‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 255 sur 529 · C DE LA MARCHE · texte numérisé non relu

C DE LA MARCHE

1287. La marche est produite par le déplacement des membres inférieurs, qui se meuvent alternativement, soit en avant, soit en arrière ou de côté , de manière qu'il s'établit une distance entre eux, et que par conséquent le reste du corps repose sur l'un d'eux seulement. Chaque mouvement par lequel unmembre 8* soulève du sol, s'éloigne de l'autre et se replace sur le sol , est un pas.

Ce mouvement, dans quelque sens qu'il s'effectue, dépend principalement du déplacement de l'articulation fémorale,

qui est fléchie dans la marche en avant , de même que dans la marche latérale, et au contraire, étendue dans la marche rétrograde.

Lorsqu'on marche en avant ou en arrière, on fléchit ordinairement un peu l'articulation du genou , ce qui contribue à éloigner davantage le pied du sol. Presque toujours aussi on étend l'articulation métatarso-phalangienne avec force , principalement lorsque le membre inférieur qui doit être mis en mouvement se trouve en arrière de l'autre. Dans la progression, la flexion de la hanche amène l'un des deux membres plus ou moins loin au devant de l'autre ; lorsqu'on l'abandonne ensuite à lui-même, en cessant de fléchir l'articulation coxo-fémorale, le pied retombe sur le sol, et le pas est achevé. Si l'on marche à grands pas, le bassin lui-même tourne plus ou moins autour du membre qui demeure fixé comme autour d'un axe, d'où il résulte que le membre qu'on meut, et le côté correspondant du corps , se trouvent portés plus en avant. Cet effet est opéré en partie par la flexion en avant des autres sections du membre lui-même, en partie par l'extension de l'articulation métatarso-phalangienne.

Il suffit d'énoncé "es mouveinens pour faire connaître en même temps quels sont les muscles qui les produisent.

La course est une marche rapide et presque toujours a grands pas, qui diffère de la marche ordinaire , non seulement par sa rapidité, mais encore parce que le pied s'appuie par toute sa face inférieure sur le sol.

Le saut est un mouvement subit, par lequel le corps se détache du sol et s'élance en haut. Afin de l'effectuer, on commence par fléchir toutes les articulations des membres inférieurs , ensuite on les étend d'une manière subite : par l'effet du choc que le corps éprouve de la part du sol contre lequel il s'areboute, il se trouve lancé en haut, jusqu'à ce que sa pesanteur l'emporte sur le mouvement qui lui a été communiqué , et le fasse retomber à terre.

Le saut en ligne droite est toujours plus court que le saut oblique, parce que la pesanteur du corps oppose une résistance plus grande dans le premier cas que dans le second.

Dans la marche sur les genoux, l'articulation du pied est

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