‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 232 sur 267 · TEUMLXAISON DES VAISSEAUX LY31PUATI0UES · texte numérisé non relu

TEUMLXAISON DES VAISSEAUX LY31PUATI0UES

Le système lympliaticiue se termine par deux troncs, l'un assez étendu, l'autre extrêmement court : le premier a été découvert en 15 53 par Eustaclii ; lia reçu le nom de canal thoracique ; le second, (pii a été signalé par Nicolas Sténon, élève de Barlholin, est connu sous la dénomination de grande veine li/mphalique droite^

Le canal thoracique commence, au-devant de la seconde vertèbre des lombes, par une dilatation aussi variable dans sa forme que dans ses dimensions, passe de l'abdomen dans le thorax à travers l'ouverture aortique du diaphragme, puis du thorax à la partie latérale et inférieure du cou où il se réfléchit ensuite de haut en bas en formant une arcade et s'ouvre dans l'angle de réunion de la sous-clavière gauche avec la jugulaire interne.

La grande veine lymphatique dont le calibre égaie celui du canal thoraciipie, mais dont la longueur est de 6 à 8 millimètres seulement, se dirige de liant en bas et de dehors en dedans pour se terminer dans la sous-clavière droite au niveau de sa réunion avec la veine jugulaire. Elle reçoit : 1° les vaisseaux lymphatiques de la moitié droite de la tête et du cou, ■2° ceux du membre supérieur correspondant ; 3° ceux de la moitié droi:e des parois du thorax, et du diaphragme; 4° enfin les absorbants profonds et ascendants du foie , la plupart des absoi'bants du poumon droit, et quelques uns de ceux qui émanent des parois du cœur. Les vaisseaux (pii viennent de toutes les autres parties du corps se rendent au canal thoracique.

Bien que l'un et l'autre de ces troncs s'ouvrent en général dans le système veineux par une embouchure unique, il n'est pas rare de les voir se terminer de chaque côlé par deux et même par trois orihces. Très souvent les lymphatiques qui partent des membres supérieurs forment à droite et à gauche un tronc indépendant, lequel s'ouvre dans la veine sous-clavière; assez fréquemment aussi les lymphatii]ucs ([ui descendent de chacune des moitiés delà tête et du cou constituent un petit système (pii se termine isolément dans la sous-clavière ou dans l'angle de réunion des deux veines, et même dans la jugulaire interne ; j'ai vu plusieurs fois les vaisseaux de la moitié gauche de la tête et du cou se réunir à ceux du membre supérieur correspondant, et donner naissance à un tronc qui se termine dans la sousclavière, en dehors de l'embouchure du canal thoracique. Dans ce mode de terminaison , plus symétrique que le précédent, il existe pour le côte gauche une grande veine lymphatique tout à fait semblable k celle du côté droit.

La pluralité des embouchures du système absorbant, à sa terminaison, peut aussi dépendre d'une division ou de la dualité du canal thoracique. Ouehpiefois , en effet, ce canal se bifurque : si cette bifidit(; porte sur la partie terminale, une de ses branches s'ouvre dans la jugulaire interne et l'autre dans la sous-clavière, soit isolément , soit après s'être réunie aux troncs qui émanent de la tête et du membre supérieur ; si elle porte sur sa i)artie moyenne, disposition qui est fréquente et même normale chez quehpies animaux, mais rare et tout à fait exceptionnelle chez l'homme, l'une de ses branches vient s'ouvrir dans la sous clavière droite, et l'autre

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dans la sous-cla\ iore gauclitî : si clic porte sur .son origine , le canal paraîtra plutôt double que bifurqué, et il sera réellement double si ses racines principales se réiniissent en deux troncs qui montent, indépendants et parallèles, au devant de la colonne vertébrale , pour se jeter l'un à droite et l'autre à gauclie. Cruiksanck a préparé et déposé dans le nnisée de Ilunter un exemple de cette dualité, dont Ilaller, Winslovv et Sœmmering ont aussi mentionné des exemples.

Le canal thoracique présente peu de valvules , et quelques faits sembleraient démontrer que celles-ci n'oblitèrent pas complètement sa cavité cliez tous les sujets : selon Cruiksanck, Hunter aurait réussi une fois à insuffler les cliylifères par ce canal; Marcbettis, au rapport de Ilaller, aurait été plus beureux encore, car il aurait vu le fluide aériforme passer de ce tronc dans tous les vaisseaux qui en dépendent. Mais ces faits sont loin d'offrir la signification qu'on leur a prêtée ; sous l'influence de la décomposition putride des organes, et alors même qu'il n'existe encore aucun signe extérieur de cette décomposition, des gaz se développent dans les vaisseaux lympbatiques elles distendent; le cadavre sur lequel Hunter crut avoir insufflé les cbylifères et celui sur lequel Marcbettis pensa avoir injecté par le même procédé toutes les dépendances du canal tboracique , étaient très vraisemblablement dans la condition que je viens de rappeler; tous deux ont été victimes d'une illusion; aussi, lorsque le premier de ces anatomistes voulut taire usage de ce procédé d'insufflation qu'il avait jugé fort avantageux pour l'étude des vaisseaux absorbants , il fut très étonné d'écbouer coml>lélement après avoir si facilement réussi une première fois. Les valvules de ces vaisseaux suffisent pour fermer complètement leur cavité; celles du canal tboracique suffisent également dans l'état normal ; leur insuffisance dans l'état cadavéritpie est due à la dilatation exagérée des parois vasculaires sous l'influence de l'injeclion.

Parmi les valvules du canal tboracique, la plus importante est celle qui occupe son emboucbure; elle a été mentionnée par tous les anatomistes, mais en termes un peu différents; Eustacbi la décrit comme demi-circulaire; selon FJaller : « Cette valvule emprunte ses membi-anes du canal » tboracique qui de ce canal s'étendent de toutes parts dans la veine en » forme d'bymen circulaire , (lue l'on pourrait prendre pour deux val- » vules plutôt que pour une semi-lunaire. » Cruiksanck la croit constamment double; Mascagni, qui la représente dans son ouvrage, lui donne aussi la forme d'un double repli ; aujourd'bui on admet généralement que celte valvule est simple, c'est-à-dire uni(iue. Dans le but d'étudier sa disposition, j'ai mis à nu le canal tboracique dans sa partie supérieure sur trois sujets; ayant ensuite incisé longitudinalement le tronc veineux bracbio-cépbalique gaucbe ainsi que les veines sous-clavière et jugulaire interne correspondantes, j'ai pu voir à l'emboucbure de l'une et de l'autre de ces veines une très belle paire de valvules; une valvule très complète occupait également l'emboucbure de la veine vertébrale, mais il n'en existait aucune à l'emboucbure du canal tboracique; sur cette emboucbure j'ai trouvé seulement (luelques filaments analogues à ceux qu'on remarcpie dans le sinus longitudinal supérieur à l'orifice des veines cérébrales, filaments qui ne sont nullement disposés pour jouer le rôle de soupapes; de ces (rois observations je suis loin de vouloir conclure qiie les valvules admises à l'entrée du canal tlioraci(iuc n'existent pas; je crois au contraire à leur exis-

teiice puisqu'elles ont été vues, décrites et représentées par 31ascagni; j'affirme seulement qu'elles ne sont pas constantes. Leur absence du reste ne saurait avoir pour résultat la pénétration du sang veineux au moment de son reflux dans le canal thoracique ; car on trouve toujours à un ou deux centimètres au plus de rembouchureulu canal une paire de valvules qui l'oblitèrent complètement , en sorte que ce fluide ne peut dans aucun cas pénétrer à une plus grande profondeur.

Le système lymphatique communique donc avec les veines sous-clavières et jugulaires internes; mais se termine<t-il exclusivement dans ces veines? Plusieurs anatomistes ont admis qu'il communiquait aussi avec les principales dépendances du système veineux ; d'autres pensent que ces deux systèmes s'anastomosent entre eux au dedans des ganglions.

Première question : Les vaisseaux lymphatiques communiquent-ils avec les principales dépendances du système veineux? Siénon dMVdXi vu un de ces vaisseaux se terminer dans la veine cave supérieure, Wepfer un dans la veine azygos , Schmiedel un dans la veine liypogastrique ; Boerhaave en mentionne plusieurs qui se rendaient dans les veines lombaires et Meckel d'autres plus nombreux qui s'ouvraient dans la veine porte et la veine cave inférieure, etc.; mais en scrutant ces faits on reconnaît bientôt qu'aucun d'eux ne peut être accepté comme concluant ; Haller, qui les a soumis pour la plupart à une critique judicieuse, s'exprime ainsi sur leur valeur. « Je n'ai refusé d'écouter aucune raison et je ne suis pas ébranlé » par l'opinion de ces hommes célèbres ; il est des faits, et assez importants, » qui me rendent suspect ce commerce entre les veines lymphatiques et » les veines sanguines; mais qu'il me soit permis d'ajouter que jamais je » n'ai trouvé un seul vaisseau qui se t-erminât véritablement dans une veine » sanguine, et que conséquemment éloigné de l'opinion de certains ana- » tomistes célèbres , je rejette cette terminaison des vaisseaux lymphati- » ques. »

Cruiksanclv tient le même langage.

« De mes injections, dit Mascagni , et de mes observations faites sur un » nombre presque immense de cadavres, il résulte que les lymphatiques » du corps humain ne se terminent jamais ailleurs que dans l'angle de la » sous-clavière et de la jugulaire interne de l'un et de l'autre côté, ou dans » le voisinage de cet angle. »

Sur l'imposante autorité de ce triple témoignage, la difficulté paraissait définitivement résolue, lorsqu'en 1825 un anatomiste florentin, M. Lippi, osa se poser en face de ces trois grands observateurs et leur jeter le plus hardi démenti, en soutenant que les lymphatiques des organes digestifs de l'homme et des mammifères s'abouchaient par des rameaux et des troncs plus ou moins volumineux avec la veine porte, la veine honteuse interne, les veines iliaques, les veines rénales, la veine cave inférieure et même avec le bassinet et l'uretèi^e I Comme les hommes, si grands qu'ils soient, doivent s'effacer devant les faits, on voulut bien oublier pour un instant les assertions émises antérieurement par des anatomistes qui avaient consacré toute leur vie à la science et lui avaient donné des gages multipliés d'une rare sagacité, pour écouter celles d'un auteur jusqu'alors inconnu ; Folimann, Rossi, Panizza, entreprirent de nouvelles recherches et acquirent bientôt la certitude que les vaisseaux suivis des divers ganglions de l'abdomen jus*

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qu'aux prhicipales branches de la veine cave ou de la veine porte étaient des veinules et non des lymphatiques. En France , MM. Blandin et Cruveilhier ont aussi cherelié ces prétendus lymphatiques, et n'ont pu rencontrer que des veines; l'auteur de cette découverte étant venu à Paris, on pensa qu'il serait peut-être plus heureux ; on fit donc appel à son expérience et à son habileté toute spéciale ; mais l'auteur échoua à son tour ; néanmoins il osa présenter son étrange travail à l'Académie des sciences, et celle-ci, par une faveur plus étrange encore, osa le couronner. Pardonnons à M. Lippi , et même à l'Académie , et concluons avec Haller , Cruiksanck, Mascagni, Fohmann, Panizza, Rossi, avec tous les observateurs, en un mot, qui ont fait de ce point d'anatomie une étude un peu attentive, que les vaisseaux lymphatiques ne communiquent pas avec d'autres veines que les sous-clavières et les jugulaires internes.

Deuxième question : Le système absorbant et le système veineux communiquent-ils entre eux dans les ganglions ? Cette communication, mentionnée par quelques anatoraistes du siècle dernier, est admise de nos jours par Fohmann, Lauth et Tiedmann. Les vaisseaux afférents en entrant dans un ganglion se diviseraient ainsi en deux ordres de capillaires, dont les uns se continueraient avec les vaisseaux efférents et les autres avec les radicules du système veineux général , ou avec celles du système de la veine porte.

La continuité de quelques capillaires afférents avec les capillaires veineux dans l'intérieur des glandes lymphatiques est un de ces faits dont la physiologie réclame et attend avec une sorte d'impatience la démonstration ; bien établie, elle pourrait en effet invoquer cette continuité pour expliquer : l°le contraste qu'on observe entre le volume et la multitude des chylifères d'une part et la petitesse du canal thoracique de l'autre ; 2° la persistance de la vie chez les individus affectés d'une oblitération plus ou moins ancienne de ce canal; 3° le passage du chyle et de la lymphe dans les vaisseaux sanguins lorsqu'un engorgement chronique ou une dégénérescence tuberculeuse s'est emparé des principaux ganglions du mésentère, ceux qui sont le plus rapprochés du tube intestinal suffisant pour ce passage s'ils sont sains ou moins altérés; 4° le défaut d'hydropisie générale ou partielle dans tous les engorgements de cette nature.

Pour démontrer l'anastomose des capillaires lymphatiques afférents avec les radicules veineuses on s'est appuyé sur ce fait anatomique dont la connaissance est déjà ancienne : lorsqu'on injecte les vaisseaux afférents d'un ganglion, ou lorsqu'on jjique directement celui-ci, on voit quelquefois l'injection passer soit shnultanément dans les vaisseaux efférents et dans les veines, soit exclusivement dans ces dernières. l\ n'est aucun anatomiste un peu expérimenté qui n'ait constaté ce passage ; mais dans quelles conditions s'opère-t-il? Il s'opère sous l'influence de la décomposition putride des glandes lymphatiques ; si ces glandes sont dans leur état normal, le mercure introduit dans leur épaisseur par l'injection des vaisseaux afférents ou par une ponction directe passe constannnent et exclusivement dans les vaisseaux efférents; ont-elles subi un commencement de putréfaction et de ramollissement , tantôt il passe seulement dans les efférents, tantôt dans les efférents et dans les veines ; leur ramollissement putride est-il plus avancé, le métal passe seulement dans les veines. J'ai ol>

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serve ces divers phénoiucnes un si grand nombre de fi)is que je porterai volontiers le défi à un anatomiste d'injecter une seule veine par les vaisseaux afférents d'un ganglion sur un sujet parfaitement sain. M. Cruveilliier avait déjà fait la distinction que je viens d'établir et en avait tiré la même conclusion. : «J'ai pratiqué, dit le célèbre professeur , un grand » nombre d'injections lympliatiques, et dans l'immense majorité des cas le » mercure a passé des vaisseaux lympliatiques afférents dans les vaisseaux » lymphatiques efférents, et nullement dans les veines. Dans quelques cas » il a passé des ganglions lymphati(pies dans les veines; mais alors les gan- » glions lymphatiques avaient subi une altération dans leur texture et plus » particulièrement le ramollissement rouge si éminemment favorable à leur » rupture. »

Fohmann objecte que ce passage s'opère sous l'influence de pressions trop peu considérables pour qu'il puisse être rapporté à une déchirure ; cette objection aurait quelque valeur si l'injection des veines ganglionnaires par les afférents s'effectuait dans Tétat sain; mais comme elle n'est possible que dans l'état d'altération putride, c'est-à-dire à la suite du ramollissement des ganglions, on conçoit que la plus petite pression suffira pour déterminer une déchirure ; car il n'y a rien de plus facile à rompre qu'un ganglion ramolli.

Le même anatomiste ajoute queles extravasations sont faciles à reconnaître et qu'alors le mercure s'infiltre dans le tissu cellulaire bien plus facilement qu'il ne pénètre dans les veines. Oui sans doute les extravasations sont faciles à constater dans certaines régions, dans le tissu cellulaire sous-cutané, par exemple. Mais comment les constater dans un ganglion ? l'inciserez-vous? alors le mercure coulera en nappe de la double surface de l'incision et vous ne sauriez distinguer la petite extravasation que vous cherchez au milieu de cette extravasation générale. Renoncerez-vousà l'inciser? mais alors par quel moyen reconnaîtrez-vous s'il existe ou s'il n'existe pas de rupture? Je maintiens que l'extravasation du mercure dans les ganglions est à peu près impossible à constater et que nous ne pouvons conclure de sa nonexistence apparente à sa non-existence réelle.

Reste un dernier refuge ; pounpioi, dans l'hypothèse d'une rupture, le mercure passerait-il si facilement des lymphatiques dans les veines et jamais dans les artères? Un fait d'anatomie pratlcjuc répondra à cette observation dont l'exactitude ne peut être contestée : sous l'influence de l'altération inilridc des tissus, les lymphatiques se laissent difficilement pénétrer iiar le mercure ^ si vous désirez vous convaincre de ce fait, sur un membre supérieur ou inférieur à moitié putréfié injectez les réseaux des doigts et des orteils , découvrez ensuite les troncs qui partent de ces réseaux et introduisez dans leur cavité la pointe du tube à injection , puis enlevez les téguments; vous serez frappé de l'extrême lenteur avec laquelle le mercure chemine dans ces vaisseaux ; souvent même le métal s'arrête et les plus hautes colonnes ne peuvent le faire avancer. Ce qui est vrai pour les vaisseaux afférents ne l'est pas moins pour les ganglions et les vaisseaux efférents. D'une autre part les artérioles qui ne renferment ni sang, ni sérosité, ni gaz se rétrécissent plutôt qu'elles ne se dilatent; si une rupture vient à se produire, elles se rétractent et se ferment aux deux bouts de la solution de continuité. Tandis que le système lymphatique et le système artériel sont ainsi frappés d'imi)crméabilité , un phénomène inverse s'ac-

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coniplit dans le système veineux ; les radicules de celui-ei, occupées par des caillots sanguins dont la décomposition amène un dégagement de gaz , se distendent, s'entrouvrent en (luelque sorte au-devant du licpiide extravasé dans le ganglion, et ce li(iuide ne pouvant passer ni dans les efférents, ni dans les artérioles , se précipite dans les veines.

Mascagni, Panizza et Mulier qui ont observé le passage du mercure dans les veines des ganglions, et qui n'admettent pas la continuité de ces veines avec les lymphatiques, l'expliquent par une transsudatioa du métal à travers les parois des vaisseaux ; mais cette transsudation très réelle et très facile pour l'eau, l'huile, la gélatine, en un mot pour les liquides qui mouillent les surfaces organiques , ne l'est ni pour le mercure, ni pour l'essence de térébenthine, ni pour les différents vernis qui ont plus d'affinité pour eux-mêmes que pour ces surfaces.

En résumé les faits qui ont été allégués pour démontrer la communication des lymphatiques avec les veines dans l'intérieur des ganglions ne sont pas concluants: il y aurait peut-être quelque témérité à soutenir qu'elle n'existe pas; mais je ne crains pas d'avancer qu'elle n'est ni démontrée, ni vraisemblable; si elle avait quelque réalité, on pourrait injecter les chylifères par les veines mésaraïques ; j'ai plusieurs fois tenté cette injection en faisant usage de vernis à l'alcool, d'essence de térébenthine , du mercure même, seuls liquides qui soient ici convenables parce qu'ils ne pénètrent pas dans tous les tissus par voie d'imbibition, et je n'ai jamais réussi.

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