient pcne'tre'es , ce qui est nécessaire pour Féludier d'une manière complète, il faut donc recourir à une injection partielle; dans ce hut ou pourra mettre en u-age l'un des trois procédés suivants :

1° Lier la carotide interne au dessus de l'apophyse ciinoïde antérieure, et pousser l'injection par la portion cervicale de l'artère; ce procédé est le plus généralement usité,

2° On pourra aussi, la ligature étant faite comme il a été dit précédemment, diviser la carotide à sa sortie du canal carotidien, l'isoler, la redresser et l'injecter par sa portion intracaverueuse ; ainsi déplissée elle se prête facilement à l'injection; mais les ramuscules qu'elle fournit, donnent issue au liquide injecté si on la dénude trop complètement; ce procédé nous a réussi deux fois; il suppose comme le suivant que les téguments de la tête ont été divisés transveisalemeiit de Tauricule droit à l'auricule gauche, et que ces téguments, ainsi que le muscle frontal et le péiicrâne, ont été labatlus en avant.

3° Enfin on pourra lier la carotide dans sa portion cervicale, et pousser le liquide à injection par l'artère cérébrale moyenne. Poui' mettre à découvert cette liranche, on dépouillera le cerveau de ses mem])ranes en piocédant de haut en bas, et on l'enlèvera ensuite en incisant transversalement l'oiigine des nerfs et le bulbe rachidien. Après cette ablation on recherchera la cérébrale antérieure et la communicante postérieure qui seront liées. Dans la cérébrale moyeiine ordinairement plus considérab'e que l'antérieure on introduira le tube à injection, et le liquide sera ensuite poussé avec ménagement poui' éviter une luplure. Ce procédé qui ne nous paraît pas avoir été indiqué jusqu'à présent, nous a donné le plus heureux résultat; mais nous ne l'avons employé qu'une seule fois. Ajoutons que nous avions lié la carotide interne à sa sortie du canal carotidien; cette précaution est iniporlanlc; car en liant cette artère plus lias, le liquide trouvant uniissue très b.rge dans le tronc carotidien , le remplira d'abord , en s'arrêlant à l'entrée de l'ophllialmique, dans laquelle il refluera ensuite, mais avec moins d'avantage que s'il eût pénétré d'eml)lée dans sa cavité.

Frépnralion. L'artère ophthalmique étant injectée on exécutera sa préparation d'après les données suivantes : 1° briser la voûte de l'orbite à l'aide d'un ciseau et d'un maillet, eu frappant avec ménagement, et l'enlever dans sa totalité ; 2° abattre par deux traits de scie toute la partie de l'arcade orbilaire qui est située en dehors du trou sus-orbitaire ; 3° enlever également la plus grande partie de la paroi externe de l'orbite; 4" extraire peu à peu à l'aide de ciseaux fins et bien tranchants le tissu cellulo graisseux qui entoure le nerf optique en conservant toutes les artères et arlérioles (piise présenteront; 5° faire disparaître également les veines et les rameaux nerveux; 6° enfin pratiquer une coupe antéro-postérieure de la tête pour suivre dans les fosses nasales la terminaison des elhmoïdales.

L'artère ophthalmique, moins remarquable par son volume qui est peu considérable que par ses branches qui sont nombreuses, naît de la convexité de la courbure que la carotide interne forme sous l'apophyse ciinoïde antérieure. Située à son origine au-dessous et en dehors du nerf optique ,

ANCKlOIJXilH.

ollo pénètre avec lui par le trou du même nom dans la cavité de l'oH)ite où elle se trouve d'abord placée entre le nerf de la sixième paire et le muscle droit externe. Mais bientôt elle s'éloigne de ce muscle pour se porter en haut et en avant, entre le droit supérieur et le nerf optique sur Icipiel elle passe obliquement pour gagner la paroi interne de l'orbite. Dans celte dernière [larlic de son trajet elle se porte directement en avant, horizontale et ilexueuse , et arrive en suivant le bord inférieur du grand oblique jusqu'à la poulie sur laquelle se rélléchit ce muscle, puis se termine en se divisant en deux branches, l'une descendante ou nasale, l'autre ascendante ou frontale interne.

Branches collatérales. Au nombre de onze :

Deux qui naissent en dehors du nerf optique : la lacrymale et la centrale de la rétine;

Cinq qui naissent au-dessus de ce nerf : la sus-orbitaire , les ciliaires covrtes, les ciliaires longues, la musculaire supérieure, la musculaire inférieure ;

Quatre qui naissent en dedans du nerf : Vethmoïdale postérieure, Vethmo'idale antérieure, la palpébrale inférieure, la palpébrale supérieure.

En ajoutant à cette liste la frontale interne et la nasale, par les([uelles l'ophlbabnique se termine , on voit que cette artère fournit en résumé treize branches, noudire qui paraît très ele\é lorsqu'on l'oppose au ^olume du tronc générateur, mais qui cause moins de snrpiise si l'on a égard aux organes multiples et divers qui composent l'appaied de la vision.

CaroUd»

r(nirt('S. •

Mil?

Artère oplttlinl?nu/iie.

Ophthalmique, — 5, Ciliaii es longtips. — 4, Cili ircs, — n. Siis-orliitnire.

/l36 ANATOMIE.

1° Artère lacrymale. Cette branclie est une des plus volumineuses cle l'artère ophtlialmiqùe qui lui donne naissance dès son origine pendant qu'elle traverse le trou optique. Elle vient quelquefois de la méningée moyenne , et alors elle pénètre dans l'orbite par la fente spliénoïdale. Quelle que soit son origine, elle se porte d'arrière en avant, parallèlement au muscle droit externe en dehors et au-dessus duquel elle est située, traverse la glande lacrymale à laquelle elle donne plusieurs bi-anches, et se termine dans la paupière supérieure, en s'anastomosant avec la palpébrale supérieure.

Ses premiers rameaux se distribuent à la dure-mère , au périoste de l'orbite , au nerf optique , à l'élévateur de la paupière supéi'ieure et au droit externe. Au niveau de la glande lacrymale elle fournit une artériole qui traverse l'os de la pommette pour aller s'anastomoser avec un raniuscule de la temporale profonde antérieure. Devenue extrêmement grêle , après son passage à travers la glande lacrymale , elle abandonne de très petites ramifications au tissu cellulaire sous-conjonctival et s'épuise dans la paupière supérieure.

2° Artère centrale de la rétine. Très petite ; elle naît ordinairement du tronc de l'oplilbalmique avant son passage au-dessus du nerf optique ; mais il n'est pas rare de la voir provenir de l'une des ciliaires ou de la musculaire inférieure. Dès son origine elle s'incline en haut, plonge dans l'épaisseur du nerf optique, dont elle occupe l'axe et se porte d'arrière en avant vers le globe de l'œil ; parvenue dans cet organe elle se divi:^e en six ou huit rameaux qui s'écartent en rayonnant et s'avancent juscpraux procès ciliaires; ces rameaux en se, subdivisant et s'anastomosant forment un plexus à mailles serrées, une sorte de membrane vasculaire sur laquelle la rétine est immédiatement appliquée.

Indépendamment des rameaux rétiniens qu'elle fournit , cette artère donne, en entrant dans le globe oculaire, une branche antéro-postérieure qui continue son trajet et traverse le corps vitré pour arriver jusqu'à la capsule du cristaUin où elle se terminerait , selon plusieurs auteurs , par des ramuscules divergents et radiés comme ceux qui se distribuent à la rétine ; cette branche, essentiellement cristalline, abandonne dans son trajet quelques vaisseaux capillaires à la membrane hyaloïde.

3" Artère sus-orbitaire ou frontale externe. Elle émane de l'ophthalmiciue au moment où cette artère croise le nerf optique. Placée audessus des muscles élévateurs de la pupille et de la paupière supérieure, elle se dirige horizontalement d'arrière en avant , vers le trou sus-orbitaire , dans lequel elle pénètre pour se répandre ensuite en rameaux ascendants et divergents sur la région frontale.

Elle donne d'abord quelques ramuscules aux muscles élévateurs de la paupière supérieure et de la pupille.

Dans l'échancrure sus-orbitaire elle foui-nit un rameau diploïque qui pénètre entre les deux tables du coronal et plusieurs rameaux descendants qui se perdent dans la paupière.

Sur le front elle se divise en deux branches : l'une profonde ou sousmusculaire et l'autre superficielle ou sous-cutanée ; — la première, peu considérable, s'épuise dans le péricrâne, le tissu osseux et le muscle frontal ; —

ANGÉIOLOGIE. 437

la seconde, qui continue le tronc principal , se subdivise en deux rameaux dont les ramilications terminales se distribuent essentiellement dans les téguments. Ces rameaux s'anastomosent en debors avec la temporale superficielle, en baut avec l'occipitale, eu dedans avec la frontale interne.

4" Artères ciliaires courtes , postérieures oit choroïdiennes. Au

nombre de deux ; elles naissent de l'oplilbalmique l'une en debors , et l'autre au-dessus du nerf optique. La première vient quelquefois de l'artère lacrymale. Après un court trajet elles se divisent en un pinceau artériel, fort remarquable par le grand nombre de rameaux dont il se compose et la disposition spiroïde de cbacun de ces rameaux; ceux-ci, dont le cbiffre ne s'élève cependant pas au-delà de 15 ou 20, entourent le nerf opliijuc à son entrée dans le globe de l'œil et traversent obliquement la sclérotique pour arriver à la cboroïde dans laquelle ils se terminent en s'avancant jusqu'aux procès ciliaires.

5° Artères ciliaires longues , moyennes ou grandes iriennes.

Egalement au nombre de deux , une interne et une externe. Nées de l'opbtbalmique au-dessus du nerf optique , ou de quelques unes de ses principales brandies , et plus volumineuses que les ciliaires courtes , elles se dirigent horizontalement d'arrière en avant , traversent la sclérotique, marcbent entre cette membrane et la cboroïde , et arrivent au cercle ciliaire, où elles se bifurquent au niveau des extrémités du diamètre transversal de l'oeil. En s'anastomosant par arcade les branches résulant de cette bifurcation forment le grand cercle de l'Iris. De la concavité de ce cercle partent des rameaux très nombreux qui s'étendent vers la pupille , et se divisent à leur tour, cbacun en deux ramuscules, lesquels s'anastomosent entre eux de la même manière que les brandies principales des grandes iriennes et donnent naissance au ceicle pupillaire ou petit cercle de l'iris.

Indépendamment des ciliaires courtes et des ciliaires longues, il existe des ciliaires antérieures ou jjetites iriennes. Mais ces ciliaires antérieures ne naissent jamais du tronc de l'opbtbalmique ; ce sont des rameaux qui proviennent soit des musculaires, soit de la lacrymale , soit de la sousorbitaire et dont le nombre varie. Elles rampent entre la sclérotique et la conjonctive, auxquelles elles cèdentdes ramuscules, et traversent la première de ces membranes à deux ou trois millimètres en debors de la circonférence de la cornée , pour venir se jeter dans le grand cercle de l'iris, qu'elle contribue à former , et se comportent ensuite comme les grandes iriennes.

0° Artère musculaire supérieure. Son existence n'est pas constante ; lorsqu'elle maïupic elle est ordinairement remplacée par la sus-orbitaire ou les ciliaires. Petite et ilexueuse elle se divise bientôt en plusieurs rameaux qui se distribuent aux muscles élévateur de la paupière supérieure, élévateur de la pupille, droit interne et grand oblique.

7° Artère musculaire inférieure. Elle est constante , d'un volume assez considérabb;, (lexueuse, et située entre le nerf optique et le muscle droit inférieur. Ses rameaux se distriliuent à ce dernier muscle , au droit

138 ANATO.MIE.

oxterne et an petit oblique. Elle fournit la jdnpart des ciliaires antérieure? et assez souvent l'artère centrale de la rétine.

8° Artère ethmoïdaîe postérieure. L'oplitlialmi(iue ne lui donne pas toujours naissance ; il est assez fré(juent de la voir partir de la sus-orbilaire. Son volume varie. Après un court trajet entre le grand oblicpie et le droit interne, elle pénètre dans le trou orbitaire interne postérieur, le traverse et arrive dans le crâne, où elle se divise : en branches ascendantes ou méningées qui se distribuent surtout à la faux dn cerveau ; et en branches descendantes ou nasales, artères nasales supérieures, (pii se rendent à la pituitaire à travers les pertuis de la lame criblée de l'ethmoïde.

9° Artère ethtnoïdale antérieure. Son volume est en raison inverse de celui de la postérieure. Elle se dirige dès son origine vers le trou orbitaire interne antérieur, dans leciuel elle pénètre avec le filet ethmoïdal du nerf nasal de la branche ophthalmique de Willis, et fournit aussi à son entrée dans le crâne ; une branche méningée qui s'anastomose avec les rameaux correspondants de l'ethmoïdale postérieure ; et une branche nasale, arlcrc nasale antérieure , qui demeure accolée au fdet ethmoïdal, entre avec lui dans la cavité que tapisse la pituitaire, et se distribue à toute la partie antérieure de cette membrane, en s'anastomosant avec la sphénopalatine, branche terminale de la maxillaii'e interne.

10° Artère palpébrale inférieure. Elle se sépare de l'ophthalmique au niveau de la poulie cartilagineuse du grand oblique, descend verticalement derrière le tendon du muscle orbiculaire, puis se réfléchit au-dessous de ce tendon pour se diriger en dehors, en formant une arcade à concavité supérieure.

Dans ce trajet elle fournit un rameau qui s'anastomose avec un rameau semblable venu de l'artère sus-orbilaire pour se distribuer ensuite au canal nasal qu'il accompagne jusqu'à son embouchure dans le méat inférieur.

I/arcade formée par la palpébrale inférieure, est sitiiée immédiatement au-dessous du cartilage tarse , en arrière du muscle orbiculaire. De cette arcade partent : 1° des rameaux ascendants pour le cartilage tarse , les follicules de RJeibomius et la conjonctive ; 2° des rameaux descendants plus nombreux qui se perdent dans les couches musculeuse et cutanée de la paupière inférieure en s'anastomosant avec la sous-orbitaire, la transversale de la face et les i-amifications terminales de la faciale.

1 1° Artère palpébrale supérieure. Elle naît de l'ophthalmique immédiatement après la palpébrale inférieure et quelciuefois par un tronc qui lui est commun avec cette dernière. Son trajet est d'abord vertical et descendant; arrivées la hauteur du point lacrymal supérieur, elle change de direction pour se porter directement en dehors, en formant une arcade à concavité tournée en bas. Cette arcade, située comme celle qui occupe la paupière inférieure en arrière de l'orbiculaire et parallèle au bord adhérent du cartilage tarse, se termine en s'anastomosant avec un rameau palpébral fourni par la temporale superficielle. Elle donne des ramuseules qui descendent dans le cartilage tarse supérieur , les follicules de Meibomius, la conjonctive, et des rameaux qui montent dans l'épaisseur de la paupière.

ANGEIULOGIE. 430

l-l"' Artère frontale interne. Cette branche, née de la bifurcation de l'oplillialniique, offre en général de très petites dimensions. Son trajet est oblique de bas en liant et un peu de dehors en dedans. Après avoir fourni des ramuscules à la partie interne de la paupière supérieure, elle se divise : eu branche sous-cutance qui se perd principalement dans les téguments de la partie médiane du front; eXen branche sovs-musciilaire dont les rameaux se partagent entre le pyramidal, le frontal et le péricràne. Ces deux branches s'anastomosent d'une part avec celles du côté opposé, et de l'autre avec la sus-orbi taire ou frontale externe.

13° Artère nasale. Son volume varie ; il est généralement plus considérable que celui de l'artère précédente ; dans queUpies cas il égale , et même surpasse celui de l'ophtltalmique, circonstance due à son anastomose avec la terminaison de la faciale. Elle se dirige en bas et en avant , passe au-dessus du tendon de l'orbiculaire, puis se partage en deux branches, une externe et une interne ;

La première, plus petite, se porte sur les parties latérale et antérieure de la racine du nez, où elle se divise en un grand nombre de ramuscules (lui se perdent dans la peau et le muscle pyramidal.

La seconde descend verticalement dans le sillon formé par la racine du nez et la paupière inféi'ieure, en avant de l'élévateur commun , en dedans de la veine angulaire et s'anastomose à plein canal avec la terminaison de l'artère faciale.

Très près de son origine et avant de traverser l'orbiculaire des paupières, l'artère nasale donne un rameau qui pénètre dans le sac lacrymal. Plus bas elle se donne des ramifications , à l'orbiculaire , à l'élévateur commua et aux téguments.

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