‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource]Chapitre 18 sur 186 · DU SYSTÈME VASCDLA1RE. VEINES. ] ^J · texte numérisé non relu

DU SYSTÈME VASCDLA1RE. VEINES. ] ^J

Les veines qui se jettent dans les sinus de la dure-mère sont bien garnies d'une membrane fibreuse, mais elle y est, proportion gardée, plus mince que dans les autres veines d'un égal volume.

5" Les veines diffèrent aussi des artères par la direction de leurs fibres. Je me suis assuré, par les dissections les plus minutieuses, que ces fibres sont toutes longitudinales, et que, comme l'a dit Bicliat, il n'y en a jamais de circulaires. Cette différence entre les artères et les veines est remarquable , en ce que les deux couches de fibres longitudinales et transversales qu'on observe sur toute l'étendue de l'intestin se retrouvent aussi dans le système vasculaire, qui n'est qu'un développement du tube intestinal, mais séparées et rejetées chacune sur l'une de ses deux portions principales. Ce qui confirme cette analogie, c'est que la couche extérieure des fibres du canal intestinal est composée de fibres longitudinales, el l'intérieure de fibres obliques , que l'extérieure est constamment plus faible que l'intérieure , et que la première manque , ou du moins n'est pas très apparente sur plusieurs points, soit de la circonférence , soit de la longueur du canal intestinal. Ainsi les fibres longitudinales sont réunies en trois bandelettes distinctes dans le gros intestin , et , dans le grêle , elles sont si minces qu'en beaucoup d'endroits on a de la peine à les apercevoir.

6° Les fibres de la membrane veineuse sont plus rougeâtres, plus molles, plus extensibles , et moins faciles à déchirer que celles de la tunique artérielle.

7° Leur disposition et leur existence paraissent être sujettes à plus de variations que celles des fibres artérielles, car elles sont très développées chez certains sujets, et à peine visibles chez certains autres; nouveau point de rapport entre la raera branc fibreuse des vaisseaux et celle du canal intestinal.

io8. La membrane celluleuse des veines est plus mince, moins dense et moins solide que celle des artères. Il en part, ce qu on n'observe pas dans les artères, des prolongemens qui vont gagner la membrane fibreuse, et qui s'étendent même jusqu'à l'interne. Les veines du cerveau en sont dépourvues.

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109. Les veines reçoivent moins de vaisseaux sanguins que les artères, ce qui est sans contredit la conséquence de leur épaisseur moins considérable.

Leurs nerfs, tant ceux qui proviennent du système de la vie animale que ceux qui émanent du système de la vie organique, sont également moins nombreux que ceux des artères. Il est certain du moins que ce rapport existe entre le système des veines caves et celui de l'aorte.

110. Les veines sont extensibles (1) à un bien plus haut degré que les artères : celles-ci se déchirent pour peu qu'on les distende; les veines résistent bien davantage, aussi se dilatent-elles souvent à un point considérable lorsque le cours du sang est gêné par quelque obstacle. Leur élasticité est donc moindre que celle des artères. Elles sont également susceptibles de contractions vitales, quoiqu'on ne les ait pas observées dans toutes les expériences. Les gros troncs, pourvus de fibres bien apparentes, sont surtout évidemment irritables.

ut, Les veines ramènent le sang au cœur, sans éprouver aucun changement, ni dans leur diamètre, ni dans leur situation; elles n'ont point de pulsations, si l'on excepte quelques cas très rares et extraordinaires.

Les faits qui prouvent qu'elles remplissent réellement la fonction qui vient de leur être assignée sont :

1° Le gonûement qu'elles éprouvent entre la périphérie du corps et une ligature apposée sur leur trajet, tandis qu'elles se vident entre ce point et le cœur. Lorsque ces phénomènes u'ont pas lieu , il faut en chercher la cause dans les anastomoses-.

(1) C'est en grande partie à l'extensibilité des veines qu'est dû le phénomène de l'érection. On a voulu faire un tissu particulier de la substance spongieuse des corps caverneux de la verge et du clitoris. Ou a appelé ce tissu éreelile, et l'on y a rapporté les papilles, les mamelons, etc.Degraaf, Ruysch , Duveruey, Boerhaave, llaller et son école, le considéraient comme un tissu cellulaire lâche et élastique, formant des cellules et interposé entre les artères et les veines. Duvernoy , Mascagni, Cuvier, Tiedemann, Ribes, Moreschi, Panizza et Farnese ont démontré qu'il ne consiste qu'en des terminaisons de vaisseaux sanguins, en des racines de veines surtout , qui ont beaucoup d'ampleur et d'extensibilité, et sont réunies à beaucoup de filets nerveux. ( Note des traducteurs.)

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a0 La direction des valvules.

5" Les observations microscopiques, qui ont montré le sang marchant j dans leur intérieur, de la surface du corps vers le cœur.

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