DES ARTERES DE LA JAMBE
Après avoir parcouru ordinairement le trajet d'un pouce sans donner aucune branche, sinon tout au plus celles qui sortent de sa partie inférieure pour aller, se jeter dans le muscle soléaire, ou troisième tête du triceps sural, l'artère poplitée se partage, à un pouce environ au-dessous du genou, très rarement plus haut , et en face de l'articulation, en deux branches, appelées artères tibiales (arterice tibiales, s. cnemiales, Barclay). De ces deux branches, la postérieure , qui est la plus volumineuse, et qu'on peut, d'après sa direction, considérer comme la continuation du tronc, est le tronc commun de Vartbre tibialepostér ieure et de \apéronière ; l'antérieure, plus petite, qui s'écarte du tronc, est la tibiale antérieure. Le tronc commun postérieur est toujours plus gros que l'antérieur; quelquefois même, il le surpasse de beaucoup en calibre, cas dans lequel ce dernier s'arrête au milieu de la jambe, toutes les autres branches qu'il donne ordinairement étant alors fournies par la tibiale postérieure et par la péronière.
Celte division s'opère quelquefois très haut. Ainsi, dans un cas qui fut observé par Sandil'ort (1), l'artère crurale se par-
(1) Obs. anat. path., l'ib. IV, p. 97. C'est là réellement la division de l'artère crurale en tibiale antérieure et tibiale postérieure, et on ne peut pas admettre qu'il soit question de la scission très élevée en crurale superficielle et crurale profonde , puisque Sandil'ort dit expressément que •»
4So ANATOMIE SPECIALE.
tageait déjà immédiatement au-dessous du ligament de Poupari . Portai l'a rencontrée aussi divisée bien plus haut que de coutume (i). Ramsay a trouvé la bifurcation, non pas a la vérité au-dessus du genou, mais du moins au-dessus du muscle poplité; l'artère tibiale antérieure passait devant ce muscle , entre lui et le tibia, et était comprimée par lui (2).