‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologiqueChapitre 159 sur 289 · D. ÉTAT ANORMAL · texte numérisé non relu

D. ÉTAT ANORMAL

2200. Le foie est un des organes qui s’écartent le plus fréquemment de l’état normal (1) , sous plus d’un rapport, mais principalement sous celui de la texure, ce qui tient sans contredit aux nombreux matériaux organiques qui entrent dans sa composition.

a. Foie.

223i. L'absence du foie n’a été observée jusqu’à présent que dans plusieurs monstres acéphales. En pareil cas, elle

(1) Portai, Observations sur la nature et le traitement des maladies de foie , Paris, 1813. — Farre, The tnorbid anatomy of lhe liver , Londres, 1812, i8i5. — J. Thomas, A trcalisc on lhe discases of iha liver and digestives organe, Londres, 1820. — .1. Johnston, A trcatisc on dérangement of the liver, Londres , 1820. — J. Faithorn , Tacts and observations on liver «om plaints and b '.lions disorders in general, Philadelphie, 1820.

est de règle, sauf quelques exceptions rares, dans lesquelles on trouve toujours le foie très petit.

Il n’est pas rare que cet organe conserve la même situation que dans le fœtus , ce qui tient au développement incomplet de la face antérieure du bas-ventre. Dans ce cas, on le trouve pendant au dehors, soit seul, soit avec les autres viscères, constituant une hernie ombilicale, dans laquelle il est contenu tout entier ou en partie seulement. On le rencontre plus rarement dans la cavité pectorale , â cause du développement incomplet du diaphragme. Il arrive quelquefois , dans ces deux circonstances, mais principalement dans la première, que la partie herniée forme un prolongement qui ne tient au reste de l’organe que par un pédicule très mince, ce qui pourrait faire croire mal à propos cju’il existe deux foies. Quelquefois aussi, sans qu’il existe une cause mécanique semblable, le foie se trouve partagé , par des échancrures plus ou moins profondes, en un nombre plus ou moins considérable de lobes distincts les uns des autres.

Il existe une anomalie du foie qui ressemble extérieurement à cette dernière , mais qui en diffère beaucoup, tant sous le rapport de la forme que sous celui de son origine. Elle consiste dans les déchirures de cet organe, qui, en raison de sa fragilité , ont lieu très faciiem ent , en l’absence même de toute lésion des parties extérieures, sous l’influence de causes vulnérantes extérieures portant leur action, non seulement sur la région du corps dans laquelle il est situé, mais encore sur des parties éloignées.

Il est rare que le foie n’acquière point son volume ordinaire , par l’effet d’un vice primitif de conformation; mais il se rapetisse très souvent par les progrès de l’âge , surtout dans la vieillesse , et finit par acquérir une densité et une solidité insolites, état qu’on désigne sous le nom de squirrhe , quoique cette dénomination ne lui convienne pas parfaitement.

'L’hypertrophie (v) du foie est une des affections les plus communes de ce viscère. Elle survient à toutes les époques de la "\

(i) V. Murat, Sur l’ hypertrophie du foie; dans huit, de la soc. med, d’cmul., septembre 1821.

vie, mais de préférence dans l’âge avancé. Le plus ordinairement elle est accompagnée d’une altération de texture plus ou moins considérable, et en particulier d 'induration, même lorsqu’elle ne dépend pas uniquementde cequ’il s’estdéveloppé des formations nouvelles dans l’intérieur de la glande. Cependant, quoique l’opinion cou traire soit assez généralement admise, l’induration du foie n’est pas la compagne inséparable de son hypertrophie, puisqu’on rencontre même quelquefois cette dernière compliquée de ramollissement. L’hypertrophie du foie coïncide surtout avec les maladies chroniques générales, notamment avec le rachitisme, les scrofules et l’hydropisie. Dans ce cas la glande est ordinairement aussi plus dure que de coutume. Mais, dans le scorbut, au contraire, où il est au moins aussi fréquent de la trouver hypertrophiée, elle est d’un tissu plus mou que dans l’état normal. L’accroissement du foie qui accompagne ordinairement les affections du poumon , est sans contredit, du moins dans beaucoup de cas , un effort salutaire que tente la nature.

L’induration du foie est la plus fréquente de toutes ses altérations de texture, et on la rencontre souvent avec ou sans accroissement de son volume. Le ramollissement est beaucoup plus rare; il existe tantôt avec et tantôt sans atrophie de la glande (1).

Les formations nouvelles qui se développent dans le foie sont rarement des répétitions des tissus normaux. La plus commune de toutes ces anomalies est la conversion en graisse, qui est susceptible de plusieurs degrés différens , envahitpresque toujours la masse entière de l’organe, et s’observe principalement chez les personnes qui vivent dans la paresse et l’oisiveté.

L’ossification accidentelle se développe le plus ordinairement à la circonférence du foie, au-dessous de la tunique péritonéale. II est très probable qu’on ne ‘doit voir en elle qu’une métamorphose d’une autre formation accidentelle , par exemple d’un de ces kystes séreux ou fibro-séreux qui se dévelop-

(1) Portai, p. 1 17.

peut assez souvent dans le foie, où ils deviennent un atelier d’hydatides.

Il n’est pas rare que le foie soit le siège de formations toutà-fait nouvelles, qu’on désigne en général sous le nom de tubercules [tubera){ 1). Ces tumeurs, rarement renfermées dans un kyste, ont une forme arrondie.

Leur couleur est ordinairement blanchâtre, rarement brune ou rouge. Leur dimension varie depuis quelques lignes jusqu’à trois et quatre pouces. Elles se développent souvent en quantité innombrable, au milieu delà substance du foie, qui est saine d’ailleurs. Comme la plupart des formations nouvelles, elles sont presque toujours albumineuses (2). Cependant celles qui offrent une teinte brunâtre ont plus d’analogie avec la gélatine, d’après quelques expériences faites depuis peu (3). Les maladies qu’elles représentent sont principalement les scrofules ou le fongus héraatode.

Toutes les anomalies dans la masse , le volume et la consistance du foie, dont j’ai parlé jusqu’ici, toutes les formations accidentelles qui se développent dans cette glande, surviennent principalement à la suite de l’usage immodéré des boissons spiritueuses. Comme elles rendent le foie inhabile à sécréter la bile , ou qu’elles gênent l’excrétion de celle qu’il fournit , elles occasionent fréquemment la jaunisse. Cette affection tient à ce que la bile se dépose dans un plus ou moins grand nombre d’organes et de fluides, principalement dans la peau. Cependant elle peut être aussi déterminée par des organes voisins, et quelquefois même on ne découvre aucune altération à laquelle on puisse l’attribuer. L’importance des fonctions du foie et la liaison intime qui existe entre son état et celui du moral , fait que cet organe s’écarte ordinairement plus ou moins de l’état normal dans toutes les affections chroniques générales , comme aussi dans toutes celles de l’esprit.

(1) V. Murat, Des moyens de distinguer entre elles les diverses affections du foie, désignées sous les noms de tubercules scrofuleux, d’Iiydatides , de squirrhe, d’hydropisic enkystée, généralement confondues sous le nom d’obstructions; dans Bull, de la soc. méd. d’émut., septembre 1821.

(2) Portai, p. 95, Des obstructions albumineuses du foie.

(3) Portai, p. 98, Des obstructions gélatineuses du foie.

/$68 ASAT0M1E SPÉCIALE.

Il se développe plus rarement des entozoaires dans cette glande. Ceux de ces animaux qu’on y rencontre sont les hydatides , qui l’affectionnent de préférence à tous les autres organes, et qui s’y forment souvent en nombre extraordinaire, et avec une rapidité aussi surprenante que la grosseur à laquelle elles y parviennent quelquefois. Elles se développent ordinairement sur un seul point, rarement sur plusieurs à la fois, et le plus souvent dans le lobe droit. Elles sont séparées de la substance saine de l’organe par des kystes presque toujours composés de plusieurs couches. Il n’est pas rare qu’elles détruisent le foie presque en totalité, et que , quittant le lieu de leur naissance, elles arrivent en dehors , le plus ordinairement en se précipitant dans le canal intestinal , plus rarement en pénétrant dans la poitrine et les poumons, quelquefois même d’une manière immédiate, à travers une ouverture des tégumens généraux.

Les concrétions biliaires sont plus rares dans le foie. Il est vraisemblable qu’elles se forment toujours dans les conduits biliaires , d’où elles passent ensuite dans la substance de la glande.

b. Voies biliaires.

2232. Quelquefois, mais rarement, une partie des voies biliaires, spécialement la vésicule du fiel, manque (1) par suite d’un vice primitif de conformation , sans que cette anomalie exerce nécessairement une influence fâcheuse sur la santé, ce dont on a d’autant moins sujet de s’étonner que, d’après les expériences de Herlin, les chats supportent l’extirpation de la vésicule du fiel sans inconvénient, et que l’absence de cette poche est de règle chez un grand nombre d’animaux. Au contraire, l’absence totale des vo,ies biliaires (2) entraîne les suites les plus funestes.

Il est rare aussi de rencontrer dans les voies biliaires des vices de conformation relatifs à la qualité , tels que l’existence

(1) Oliivier, Note sur l’atrophie delà vésicule biliaire; dans Archiv. ÿén. de mèd., t. V, p. 196.

(2) Home, Phil. iratis., 1815, p. n, p. i46-i58.

de conduits hêpato-cystiques ( ductus hepalo-cyslici) , se rendant immédiatement de la face inférieure du foie dans la vésicule du fiel , la réunion tardive des deux racines du conduit hépatique, l’abouchement d’une ou plusieurs de ses branches dans le canal cyslique, ou même dans la vésicule, l’insertion du canal cholédoque sur un point différent du canal intestinal, ou même sur l’estomac. La vésicule du fiel est celle des voies biliaires qui offre le plus souvent des anomalies de ce genre , comme lorsqu’elle se trouve partagée, par un rétrécissement, en deux cavités placées à la suite l’une de l’autre , dans le sens de sa longueur, ou, ce qui est plus rare, quand une cloisdn longitudinale la divise en deux loges accolées l’une contre l’autre. L’agrandissement et le rétrécissement des voies biliaires dépendent presque toujours de causes mécaniques , parmi lesquelles on doit placer au premier rang les calculs biliaires renfermés dans leur intérieur; puis, ce qui est plus rare, les engorgemens de glandes lymphatiques qui les compriment de dehors en dedans (1). La vésicule peut être soit rétrécie , soit dilatée par des calculs qu’elle contient. Le rétrécissement et l’oblitération totale de sa cavité ont lieu lorsque des concrétions peu nombreuses ou peu volumineuses s’opposent, en vertu de leur situation, à ce que la bile arrive dans

(1) Andral ( Observations sur l’oblitération des canaux biliaires; dans Archiv. gcn. de mèd., t. VI, p. 16) admet quatre causes principales d’oblitération complète ou incomplète , passagère ou durable , des conduits biliaires : l’obstruction de leur cavité par un corps étranger, la compression exercée sur leurs parois par des brides membraneuses et par des tumeurs de diverse nature, une contraction spasmodique indépendante de tout état phlegmasique, une inflammation d’où résultent l’engorgement de la membrane muqueuse et son épaississement. Il fait observer que les deux premières causes sont assez fréquentes, que la seconde a été , dans la grande majorité des cas, plutôt supposée que démontrée, et que la quatrième n’a point encore fixé l’attention des méde cins. Cependant cette dernière, qui paraît être, sinon toujours, du moins très souvent, consécutive à une inflammation gastro-intestinale, n’est pas rare, et tout porte à croire qu’elle existe constamment dans les cas où la pathologie nerveuse avait fait supposer la troisième. Comme toutes les inflammations, celle des conduits biliaires , aiguë ou chronique, entraïue l’épaississernent des parois du canal , qui finit par sé transformer en un cordon ligamenteux. ( Note des traducteurs. )

son réservoir. Au contraire, des calculs nombreux, ou d’un gros volume, soit seuls, soit de concert avec la bile, dilatent souvent la vésicule à un degré considérable, lorsque leur situation n’est pas telle qu’ils s’opposent entièrement à l’entrée et à la sortie du liquide biliaire , ou lorsqu’ils se trouvent dans le canal cholédoque. Il suffit quelquefois d’une sécrétion surabondante de bile , sans obstacle mécanique , pour distendre énormément le réservoir. Presque toujours alors les membranes de ce dernier sont amincies , tandis que , dans l’état contraire, on les trouve très épaisses. Quelquefois les calculs sànt séparés les uns des autres par des cloisons , même complètes.

La vésicule biliaire est rarement le siège de formations nouvelles. Cependant il faut ranger parmi ces dernières les plaques osseuses qui se développent quelquefois à la face externe de la membrane muqueuse, ei les poils qu’on a trouvés implantés sur la face interne de cette membrane.

c. Bile.

3235. La bile s’écarte très souvent de l’état normal dans ses propriétés physiques et chimiques, sans qu’on parvienne toujours à découvrir une certaine liaison entre les anomalies qu’elle offre et l’état du foie. Cependant elle paraît être bien moins amère qu’à l’ordinaire quand cette glande se trouve convertie en graisse.

La plus frappante de toutes les anomalies est celle qui résulte de la présence des calculs biliaires (i). »

Ces concrétions, qu’il est surtout très commun de rencontrer chez les personnes âgées , ou chez celles qui mènent une vie sédentaire, diffèrent beaucoup les unes des autres sous le rapport du siège, de la composition, de la couleur, du nombre, de la grosseur , de la texture , de la configuration et de la consistance.

(1) Vieq-d’Azyr, dans Mèm. de la soc. de mèd. , 1779. — Fourcroy, Sur les calculs des animaux dans Annales du Muséum, t. I. — S.-T. Sœmmerring, De concrementis billards, Francfort, 1790. — Mosovius, Diss. decalculùrum antmalium origine et naturà, Berlin, 1812.

i° Situation. Les calculs biliaires se rencontrent le plus souvent dans la vésicule du fiel, de manière qu’ils paraissent se développer ordinairement dans cet organe. Cependant on en a trouvé aussi dans les conduits biliaires, au milieu de la substance du t'oie, quoique ce cas soit, proportion gardée, très rare. Quelquefois encore ils ont leur siège dans le canal hépatique, ou dans lecystique, ou dans le cholédoque, mais presque toujours alors ils finissent par tomber dans la vésicule. Il n’est pas rare non plus qu’ils abandonnent le canal cholédoque pour passer dans le canal intestinal.

Le cas le plus rare est de les rencontrer hors de la cavité des voies biliaires, dans la substance du foie ou dans les membranes de la vésicule. Les premiers peuvent très bien s’être formés dans le lieu même où on les trouve ; mais il est incontestable que les seconds se sont développés primitivement dans la cavité de la vésicule biliaire, qu’ensuite ils se sont glissés entre les membranes de cette poche, et qu’ils ont été emprisonnés plus tard par l’occlusion de l’ouverture qui existait d’abord , quoiqu’on ait admis qu’ils se forment dans le lieu même où on les observe, et qu’on ait même cité ce fait pour prouver que la bile est sécrétée en partie par les glandes de la vésicule ( 1 ). Ce qui démontre la justesse de l’étiologie que j’en donne , c’est qu’on trouve quelquefois des calculs logés dans des enfoncemens du réservoir biliaire, cas évidemment intermédiaire entre celui où ils sont tout-à-fait libres dans sa cavité et celui où ils sont placés hors de cette même cavité et emprisonnés dans les membranes.

2° Composition chimique. C’est en général la composition chimique des calculs biliaires qui détermine toutes celles de leurs propriétés dont il me reste à parler. On y trouve principalement deux substances différentes: l’une de couleur plus ou moins foncée, brunâtre; l’autre blanche. Cette dernière a reçu le nom de cholestérine. La bile n’en contient pas dans l’état

(i) D.-6. Galeati, De calculés in cysti fetleâ et intra ejus tunicas reperds; dans Comm. Bonon., t. I, p. 354. — Id .,Decystis fellece ductibus; même recueil, t. I, p. n, p. 33i.

normal (1). Quant à l’autre, c’estla substance colorante jaunede celte humeur. Il est probable que la cholestérine doit naissance à une transformation de la matière particulière qui existe dans la bile.

Les calculs biliaires contiennent, en outre, presque toujours un peu de bile, qu’on en sépare aisément au moyen de l’eau.

Il est rare de trouver du carbonate de chaux à leur surface (2).

3° Couleur. Ordinairement ces concrétions sont plus ou moins colorées, depuis le jaune le plus clair jusqu’au brun noirâtre le plus foncé , parce qu’elles contiennent presque toujours à la fois les deux substances dont je viens de faire mention. Il n’y aque celles dans la composition desquelles la cholestérine entre seule qui soient lout-à-fait blanches , mais celles-là sont les plus rares. Au reste la teinte n’est pas la même dans toute l’étendue d’un calcul biliaire.

4 0 Nombre. Il varie depuis un jusqu’à plusieurs centaines. Les calculs formés de cholesterine pure sont ordinairement seuls, ou du moins peu nombreux.

5° Volume. Il ne varie guère moins que le nombre, en raison inverse duquel il est ordinairement. Les calculs de pure cholestérine sont presque toujours plus gros que les concrétions composées. Cependant il n’est pas rare qu’une seule de ces dernières remplisse la vésicule du fiel, et la distende même.

6° Configuration. En général les calculs biliaires sont plus ou moins arrondis. Ceux de cholestérine sont plus alongés que les autres. Leur forme est modifiée aussi par leur nombre, attendu que les frotlemens mutuels les rendent lisses à la surface. Voilà pourquoi ceux de cholestérine sont ordinairement plus rugueux que les autres ; mais il est rare que ces concrétions offrent dés pointes aiguës.

(1) Chevreul vient de la retrouver dans la bile de l’homme et de plusieurs animaux ( Note sur la présence de la cholestérine dans la bile de l’homme; dans Journ. de pliysiol. expér., t. IV, p. 267).

( Note des traducteurs. )

(2) London med. repository, t. IV, p. 469.

a. Le plus souvent les calculs biliaires sont pleins et solides; cependant j'en conserve un qui est creux.

b. Ils sont formés de plusieurs couches superposées et diversement colorées.

c. Ces couches sont quelquefois , mais rarement, composées uniquement d’une des deux substances que j’ai indiquées. Dans le cas contraire , elles sont toutes colorées , et ne diffèrent que par la nuance de leur coloration. II n’est pas rare de trouver une couche blanche tout-à-fait l’extérieur.

d. Les couches moins foncées en couleur ont presque toujours une texture plus ou moins sensiblement rayonnée et fibreuse. Souvent même on reconnaît sans peine qu’elles sont formées de pyramides très alongées, peu adhérentes les unes aux autres, et dont les sommets convergent vers le centre. Celte configuration jiaraît être due à la cholestérine, car elle n’est jamais plus apparente que dans les calculs uniquement formés de ce corps gras, et elle décroît en raison inverse de la coloration.

e. Consistance. En général les calculs biliaires ne sont ni très durs ni très solides. Ils sont bien plus mous et plus fragiles que les concrétions urinaires , par exemple. Cependant quelquefois ils ont une dureté considérable. En général ceux de cholestérine pure sont plus durs que les autres , très durs même et très solides; mais il leur arrive souvent aussi d’être fort mous, tandis que d’autres, qui sont très colorés, ont un degré de dureté considérable.

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