Altère supérieure du tarse, suppléant la
dorsale du métatarse, et fournissant les trois dernières interosseuses dorsales.
5,o,o. Les trois interosseuses dorsales communiquant avec les trois perforantes l^ostérieures.
6. Première perforante ordinairement fournie par le tronc de la pédieuse, constituée ici par un rameau , le tronc principal se prolongeant sur la face dorsale du métatarse pour former la première interosseuse dorsale.
Rapports. La pédieuse répond : 1" en bas, aux os du tarse sur lesquels elle est fixée par un feuillet libreux ; 2° en haut, à l'aponévrose dorsale du
pied et aux téguments; 3° en dedans , au tendon de l'extenseur propre du gros orteil qui lui est parallèle; 4° en dehors, au bord interne du pédieux qui s'avance un peu sur elle.
En outre elle est côtoyée par un cordon nerveux, le nerf tibial antérieur qui lui est supérieur, et par deux veines qui sont situées l'une à son côté interne, l'autre à son côté externe.
De ces rapports on peut conclure : t° que la pédieuse peut être très facilement comprimée ; 2° que lorsqu'on procède à sa ligature il faut prendre pour point de ralliement non le tendon de l'extenseur du gros orteil comme on le conseille , mais le bord interne du pédieux qui affecte avec l'artère des rapports beaucoup plus intimes ; 3° qu'enfin pour mettre le vaisseau à découvert, bien qu'il soit très superficiel, il sera constamment nécessaire de diviser au moins deux plans fibreux.
Branches collatérales. Elles peuvent être distinguées en internes et externes.
Les branches internes sont nombreuses mais d'un volume peu considérable ; elles se répandent sur le bord interne du i)ied en passant sous le tendon de l'extenseur propre du gros orteil et se distribuent aux articulations des os du tarse, aii tendon précédent et à celui du jambier antérieur, à l'adducteur , au court fléchisseur du gros orteil et aux téguments. Elles communiciuent avec la plantaire interne.
Les branches externes plus volumineuses, se répandent sur la face supérieure du pied; trois d'entre elles, la dorsale du tarse, la dorsale du métatarse et Vinterosseuse dorsale du premier espace intermétatarsien méritent une mention particulière.
L'artère dorsale du far^e , d'un volume assez considérable mais qui varie en raison inverse de celui de la malléolaire externe et de la dorsale du métatarse, part du côté externe de la pédieuse, se porte aussitôt en dehors et un peu en avant sous le muscle pédieux , et s'avance jusqu'au bord externe du pied où elle s'anastomose avec des rameaux ascendants de la plantaire externe. Dans son trajet elle donne un grand nombre de rameaux qui se distribuent aux os du tarse , aux articulations de ces os, au muscle pédieux et aux téguments ; parmi ces rameaux les postérieurs communiquent avec la péronière antérieure et l'articulaire externe, et les antérieures avec la dorsale du métatarse.
L'artère dorsale du métatarse est en général moins volumineuse que celle du tarse ; elle naît de la partie externe de la pédieuse et se porte de derrière en avant et de dedans en dehors sous le muscle pédieux, en formant une arcade dont la concavité regarde en arrière et la convexité en avant. — Les rameaux qui naissent de la concavité de cette arcade se répandent sur le périoste des os du tarse , dans les articulations de ces os et dans l'épaisseur du muscle pédieux ; ils communiquent avec ceux de la dorsale du tarse. — Les rameaux qui partent de la convexité de la môme arcade se portent sur la partie antérieure du tarse et sur le métatarse ; parmi ces rameaux il en existe trois plus considérables ; ce sont les artères interosseuses dorsales qui longent la face supérieure des trois derniers espaces interosseux et se divisent au niveau des articulations métatarsophalangiennes en deux artérioles , l'une interne destinée à la partie supérieure et externe ds l'orteil qui est en dedans , l'autre externe destinée à la
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partie supérieure et interne de l'orteil qui est en dehors. Dans leur trajet il n'est pas rare de voir les interosseuses dorsales , malgré les rameaux ([u'ellcs fournissent , atigmenter de volume en approchant de la base des orteils. Cet accroissement de calibre est dû à l'existence de deux branches anastomotiqucs cpii les renforcent; elles communicpicnt en effet aux deux extréniités de chaipie espace interosseux , d'une part avec les perforantes postérieures branches ascendantes de l'arcade plantaire, de l'autre avec les perforantes antérieures rameaux des interosseuses plantaires.
L'artère inUrosseuse dorsale du premier espace intermétatarsien nait de l'angle que forme la pédieuse, avec sa direction primitive au moment où elle s'enfonce dans la partie postérieure du premier espace interosseux. Son volume est plus considérable que celui des interosseuses appartenant aux espaces suivant?. Elle se comporte du reste de la même manière ; les deux branches produites par sa bifurcation forment la collatérale externe dorsale du gros orteil, et la collatérale interne dorsale du second orteil.
11 n'est pas rare de voir l'interosseuse dorsale du deuxième espace interosseux venir directement de la pédieuse.
ARTÈRE TIBIG-rÉROlSlÈRE.
Préparation. 1° Enlever les téguments et rapone'vrose qui recouvrent les muscles de la partie postérieure de la jamJ)e ; 2" détacher à son insertion condylienne le jumeau interne et soulever ce muscle en le déviant du côté externe; 5° détacher également le soléaire à ses insertions tihiales, el le repousser aussi en dehors ; 4° isoler l'artère tiljio-péronière et les deux branches résultant de sa bifurcation, ainsi que les branches qu'elles fournissent.
L'artère tibio-péronière est limitée en haut par l'origine de la tibiale antérieure et en bas par sa division en deux branches : la péronière et la tibiale postérieure.
Sa longueur varie; elle est ordinairement de 4 à 5 centimètres.
Continuation de la poplitée par son volume double de celui de la tibiale antérieure et par sa direction verticale, cette artère répond : en arrière , au soléaire et en avant aux muscles de la couche profonde. Le nerf tibial postérieur qui l'accompagne occupe son côté postérieur.
Branches collatérales. La tibio-péronière donne ordinairement avant de se bifurquer :
1° Une branche périosticpue et cutanée qui traverse l'insertion du soléaire au niveau du bord interne du tibia, se contourne sur ce bord en se réfléchissant de bas en haut et s'épanouit à la partie supérieure de la face interne du tibia en rameaux qui s'anastomosent avec l'articulaire inférieure interne et la récurrente tibiale.
2° L'artère nourricière du tibia qui se porte obliquement en bas et en dedans , pour s'engager dans le canal destiné à la recevoir et se divise ensuite en deux branches , l'une ascendante et l'autre descendante, les- (pielles se ramifient sur la membrane médullaire, en s'anastomosant à leur terminaison avec les artérioles qui pénètrent dans le même os par ses deux extrémités.
3" Des branches musculaires qui se perdent dans le soléaire.
ARTERE PERONIERE.
Située très profondément à la partie postérieure de la jambe, cette artère s'étend de l'angle de bifiu-cation de la tibio-péronière à la malléole externe, au-dessus de laquelle elle se divise en deux brancbes terminales : la péro' niàre antérieure et la jyëvonièrc postérieure.
Son volume très variable est en raison inverse de celui de la tibiale antérieure.
Sa direction n'est pas verticale mais un peu oblique de haut en bas et de dedans en dehors; dans ce trajet elle s'accole successivement au bord interne puis à la face correspondante du péroné.
Rapports. Elle répond : 1° en arrière, supérieurement au muscle soléaire, et dans le reste de son étendue au long fléchisseur propre du gros orteil qu'il faut fortement soulever, ou mieux inciser pour la découvrir. — 2'' En avant et en haut, au jambier postérieur, plus bas au ligament interosseux.
Branches collatérales. Elles sont nombreuses, mais d'un volume peu considérable. On peut les diviser: 1° en postérieures et superficielles destinées au soléaire ; 2° en postérieures et profondes (.\\ïi pénètrent dans le long fléchisseur propre du gros orteil par sa face antérieure ; plusieurs de ces branches traversent le muscle, se rélléchissent sur le bord interne du péroné et se terminent dans les péroniers latéraux ; l'une d'entre elles s'engage dans le canal nourricier du péroné, et se divise en rameaux ascendants et descendants qui se ramifient sur la membrane médullaire de cet os; 3° en internes qui se distribuent au jambier postérieur; parmi ces dernières il en est une qui occupe la partie inférieure de la jambe et se porte transversalement en dedans pour s'anastomoser avec un rameau opposé fourni par la tibiale postérieure ; cette branche est ordinairement assez médiocre ; mais il n'est pas très rare de la voir acquérir un volume considérable ; dans ce cas la tibiale postérieure qui est plus ou moins grêle jusqu'au niveau de la malléole interne, se renforce subitement à sa partie inférieure et semble venir de la péronière.
Branches terminales. La branche terminale postérieure ou péronicre postérieure, descend derrière l'extrémité inférieure du péroné, passe sur l'articulation de cet os avec le tibia, et se termine sur le côté externe du calcanéum. Dans ce trajet elle fournit d'abord des rameaux qui se distribuent au muscle long fléchisseur propre du gros orteil, aux tendons des péroniers latéraux , au tendon d'Achille , au tibia et au péroné. Parvenue sur le côté externe du calcanéum, cette branche se divise en ramuscules qui se répandent sur la partie postérieure supérieure et externe du pied, et s'épuisent : dans le périoste du calcanéum, l'abducteur du petit orteil, le pédieux, les articulations voisines et les téguments, par des ramifications qui s'anastomosent avec la plantaire externe, la dorsale du tarse , la malléolaire externe et la péronière antérieure.
La branche terminale antérieure, ou péronière antérieure dont le volume très variable est en i-aison inverse du calibre de la malléolaire ex-
ANGEIOLOGIE.
terne et de la dorsale du tarse, traverse l'extrémité inférieure du ligament interosseux et descend sur la partie supérieure et externe du pied, en marchant parallèlement au tendon du muscle péronicr antérieur. Ses premiers rameaux se répandent sur le périoste de la malléole externe et du tiliia, elle communique ensuite par une branche anastomotique avec la
Fig. loi.
FiG. lo4.
Arlères postérieures de la jambe.
Poplitee.