URÈTHRE
2565. L'urèthre (urethra) (i), terminaison de l’appareil uri-
(i) A. Moresclii, Commentarhim de uralhrae corporis glandisque structura, Milan, 1817. — Amussat, Remarques sur l’ urèthre de l'homme et de la femme; dans Arehiv. gèn. de méd., t. IV, p. 3i et 547. — E. Home, Mcm. sur ta structure de L’ urèthre , d’après les observations microscopiques ; même recueil, t. II , p. 140. — T. Ducamp, Traité des rétentions d’urine, Paris, 1822, p. i.
DE L’APPAREIL URINAIRE
naire , est un canal, étroit en proportion de la vessie, qui se continue, par son extrémité interne, orifice vésical ( orificium vesicale), avec le col de la vessie, et, par son extrémité externe, orifice cutané ( orificium cutaneum), avec les tégumens communs. Il est composé, dans les deux sexes, d’une membrane muqueuse, recouverte d’un tissu cellulaire spongieux et lâche, et d’un lacis vasculaire très compliqué. Sa longueur est bien moins considérable chez la femme que chez l’homme; elle s’élève à environ deux pouces chez la première , et à huit chez le second. L’urèthre de la femme est, au contraire, bien plus large que celui de l’homme. Dans les deux sexes, ce canal est situé au-dessous des organes destinés à exciter le sentiment de la volupté, c’est-à-dire, chez la femme, au-dessous du clitoris, et chez l’homme, au-dessous du corps caverneux de la verge , avec lequel il concourt à former le membre viril. La longueur différente de ces parties fait qu’il ne s’ouvre pas au même endroit dans les deux sexes. En effet, son orifice externe est placé , chez la femme , au-dessous de la symphyse des pubis, immédiatement au-devant de l’entrée du vagin, et entre les deux petites lèvres; chez l’homme, à l’extrémité antérieure de la verge. Comme il joue aussi, dans le sexe masculin, le rôle de canal éducteur de la semence, la description de sa texture sera placée plus convenablement à la suite de celle des organes génitaux, qu’elle ne le serait ici.