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Forces du poumon

25i2. Le poumon ne jouit pas d’une sensibilité bien développée. Ses fibres musculaires transversales et ses fibres musculaires longitudinales, dont la nature se rapproche de celle des muscles, lui donnent la faculté de se contracter, qui , si l’on en juge d’après les expériences (5), entre en jeu toutes les

(1) Observations générales sur la respiration et sur la chaleur animale; dans Journ. de physique, 1790, p. 467.

(2) dans Haller, loc. cit. , p. 526.

(3) Loc. cit. , p. 4i-

(5) Varnier, dans Mèm. de la soc. roy. de méd. , ann. 1779.

fois qu’on stimules» surface externe ou interne, et qui produit même, sans stimulation aucune (i),des mouvemens qu’on ne peut attribuer à ceux des parois thoraciques, puisqu’ils ne sont pas isochrones à ces derniers, et qu’on les observe encore après la destruction des parois de la poitrine (2). Par conséquent les voies aériennes se rétrécissent d’une manière active pendant l’expiration (5) ; mais tous les phénomènes qu’on a cités pour prouver que les poumons sont doués d’une force d’extension qui leur permet de se dilater activement dans l’inspiration, peuvent être expliqués autrement d’une manière parfaitement satisfaisante (4)-

c. Fonction du poumon .

23i3. La fonction du poumon est la respiration, dont l’essenee’consiste dans la transformation du sang veineux en sang artériel, par absorption d’oxigène et expulsion de carbone. L’air atmosphérique pénètre dans l’organe pendant l’inspiration , et il en sort chargé d’acide carbonique pendant l’expiration; cette métamorphose du sang et le rafraîchissement produit par l’évaporation de l’eau exhalée, sont les fonctions les plus importantes de l’organe pulmonaire ; mais les variations qu’il éprouve dans sa capacité ne sont pas non plus sans influence sur la circulation , car le sang circule plus librement du cœur droit dans l’artère pulmonaire durant l’inspiration , et des veines pulmonaires dans le cœur gauche durant l’expiration.

(1) Rudolphi, Ueber das Athemholcn; dans ses Anat. pliys. Abhandlungen, p. 111. — Flormann, ibid, p. no.

(2) Bremond, Expériences sur la respiration; dans Mém. de Paris, 17J9, p. /|55. — Cependant cet auteur rapporte, comme preuves, plusieurs phénomènes d’où l’on ne peut réellement rien conclure.

(3) J. Carson, Mémoire sur l’élasticité des poumons; dans Arcli. gèn. de mèd., t. II, p. 104.

(4) J.-D. Ilerholdt, Ueber die chirurgischc Beliatidlungcn der Brustwun den, veranlasst durcit ncuc V ersuche iiber den]Mechanismus des Alhcmholcns; dans Nordisclies Arcliii), t. II, cah. 1, p. 44-6°-

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