Voûte
1771. La voûte, trigone cérébral, Ch. (fornix), forme la partie inférieure de la paroi supérieure et antérieure du troisième ventricule. Elle se continue sans interruption, en haut et en arrière , avec le corps c;:lleux, en devant, dans la plus grande partie de sa longueur, avec la cloison. Le bord supérieur, adhérent, est convexe; l'inférieur, concave, repose sur la partie interne de la face supérieure des couches optiques, qu'il couvre presque entièrement, et se dirige d'arrière en avant et de haut en bas. En arrière, la voûte se continue, par son extrémité postérieure , avec le corps calleux. En dehors,, elle se continue, sans aucune interruption, et en acquérant
(1) Tarin, Anlhropotomic , Paris, ij5o, t. I, p. 202. Celte cloison s'ouvre quelquefois , par la petite l'ente qui sépare les deux cordons du pilier antérieur, dans les ventricules latéraux.
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plus tle largeur, d'abord avec l'écorce manifestement fibreuse de la corne d'Ammon, puis, immédiatement devant , avec le corps frangé. La partie postérieure de la voûte, qui offre, dans son milieu, des stries obliques et transversales, a reçu fort improprement le nom de lyre, (lyra s. psalterium) , puisque , comme l'a fait remarquer Sabatiér, le mot grec ^«Xtç, ne signifie pas une lyre , mais une voûte , d'où vient le nom de xotpaptwv donné encore à cette partie. L'origine du corps frangé et l'écorce blanche de l'hippocampe sont appelés aussi piliers postérieurs de la voûte. On peut considérer la partie moyenne de cette dernière comme son corps. En devant, la voûte descend immédiatement derrière la commissure antérieure, se contourne ensuite en arrière, et pénètre, au-devant et au-dessous de la couche optique de son côté, dans le plancher du quatrième ventricule, où elle semble disparaître.
La portion de la voûte qui se trouve .comprise entre son extrémité postérieure et quelques lignes au-delà de la commissure antérieure, est aplatie de haut en bas, et simple. Mais, à partir de ce point, la voûte devient cylindrique, et se partage peu à peu en deux cordons latéraux, divergens de lhaut eu bas, qu'on appelle ses piliers antérieurs {entra formais anteriora), de manière qu'on aperçoit déjà sensiblement, dans l'intervalle qui les sépare, la commissure antérieure qui passe devant eux. Chacun de ces cordons se glisse ensuite au-dessous de la couche optique de son côté , dans le plancher du quatrième ventricule, immédiatement au-dessus du chiasma des nerfs optiques. Là, enveloppé de tous côtés par la substance grise, il se porte d'abord en dehors, puis de nouveau en dedans, de manière qu'il décrit un arc fortement convexe en dehors , d'où partent , vis-à-vis de la réunion des nerfs optiques, des stries qui descendent dans le chiasma, où l'on peut souvent les suivre avec facilité, et il se termine enfin dans la substance grise des éininences mamillaires. On doit donc considérer ces dernières comme faisant partie de la voûte, et Santorini a eu parfaitement raison (1) lorsqu'il les
(i) Obs. anat., I. III, c. «f.
a appelées bulbes de la voûte ( bulbifornieis). Cependant la voûte ne finit point encore en cet endroit; car, il se détache des éminences mauiillaires un cordon médullaire considérable, qui monte en dedans de la couche optique, immédiatement derrière sa face interne, couvert de tous côtés par sa substance grise , et qui supérieurement se renfle et s'épanouit en éventail. Les éminences mamillaires fournissent encore un troisième cordon médullaire qui , du moins en grande partie, marche , plus près de la superficie , à la face interne de la couche optique, se porte plus loin en devant, et se partage en deux faisceaux, l'un postérieur, l'autre antérieur ; le postérieur suit, d'avant en arrière, le bord supérietirde la face interne de la couche optique , et se continue avec le pédoncule de la glande pinéale ; l'antérieur se jette en dehors, et se continue avec la bandelette demi-circulaire, entre le corps strié et la couche optique. Enfin les éminences mamillaires envoient encore en arrière et en dehors un troisième cordon médullaire, qui, couvert parle nerf optique, va gagner le ganglion cérébral pos-. térieur.
Ainsi la voûte représente une chaîne très complexe, qui unit les deux hémisphères l'un avec l'autre sur plusieurs points, et qui, de plus, établit une communication entre la partie antérieure et la partie postérieure de chaque hémisphère.