‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource]Chapitre 51 sur 186 · I. GLANDES PARFAITES · texte numérisé non relu

I. GLANDES PARFAITES

456. Les glandes parfaites sont toujours en rapport, soit avec la peau, soit avec une membrane muqueuse, par conséquent avec le système cutané, au moyen d'appendices creux de ce système, qui pénètrent dans leur intériem?.

457. i° A la première classe se rapportent les glandes simples ou cryptes. Celles-là ont la forme de bourses arrondies, un peu aplaties, lenticulaires, creuses, ou de petits enfoncemens en cul-de-sac, qui ne s'ouvrent point à l'extérieur par un conduit distinct de leur substance, mais seulement par un orifice situé sur une portion quelconque de leur circonférence. Elles ne sont pas composées de plusieurs lobes. Leur texture est homogène. Ce sont les plus petites de toutes les glandes. Elles tapissent en grand nombre la face postérieure des membranes muqueuses. La première modification de leur forme, la lenticulaire, est bien plus commune que celle en culde-sac. Ces deux sortes de glandes simples diffèrent les unes des autres, non seulement par leur configuration, mais encore par leur texture, car les lenticulaires ont des parois bien plus épaisses, proportionnellement à leur cavité, que celles en forme de sacs , dont les parois sont très minces, Celles-ci sé rencontrent dans toute la longueur du canal intestinal, dans le système respiratoire et dans la plus grande partie des organes génitaux. On ne trouve guère les autres que dans l'urètre. Leur volume, leur nombre cl leur situation ne sont pas partout les mêmes. Celles qui existent autour de la bouclie sont les plus volumineuses, car elles ont ordinairement au-delà d'une ligne de diamètre. Celles de l'intestiii grêle sont beaucoup plus petites , et celles du gros intestin un peu plus grosses. On en trouve de semblables dans la peau , mais non à beaucoup près sur un aussi grand nombre de points, principalement au nez et dans le conduit auditif. Les premières s* appellent glandes rnuciparcs (glandulœ mucosœ) , et les secondes, glandes sébacées (glandulœ sebaceœ). Ici se rapportent aussi les glandes de Meibom (glandulœ meiboinianœ) , situées aux paupières, sur la limite du système cutané externe et de l'interne.

438. a° Immédiatement après ces glandes viennent celles qu'on nomme agglutinées (glandulœ agglutinâtes). Elles paraissent formées d'une agglomération de plusieurs petites glandes simples, et s'ouvrent à l'extérieur par plusieurs orifices. A cette catégorie appartiennent les amygdales (tonsillœ) et la prostate (prostata). Leur substance semble homogène, comme celle des cryptes. Elles ont une forme arrondie, une surface lisse et uniforme. Entre elles et les cryptes se trouvent placées les glandes de Peyer (glandulœ peyerianœ , agminatœ), situées dans l'iléon, qui consistent en des agglomérations disséminées de glandes muqueuses, dont l'épaisseur n'augmente pas en raison du nombre d'organes simples réunis pour les produire.

43g. 3° Les glandes conglomérées ( glandulœ conglomeratœ ) sont plus ou moins sensiblement composées de plusieurs lobes,, et tiennent aux expansions cutanées, à la surface desquelles elles s'ouvrent par des canaux plus ou moins longs, appelés conduits excréteurs (ductus excrelorii), naissant, à la manière des veines, par une multitude de racines, et formés de deux tuniques, l'une interne, la membrane muqueuse , l'autre externe et solide, qui n'est pas la même partout. Ces glandes sont celles qui ont la structure la plus compliquée, et qui paraissent le plus individualisées, si l'on peut s'exprimer ainsi. Plusieurs d'entre elles présentent un volume considérable, et se rangent parmi les plus gros organes du corps : tels sont le foie et les reins.

44o. Ces glandes diffèrent les unes des autres sous plusieurs rapports :

a. A l'égard de leur structure, qui permet de les partager en deux classes. Quelques unes, comme les glandes salivaires, les lacrymales et les testicules, sont manifestement composées de plusieurs lobes, qui se divisent en des lobules plus petits, et qui ne tiennent ensemble que par le moyen d'un tissu muqueux plus ou moins lâche. On peut les appeler glandes lobuleuse s [glandulœ lobulosce).

D'autres, au contraire, n'ont pas cette structure lobuleuse, du moins à toutes les époques de la Yie, mais ne forment qu'une seule masse, garnie d'inégalités à l'extérieur. A cette classe appartiennent principalement le foie et les reins. On

1)1' SYSTÈME GLANDULAIRE DANS L'ÉTAT NORMAfc. 5l()

rencontre dans ces glandes ce qu'on ne trouve pas dans les autres, c'est-à-dire deux substances distinctes, l'une extérieure, et l'autre intérieure, qui» tantôt, comme dans les reins, sont disposées par couches, de manière que l'extérieure régne sur toute la surface de la glande, et tantôt, comme dans le foie, le sont de telle sorte, que la substance extérieure s'étend dans toute la glande, d'où il résulte une multitude de petites subdivisions formées chacune de deux substances. Il faut cependant faire observer que cette différence n'existe pas à toutes les époques de la vie, car les reins et le foie, les premiers plus long-temps que l'autre, sont d'abord composés de plusieurs lobes, qui ne se confondent que peu à peu en une seule masse.

Ces glandes sont les seules qui aient une capsule propre, différente du tissu muqueux, enveloppant de toutes parts leur substance, leur donnant une surface lisse et uniforme, et les séparant nettement des autres organes. Cependant on observe encore quelques différences parmi ces glandes pourvues d'une capsule. Ainsi les testicules et les ovaires ont une double enveloppe, dont l'extérieure appartient à la classe des membranes séreuses, tandis que l'interne, beaucoup plus forte , se range dans celle des organes fibreux. Le foie n'a qu'une capsule séreuse, fournie par le péritoine. Les reins tiennent, en quelque sorte, le milieu entre les testicules et le foie, car ils sont plongés au milieu d'une grande masse de tissu muqueux, quia beaucoup d'analogie avec une membrane séreuse, et leur capsule propre se rapproche des organes fibreux.

Dans l'état de développement complet, ces dernières glandes sont, sans contredit, les plus parfaites de toutes. Ce sont aussi celles qu isemblent le mieux constituer des organes à part. Elles remplissent une fonction spéciale, et ne se répètent pas sur plusieurs points du corps, comme font, par exemple, les diverses glandes salivaires.

Au reste , la texture des glandes qui se rapprochent le plus les unes des autres varie aussi beaucoup, et chacune a un caractère qui lui est propre. Ainsi les glandes salivaitrs ont, indépendamment de leur volume , des lobes de volume différent, avec un tissu plus solide ou plus mou.

Dans la plupart des glandes de cette classe, il n'est pas très facile de reconnaître, au premier coup d'œil , qu'elles sont formées de vaisseaux excréteurs, et l'on est obligé de détruire une partie de leur substance par la macération , afin de mettre leur structure en évidence. Au contraire, dans les testicules, ces canaux sont tout-à-fait à nu, et on les aperçoit aussitôt après avoir enlevé l'enveloppe extérieure. Dans presque toutes, il y a plusieurs vaisseaux, inai9 courts et ramifiés; dans le testicule, on n'en compte qu'un petit nombre, mais ils sont extrêmement longs et contournés, repliés sur eux-mêmes.

b. La disposition de leurs conduits excréteurs, qui diffèrent à plusieurs égards :

a. Sous le rapport du nombre. Quelques glandes, telles que le foie , les reins et plusieurs salivaires, n'ont qu'un seul conduit excréteur, formé parla réunion de ceux qui proviennent des différens lobes. D'autres, au contraire, comme la glande lacrymale, la sous-maxillaire et la mammaire, en ont plusieurs, qui s'ouvrent les uns à côté des autres. Dans l'un et l'autre cas, les cavités des conduits excréteurs ne communiquent point ensemble , et les lobes des glandes sont absolument séparés. Au reste, cette différence n'est point constante, car quelquefois, là où il ne se trouve ordinairement qu'un seul conduit excréteur, on en voit plusieurs se former par la non réunion de quelques brandies qui demeurent isolées, comme il arrive, par exemple, dans les reins et le foie, mais surtout dans les premiers, tandis que, dans d'autres circonstances , ' bien plus rares à la vérité, et plus difficiles à démontrer, le nombre de ces mêmes canaux est diminué. Plusieurs gradations conduisent de l'unité à la multiplicité. Dans plusieurs glandes, telles que les salivaires, le canal excréteur sort déjà tout formé, et simple, de la substance glandulaire; dans d'autres, comme le foie et les reins, il sort deux ou trois grosses branches qui ne se réunissent en un seul tronc qu'au dehors ; enfin, dans le testicule , la glande fournit un très grand nombre de conduits qui ne se confondent qu'assez loin en un seul canal. A ces glandes se rallient les lacrymales et les mammaires. (3. Sous le rapport de leur longueur. La longueur n'est pas

relative au volume, mais à la situation de la glande, et à la distance qui la sépare du lieu dans lequel se verse le liquide qu'elle sécrète. Le testicule, dont le volume est si peu considérable j a un conduit excréteur d'une longueur énorme, tandis que le foie, qui est bien autrement gros, en a un beaucoup plus court.

y. Sous le rapport de la largeur. En général, mais cependant pas toujours, leur ampleur est en raison directe du volume de la glande. Voilà pourquoi il n'est pas rare de les voir s'élargir à proportion que celle-ci grossit. Les vaisseaux galactophores , à peine visibles bors du temps de la lactation, acquièrent, pendant sa durée, une largeur de plusieurs lignes. Cependant cette disposition n'a pas lieu rigoureusement partout. Ainsi, par exemple,-le canal excréteur du foie est plus petit, même d'une manière absolue, que celui du rein. D'un autre côté, l'accroissement de volume de la glande n'entraîne par toujours nécessairement l'ampliation des conduits excréteurs, et il faut pour cela qu'il dépende d'une exaltation de la faculté secrétaire de l'organe. C'est ainsi que le foie, la prostate, les reins, etc., acquièrent souvent un volume énorme, sans que leurs canaux excréteurs s'élargissent.

S. Sous le rapport de son degré de composition. La plupart des conduits excréteurs naissent par des racines qui se réunissent peu à peu en un seul tronc, et marchent, sans éprouver de changement notable dans leur structure et leurs dimensions, jusqu'à l'endroit où ils s'ouvrent, en suivant une direction plus ou moins droite, de sorte qu'ils conduisent le fluide sécrété par la glande immédiatement à sa destination : c'est ce qui a lieu pour les conduits excréteurs des glandes mammaires, salivaires et lacrymales. Ceux de quelques autres glandes, au contraire, se convertissent en un large réservoir, dans l'intérieur duquel le fluide sécrété séjourne et subit des modifications avant d'être expulsé. On observe cette disposition dans les canaux excréteurs du foie, du testicule et du rein. Ces réservoirs, qu'on appelle vessies ou 'vésicules (vesicœ), en raison de leur ampleur proportionnelle, se trouvent, en général, plus près de l'extrémité externe des conduits excréteurs que de leur extrémité interne, et sont en

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rapport avec lui par une portion, plus ou moins rétrécie , de longueur variable, qui tantôt constitue un canal particulier, auquel on donne un nom spécial, comme il arrive pour la vésicule du flel, et tantôt se présente seulement sous la forme d'un rétrécissement de la vessie , qu'on appelle son col. Ces vessies ont pour destination, ou de perfectionner le liquide qui séjourne dans leur intérieur, notamment de le concentrer par l'absorption de ses parties aqueuses, ou de le tenir en réserve pour l'empêcher de suinter continuellement. Les vésicules biliaire et séminales remplissent les premiers offices, et la vessie proprement dite sert au second usage. La disposition des parois du réservoir n'est pas la même dans l'un et l'autre cas. Dans le premier, la membrane muqueuse est garnie de plis qui augmentent beaucoup l'étendue de sa surface : elle n'en offre point dans le second. Ici, au contraire, il s'est développé, pour expulser le liquide accumulé, une tunique musculeuse , qu'on ne rencontre point là.

Les conduits excréteurs de quelques glandes, en particulier ceux du rein, sont disposés d'une manière bien plus différente encore de celle qu'on a coutume d'observer. Dans le rein, en effet, leurs branches ne se réunissent pas peu à peu en troncs, mais s'ouvrent dans un réservoir commun , le bassinet, qui se rétrécit ensuite pour donner naissance au conduit excréteur commun, l'uretère. Cependant, lorsqu'on y regarde de près , on voit que cette différence est plus apparente que réelle. En effet, les conduits excréteurs qui s'ouvrent dans le bassinet par des orifices distincts, sont formés par l'anastomose de branches plus petites , et le bassinet provient réellement de leur réunion. La différence ne tient qu'à la grandeur et à l'ampleur proportionnelles du tronc commun et de ses branches , puisque des rameaux d'un petit calibre se dilatent tout-à-côup en un gros tronc, au lieu de former des branches dont le volume aille en augmentant d'une manière graduelle.

t. Sous le rapport de leur marche. La plupart des conduits excréteurs marchent presque en ligne droite ; ceux du testicule sont au contraire très tortueux , tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la glande.

DU SYSTEMB GLANDULAIRE DANS L'ÉTAT NORMAL. 5'Ji5

Ç. Sous le rapport de la manière dont ils s'ouvrent à l'extérieur. Tantôt l'endroit où ils s'ouvrent ne diffère du reste de la surface que par l'orifice du conduit ; tantôt on y observe un enfoncement ; quelquefois enfin l'extrémité du conduit fait une saillie plus ou moins considérable, en manière de verrue. On rencontre la première disposition dans les orifices des conduits des parotides et des glandes lacrymales , la seconde dans ceux des conduits du foie et du pancréas, et la troisième dan,: ceux des conduits des glandes mammaires et des sous-maxillaires.

ri. Sous le rapport de leur structure. J'ai déjà dit que la tunique la plus essentielle des conduits excréteurs est une membrane muqueuse. Cette membrane offre des différences considérables , qui paraissent dépendre principalement de la nature du liquide qui traverse les canaux. Dans les conduits excréteurs des glandes salivaires , elle est lisse et dénuée de follicules muqueux, dont on trouve, au contraire, un grand nombre dans les canaux biliaires, la vésicule du fiel, la vessie et l'urètre. A cette membrane en succède une autre extérieure, plus solide. Celle-ci n'est pas très épaisse; elle est formée de tissu cellulaire, et assez extensible , tandis que, dans le canal déférent, elle est extrêmement épaisse, dure, solide, et susceptible seulement d'une très faible extension. Dans quelques parties du corps, les conduits excréteurs offrent aussi une structure particulière qui leur permet de servir à des usages également spéciaux. Ainsi il se développe , autour de la membrane muqueuse de l'urètre, un réseau veineux très compliqué, et entouré d'une membrane fibreuse , au moyen duquel, quand le sang y reste en stagnation , la verge acquiert la raideur nécessaire pour pouvoir s'introduire daus le vagin.

8. Sous le rapport de leur continuité. En général, les conduits excréteurs ne font qu'un avec la substance de la glande dont ils charrient la sécrétion; mais ceux des ovaires ne sont pas dans le même cas.. Les trompes de Fallope sont, en effet, séparées de leurs glandes ; elles s'ouvrent par une large ouverture dans la cavité abdominale, et ne s'appliquent aux «vaires' que dans certaines circonstances. Or, c'est à proprement parler

5a4 ANATOMIE GÉNÉRALE.

dans l'ovaire que se trouve son commencement, qui est la vésicule de Graaf. Cette vésicule est fermée de toutes parts chez les vierges, et se termine par conséquent en cul-de-sac du côté de la trompe ; elle ne s'ouvre qu'après le coït suivi de fécondation; la trompe applique alors son extrémité libre sur l'ovaire, pour recevoir le fluide sécrété dans son intérieur, et les rapports entre les deux organes ressemblent dans ce moment à ce qu'ils ont coutume d'être dans toutes les glandes , à ce qu'ils sont même très vraisemblablement ici pendant les premières périodes de la vie intra-utérine.

441' La disposition des vaisseaux n'est pas la même dans toutes les glandes. Les différences qu'elles offrent, sous ce rapport, sont relatives :

i° Augenre des vaisseaux , et par suite à la nature du sang. Toutes les glandes reçoivent par des artères le sang qui en est ramené par des veines; mais le foie reçoit, en outre, une quantité bien plus considérable de sang veineux , parla veine porte, dont la portion artérielle se distribue dans sa substance. Le foie se compose donc de quatre arbres, et non de trois, comme les autres glandes. On ignore encore, et il est difficile de déterminer, ce qui , d'ailleurs, n'appartient pas à l'anatomie générale, si le sang de la veine porte sert à la sécrétion biliaire, ou si c'est celui de l'artère hépatique qui, seul, en fournit les matériaux, ou enfin si tous les deux y contribuent également.

2° Au volume et au nombre des vaisseaux. Les glandes ne reçoivent pas toutes autant de sang les unes que les autres. Le foie, les reins, les glandes salivaires et les mucipares reçoivent, proportion gardée, des vaisseaux beaucoup glus considérables que ceux des testicules , des ovaires et de la prostate. Cette différence tient évidemment à ce que ces dernières glandes jouissent d'une activité sécrétoire moins grande. Le foie et les reins, quoique les vaisseaux qui s'y rendent ne soient pas, proportion gardée, plus considérables, reçoivent cependant plus de sang que les glandes salivaires etlacrymales, différence qui dépend probablement de la même cause , et qui tient peut-être aussi , surtout dans le foie, au caractère tout particulier du fluide sécrété , qui ne ressemble au sang sous aucun rapport.

3° A la manière dont les vaisseaux se rendent à la glande. En général ils sont courts, tels que les artères du foie, des reins et des glandes salivaires. Celles des testicules et des ovaires sont , au contraire , longues. La plupart du temps ces vaisseaux se dirigent en ligne droite. Ils pénètrent , dans quelques glandes , par plusieurs points de leur surface. Celte disposition s'ob?erve dans toutes celles qui n'ont pas une enveloppe propre et différente du tissu cellulaire ; aussi la rencontre-t-on dans les glandes lobuleuses , les salivaires, les lacrymales, les mammaires. D'autres, qui sont renfermées dans une membrane propre, admettent toujours les vaisseaux par un point de leur superficie qui forme un enfoncement, une scissure. Constamment les vaisseaux se partagent en un nombre plus ou moins considérable de branches, avant de se perdre dans la substance de l'organe.

4 ' Au rapport entre les diverses espèces de vaisseaux. En général les veines ne sont pas aussi amples et aussi nombreuses , proportionnellement aux artères , que dans d'autres organes non sécrétoires.

Il existe beaucoup de rapport entre la disposition des différentes sortes de vaisseaux , tant au dehors qu'au dedans de la glande. Dans plusieurs de ces organes , ils entrent et sortent par un seul point. C'est ainsi que les artères, les veines et le conduit excréteur se trouvent au même endroit dans les reins el les testicules. Dans d'autres glandes , cette disposition ne s'applique qu'à un ou plusieurs ordres de vaisseaux. Ainsi le sang arrive au foie par le même point que celui d'où la bile s'en écoule, et il en sort par un point tout-à-fait différent. Dans les glandes salivaires , les vaisseaux sanguins marchent de concert, mais les conduits excréteurs suivent une autre route. Cependant les divers vaisseaux s'accompagnent partout dans l'intérieur même de la glande à laquelle ils donnent naissance parleur réunion. L'accord qui règne entre eux s'exprime souvent aussi parla simultanéité de leurs anomalies; les artères rénales , les veines du même nom et les uretères se correspondent souvent, mais non toujours, sous ce rapport. En général le type de formation des conduits excréteurs est plus constant'quc celui des vaisseaux sanguins; l'uretère et le canal

hépatique offrent rarement des anomalies, tandis qu'on en observe très fréquemment dans les vaisseaux sanguins , et en particulier dans les artères.

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