‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 282 sur 529 · DU PÉRICARDE · texte numérisé non relu

DU PÉRICARDE

i3n. Le péricarde (pericardium) (§ 1292) (1) est une membrane ûbro-séreuse (§ 353) qui enveloppe de toutes paris le cœur et l'origine des gros vaisseaux, et qui les unit aux parties voisines.

Les fibres qui fortifient son feuillet externe, et qui sont surtout apparentes chez les vieillards, naissent de l'aponévrose centrale du diaphragme, et s'étendent longitudinalement sur la membrane séreuse. Elles sont principalement très développées en devant et en haut.

Sa face inférieure, qui correspond à la lace inférieure et plate du cœur, est intimement unie à la face supérieure de l'aponévrose centrale du diaphragme, par le moyen d'un tissu cellulaire court.

Sur les côtés et en devant, il est couvert par les parois internes des plèvres.

En arrière , il se fixe à l'œsophage et à la racine du poumon droit.

i5i2. Le péricarde renferme, non seulement le cœur, mais encore les origines des gros vaisseaux, d'où il se réfléchit sur lui-même, dans toutes les directions, pour aller gagner la surface du cœur.

Lorsqu'on l'examine d'avant en arrière et de haut en bas, on y remarque la disposition suivante.

Il enveloppe l'aorte et le tronc de l'artère pulmonaire en devant, jusqu'à la distance de deux po uces et demi environ ,

(1) J.-M. HoQ'mann, Diss. de pericardio Alldorf, 1690. — A.-B. Heimann, De pericardio sano et morboso , Lcydc, 1729. — Lanzoni , De pericardio ; dans Opp. omn. , Lausanne, 1738.

unit exactement ces deux vaisseaux ensemble , et passe sans interruption de l'un sur l'autre, en sorte que les parties de leur circonférence qui se correspondent sont retenues par d'4 tissu cellulaire.

La partie postérieure de ces vaisseaux n'est pas couverte par le péricarde jusqu'à une aussi grande hauteur.

De l'aorte cette membrane passe à droite sur la veine cave supérieure , à un pouce environ au-dessus de son entrée dans l'oreillette droite, descend obliquement de gauche adroite sur sa partie antérieure, gagne alors les veines pulmonaires droites, sur lesquelles elle descend jusqu'à près d'un demi-pouce de leur entrée dans l'oreillette gauche , se jette ensuite sur la partie antérieure de la veine cave intérieure, immédiatement au-dessous de son abouchement dans l'oreillette droite, ét l'entoure tout entière, à l'exception d'une petite portion de sa circonférence en arrière : de là elle se porte à gauche sur tout le pourtour des veines pulmonaires gauches, et finit par revêtir en dessous la branche gauche de l'artère pulmonaire.

De tous ces points le péricarde se réfléchit sur lui-même. Il adhère faiblement aux gros vaisseaux, mais avec beaucoup de force aux oreillettes et aux ventricules.

Comme dans toutes les membranes séreuses, celte portion interne et réfléchie du péricarde est plus mince que l'externe. Elle tapisse exactement la surface des parties que renferme le sac membraneux, et si l'on excepte les endroits où s'opère la réflexion, elle est toal-à-fait séparée du feuillet externe, quoiqu'en contact avec lui , de sorte que le cœur est parfaitement libre dans toute sa circonférence; et n'est retenu que par sa partie supérieure.

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