YF.INE CAYE INFÉRIEURE
La veine cave inférieure, ascendante ou abdominale, rei)résente le ti'onc commun de toutes les veines sous-diaphragmatiques. Elle s'étend de l'angle de réunion des deux veines iliacpies primitives (jui lui donnent naissance au
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iiivea'.i lie l'ariiciilalion de la (iiialriùiiic avec la ciiuiuièiiie vertèbre des lombes à la partie postcrieiu'C et inférieure de l'orcilietle droite dans ia- (luelle elle se termine.
Sa direiiion est d'abord verticale et parallèle à celle de l'aorte ; parvenue sous la face inférietire du foie elle s'inc'.ine lésérement à droite, parcourt le sillon que lui présente le bord postérieur de cet organe , traverse l'ouverture rectangulaire du diai)bragme, et se coude à angle droit immédiatement au-dessus du centre pbrénique pour s'ouvrir horizontalement dans l'oreillette droite.
Sou calibre bien supérieur à celui de l'aorte et même à celui de la veine cave supérieure est moins régulier dans son mode d'accroi-sement que le premier de ces vaisseaux dans sa diminution; il augmente très notablement : 1° au niveau de sa partie moyenne qui reçoit l'eudjoucbure des deux veines rénales, 2° au niveau de l'ouverture diapbragmatiquc où elle reçoit les veines hépatiques.
Rapports. Elle répond : en dedans, à l'aorte dont elle est séparée par des vaisseaux et ganglions lynq^hatiques très nombreux ; — en dehors, aupsoas et au bord interne du rein; — en arrière, à la colonne vertébrale, au grand sympatliit[ue, auxarfères lombaires et au pilier droit dudiaphragme ; — en avant, au mésentère dont elle occupe le bord adhérent, à la troisième portion du duodénum qui la croise perpendiculairement, à la tète du pancréas, au tronc de la veine porte, à la gouttière demi-cylindriciue que lui présente le bord postérieur du foie , et enlin à l'ouverture aponévrolicpie du diaphragme à laipielle elle adhère d'une manière intime.
Dans le péricarde elle chemine entre le feuillet fibreux qu'elle traverse en même temps (pie le centre pbrénique, et le feuillet séreux qui lui forme une gaîne analogue à celle (pie ce même feuillet fournit aux vaisseaux de la base du cœur.
La veine cave ascendante ne présente d'autre valvule (pie celle qui occupe son embouchure; nous avons vu que cette valvule n'oblitère qu'une partie de la lumière du vaisseau, le quart, le tiers et rarement la moitié; par conséipient le sang qui relluc dans la veine cave supérieure et ses principaux troncs au moment des contractions de l'oreillette droite, doit aussi rclluer dans la veine cave abdominale; de cette veine il refluera dans le foie par les veines hépati(pies , et dans les reins par les veines rénales; la durée de son contact avec l'organe sécréteur de la bile et avec l'organe sécréteur de l'urine se trouvera ainsi prolongée ; et comme ces deux organes sont les principaux émouctoires de l'économie, on voit qu'en définitive ce reflux devient favorable à l'épuration du sang.
Feines collatérales. Elles sont de deux ordres : les unes naissent des viscères qui reçoivent du péritoine une enveloppe plus ou moins com[!lèle et les autres des organes situés en dehors de cette séreuse.
La veine porte ou système veineux abdominal, et les veines hépatiques qu'on peut considérer comme la terminaison définitive de ce système constituent les premières.
Les secondes sont plus nombreuses; elles comprennent : les veines dinplira(jmatiqnes inférieures . les rénales , les capsulaires moyennes , les spcrmatiques, les lombaires et la sacrée moyenne.
Ob2 AiNATUMlE.
YEliNE PORTE.
La veine porte s'élend de la rate, du pancréas et de la portion sousdiaphragmatique du tube digestif dont elle tire son origine, au foie dans lecpiel elle se termine en se continuant avec les radicules des veines hépatiques. Elle constitue un système veineux particulier , tout à fait analogue au grand canal à sang noir, et offrant comme ce dernier trois parties disliiictes : 1° une partie convergente ou veineuse implantée dans les organes (lui lui donnent naissance ; 2° une partie moyenne ou le tronc de la veine porte; 3° enfin une partie divergente ou ariérieuse (pii se ramifie dans l'organe sécréteur de la bile.
Semblable dans sa disposition générale au canal à saiig noir, le système veineux abdominal en diffère : soit par sa partie centrale qui est dépourvue d'un agent d'impulsion; soit par ses branches ipii offrent comme ses racines tous les caractères du tissu veineux; soit jiar la conformation de ses parois qm ne présentent aucun repli vaivulaire.
1° PORTION VEINEUSE OU COiNVERCENTE DE L\ YELNE l'ORTE. Elle
correspond aux artères mésentérique supérieure , mésentérique inférieure , s[jlénique , coronaire stomachique, et à toute la partie de l'artère liéiiatiipie (]ui ne se termine pas dans le foie.
Chacune de ces artères est accompagnée d'une branche veineuse qui en suit exactement le trajet , en sorte (jue la connaissance des premières entraîne celle des secondes, il existe par conséquent une veine méseiUc- 7-ique supérieure ou grande niésaraïque, une veine mésentérique inférieure ou petite mésaraïque , une veine splénique , une veine coronaire stomachique et trois branches veineuses pour les trois branches collatérales de l'artère hépatique, savoir : la veine gastro-épiplo'iciuc droite , la veine pylorique et la veine cysliquc.
reine mésentérique supérieure ou grande mésaraïque. Elle naît de toute l'étendue de l'intestin grêle et de la moitié droite du gros intestin. Son origine a lieu, connue celle de la plupart des veines du tube digestif, l)ar un réseau sous-muqueux et un réseau sous-péritonéal; de ce double réseau ses radicules se dirigent d'avant en arrière, les unes à droite et les autres à gauche en embrassant chacune la moitié de l'intestin qui leur correspond et arrivent vers le bord libre du repli péritonéal; dans ce repli elles se comportent comme les divisions artérielles auxquelles elles sont accolées en formant une, deux et même trois séries d'arcades, puisse réunissent vers le bord adhérent du mésentère en un seul tronc qui se dirige de haut en bas et de droite à gauche. Arrivée au niveau de la troisième portion du duodénum , la grande mésaraïque passe entre cette portion dont elle contribue à marquer la limite, et le bord inférieur du pancréas sous lequel elle s'engage, pour se réunir à la veine spléniiiue.
Sous le pancréas la veine mésentéri(pie supérieure reçoit plusieurs veines pancréatiques, (pielques veines duodénales et la veine gastro-épiploïque droite, qui se jette aussi quelquefois dans la première colique droite.
Chez le fœtus la veine mésentérique supérieure reçoit en outre la veine oniphalo-niésentér'iquc (pii lui apporte le sang de la vésicule onibiliralc :
ANGÉIOLUGIE. 563
cetle veine coinine la vésicule qui lui donne naissance disparaît après le troisième mois de la vie inira-iitérine.
J'clnc )ncsci)tcriqt(e infevlcurc on 2^etite viésaraïqiie. Ses brandies suivent les trois divisions de l'artère correspondante; elles partent par conséquent des parois du rectum oîi elles communiquent largement avec les veines hémorrhoïdales moyennes et inférieures branches de l'Iiypogastriipie , des parois de l'S iliaque du colon , du colon descendant et de la moitié gauche du colon Iransverse au niveau duquel elle s'anastomose avec la grande mésaraïque par les premières coliques droite et gauche. En se réunissant , ces trois branches forment le tronc de la mésentérique inférieure qui marclie parallèlement à celui de la mésentériipie supérieure; parvenue à l'origine de ce dernier, elle monte solitairement au-dessous du péritoine, sur le côté gauche de la colonne lombaire, jusqu'au bord inférieur du iiancréas sous letpicl elle s'engage pour s'ouvrir dans la spléniqiie ou dans l'angle de réunion de cette veine avec la méscntériipie supérieure.
Cette veine, de même ipie la précédente, reçoit un grand nombre de rameaux qui émanent des ganglions situés dans les divers replis du péritoine.
Felne spléniqite. Elle part des cellules de la rate par des radicules très multipliées qui se réunissent pour former des rameaux et des branches: en nombre égal à celui des divisions artérielles ces branches émanées de chacun des compartiments de l'organe convergent vers la scissure de son bord interne, et forment bientôt un seul tronc ; celui-ci se porte horizontalement de gauche à droite derrière l'artère splénique et le pancréas , sans décrire aucune flexuosité , et s'unit au voisinage de la seconde portion du duodénum à la grande mésaraïque pour former le tronc de la veine porte.
La veine spléni(pie reçoit : l°les veines du grand cul-de-sac de l'estomac, i-asn b}-cvlova,qni se jettent ordinairement dans l'une de ses branches d'origine ; 2" la veine gastro-épip.loïque gauche qui se continue par son extrémilé opitosée avec la gastro-épipli)ïque droite ; 3" des veines pancréatiques ; i" des veines diiodénales; b° enlin la petite mésaraùpie. De la réunion de cette dernière veine à la spléniipie il suit ipie le système veineux abdominal |u-eiid naissance par deux racines principales représentées l'une par la iik'sentérique supérieure , l'autre par le tronc commun à la méscnléri(pie inférieure et à la spléiu([ue.
2'^ Tkonc de ia \eine porte. Il s'étend de la partie postérieure de l'extrémité droite du \)ancréas où il est formé par la réunion des veines sph'-ni(pie et mésentérique supérieure, au sillon transverse du foie dans lequel il se divise en deux branches.
Sa longueur varie de 10 à 12 centimètres.
Sa cUrecUon un peu oblique de haut en basetde gauche à droite, croi-e à angle aigu celle de la veine cai'C inférieure qui est verticale.
Puipporls. Il répond : en avant, à la tête du pancréas, à la seconde portion du duodénum, à l'artère hépatique , au canal cholédoque et aux lymphatiques profonds du foie; en arrière, à cette partie du péritoine (pii s'enfonce dans l'hiatus de Winslow pour aller former l'arrière cavité des épiploons, arrière cavité (jui le sépare de la veine cave ascendante.
Le tronc de la veine porte reçoit : 1" inférieurement (pielques veine;
Obi ANATO.MIK.
pauorcali }ucs et (liiOLlénales ; 2° nn peu plus haut et à gaiiclic la veiuc coronaire slomacliiiiue; ri° en avant, la veine pyloriiine; 4"* enfin la veine cystiipie (jni s'ouvre dans sa partie moyenne. Toutes ces veines se comportent comme les artères du même nom.
3" PORTION DiYERGETSTE OU AiîTÉniEuSE , appcU'c aussi vcuie povte hépatique par opposition aux parties moyenne et convergente (pii ont été désignées collectivement sous le nom de veine j^orte ventrale. Elle s'étend de l'angle de bifurcation du tronc de la veine porte dans tous les grains glanduleux ou lobules du foie,
Les deux branches qui la composent à son origine sont couchées horizontalement dans le sillon transverse de cette glande et semblent former un canal unique qui a reçu le nom de .^intis de la veine porte hépatique. En tombant un peu obliquement sur ce sinus, le tronc de la veine porte forme avec lui un angle obtus à droite et aigu à gauche; la partie du sinus qui se porte vers le lobe droit du foie est remarquable par son volume et sa brièveté; celle qui se dirige vers le lobe gauche est au contraire peu considérable, mais plus longue.
Parvenues aux extrémités du sillon transverse, ces deux branches pénètrent dans la substance du foie, et se dirigent horizontalement chacune vers le lobe qui leur correspond, en se divisant et se subdivisant dichotomiquement de manière à fournir des rauuiscules à tous les grains glanduleux de l'organe. Elles sont accompagnées dans leur trajet par les divisions de l'artère hépaticjue , et des conduits biliaires. En se réfléchissant sur ces divers canaux , la capsule de Glisson leur forme une enveloppe commune qui adhère au foie d'une manière intime, et à laquelle ils adhèrent par un tissu cellulaire lâche et iilamenteux qui leur permet de s'affaisser en partie dans l'état de vacuité.
Chez le fœtus la veine porte hépatique communique avec la veine ombilicale qui se prolonge ensuite dans la veine cave inférieure pour former le canal veineux ; cette double communication sera décrite avec les organes qui sont annexés à l'appareil circulatoire pendant la durée de la vie intrautérine.
VEIMES HÉPATIOLES.
Les veines hépaticpies ou sus-hépatiipies (Cliaussier) partent de chacun des grains glanduleux du foie dans lesquels elles se continuent avec les dernières divisions de la veine porte et se réiuiissent en canaux de divers ordres qui convergent d'avant en arrière. Parmi ces canaux les uns de calibre variable et plus ou moins grêle viennent se jeter dans la veine cave en traversant la moitié inférieure de la gouttière que le bord postérieur du foie présente à cette veine ; les autres, au nombre de deux ou trois et très volumineux, s'ouvrent dans la moitié supérieure de la même gouttière immédiatement au-dessous de l'ouverture du diaphragme; parmi ces troncs celui du côté droit est ordinairement plus considérable.
Toutes les ramifications des veines sus-hépaticpies adhèrent à la substance du foie ; les veinules des lobules voisins ne s'ouvrent pas directement dans leur cavité, mais se réunissent pour former des branches de volume inégal, (jui les rejoignent après un certain trajet , en sorte que lorsqu'on les incise
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lonsiUiiliualciuciit , leurs parois prcscntent dos oiiliccs de diamèlre diffcrciit. Les earaelères qui leur appartieiineiit sont assez trancliés pour permettre de les distinguer en général avec facilité de celles de la veine porte dans les diverses coupes (|u'on peut faire subir au parencliynie du foie: en résumant ces caractères distinclifs et en les opposant, on arrive à reconnaître :
1° Que les principales divisions de la veine porte se dirigent transversalement les unes à droite, les autres à gauclic, tandis (pie les principales divisions des veines liépaliiiues sont antéro- postérieures ;
2° Que les premières peu adhérentes aux canaux (pi'elles parcourent s'affaissent en partie sur elIosmêii?e3 , tandis (pie les secondes unies intimement au parenchyme du foie demeurent constamment béantes;
3° Que les branches du système veineux abdominal dichotomiiiuement divisées présentent sur leurs parois une série d'orilices dont le diamètre décroît progressivement, tandis cpie les parois des veines sus-hépatiques présentent des orifices inégaux et moins régulièrement répartis.
La communication des branches de la veine porte avec les radicules des veines hépali(iucs est démontrée par les injections qui passent facilement des unes aux autres, soit que le litpiide pénètre dans le foie par le tronc du système veineux abdominal , soit qu'il pénètre dans cet oi'gane par la veine cave inférieure et les veines hépatiques.
VEINES DIAPIIRAGMATIQLES INFÉP.IEUUES.
Ces veines suivent le trajet des artères correspondantes ; au nombre de deux de chaciue côté, elles convergent de haut en bas et d'avant en arrière pour venir se terminer dans la veine cave inférieure immédiatement audessous des veines hépatiques.
Elles reçoivent les veines capaulaircs siipcrieiires et quelques veinules œsophagiennes.
VEINES RÉiSALES»
Les veines rénales ou émulgentes sont très volumineuses et différentes à droite et à gauche.
La gauche est un peu supérieure par son diamètre à la droite; sa direction est aussi plus transversale, et sa longueur plus considérable.
Ces veines naissent des deux substances du rein, particulièrement de la substance corticale, et se dirigent du bord convexe vers le bord concave de l'organe en convergeant pour former des rameaux et des branches qui se réunissent à leur tour à une petite distance de la glande pour constituer un tronc uniipie; on a vu cpielquefois ces branches se réunir seulement au voisinage de la veine cave ascendante, el même se terminer isolément; il existe alors deux ou trois veines rénales de l'un ou de l'autre côté; mais cette pluralité des veines est beaucoup moins fréi[uentc que celle des artères.
Chaque veine rénale marche de dehors en dedans et un peu de ])as en haut, au-devant de l'artère (pii lui correspond, et reçoit dans son trajet : 1" les veines ccq^siilaircs injefieures ; 2° {Awiicnr?, veines adipeuses.
La veine rénale gauche reçoit aussi très souvent la veine spennatiqiie ou la veine idero-ovaiicnne du mtMuc côté.
»(i6 • AÎS'ATUMIE.
VEINES CAI'SULAHIES MOYEiSiNES.
Les veines capsulaires moyennes bien sniiéricnrcs par lenr (lianicti'e anx artères correspondantes émanent de la surface des capsnlcs surrénales sur lestiuelles elles rampent dans des sillons particuliers , et viennent se terminer sur les parties latérales de la veine cave ascendante audessus des veines rénales. Il n'est pas rare de voir la capsnlaire moyenne gauche s'ouvrir directement dans la rénale du même côté par un tronc commun avec la capsnlaire inférieure.
YELNES SPERMATiOlES.
Ces veines diffèrent chez l'homme et chez la femme. Chez l'honniie elles partent du testicule , de l'épididyme et du canal déférent; chez la femme elles naissent de l'utérus, de la trompe utérine et de l'ovaire.
1° Veines testiculaikes. Les radicules (pii leur donnent naissance émanent des conduits séminifères et se portent du centre à la périphérie du testicule pour s'ouvrir dans des rameaux applitiués sur la face interne de la tunique albuginée, rameaux cpi'une lamelle fibreuse fixe contre celte tuni(jue , en sorte cpa'ils ont pn être comparés avec raison aux sinus de la dure-mère. En se réunissant ces rameaux forment des branches qui cheminent de bas en haut , et viennent traverser le bord supérieur du testicule à l'union de son tiers antérieur avec ses deux tiers postérieurs et en dedans de l'épididyme.
Après avoir traversé la tunique albuginée, les veines testiculaires s'unissent à celles qui proviennent de l'épididyme et forment un plexus , le jtlcxus spei viatique , remarquable par le calibre et la multiplicité des branches qui le composent, par les dilatations variqueuses si fréquentes dont il devient le siège , et enfin par les grandes différences individuelles qu'il présente. De ce plexus partent cinq on six veines principales qui se joignent à l'artère testiculaire pour l'enlacer de leurs nombreuses anastomoses et aux vaisseaux lymphatiques partis du même organe qui les enlacent à leur tour; on retrouve ainsi dans l'arrangement de ces trois ordres de vaisseaux la loi qui préside à leurs rapports respectifs dans le plus grand nombre des régions : l'artère profondément située et entourée par les veines, les veines plus superficielles et recouvertes parles lymphatiques, ceux-ci formant aux deux autres une gaîne commune.
Unis au conduit déférent, dont ils sont complètement indépendants et en avant duquel ils sont placés , ces canaux artériels veineux et lymphatiques constituent le cordon des vaisseaux spermatiques.
Les veines testiculaires et épididymaires parvenues à l'anneau du grand obli(|ue, s'engagent dans le canal inguinal , arrivent dans l'abdomen où elles se séparent du canal déférent, pour continuer à suivre l'artère spermatique qu'elles abandonnent au niveau de l'angle sacro-vertébral, et viennent se terminer : la droite dans la veine cave inférieure , la gauche tantôt dans cette veine et tantôt dans la veine rénale correspondante.
En pénétrant dans l'abdomen les veines du testicule sont le plus souvent rédiiilesà deux troncs ipii cheminent entre le péritoine cl le fascia iliaca;
ANUEIOLOf.lE. 5(w
ct'lios <Ui l'Ole gauclie passent sous l'S ilia(iuc du colon dont le poids les comprime, et explique au moins en partie le siège presque constant du varicocéle à gaticlie.
Dans le trajet qu'elles parcourent depuis l'orifice supérieur du canal inguinal jusipi'à l'extrémité inférieure des reins, les veines testicuîaircs s'envoient le plus souvent des branches anastomoliques qiii leur donnent une apparence plexueuse; c'est à cette disposition qu'on a donné le nom de plexus luimphiiforuic.
2° Veines itéko-ovariennes. Elles suivent exactement le trajet de l'arîère qui leur correspond et naissent : 1° des parois de l'utérus dans lequel elles s'anastomosent avec les veines utérines brancbes de l'îiypogastritpie; 2° de la trompe de Fallopc; 3" des ligaments ronds; 4° de l'ovaire; 5° enfin des ligaments larges.
En se réunissant les rameaux partis de ces différentes sources forment deux ou trois troncs (pii se dirigent en haut et en dehors, au-devant des vaisseaux iliaques primitifs , en arrière du péritoine , pour se tertniner comme les veines testieulaires.
Les veines utéro-ovariennes participent, dans l'état de grossesse et dans les diverses maladies qui occasionnent l'hypertropliie de l'utérus, au développement des vaisseaux artériels,
veijNes lombaires.
Ces veines au nombre de trois ou quatre de chaciue côté naissent, d'une part , du canal racliidien , de la moelle épinière , de ses enveloppes et des jiarties molles qui sont situées en arrière des vertèbres lombaires , de l'autre des parois latérales de l'abdomen; elles présentent en un mot deux racines principales : 1° une racine postérieure ou spinale (lui fait partie du système veineux racliidien; 2° une racine antérieure ou abdominale qui prend naissance dans les muscles petit obliipie, transverse, carré des lombes et psoas. En se réunissant au niveau du trou de conjugaison correspondant, ces racines forment un tronc qui s'accole au tronc artériel pour suivre la gouttière que présente le corps de chacpie vertèbre , et se jeter à angle droit dans la veine cave.
Les veines lombaires gauches recouvertes par l'aorJe abdominale sont un peu plus longues ([ue celles du côté droit.
VEINE SACllÉE MOVENNE.
Parallèle à l'artère du même nom, cette veine, qui appartient au système vachidien, s'étend de la face supérieure du coccyx et de la paroi antérieure du sacrum à l'angle de réunion des deux veines iliaques primitives; il n'est pas rare de la voir se terminer dans l'iliaipie primitive gauche.
\E!NES ILIAQUES TRIMITiVES.
Les veines iliaques primitives s'étendent de l'articulation sacro-iliaque nii elles sont formées par la convergence des veines ilia(pies externe et interne, à la veine cave infi'rieure (pi'elles constituent parleur ri'union.
L'angle de fusion rie ces deux veines répond au niveau de l'articulation de la (luatrième vertèbre des lombes avec la cinquième, à droite de l'angle <le bi fin-cation de l'aorte.
Ces deux veines diffèrent dans leur longueur, leur direction et leurs rapports.
La veine iliaque gauche est plus longue que la droite. Sa direction est oblique comme celle du cote opposé de bas en haut et de dehors en dedans, mais son obliipiitc est plus prononcée. Tandis que la veine ilia(iue primitive droite répond au côté postérieur de l'artère correspondante à laquelle elle demeure parallèle, la veine iliaque primitive gauche longe le côté postérieur et interne de l'artère de son côté et s'engage au-dessous de celle du côté opposé à sa terminaison ; ainsi située par ses deux extrémités entre le fascia iliaca qui la sé[)are du psoas et un tronc artériel très volumineux qui pèse sur sa circonférence, elle paraît être moi'.'.s facilement dilatable que l'iiia(pie prijuitive droite ; de là très vraisemblablement la prédisposition plus grande du membre abdominal gauche aux inliltrations séreuses dans (pielques affections chroniques, prédisposition à laquelle paraît aussi partici[)er la présence du gros intestin ([ui se réi'léchit perpendiculairement sur les vaisseaux iliaques primitifs pour pénétrer dans l'excavation du bassin.
La veine iliaciue primitive droite ne reçoit aucune branche collat('rale; l'iliaque primitive gauche reçoit (pielquefois la veine sacrée moyenne.
VELNE ILIAQUE INTERNE OU lîVPOCASTP.IQUE.
La veine iliaque interne correspond par son tronc et ses branches d'origine à la distribution de l'artère hypogastrique en dedans et en arrière de laquelle elle est située.
Deux branches veineuses accompagnent chaiiue branche artérielle, et se réunissent avant leur terminaison pour s'ouvrir dans le tronc principal par une embouchure connnune.
Les brancbes d'origine de l'iliaque interne ainsi que les divisions de l'artère correspondante peuvent être distinguées en extra-pelviennes et intrapelviennes et ces dernières en pariétales et viscérales.
Les branches extra-pelviennes sont : les veines fessicrcs, les reiiics ?.vrh'iatiques et les veines obturatrices ; leur trajet ne diffère pas de celui des divisions artérielles qu'elles accompagnent.
Les branches pariétales au nombre de deux , la veine sacrée latérale et la veine iléo-lomhairc font partie du système rachidien avec lequel elles seront décrites.
Les branches viscérales sont : 1° les veines hémorrhoïdalcs moyennes, 2" les veines vésicales, 2° les veines honteuses internes , et chez la femme, 4° les veines utérines, 5" les veines vaginales. Toutes ces branches sont remarquables par la multiplicité , le développement et les nombreiises communications de leurs rameaux, (pii offrent une disposition plexuense.
La veine ombilicale (pii répond chez le f(Etus aux de;ix artères omijilicales, n'a aucun rapport avec la veine iliaque interne; elle va s'ouvrir simultanément dans la veine porte hépatiq\ie et la veine cave ascendante. Comme les artères ombilicales, elle s'oblitère après la naissance et se tran forîue en un cordon fibreux.
ANGEIOLOGIE. 569
Vf.inf.!^ nr.MORRtloïnM.F.s. Au noniltre do dix à doiizo , deux sup('i-iourcs branches d'origine de la nic?entériqne inférieure , (luatrc moyennes brandies des liypogastriques, et (juatre ou six inférieures branches des lionlenses internes. Toutes ces branches, entourent de leurs rameaux l'exlrémité inférieure du rectum; en s'anastomosant entre elles, elles forment un double réseau qui devient fré([ueniment le siège de dilatations Yari(iueuses. De ces deux réseaux l'un est sous-muqueux et l'autre sous-musculaire; le premier composé des veines plus déliées est le point de départ presque constant des tumeurs hémorrhoïdales. Le second comnnuiique par de nombreuses anastomoses avec le plexus vésical chez riionnue et le plexus vaginal chez la femme.
Veines tésicales. En nombre double de celui des artères, mais indéterminé , les veines vésicales descendent du sommet vers le bas fond de la vessie en s'anastomosant entre elles et en formant sur la tunique nurculeuse de ce l'éservoir un vaste plexus qui embrasse par ses mailles inférieures le col de la vessie , la prostate et les vésicules séminales. Ce plexus acquiert son maximum de développement autour du col vésical et des parties latérales de la prostate où il est renforcé par les veines volumineuses émanées du gland et des corps caverneux; il reçoit en arrière plusieurs branches qui partent des veines hémorrhoïdales moyennes et (pii l'unissent au plexus hémorrhoïdal ; latéralement il communiiiue par des rameaux volumineux avec les veines obturatrices, honteuses internes et ischiatiques.
De toutes ces communications il résulte que le plexus des veines vésicales est en quelque sorte le centre d'mi vaste réseau veineux qui tapisse tout le plancher de l'excavation pelvienne ainsi que les viscères qui traversent ce plancher et qui unit largement entre elles non seulement la plupart des branches d'origine des veines hypogastriques , mais ces deux veines elles-mêmes. — Lors(iu'un calcul a longtemps séjourné dans la vessie, il détermine une altération lente et graduelle des parois de ce viscère; les veines cpii l'entourent participent fréquemment à cette altération : si dans de semblables conditions le chirurgien praticpie la lithotritie ou la taille, il ajoute à l'affection primitive des parois vésicales et des veines qui les entourent rinflammation ou au moins l'irritation inhérente à toute opération , et le malade succombe le plus souvent , après avoir offert tantôt les symptômes de la cystite, tantôt ceux de la phlébite et tantôt ces deux ordres de phénomènes. — Dans la taille latéralisée, si l'incision dépasse les limites de la prostate, l'instrument peut diviser en partie le plexus vésicoprostalique; de là une hémorrhagie veineuse qui a été quehpiefois observée et difticilement supprimée; de là aussi une cause de phlébite. Chez les enfants, bien que la division de la prostate dépasse toujours les limites de ce corps glanduleux , on observe en général peu d'accidents à la suite de la taille ; cette innocuité plus grande d'iuie semblable opération à cet âge tient sans doute en partie à un excès de vitalité qui leur est propre, mais il paraît aussi tenir soit à la parfaite intégrité des organes divisés, soit au peu de développement du plexus vésical.
Chez la femme ce plexus présente un développciuent beaucoup moins considérable; il conuuuiiique en ba''^ avec le ple\»is vaginal et en arrière avec le plexus utérin.
570 ANATUMIE.
Vf.inf.s no.NTF-CSES 1NTEH?>ES. Ces vc'iiies naissent de l'extrémité inférieure du rectum, des enveloppes du testicule et de la verge.
Celles (jui proviennent du rectum sont les hemorrho'idales inférieures qui ont été précédemment décrites. Elles se jettent dans le tronc principal au moment où celui-ci passe sur la lèvre interne do la tubérosité de l'iscliion.
Les brandies qui partent des enveloppes du testicule sont en général peu développées. Les plus superficielles, c'est-k-dire les veines serotales, s'unissent le plus souvent à celles ([ui naissent des tégmiients de la verge et vont se terminer principalement dans la veine fémorale en suivant le trajet des artères honteuses externes. Les veines (pii rampent dans l'épaisseur du dartos, comunmiquent par de nombreux rameaux avec le [ilexus des veines spermatiqnes et se portent pour la plupart d'avant en arrière, parallèlement aux artères périnéales inférieures qu'elles accompagnent jusqu'à leur origine, pour se jeter ensuite dans le tronc de la houleuse interne au niveau du muscle transverse du périnée.
Les branches qui prennent naissance dans le gland et les corps caverneux sont les plus volumineiises. Celles du gland se dirigent d'avant en arrière ou du sommet vers la base de ce corps éreclile, rampent d'abord sous cetie base et se dégagent en formant autour de sa circonférence une arcade à concavité inférieure ; .de cette arcade se détachent ime série de rameaux ([u'on voit converger vers l'extrémité antérieure de la face dorsale des corps caverneux , pour former un seul tronc , la vefne dorsale de la verge ; celle-ci sitjiée sur la ligne médiane se porte directement d'avant en arrière entre les deux artères dorsales (ini marchent flexueuses à ses côtés et après avoir traversé successivement le ligament suspenseur et l'aponévrose périnéale moyenne se divise en deux où plusieurs branches qui se jettent dans la partie antérieure du plexus veineux vésico-prostatique.
Les veines du corps caverneux ne suivent nullement le trajet des artères correspondantes; tandis que ces dernières plongent dans le tissu érectile de haut en bas , les veines émanent du même tissu par sa partie inférieure et se dirigent ensuite de bas en haut pour se l'éunir à la veine dorsale à la manière des barbes d'une plume. Elles sont nombreuses; on en compte au moins quatre ou cinq de chaque côté. Leur vohnne n'est pas moins remarquable. Leur point d'émergence i-épond au sillon de la face inférieure des corps caverneux, sillon qu'occupe la portion spongieuse du canal de l'urèthre, de telle sorte qu'elles se confondent a leur origine avec les veines qui partent de cette portion spongieuse. Après avoir che* miné entre la paroi supérieure de l'nrèthi'e et la face inférieure du corps caverneux correspondant, elles se rélléchissent de bas en haut et un peu d'avant en arrière, et décrivent une courbe demi-circulaire pour se réunir à la veine dorsale qu'elles renforcent considérablement.
Indépendamment de ces branches principales qui forment la veine dorsale de la verge et qui vont se jeter dans le plexus des veines vésicales, il en existe d'autres moins volumineuses qui naissent du bulbe de l'urèthre, des muscles et du tissu cellulaire du périnée : par leur réunion ces veines forment le tronc de la honteuse interne en général peu développé. Les principales sont celles qui naissent du bulbe uréthral ; elles accompagnent les artères bulbeuses.
Chez la femme les branches d'origine des veines honteuses internes pré*
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scnli-iit une tlistiiliution [iliis couforiue à celle desarlères; ceiteiiiiant celles i|iii viciinciif lia clitoris, c'est-à-dire des corps caverneux, se jettent aussi dans les veines vésicales; elles sont en rapport avec les iietites dimensions de cet api)areil éreetile. Les antres niarclient parallèlenicnt aux brandies artérielles. La plupart cominuni(iuent avec le i)lexus vaginal.
Velnks vaginales. Elles naissent par des ramnsculcs extrêmement noml)reux et anastomosés entre eux autour de l'orifice vaginal. Vers la partie antérieure et supérieure de cet orifice elles sont plus multipliées et forment essenliellcment le bulbe du vagin. Le plexus qu'elles çonstiuent embrasse la totalité de ce conduit , mais il est beaucoup plus développé dans son tiers antérieur (pie dans ses deux tiers postérieurs; en liant, il connnuniipie avec le [tlcxus vésical, et en bas avec le plexus liémorrlioïdal. Les veines cpii en parient vont se jeter directement dans le tronc de rhypogastricpjc, ou dans l'une des brandies d'origine de ce tronc.
Veines utéuines. Ces veines présentent de remarquables différences dans leur développement suivant qu'on les examine avant on après la puberté et surtout avant ou pendant la grossesse ; c'est sur un utérus en état de gestation ([u'il faut les étudier pour en prendre une idée exacte. Elles ne sont pas flexneuses comme les artères , mais plus ou moins l'cclilignes et transversalement dirigées du plan médian vers les bords de l'organe. Fréquemment elles s'anastomosent entre elles. Leur volume considérable pendant la grossesse leur a fait donner le nom de sinus utérins , et celte dénomination est justifiée : 1'^ par leur structure qui comprend seulement la tunique interne des veines; 2" par leur adhérence intime au tissu de l'utérus qui leur forme une sorte de tunique muscnleuse ; 3° par les dilatations ou ampoules (pi'elles pn'sentent soit au niveau de leur communication , soit au point de réunion de plusieurs des brandies qui leur donnent naissance.
D'abord situées dans l'épaisseur des parois de la matrice, ces veines ou plutôt le plexus qu'elles forment se rapprochent graduellement de leur sup face externe, apparaissent sous le péritoine et se réunissent ensuite sur les bords de l'organe, où elles forment, lorsqu'elles sont convenablement injectées, une sorte de peloton veineux remaniuable par son volume. De ce peloton partent : 1° au niveau de sa partie moyenne deux veines principales qui se terminent dans l'hypogastriipie; ce sont les veines utérines proprement dites; 2° au niveau de sa partie supérieure plusieurs brandies qui se réunissent à d'autres branches plus petites émanées de la trompe de Fallope et de l'ovaire , pour former les veines utéro-ovariennes , lesquelles viennent s'ouvrir celles du côté droit dans la veine cave ascendante et celles du côté gauche dans la veine rénale.
Les veines qui occupent les divers points des parois utérines ne présentent pas un égal développement dans le coiu-s de la grossesse; les plus considérables sont celles (pii répondent à l'insertion du placenta.
veine ill\ode i:\TEr.NE.
La veine iliaiine externe, s'étend de l'arcade crurale sous buiuelle elle se contimic à plein canal avec la réinorale, à la sym[diyse sacro-iliaque où elle
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se rcunit à l'iliaque interne pour former rilia([ue primitive. Située à son origine en dedans de l'artère (lu'elle accompagne , elle lui devient dans le reste de son trajet interne et postérieure.
L'iliaque externe reçoit deux branches collatérales , la veine epigaslvique et la veine circonflexe antérieure. Chacune de ces veines est double ; mais leurs branches, parvenues à une petite distance de leur terminaison, se réunissent pour former un seul tronc.
La veine épigastrique est unie à la veine obturatrice par une brandie anastomotitiue correspondante à celle qui fait communiquer les deux artères du même nom ; lorsque cette anastomose, qu'on peut considérer comme une des branches de terminaison de l'obturatrice, est très développée, cette dernière semble se terminer dans l'épigastrique.
La veine circonflexe iliaque croise perpendiculairement l'extrémifé terminale de l'artère iliaque externe en passant à sa partie postérieure, pour se rendre dans le tronc veineux auquel elle appartient. C'est ordinairement un peu au-dessous de l'embouchure de la veine épigastrique qu'elle vient s'ouvrir dans ce tronc dont elle occupe le côté externe, tandis que la précédente en occupe le côté antérieur et un peu interne.
Ainsi que les iliaques primitives, les iliaques internes présentent souvent des valvules ; lorsque ces replis existent, ils sont en général plus ou moins rudimentaircs,