‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 357 sur 529 · II. ARTERE TIBIO-PÉRONIÈRE POSTERIEURE · texte numérisé non relu

II. ARTERE TIBIO-PÉRONIÈRE POSTERIEURE

1 5 1 y. Le tronc commun de V artère tibiale postérieure et la péronière, appelé aussi artère tibio-péronière , ou tout simplement artère tibiale postérieure [arteria tibio-peronœa , s. libialis poslica,s. tibialis poplitœa), descend verticalement der-

DES ABTÈBES DES MEMDUE9 INFÉRIEURS. 4$?

rière la membrane interosseuse, couvert par les lêtes des muscles péroniers, et, ordinairement, peu après l'origine de Tarière tibiale antérieure, donne deux branches considérables, l'une externe , l'autre interne.

La branche interne distribue de petits rameaux au muscle poplité, pénètre en grande partie dans le tibia, sous le nom d'artère nourricière supérieure ( arteria nulritia tibiœ superior), et envoie d'arrière en avant, dans le périoste de cet os, des ramifications qui s'anastomosent, à sa face interne, avec celles de l'artère articulaire inférieure et interne (S i5o5).

La branche externe fournit des rameaux à la tête inférieure ou moyenne du muscle triceps sural, marche au-dessous d'elle, autour de l'extrémité supérieure du péroné, distribue des ramifications à la partie supérieure du long péronier latéral, et s'anastomose, tant avec l'artère tibiale antérieure (§ i5o&), qu'avec les branches descendantes de l'artère articulaire inférieure externe.

Ces deux branches contribuent par conséquent à agrandir le système des vaisseaux accessoires de la jambe.

1 5 1 8. Après les avoir fournies, le tronc libio-péronier, qui ne donne plus que des ramifications inconstantes au muscle soléaire, se partage, ordinairement d'un à deux pouces audessous de l'origine de l'artère tibiale antérieure, en deux branches , qui sont l'artère pe'ronière et l'artère tibiale postérieure.

i. ARTBHE PKROHlèaE.

i5ic). V artère pe'ronière ( arteria peronœa , s. Jibularis) naît ordinairement à l'endroit que je viens d'indiquer; mais cela n'a pas lieu toujours. Quelquefois, ce qui est plus rare, et n'arrive que quand l'artère poplitée se divise bien plus haut que de coutume, elle prend son origine au-dessus, plus fréquemment au-dessous de ce point, et, dans le second cas, elle a un volume d'autant moins considérable qu'elle naît plus bas. Qelquefois, assez souvent même, elle n'existe pas du tout, cl elle est remplacée pardes branches qui émanent l'une après l'autre de la tibiale postérieure. Indépendamment du point

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d'où elle tire son origine , elle offre encore de grandes variations sous le rapport de son volume, circonstance à l'égard de laquelle on la voit augmenter et diminuer en raison inverse de celui de l'artère tibiale antérieure. Communément elle est plus petite que les deux tibiales; mais quelquefois, lorsqu'une de ces dernières vient à manquer, elle est infiniment plus grosse qu'a l'ordinaire.

Elle descend sur la face postérieure du ligament interosseux, couverte par le muscle soléaire, au côté interne du long fléchisseur des orteils, donne ses plus grosses branches à ces deux muscles, ainsi qu'aux péronieiSj en fournit ordinairement, vers l'extrémité inférieure de la jambe, une assez considérable, qui, passant sous l'artère tibiale postérieure, va gagner, sous le nom d'artère malléolaire interne postérieure (arteria malleolaris interna posterior), la malléole interne, à la surface de laquelle elle communique fréquemment avec la malléolaire interne antérieure, fournie parla tibiale antérieure (§ 1 5 1 1 ), et se termine, sur la face externe et la tubérosité du calcanéum, d'un côté, par des ramuscules qui pénètrent dans cet os, de l'autre, et surtout, par de gros rameaux , au moyen desquels elle s'anastomose avec la tibiale postérieure, formant ainsi V arcade plantaire inférieure.

i520. A une hauteur variable de la jambe, mais ordinairement vers son extrémité inférieure, elle donne une branche qui varie aussi beaucoup sous le rapport du volume, et qui va gagner la face antérieure du membre, en passant entre les deux os. Lorsque cette branche a un certain volume, on lui donne le nom cVarlère péronière antérieure ( arteria peronœa anterior). Elle marche , près de la superficie, à la face externe et antérieure de la jambe, descend souvent jusqu'à la face externe du tarse, s'unit à l'artère malléolaire externe, fournie par la tibiale antérieure (§ îoio), concourt à la formation de l'arcade dorsale du tarse, s'anastomose avec les rameaux de l'artère plantaire externe, et distribue les siens aux tendons du grand extenseur des orteils, à la partie postérieure de celui du petit orteil, à la malléole externe, à l'astragale et au cubo ïde.

Cette branche ne naît pas toujours de l'artère péronière.

Lorsqu'elle n'en provient point, ordinairement elle est fort petite, et ne descend pas jusqu'à l'extrémité inférieure de la jambe, ou bien elle n'existe pas du tout. Il est de règle qu'elle soit remplacée par une branche de l'artère tibiale antérieure qui donne la malléolaire externe ( § i5io ). Dans des cas moins fréquens, quoique plus communs que ceux où elle naît de la péronière, elle lire son origine de la tibiale postérieure, et alors elle passe, a l'endroit ordinaire, sur la face antérieure de la jambe.

Il arrive bien plus rarement que l'artère péronière antérieure, non seulement naît plus haut qu'à l'ordinaire, quelquefois même non loin du milieu de la face antérieure de la jambe, de sorte qu'elle envoie en cet endroit des ramifications aux muscles péroniers et à l'extenseur des orteils, mais encore présente un volume si considérable, qu'elle fournit la malléolaire externe , que la pédieuse est même la continuation de son tronc, et qu'alors la tibiale antérieure, réduite à un très petit volume, se termine sur le dos du tarse, en s'anastomosant avec elle.

Il n'est pas moins rare que l'artère péronière, s'étendant bien plus loin que de coutume à la plante du pied, fournisse la plantaire externe et la plantaire interne. Je n'ai s.ous les yeux qu'un seul exemple de cette anomalie. Dans le même temps, l'artère tibiale antérieure est extrêmement petite; elle s'arrête au milieu de la jambe, et toutes les branches qu'elle donne ordinairement au-dessous de ce point proviennent de la tibiale postérieure, qui passe à la face antérieure du membre, au niveau environ de son quart inférieur.

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