VEI^ES PULMONAIRES
Injection. Ces veines peuvent être injectées isolément en introduisant tour ù toiir le tube à injection dans chacune d'elles; mais il est plus avantageux de les injecter simultanémeul. Dans ce ]jut on isolera l'oreillette gauche du ventricule correspondant en enlevant le tissu cellulo-adipeux f{ui occupe le silloa auriculo-ventriculaire ; puis ou introduira, à travers une incision longitudinale pratiquée sur le ventricule aorlique, le lube à injecliou dans l'orifice auriculovenliiculaire, après l'avoir préalablement entoure d'un cylindre en liège faisant corps avec lui; et sur ce cylindre on fixera la base de l'oreillelle gauche à l'aide d'un double fil ciré; le tube étant ainsi disposé, le licpiide sera poussé directement dans l'oreillette d'où il refluera dans les quatre veines pulmonaires simultanément. Pour faciliter sa pénétration jusqu'aux radicules veineuses, on enlèvera le creur et les poumons, et ou les plongera pendant une demi-lieuie dans un bain à G0° centigrades.
Les veines pulmonaires, au nombre de quatre, deux pour le poumon droit, et deux pour le poumon gauche, s'étendent des dernières divisions de l'artère correspondante à l'oreillette gauche.
Elles naissent dans chaque lobule des diverses cellules dont ccliii-ci se compose ; les capillaires partis de ces cellules donnent naissance à un ramusculc veineux (jui sort du lobide sur un point diamétralement opposé à cchii par lequel pénètrent simultanément, les dernières divisions de l'artère ptdmonaire et des bronches; ce ramuscule descend vers le sommet du lobule dont la forme rappelle celle d'une pyramide à base quadrangidaire , s'accole bientôt aux divisions artérielle et bronchique pour former une sorte de pédicule vasculaire, puis s'unit à d'autres ramifications qui se transforment en rameaux ; ceux-ci à leur tour se transforment en branches et ces branches ',en troncs.
Il existe constamment un tronc pour chaque lobe ptdmonaire ; il y a par consé(pient trois troncs à droite et deux à gauche.
Les deux troncs supérieurs du poumon droit se réunissent au niveau de la racine de cet organe pour former la veine pulmonaire supérieure droite ; le troisième constitue la veine pulmonaire inférieure du même côté.
Les troncs du poumon gauche donnent naissance aux deux veines correspondantes.
Mais il arrive quelquefois que les trois troncs du côté droit viennent s'ouvrir isolément dans roreiilette ; d'autres fois ceux du côté gauche s'u-
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nissent avant d'avoir atteint le cœur et se terminent par une embouchure commune. Dans le premier cas on voit qu'il existera cinci veines pulmonaires ; clans le second il en existera trois seulement; et ce nombre diminuera encore si les trois troncs du poumon droit se confondent en un seul, fusion qui a été plusieurs fois observée bien qu'elle soit extrêmement rare.
DirecUoii. Les veines pulmonaires supérieures descendent obliquement de dehors en dedans; les inférieures sont horizontales.
Picipports. Les capillaires occupent l'épaisseur des cellules pulmonaires. Les ramuscules d'abord appliqués sur la périphérie du lobule auipiel ils appartiennent, s'accolent dans le reste de leur trajet aux ramifications bronclùques et artérielles correspondantes pour former son pédicule. Les rameaux et les branches situés dans les espaces interlobulaires, affectent les mêmes rapports avec les divisions de l'artère pulmonaire et des bronches ; dans tout leur trajet ces trois ordres de conduits deviennent parallèles et juxtaposés dans un ordre constant: les canaux artériels en avant , les veineux en arrière , les aériens au milieu. Toutefois il importe de remarquer que les divisions veineuses n'affectent pas avec les conduits aériens un rapport aussi intime que les divisions artérielles ; elles s'en éloignent quelquefois, ou bien elles les croisent obliquement pour se porter vers leur côté supérieur ou inférieur; en approchant de la racine des poumons , elles se dévient pour devenir antérieures aux vaisseaux (pi'elles accompagnent; par suite de cette déviation, les veines pulmonaires dans le trajet qu'elles parcourent des poumons à l'oreillette gauche sont situées en avant , les bronches en arrière, et l'artère au milieu.
Dans le péricarde ces veines reçoivent du feuillet séreux de cette enveloppe une demi-gaîne qui entoure leur partie antérieure ; celles du côté droit répondent en avant à la veine cave supérieure qui les croisent perpendiculairement, et celles du côté gauche à l'artère pulmonaire.
Bien qu'il y ait deux veines pour chaque poumon, iln'existe qu'une division veineuse pour cha(iue division artérielle.
Les veines pulmonaires sont complètement dépourvues de valvules, en sorte qu'elles sont le siège d'un reflux analogue à celui que nous présentent les troncs constitutifs de la veine cave supérieure; mais ce reflux doit être moins prononcé; car il trouve un obstacle au moins i)artiel dans la contraction des hbres musculaires qui forment autom- dt; l'embouchure de ciiacune de ces veines une sorte de sphincter. Elles ont pour usage de transporter le sang rouge des poumons au cœur gauche; de là le nom d'artérea veineuses sous lecpiel elles ont été désignées par les anciens, qui appelaient par opposition l'artère i)ulmonaire veine aricrieuse.