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COMPARAISON DES OS DU CRANE AVEC D'AUTRES OS

devant, et ses parties latérales s'articulent avec la première vertèbre du col , le tout de la même manière que font les partics analogues des vertèbres.

Des muscles semblables s'attachent à l'occipital et aux différentes vertèbres. De même aussi que chaque vertèbre, cet os contient une partie de la masse centrale du système nerveux. Entre lui , la première vertèbre en arrière, et le temporal en avant , se trouvent les mêmes vides que ceux qui existent entre les autres vertèbres , et ces vides livrent passage aux mêmes nerfs et vaisseaux.

Comme les corps des autres vertèbres se soudent presque toujours les uns avec les autres , de distance en distance , dans un âge avancé , de même les corps de l'occipital et du sphénoïde se confondent toujours en un seul os : leur soudure s'opère seulement de meilleure heure. Enfin , comme il arrive souvent à la dernière vertèbre lombaire de ne faire qu'un avec le sacrum , de même aussi l'occipital a beaucoup de tendance à se souder de diverses manières avec la première vertèbre cervicale.

2° Le sphénoïde et le frontal, pris ensemble, représentent la seconde des vertèbres antérieures dont le crâne se compose. On peut aussi les considérer comme composés de plusieurs vertèbres, mais incomplètes.

En les envisageant sous le premier point de vue, le corps du sphénoïde correspond à celui de la vertèbre. Les grandes et les petites ailes, les apophyses ptérygoïdes et le frontal représentent les parties latérales de celte dernière. La plus grande partie du frontal et les grandes ailes du sphénoïde sont effectivement les analogues de la partie postérieure et supérieure des demi-arcs, comme l'apophyse malaire du frontal et les apophyses ptérygoïdes sont ceux des apophyses articulaires et transverses des vertèbres. Il faut considérer le frontal comme appartenant à cette vertèbre crânienne antérieure, parce que les parties latérales du sphénoïde seules ne se courbent pas pour aller à la rencontre l'une de l'autre, et ne se réunissent point avec le corps pour former un anneau renfermant la partie antérieure du cerveau , tandis que cet anneau est produit par l'intervention du frontal.

L'ossification de cctle vertèbre très compliquée se faitd'après les mêmes lois que celle des vertèbres du tronc. Les pièces correspondantes auxparties latérales s'ossifient bien long-temps avant le corps du sphénoïde, et c'est une condition normale que les deux moitiés de la plus grande portion de l'arc, c'està-dire du frontal, se soudent ensemble, comme font les demiarcs des vertèbres. Si, contre ce qui arrive dans ces derniers, la partie inférieure des pièces latérales se réunit aussi de meilleure heure au corps du sphénoïde, cette différence est compensée par une autre circonstance , qui consiste en ce que le corps du sphénoïde ne se développe, au moins complètement, ou n'acquiert ses sinus , que quand les pièces du frontal se sont soudées ensemble.

Mais on peut aussi démontrer plusieurs petites vertèbres dans cette grande vertèbre crânienne antérieure. En effet il est possible de concevoir le sphénoïde formé de deux vertèbres , l'une postérieure , plus grande , représentée par le corps et les grandes ailes, l'autre antérieure, plus petite, produite par les petites ailes , et se figurer le frontal, soit comme une portion de cette vertèbre antérieure, qui serait alors beaucoup plus considérable que la postérieure, soit comme l'arc d'une vertèbre dont le corps ne se serait pas déloppé , puisqu'il arrive toujours aux arcs des véritables vertèbres de se former avant le corps.

La vertèbre moyenne du crâne est formée par les temporaux et les pariétaux. Les temporaux représentent une vertèbre coupée en deux moitiés, à sa partie inférieure, par l'os basilaire. Les os pariétaux et les portions squameuses des temporaux , avec les apophyses zygomatiques et les portions mastoïdiennes, représentent les demi-arcs et les apophyses , tandis que le corps a pour analogue le rocher. Mais on pourrait aussi , comme dans la vertèbre crânienne antérieure , ne considérer les pariétaux que comme les rudimens d'une vertèbre particulière , et ne voir que dans les seuls temporaux deux moitiés de vertèbres entièrement séparées l'une de l'autre.

Ici encore les parties latérales se développent plus tôt que le corps , et ce qu'il y a de remarquable , c'est que, de toutes

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