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PHARYNX

2129. Le pharynx ( pharynx ) (2) s’étend en ligne droite depuis la base du crâne et l’arrière-gorge jusqu’à l’extrémité inférieure du larynx, ou à la cinquième vertèbre cervicale. Il a, terme moyen, quatre pouces de long, sur un de diamètre, à sa partie la plus large, dans l’état de moyenne distension. Au-dessous de ce point il se rétrécit beaucoup, puis se dilate, se resserre encore une fois sur lui-même, et se continue enfin avec l’œsophage.

Il est situé immédiatement devant les cinq vertèbres cervicales supérieures et les muscles antérieurs du cou, derrière la cavité orale et le larynx , entre les gros troncs vasculaires et nerveux du cou.

Sa face postérieure est droite.

Son extrémité supérieure, ou sa voûte (fornix) , est unie, par du tissu cellulaire, à la face inférieure du corps de l’os sphéno-dccipital et de la portion pétrée du temporal. Des muscles, que je décrirai plus loin, l’attachent tout entier à diverses parties du corps. On y remarque, en haut et en arrière, les narines postérieures ; en devant , l’orifice de la cavité orale j,

(1) Fabrice d’Aquapendente, De guldet vcntriculo, Padnue, 1618. — J. Fantoni ,‘Degutüct vcntriculo, Turin, 1742.

(2) Santorini, De pharyngé; dans Obs. anat., cap. Vil.

en arrière et sur les côtés, ceux des trompes d’Eustache. Ces différentes ouvertures se trouvent à sa partie supérieure, que le voile du palais partage, jusqu’à un certain point, en deux conduits, l’un antérieur et l’autre postérieur.

2i5o. A l’extérieur il est entouré d’une couche celluleuse mince, qui l’attache , d’une manière très lâche, aux parties voisines.

Au-dessous de celle couche s’en trouve une autre, facile à séparer d’elle, également celluleuse, remplie d’une graisse abondante, et qui s’unit d’une manière intime à la couche musculeuse sous-jacente. Les troncs nerveux et vasculaires qui pénètrent dans les membranes propres du pharynx s’y répandent.

2i3i. La tunique musculeuse du pharynx est formée principalement par les constricteurs ( musculi constrictores pharyngis) { i) , dont on peut admettre trois, distingués en supérieur, moyen et inférieur. Ces muscles ont plusieurs caractères communs, que je vais énumérer.

i° Ils n’entourent le pharynx qu’en arrière et sur les côtés; leurs extrémités latérales s’attachent aux parties dures voisines, situées au-devant du pharynx , notamment à plusieurs os de la face et du crâne, à l’hyoïde et au larynx.

2° Ils sont composés de fibres qui marchent de bas en haut et de dehors en dedans , et qui , de chaque côté , s’étendent en rayonnant vers la ligne médiane.

3° Ils serecouvrentenpartielesunsles autres, de bas en haut.

4° Ils obéissent aux ordres de la volonté.

a. Constricteur inférieur.

2i52.Le muscle constricteur inférieur dupharynx , ou cricothyro-pharyngien (musculus constrictor pharyngis inferior , s. crico-thyreo-pharyngeus), naît des cartilages cricoïde et thyroïde , par deux ou quatre digitations triangulaires.

Laplus inférieure, qui est aussi la plus petite, s’attache, audessous du muscle crico-thyroïdien, à la partie inférieure de

(a) Santorini, Septemdecim tabula 5, tab. VI.

UES ORGANES DE LA DIGESTION . 56g

la face latérale et à la partie inférieure de la corne postérieure du cartilage cricoïde.

La supérieure, qui est plus considérable que l’autre, et tantôt simple , tantôt triple, provient de toute la hauteur de la partie postérieure de la face latérale du cartilage thyroïde, à l’exception de la région inférieure, occupée par le muscle crico-thyroïdien , qui se place entre lui et la digitation inférieure.

De tous ces points , les fibres du muscle, partagées en plusieurs faisceaux dans un espace plus ou moins étendu, se dirigent vers la ligne médiane, de telle manière que les plus inférieures sont presque transversales, et que les autres, devenant d’autant plus ascendantes qu’elles sont plus supérieures, se réunissent, sous des angles de plus en plus aigus, avec celles du côté opposé , sur la ligne médiane môme.

La tête supérieure de ce muscle n’est placée qu’à un pouce environ au-dessous de l’extrémité supérieure du pharynx.

b. Constricteur moyen.

2 135. Le muscle constricteur moyen du pharynx, glosso-hyopharyngien ( musculus constriclor médius pharyngis, s. glossohyo-pharyngeus , s. kerato-chondro-pharyngeus , s. cephalopharyngeus), est beaucoup plus petit et plus faible que le précédent. Il naît de l’hyoïde et de la langue, la plupart du temps par deux têtes. L 'inférieure ou postérieure , qui est la plus petite, et. qu’on nomme muscle hyo-pharyngien ( musculus lyo-pharyngeus ) , provient de la partie postérieure du bord supérieur de la grande corne de l’hyoïde. La supérieure ou antérieure, qui est la plus grande, et qu’on appelle muscle glosso-chondro-pharyngien (musculus-glosso-chondro-pharyngeus), tire son origine de la petite corne de l’hyoïde et de la base de la langue.

Ses fibres inférieures sont transversales et mêmes convexes en bas. Les supérieures sont très obliques, et dégénèrent la plupart du temps en une pointe, qui, soit seule, soit confondue avec les fibres supérieures du constricteur inférieur, s’étend, sous le nom de muscle céphalo-pharyngien ( musculus cephalo-pliaryngeus ), jusqu’à l’apophyse basilaire de l’os 3. »4

sphéno-occipital, à la l'ace inférieure de laquelle elle s’attache par des extrémités charnues ou tendineuses.

c. Constricteur supérieur.

2 1 34. Le muscle constricteur supérieur du pharynx, glossomylo-ptéry go -pharyngien ( musculus constrictor pliaryngis superior , s. glosso-rnylo-pterygo-pharyngeus) , naît de la partie postérieure et latérale de la base de la langue, delà face interne de l’os maxillaire inférieur, du tendon du muscle péristaphylin externe, souvent aussiun peu de la portion pierreuse de l’os temporal et de l’apophyse styloïde , et se confond, en outre, avec la partie postérieure des muscles génio-glosse et buccinateur, souvent même avecla portion inférieure du stylo-pharyngien. Ses fibres inférieures sont transversales. Les supérieures décrivent une arcade dont la convexité est tournée en haut.

d. Stylo-pharyngien.

2135. Le muscle stylo -pharyngien , élévateur ou dilatateur du pharynx ( musculus stylo-pharyngeus , s. levator, s. dilata tor pharyngis ) , est assez considérable , alongé et arrondi. Il naît, par un tendon large et court, de la face interne et du bord inférieur de l’apophyse styloïde du temporal. De là il se porte en dedans et en bas. Séparé d’abord du constricteur supérieur par un amas plus ou moins considérable de graisse, il se dirige de haut en bas et de dehors en dedans, passe sous la partie inférieure du constricteur moyen, et se répand sur la paroi latérale et postérieure du constricteur moyen, à la tunique vasculaire duquel il adhère d’une manière intime par un tissu cellulaire très dense. Ses fibres supérieures se recourbent en arcade de bas en haut, et s’entrelacent avec celles du constricteur supérieur. Les inférieures s’écartent en manière de pinceau. Les unes et les autres descendent jusqu’à la base de la corne supérieure du cartilage thyroïde , au bord postérieur duquel elles s’attachent.

Ce muscle soulève le pharynx et le larynx; il dilate transversalement la première de ces deux cavités.

2136. Après la tunique musculeuse du pharynx vient la tunique vasculaire, qui a une épaisseur assez considérable.

La tunique interne, ou la membrane muqueuse , est très mince, d’un blanc rougeâtre , et lisse. Elle se continue, sans interruption , supérieurement avec celle de la bouche et du nez, inférieurement avec celle de l’œsophage.

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