‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 252 sur 267 · TÂISSEÂUX LYMPHATIQUES DES CENTRES NERVEUX · texte numérisé non relu

TÂISSEÂUX LYMPHATIQUES DES CENTRES NERVEUX

Marchettis signale l'existence de ces vaisseaux dans les ventricules du cerveau, dans la glande pituitaire et Tinfundibulum; Ridley parle de ceux qui occupent le plexus choroïde; Lancisi, Pachioni, Fantoni disent en avoir trouvé sur la pie-mère. « Mais il y a déjà longtemps, » dit Haller , que Bruner et Zellcr , hommes d'une autorité reconnue » sur cette matière, ont établi des doutes sur ces vaisseaux lymphatiques » répandus dans le cerveau ; et quant à moi je n'ai jamais rien vu de sem- » blable, et une circonstance contre cette opinion, c'est qu'on ne trouve » dans l'intérieur du crâne aucune glande lymphatique telle que celles qui » ont coutume d'être dans le voisinage des conduits acpieux. » Crniksanck joint ses doutes à ceux de Haller. Plus heureux que ces deux observateurs, Mascagni est parvenu à injecter et à suivre clairement les absorbants du cerveau, dont il lui a été impossible toutefois de préciser le mode d'origine et de terminaison. (Voy. p. 604.)

DES GAîsGLIOiNS ET DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU COU.

11 est peu de régions où les ganglions lymphatiques se montrent en aussi grand nombre que sur les parties latérales du cou. Leur volume est assez considérable ; plusieurs sont situés immédiatement au-dessous du peaucier, sur la face externe du sterno-mastoïdien, ou au voisinage des bords de ce muscle; mais la plupart se groupent autour de la veine jugulaire interne et des vaisseaux carotidiens, sur lesquels ils forment une chaîne non interrompue de la région sus-hyoïdienne aux régions sus-claviculaire et médiastinc.

Les vaisseaux lymphatiques du cou tirent leur origine : 1° des gencives; 2° de la muqueuse palatine, du voile du palais et des amygdales ; 3° du pharynx ; 4° du larynx et de la trachée ; 5" du corps thyroïde.

Les lympliatiques des gencives sont difficiles à injecter chez l'adulte ; mais leur injection est assez facile chez le fœtus, lorsqu'on pique superficiellement le cartilage dentaire ; on réussit plus facilement encore chez le veau en piquant directement les gencives au voisinage des dents. Les troncs qui partent des réseaux étalés sur la mucpieuse gingivale suivent une direction différente; ceux des gencives inférieures descendent sur les faces externe et interne de cet os et vont se jeter dans les ganglions sous-maxillaires : ceux de la mâchoire supérieure convergent de dehors en dedans et d'avant en arrière vers le voile du palais, et se joignent aux absorbants de ce repli membraneux dont ils partagent ensuite la direction et la terminaison.

Les lymphatiques du voile du italais proviennent delà muqueuse qui

revêt sa face inférieure; iis forment deux ou trois troncs auxquels viennent se réunir les troncules issus de la mu(iueuse palatine et ceux de la muqueuse gingivale correspondante , puis descendent sur la face externe des amygdales dont ils reçoivent aussi les absorbants, et viennent enfin se terminer dans les ganglions profonds du cou, au niveau de la bifurcation de la carotide primitive.

Les lymphatiques dit pharynx naissent de Fa tunique muqueuse, et très vraisemblablement aussi de sa tunique musculeuse; ils se jettent à droite et à gauche dans les ganglions profonds du cou; ces vaisseaux ont été jusqu'à présent peu étudiés.

Les lymphatiques du larynx sont peu connus, ainsi que ceux de la trachée. Fohman a injecté des réseaux sur la muqueuse qui tapisse ces organes; mais il ne s'est pas attaché à montrer les troncs qui en parlent, en sorte que nous ignorons encore si ces réseaux sont réellement lymphatiques, et, dans l'hypothèse où ils le sont, quels sont le trajet et la terminaison précise des absorbants qui en naissent.

Les lymphatiques du corps thyroïde étaient déjà connus de I-Ialler, qui en parle en ces termes : « Nuraerosa etiam vasa aquosa sunt glandiiiaî thyroideae. » Hunter, pour les injecter, piquait au hasard la surface de cette glande avec une lancette, et poussait ensuite par cette ouverture de l'air ou du mercure ; Mascagni les rendait manifestes en injectant les vaisseaux sanguins de gélatine colorée, substance qui passe ensuite incolore dans les absorbants. Ces vaisseaux presque innombrables, suivant l'expression de ce dernier auteur, naissent de toutes les parties de la glande thyroïde, particulièrement des cellules creusées dans son épaisseur , arrivent à sa surface sur laquelle ils rampent quelque temps, puis s'en éloignent et se rendent dans les ganglions cervicaux.

VAISSEAUX EFFÉREjNTS DES GANGLIONS CERVICAUX.

Les absorbants de la tête , après avoir traversé les ganglions sous-occipitaux, parotidiens et sous-maxillaires , se rendent dans ceux qui sont échelonnés sur le trajet de la jugulaire interne ; en passant de glande en glande ils forment sur les parties latérales et profondes du cou un vaste plexus continu en dehors avec celui des vaisseaux axillaires, en dedans avec un plexus semblable étalé sur les veines brachio-céphaliques , et se terminent par un ou deux troncs qui s'ouvrent soit dans le canal thoracique à gauche ou la grande veine lymphatique à droite , soit dans le confluent des veines jugulaire et sous-clavière, soit à la fois dans l'un et l'autre.

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