DES VEINES PULMONAIRES
iG34> Les veines pulmonaires [venœ pulnionalcs , s. arleriœ venosce), ordinairement dénuées de valvules, à quelques ex-
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copiions près, qui sont très rares (1), constituent en général, de chaque côlé, deux troncs, l'un supérieur et l'autre inférieur, qui s'ouvrent aux quatre angles de l'oreillette droite (§ 1507), et qui , pris ensemble , sont un peu plus petits que le tronc de l'artère pulmonaire. Les veines supérieures sont un peu plus volumineuses que les inférieures , et laissent entr'elles un peu plus de distance que ces dernières , lorsqu'elles arrivent à l'oreillette. Celles du même côté sont beaucoup plus rapprochées l'une de l'autre que celles des deux côtés. Elles sont plus libres en avant qu'en arrière, et placées au devant des branches de l'artère pulmonaire et de la trachée-artère. Après un court trajet, qui est à peine de quatre à six lignes, chaque tronc, l'inférieur ordinairement un peu plus tôt que le supérieur, se partage de nouveau en deux branches principales au moins, savoir le supérieur en une branche supérieure et une inférieure , l'inférieur en une branche antérieure et une postérieure , qui ne tardent communément pas non plus à se subdiviser sur-le-champ en deux ou plusieurs rameaux, avant même de pénétrer dans la scissure du poumon.
Les veines pulmonaires droites sont un peu plus amples, mais presque toujours beaucoup plus courtes que celles du coté gauche. Elles sont couvertes en devant par la veine cave supérieure, ainsi que par l'oreillette droite. La supérieure de ce côté vient des lobes supérieur et moyen du poumon droit, du premier par sa branche supérieure , et du second par sa branche inférieure. Cependant la branche supérieure reçoit ordinairement aussi une ou plusieurs l'amifications du lobe moyen, tandis que l'inférieure n'en reçoit que du lobe inférieur. La distribution des veines pulmonaires est donc inverse de celle de l'artère.
i635. Il n'est pas très rare de trouver le nombre des troncs des veines pulmonaires plus considérable (2) ou plus
(1) Kelch ( Deltrag zur palh.Anal. , Berlin , i8i3, p. 81, n° lix) a trouvé, devant l'orifice d'une des veines pulmonaires droites, une valvule qui est très remarquable comme répétition de ce qui a lieu, d'une manière normale , chez plusieurs reptiles.
(2) Meckel , Mem. de Berlin, ij5o, p. 167. — Hallcr, De part. corp. hum., f. I ; f. II, p. 123.— Portai, Mém. de Paris, 1771, Hist., p. 74. — Sandifort , Obs. anat. palh., t. III, p. 4i ; t. IV, p. 91.
petit (1 ) qu'à l'ordinaire , par l'effet , soit de leur scission , soilde leur réunion. La première anomalie paraît être plus commune, que l'autre. Elle n'a pas toujours lieu exactement d'après le même type, et offre des différences sous le rapport, tant de la quantité que de la qualité. Le plus ordinairement le nombre des troncs n'est accru que d'un seul, de sorte qu'on en compte cinq. Dans deux cas de cette espèce, que j'ai sous les yeux, l'aberration existe sur le côté droit : les trois troncs sont situés l'un au-dessus de l'autre; celui du milieu est beaucoup plus petit que les deux autres , et placé immédiatement au-dessous du supérieur, bien plus près de lui que de l'inférieur. On ne doit donc voir en cela qu'un plus grand développement du type normal.
Il est bien moins commun de rencontrer un troisième tronc, que j'ai également observé sur le côté gauche, et qui, proportionnellement plus petit que le vaisseau surnuméraire ordinaire, doit naissance à des branches provenant de la partie postérieure des lobes supérieur et inférieur, est séparé de la veine pulmonaire supérieure droite par la branche droite de l'artère pulmonaire, et se jette, de haut en bas, et d'arrière en avant, dans la partie postérieure de la moitié droite de l'oreillette pulmonaire , presque en face de son milieu.
Plus rarement encore, le nombre des veines pulmonaires est accru de deux, et porté jusqu'à six: alors on en trouve, tantôt trois de chaque côté, tantôt quatre d'un côté et deux de l'autre (2). On doit regretter que Sandifort ne dise point de quel côté l'anomalie existait dans ce dernier cas.
La diminution des veines pulmonaires paraît avoir lieu plus fréquemment à gauche qu'à droite ; au moins a-t-e!le été observée sur ce côté par Loeseke, Sandifort et moi, tandis que le côté droit ne s'écartait pas de la règle.
D'autres anomalies des veines pulmonaires, telles que l'a-
(1) Loeseke, Obs. anat., Berlin , 1754, p. 26- — Portai, Mcm.dc Parts , toc. cit. —r Ilallcr, toc. cit. — Pobl , Dcvcnis, Léipsick , p. 11. — Sandifort, Obs. ai\at. patli. , 1. III, p. r8.
(2) Sandifort , Obs. anat. pathy, lib. 111, p. 4i ; lib, IV, p. ç,i.