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CONSIDERATIONS PARTICULIERES SUR LES MEMBRANES SYNOVIALES

A. ÉTAT > NORMAL

560. Les capsules synoviales et les bourses muqueuses (i) présentent tous les caractères essentiels des membranes séreuses proprement dites, sous le rapport de la forme et des fonctions, ainsi que Monro, Gerlachct Bicbat en avaient déjà

des vers intestinaux , malgré les organes spéciaux dont ils sont pourvus , et qui ne sont séparés que par une très légère nuance des cœnurus , auxquels nul helmintbologue ne t'ait difficulté d'accorder place dans son catalogue. ( Note des traducteurs. )

(1) Janckc, De capsulis tendinum arlicularibus , Léipsick, 1J53. — Fourcroy, Six Mémoires pour servir à l'hisl. anal, des tendons, dans lesquels on s'occupe spécialement de leurs capsules muqueuses ; dans Mùm. de Paris , 1785-1788. — A. Monro, Description of ail thebursaai tnuçÇsœ oflhc humun Oody, Edimbourg , 1788. — Koch et Eysold , De bursu tendinum mucosis ,

fait la remarque. Cependant elles en diffèrent assez, à certains égards, pour mériter qu'on les étudie à part. D'ailleurs elles se ressemblent beaucoup entre elles, de sorte que la meilleure méthode consiste a les embrasser toutes dans une description générale. On peut les désigner sous le nom collectif de membranes synoviales. Les principaux caractères qui leur appartiennent en commun , et qui les distinguent des membranes séreuses proprement dites , sont les suivans :

i° Leurs rapports avec les parties voisines. Elles sont, du moins pour la plupart, unies à l'os par une portion de leur circonférence , et cet os est couvert de cartilage dans l'endroit où elles y adhèrent. Elles sont plus intimement unies avec le cartilage que les membranes séreuses ne le sont avec les organes qu'elles revêtent.

2° Leur texture. Il est très commun de voir des corpuscules d'une espèce particulière qui font saillie dans l'intérieur de leur cavité. A la vérité, ces corpuscules n'existent pas dans toutes les capsules synoviales , ni dans toutes les bourses muqueuses , mais il y en a plusieurs dans lesquelles on en rencontre constamment. Ce sont des masses très vasculeuses, par conséquent rougeâtres, surtout à leur extrémité libre, légèrement dures, et de formes diverses, qui se trouvent renfermées dans des replis particuliers de la membrane, et dont l'extrémité libre est presque toujours frangée. Celles qu'on rencontre dans les capsules articulaires sont en général garanties de toute pression extérieure, parce qu'elles sont logées dans des enfoncemens des os. Cependant ces derniers exercent toujours une légère pression sur elles, lorsqu'ils se meuvent. Dans quelques articulations, celle de la hanche par exemple, il n'y en a qu'une seule, tandis qu'on en trouve plusieurs dans d'autres , telles que le genou et le coude.

Wittenberg, 1789. — Nurnberger et Gerlach , De bursis tendinum mucosis in capitc et collo reperiundis , Wittenberg, 1793. — Koch , Do morbis bursarum tendinum mucosarum , Léipsick, 1790. — Kosenmuller, Icônes et descript. bursarum mueosarum corporis humani, Léipsick, 1799. — Brodie , Palhological researches respecting the diseuses of joints ; daus Lond. mcd. chir. trans,, vol. IV et V, i8i3- 1814.

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