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:i364< L 'ouraque ( urachus ) (2) est un cordon alongé , très mince, entièrement enveloppé par le péritoine, qui s’amincit peu à peu de bas en haut, s’attache immédiatement à la paroi antérieure de la cavité abdominale, et se porte du fond de la vessie vers l’ombilic, jusqu’à la hauteur duquel il lui arrive souvent de ne pas s’étendre. Ses fibres se continuent, d’une manière plus ou moins distincte , avec celles de la membrane musculeuse de la vessie.
Sa texture est très diversement indiquée par les anatomistes. Les descriptions qu’on en donne varient principalement sous ce point de vue que les uns admettent une cavité dans l’ouraque, chez l’adulte, tandis que les autres soutiennent qu’il n’en renferme pas. Walter (3) le dit creux. Noreen, Sénac (4)
(1) C. Bell, Account of tlie muscles of lhe urelers and llicir effects in tlie irritable statcs of thc bladder; dans Med. chir. trans., vol. III, p. 171-191.
(2) J.-C.Peyer, Observât, circa uraclium, Leyde, 1721. — J. Noreen, De mutatione luminum in vasis hominis nascentis, in specic de uracho, Goettingue , 1749* — P. -A. Bœhmer, De uracho in adullo homine aperto, cum cjusd. anat. ovi hum.. Halle, 1765. — A. Portai, Sur la structure et sur l’usage de l’ ouraque dans l’homme; dans Mém. de Paris, 1769.
(3) Obs.anat. , Berlin, 1775, p. 19.
(4) Essais de physique; dans Portai, Mém, sur plus, maladies , t. I.
et Portai, au contraire, prétendent qu’il est plein et solide. D’après ces derniers écrivains, indépendamment de la gaine fournie par le péritoine, ce cordon est composé de quatre couches, qui sont fortement unies ensemble à sa partie supérieure, c’est-à-dire dans la plus grande partie de son étendue, mais qui , vers le sommet de la vessie, s’écartent les uns des autres, et qui, en passant sous la membrane musculeuse du réservoir de l’urine, se portent, deux sur les côtés, les deux autres sur les faces antérieure et postérieure de la poche urinaire, jusqu’à son col. Ils ajoutent que l’union de ces couches les unes avec les autres, et avec la tunique péritonéale, devient de plus en plus intime par les progrès de l’àge.
Suivant Walter, au contraire, l’ouraque est formé, à l’extérieur, par des fibres longitudinales, puis par des fibres circulaires, ensuite par les membranes vasculeuse et musculeuse de la vessie. On peut y introduire une sonde et du mercure, jusqu’à quelques pouces de distance, mais il se termine en cul-de-sac du côté de l’ombilic , et contient souvent un liquide rougeâtre.
Mes observations me permettent d’établir qu’en général Fouraque est complètement oblitéré lorsque le corps a pris tout son développement, que souvent même il l’est long-temps avant cette époque, et qu’on le trouve alors converti en un simple cordon parfaitement homogène, quoiqu’il me soit arrivé plusieurs fois de le rencontrer ofirant la disposition décrite par Walter.
Au reste , Noreen et Portai rapportent eux-mêmes plusieurs exemples de cette structure, que Noreen a figurée d’une manière très exacte.