DU SYSTÈME VASCULAIRE. LYMPHATIQUES
tuées ordinairement deux à deux, mais quelquefois aussi isolées, et généralement d'autant plus nombreuses que le calibre des vaisseaux diminue davantage , de sorte que le canal thoracique en contient moins que tous les autres. La distance qui les sépare n'est pas la même partout; mais une loi générale, c'est qu'il yen a beaucoup plus dans les lymphatiques que dans les veines.
1 17. La membrane fibreuse manque (1), non pas, commedans les veines, dans la plus grande partie seulement du système, mais même dans le canal thoracique; du moins les observations les plus attentives n'ont-elles pas pu la faire apercevoir chez l'homme. Cette membrane interne succède immédiatement à la tunique celluleuse, qui est plus mince, en proportion du volume des vaisseaux, que dans les autres portions du système vasculaire.
1 18. Indépendamment de toutes ces différences , le système lymphatique en offre encore d'autres très considérables. Ici se rangent les glandes conglobécs , organes particuliers, qu'on ne rencontre dans aucune autre portion du système vasculaire.
119. Les glandes lymphatiques sont de petits corps arrondis, plus ou moins alongés, la plupart du temps un peu aplatis, d'un gris rougeâlre, durs, d'un volume très variable , qu'on trouve dans certaines parties du corps, où ils sont à peu près en même nombre et du même volume, qui interrompent le trajet des lymphatiques, qui ne sont point symétriques, et dont enfin la disposition ne présente rien de régulier. Leur nombre, leur volume, leur forme et leur couleur offrent des variations considérables et très constantes.
i° La plupart de ces glandes se trouvent au cou et dans l'intérieur des cavités pectorale et abdominale, tant le long des deux côtés de la colonne vertébrale, qu'entre les replis des
(1) Mascagni nie également l'existence des fibres musculaires dans les vaisseaux lymphatiques. Schregcr en admet cependant ( Frtigm. anat. ci pliys. fasc. i,Leipsick, 1791, pag. 9) de transversales dans le canal thoracique de l'homme et du veau. Sœmmerring croit aussi qu'il en existe dans ce canal. Kudolphin'a pu les y découvrir, ni chez l'homme ni dans le cheval. ( TSotc des traducteurs. )
membranes séreuses qui retiennent les organes logés dans ces cavités, et au voisinage de ces mêmes organes, par exemple, a la racine des poumons , autour de la bifurcation de la trachée artère. Leur nombre est assez considérable à la face , surtout autour de la bouche. II y en a beaucoup moins au crûne. Aux membres, on n'en trouve ordinairement qu'à commencer du coude et du genou, et elles sont déposées autour des articulations. On en compte toujours moins au coude et au genou qu'à l'aine et à l'aisselle. Leur existence n'est constatée nulle part dans l'intérieur des organes , et les preuves qu'on croit en avoir trouvées, en citant lésinasses particulières qui se développent pathologiquement dans ces parties, par exemple, dans les poumons , le foie, la rate, le cerveau, etc. , sont insuffisantes, puisque ces masses ne présentent jamais les caractères des glandes lymphatiques, et qu'en les examinant avec attention on reconnaît que ce ne sont pas même des glandes. Les glandes conglobées n'existent que dans le tissu muqueux disséminé entre les organes. On n'en rencontre non plus aucune dans le crâne.
En comparant ces glandes sous le point de vue de leur abondance plus ou moins grande dans diverses régions, on arrive aux résultats suivans :
a. Leur nombre augmente à mesure qu'on se rapproche des troncs , ce qui répand un certain jour sur leurs fonctions.
b. Elles sont tout-à-fait distinctes et séparées de la substance propre des organes.
c. Elles se trouvent surtout en grand nombre dans les endroits où le tissu muqueux est fort abondant.
cl. Ellessonttrès nombreusesdans ceux où affluent beaucoup de substances étrangères, par conséquent au voisinage du canal intestinal et des poumons.
2° Le volume des glandes lymphatiques varie beaucoup dans une même région et dans les diverses régions du corps. Les plus grosses se trouvent à l'aine, dans le bassin, autour des bronches, dans le mésentère et à l'aisselle. Mais, dans ces divers endroits, on voit les grosses et les petites alterner ensemble. Elles ont rarement plus d'un pouce de long, d'un demi-pouce de large, et de trois à quatre lignes d'épaisseur.