‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 491 sur 529 · Cloison transparente · texte numérisé non relu

Cloison transparente

1770. La région moyenne et antérieure de la partie du cerveau qui s'étend, d'avant en arrière, sur la ligne médiane, forme la cloison transparente (1), septurn médian, Ch. (sep-

(1) Dénomination fort impropre , car la cloison est peu ou même n'est point du toiit transparente.

tum pellucidum, s. lucidum) (1). Cette cloison, tendue verticalement entre le corps calleux et la voûte, est triangulaire. Sa hauteur et son épaisseur sont bien plus considérables en avant qu'en arrière. Elle se continue, en haut et eu devant, avec la portion antérieure, horizontale et réfléchie du corps calleux, en arrière, mais seulement dans une petite étendue, avec la portion antérieure de la voûte, et forme la partie antérieure de la paroi commune interne des ventricules latéraux.

Elle se compose de deux lames, appliquées immédiatement l'une contre l'autre , mais qui ne sont point soudées ensemble. Chacune de ces lames est formée elle-même de deux couches, l'une interne, mince et médullaire, l'autre externe, plus épaisse et grise, dont la première se continue avec la substance médullaire du corps calleux et de la voûte. La couche médullaire est tapissée, à sa face interne, par une membrane très délicate , dont on démontre surtout facilement l'existence , lorsqu'il s'est accumulé de la sérosité dans l'espace compris entre les deux lames (2).

L'espace compris entre les deux lames est le ventricule de la cloison , appelé aussi fosse de Sylvius , sinus du septum médian, Ch. (ventriculus septi), que l'on désigne ordinairement sous le nom de cinquième ventricule , et auquel "Wenzel a imposé celui de premier ventricule. Cet espace n'a pas partout exactement la même forme ni le même volume; mais, en général, il est toujours, proportion gardée, plus spacieux et surtout plus large dans les premiers temps de la vie qu'aux époques postérieures. Sa largeur s'élève encore à trois ou quatre douzièmes de ligne, en devant, chez le fœtus a lerme. 11 a ordinairement un pouce et demi de long, a peu près, chez l'adulte. Toujours il est plus étroit à sa partie moyenne, tandis qu'à chacune de ses deux extrémités, la postérieure et l'anté-

(1) Meckel , Obs. sur la glande pinùalc, sur la cloison transparente, etc.; dans Mém. de Berlin , ij65 , p. 91-102.

(2) Sabatier, loc. cit., p. 433. — Meckel , loc. cit., p. 96. — Wcnze , Prodr., p. 7. — Vingtrinier, Cas remarquable d'hydropisic de la cavité du septum lucidum, ou cavité de Sylvius, chez une jeune fille idiote ; dans Revue médicale, t. VIII, p. 299.

ricure, il se termine par une fossette triangulaire, dont les angles sont tournés l'un vers l'autre.

Les opinions sont partagées sur la question de savoir si ce ventricule est tout-à-fait isolé des autres, ou s'il communique avec eux, et si la communication est constante ou simplement accidentelle. On ne s'accorde pas non plus sur la situation de cette ouverture.

En général, on considère le ventricule de la cloison comme une cavité fermée de toutes parts. Mes dissections m'ont démontré que, dans l'état régulier, il est toujours clos chez les sujets qui ont pris leur entier développement. Cependant il dépasse de beaucoup les limite? qu'on est dans l'usage de lui assigner en devant; car un canal, d'abord assez large, mais qui se rétrécit peu à peu , et finit par devenir fort étroit , prolonge sa partie antérieure, en bas et en arrière, vers le troisième ventricule, jusqu'au voisinage du vide qui existe entre les piliers antérieurs de la voûte et la commissure antérieure. Cependant on ne peut ordinairement point apercevoir l'orifice de ce conduit, quoiqu'il existe quelquefois, dans cet endroit précisément, une communication entre le troisième ventricule et celui de la cloison (i).

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