‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 522 sur 529 · DE L'AXE CÉRÉBRO-SPINAL DANS L'ÉTAT ANORMAL · texte numérisé non relu

DE L'AXE CÉRÉBRO-SPINAL DANS L'ÉTAT ANORMAL

temps une altération plus ou moins considérable , cl il s'y mêle même des particules terreuses (1). Lorsque les choses en sont à ce point, on a quelquefois de la peine à couper la substance cérébrale aux endroits ou l'endurcissement a établi son siège. Il n'est pas rare que le cerveau acquière plus de consistance dans l'aliénation mentale (2) , et le dérangement des facultés intellectuelles est ordinairement porté d'autant plus loin, que la dureté est elle-même plus considérable (5).

b. Ramollissement (4). Malgré les faits que je viens de rapporter, l'induration du cerveau est si peu une condition nécessaire en général de l'aliénation mentale, qu'on rencontre bien plus fréquemment l'état contraire, le ramollissement de l'organe, comme ont pu s'en convaincre d'excellens observateurs à qui leur position permettait de constater ce fuit.

11 est très commun aussi que la consistance du cerveau soit augmentée dans certains points et diminuée proportionnellement dans d'autres, tant chez les sujets frappés d'aliénation mentale (5), que chez ceux qui sont atteints d'hydro-

(1) Morgagni, De sed. et catis: morb. , cp. an. I , 10,17 , VU! , 14.. — Marshal , Morbid analomy o f the brain in manîa and hydrophobia, Londres, 1 8 1 5. Seize fois sur vingt-deux cas.

(2) On eu trouve des exemples dans Home , loc. cit. — Portai, Anat. méd., t. IV, p. 110.

(3) Greding, loc. cit., vol. II, p. 555, vol. III, p. 662.

(4) Le ramollissement du cerveau est devenu, pour les pathologistes l'rançais, un sujet de recherches importantes, dont le tableau, même très généralisé , serait trop étendu pour que nous puissions lui donner place ici. Nous renvoyons à l'article ccphalite du Dictionnaire des sciences médicales , et aux belles observations de Lallemand. Voy. aussi Rostan, Recherches sur le ramollissement du cerveau, Paris, 1825. Nous dirons seulement que Lallemand considère celte altération organique comme un résultat de l'inflammation cérébrale. Son opinion est celle qui compte maintenant le plus de partisans en France, où elle est presque généralement adoptée. Personne ne conteste aujourd'hui que ,< dans la plupart îles cas de maladies avec ataxic, c'est-à-dire avec symptômes combinés d'excitation et de diminution de l'action encéphalique, où jadis on n'aurait trouvé rien que de régulier dans l'encéphale, on rencontre desramollisscmens plus ou moins étendus de la substance cérébrale.

( Note des traducteurs. )

(5) Home, loi. cit. — Portai, loc. cit., p. 110.

pisie (1). Cette disposition est même celle que le cerveau offre le plus ordinairement dans la folie (2).

Mais aucun de ces états n'a de liaison nécessaire, soit avec la folie en général, soit avec ses diverses espèces en particulier, car on a trouvé la consistance du cerveau parfaitement normale dans toutes les espèces d'aliénation mentale (3).

On a rencontré le cerveau beaucoup plus dur ou plus mou qu'à l'ordinaire chez des sujets dont les facultés intellectuelles n'avaient subi aucune altération (4).

Le cerveau n'a pas été trouvé , dans la folie, seulement ou toujours plus consistant qu'à l'ordinaire (5), mais souvent d'une consistance normale, ou plus mou que de coutume, ou enfin trop mou sur certains points et trop dur sur d'autres (6). De même, dans la démence, on l'a rencontré non seulement trop mou (7), mais encore trop dur (8).

20 Hydropisie. L 'hydropisie de 'amasse centrale du système nerveux ( hydrorachitis et hydrocephalus) est une maladie très ordinaire, surtout dans les premiers temps de la vie , et souvent congéniale. Tout porte à croire, que , dans ce dernier cas , elle est le résultat d'une suspension de développement.

Dans Yhydrorachis , la sérosité se trouve ordinairement accumulée autour de la moelle épinière, presque toujours entre elle et l'arachnoïde , plus rarement entre cette membrane et la dure-mère, très rarement, ou même jamais, entre la duremère et les os. Lorsque la congestion est portée au plus haut degré , elle s'oppose au développement des arcs des vertèbres, dans une étendue plus ou moins considérable, soit sur un seul point, soit sur plusieurs , où la sérosité accumulée dans le canal

(1) Portai, loc. cil., p. j5.

(2) Greding, loc. cit., vol. III, p. 664,665.

(3) Grtding, loc. cil., vol. II, p. 552,533, vol. 111, p. 662.

(4) Morgagni, Decaus. et scd. morb., ep. VIII, iS, LXI, S.

(5) Meckel, Recherches anat. phys. sur les causes do lu folie; dans Mcm. deBcrlin, 1764, obs. 1-6.

(6) Greding, vol. II, p. 55;, vol. 111, p. 66a-665.

(7) Meckel, loc. cit., p. 71 .

(8) Greding, lue. cil. , vol. II. p. 537, vol. lîl . p. 664,665. — Home , loc. cit. — Portai, toc. cil.

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