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ORGANES DE Là COPULATION , OU VERGE

a. Configuration et situation.

2454. La verge ou membre viril [pénis , s. coles , s .priapus, s. membrum virile) est située en devant et tout-à-fait à l’extérieur du bassin , au-dessous de la symphyse pubienne, entre les cuisses. Elle a une forme à peu près cylindrique. Le canal excréteur commun de l’urine et de la semence, ou l 'urètre . la parcourt.

Elle est entièrement enveloppée par un prolongement de la peau, qui, en cet endroit, est mince, dépourvue de poils et privée de graisse. Il suffît de la considérer à l’extérieur, pour reconnaître, même à travers la peau, qu’elle se renfle subitement à son extrémité antérieure, où elle présente une saillie considérable, et qu’elle se termine en pointe émoussée (1).

a. Gland •

ïï455. Celte portion renflée est le gland ( glans pénis ) (2), corps arrondi, triangulaire , terminé en arrière par un bourrelet arrondi , appelé couronne { cor ona glandis) , qui l’entoure tout entier, et en devant par une fente longitudinale, qui est l’orifice externe de l’urètre. La portion rétrécie qui se trouve derrière le gland , est son col.

Le gland n’est pas à découvert. Trois couches cutanées le revêtent.

(3. Prépuce.

2456. Les deux premières couches sont unies ensemble par du tissu cellulaire, de manière que l’externe se trouve tournée en dehors et l’interne en dedans. Elles forment le prépuce ( prœputium ). Ce repli serre le gland de près, mais sans y adhérer, de sorte qu’on peut le retirer en arrière et le ramener en avant, mouvemens dont le premier découvre le gland et l’autre le recouvre.

Le feuillet interne du prépuce est mou, rougeâtre, humide et semblable à une membrane muqueuse.

Dans le milieu, à l’endroit où les deux feuillets se conti-

(1) ^F. Ruysch, Responsio , etc. ; dans epist. xv. De vas. sanguineorum extremii. , etc.; hisce accédant nonnulla circa penem détecta. — B. -S. Albinus, De liuyschiano involucro pénis externo, et de tunicâ cellulosâ pénis; dans Ann. acad ., l.H, c. xi. — F. Ruysch, De involucro pénis externo, ibid., 1. II. c. xiii. — L’Admirai, Icon ptnis humani cera preeparati, Amsterdam, 1741. — J. -H. Thaut, Diss. de virgœ viritis statu sano et morboso, Würzbourg, 1S08.

(2) F. Ruysch , G tandis in pene vera structura noviter détecta ; dans Ois. med. clur., cap. c. — B. -S. Albinus, De integumentis glandis pénis; dans Annot. acad., lib. III, c. ix.

nuenl l’un avec l'autre, le prépuce offre en apparence une ouverlure arrondie , qui correspond à l’orifice antérieur du gland, etqui s’efface lorsqu’on retire tout-à-fait le prépuce en arrière. Ce dernier se 1 idc en travers dans la même proportion.

Le feuillet interne du prépuce se réfléchit pour la seconde fois derrière le gland, mais ici d’arrière en avant, et tapisse cet organe, au tissu duquel il adhère d’une manière intime.

Cette adhérence s’opère au reste d’une manière presque graduelle sur la circonférence du gland. En effet , le feuillet interne du prépuce est lâche à sa partie supérieure , où il ne tient qu’assez faiblement à la verge ; mais, vers le milieu de sa partie inférieure, il est tendu , court et intimement uni à la portion correspondante du gland, et forme un court repli perpendiculaire.

Cette portion du prépuce u repu le nom de frein du gland ( frenulum glandis ).

Tout autour du col, et à la face postérieure de la couronne, le feuillet cutané le plus interne du gland est garni d’une multitude de petits enfoncemens arrondis, qu’on appelle glandes de Tyson ( glandulœ Tysonianœ ) , et qui sécrètent une humeur épaisse et blanchâtre. Cette humeur [smegrna prœputii) répand une odeur désagréable. Elle a beaucoup de tendance â se solidifier.

b, Volume de la verge.

2457. Dans l’étal de repos, la verge a environ trois à quatre pouces de long, sur un pouce d’épaisseur.

c. Composition.

2458. La verge ne tient à la peau qui la revêt que par des liens très lâches.

Elle se compose d’une membrane fibreuse et épaisse, qui détermine sa forme, et d’un tissu spongieux, composé principalement de veines dilatées, qui se trouve partagé en trois corps distincts. Les deux supérieurs et latéraux sont connus sous le nom de corps caverneux de la verge ( corpora spongiosa ,

s. cavernosa , s. nervosa pénis ); l’inférieur a reçu celui de corps spongieux de l'urètre ( corpus spongiosum , s. cavernosum urethrœ).

On est dans l’usage de décrire les corps caverneux de la verge et de l’urètre comme étant un assemblage de cellules différentes des vaisseaux ; mais ces cellules ne sont réellement que des veines dilatées, et les corps spongieux sont composés d’un réseau très compliqué d’artères et de veines, ainsi que Vésale (1) et Malpighi (2) l’avaient déjà dit du membre viril en général, et Hunter (3), du corps spongieux de l’urètre en particulier.

Cette structure a été parfaitement démontrée, dans la verge des gros animaux, tels que l’éléphant et le cheval, en partie par Duvernoy (4), mais surtout par Cuvier (5) et Tiedemann (6;; pour la verge de l’homme, par Ribes (7), Moreschi et Panizza.

a. Corps caverneuoo de la verge.

2459. Les corps caverneux de la verge forment la presque totalité du membre viril, c’est-à-dire sa partie supérieure et ses parties latérales. Ils sont plus larges que hauts.

(1) De corporis humani fabricâ, lib. V, c. XIV. Corpora hœc... enala ad eum fere modum, ac si exinnumeris arteriarum venarumque fasculis quant tenuissimis, simulque proximè implicatis , retia qucedam efformarentur, orbiculatim a nervea ilia membrancaque substantia comprehensa.

(2) Diss. epist. varii argumenti ; dans Opp. omn., t. II, p. 221. Sinuum speciem in mammarum tubulis et in pene habemus; in his nonnihil sanguinis reperitur, ita ut videantur venarum diverticula, vel saltem ipsarum appendices.

(3) Hunter, Obs. on certain parts ofthe animal œconomy, p. 43.

(4) Comm. Petrop. a. II,p.4oo. Venarum ductus solummodo cribriformes, foraminibus undique pertusi ac veluti erosi, a cellulis cegre discriminandi extra capsulam pénis, venarum (s. brévium, tubulorum verticalium) formam induentia , in conspectum veniunt.

(5) Anat. comparée , t. IV.

(6) F. Tiedemann, Notice sur les corps caverneux de la verge du cheval, suivie de quelques réflexions sur le phénomène de l’érection; dans Journ. compl. des sc. méd., t. IV, p. 282.

(7) Expose sommaire de quelques recherches anatomiques, physiologiques et pathologiques; dans Mèm. de la soc. méd. d’èmul. , t. VII, p. 6o5.

DES OnGANES DE I.A GENERATION.

Eux seuls sont garnis d’une enveloppe manifestement fibreuse, dont les fibres, entrelacées les unes avec les autres , suivent une direction longitudinale.

Ils naissent, de chaque côté, par une branche, longue d’un ij demi-pouce à peu près, qui provient de la branche ascendante de l’ischion. Les deux branches montent à la rencontre l’une de l’autre, et se réunissent au-devant de la symphyse pubienne, où elles sont entourées, dans toute leur circonférence , par une enveloppe commune.

Quoiqu’ils paraissent simples;! l’extérieur, ces corps sont cependant partagés incomplètement en deux moitiés , l’une à droite, l’autre à gauche, par une cloison perpendiculaire ( septum corporum cavernosorum), qui règne dans presque toute leur longueur, et qui est un prolongement de la membrane fibreuse externe. Cette cloison est formée de fibres très alongées, comprimées de droite à gauche, qui s’étendent dans toute la hauteur des corps caverneux, et qui, d’arrière, où elles produisent une cloison presque complète, vont, en s’amincissant et diminuant beaucoup de nombre en devant, de manière à laisser partout entre elles des vides plus ou moins considérables.

La séparation qui a lieu, entre les deux corps caverneux, à leur extrémité postérieure , disparaît donc peu à peu toutà-fait en devant. Cependant ils s’écartent davantage l’un de l’autre à leur extrémité antérieure, quoiqu’en apparence et à l’extérieur seulement, attendu que la partie externe de leur circonférence est beaucoup plus longue que l’interne, ce qui fait que leurs faces antérieures , entourées par la tunique externe, se réunissent de dehors en dedans, sous un angle rentrant.

]3. Urètre.

2460. L'urètre (1) marche le long de la face inférieure de la verge. Il commence dans la glande prostate (§ a453). Là, il est large. En avant de ce point , il se rétrécit beaucoup , dans l’étendue d’un pouce, à peu près, de manière à ne plus offrir

(i) A. Littré, Description de l’ urètre de l’homme; dans Mcm. de Paris, 1700. — J.-P. Werne, Structura urethree, Lcyde , 1752.

qu’cnviron une ou deux lignes de diamèlre. Cette portion rétrécie porte le nom d 'isthme de V urètre ( isthmus urethrœ). Elle monte un peu obliquement de bas en haut et d’arrière en avant, au-dessous de la symphyse pubienne, dont elle est séparée par une distance d’un pouce à peu près, entourée par un tissu spongieux, lâche, comme l’urètre de la femme, qui ne correspond qu’à cette portion de l’urètre de l’homme.

Ensuite le canal s’élargît beaucoup , et depuis lors il se trouve entouré , dans tout le reste de sa longueur, par le corps caverneux de l’urètre, dont la grosseur est, généralement parlant, en raison directe de son diamètre, à peu près.

C’est à la hauteur du second renflement que le corps caverneux de l'urètre est le plus considérable. Il forme, en cet endroit, un gros renflement, qu’on appelle bulbe de l’ur'etre ( bulbus urethrœ ) .

A partir de ce point, l’urètre se rétrécit beaucoup. Son diamètre demeure à peu près le même jusque vers l’extrémité antérieure de la verge ; mais immédiatement derrière, et, dans l’intérieur du gland, il se dilate encore une troisième fois, pour former la fosse naviculaire ( fossa navicularis ).

Le corps caverneux de l’urètre n’est enveloppé que par un tissu cellulaire condensé, qui n’a rien de fibreux. Il est plus fin, d’un tissu plus délicat que ceux de la verge, et. privé de cloison. 11 forme à lui seul le gland, à sa partie antérieure.

Au-dessous de ce corps, on trouve une membrane muqueuse, mince et rougeâtre, qui est unie avec lui d’une manière intime, et qui offre des plis longitudinaux. Cette membrane présente une multitude de petites cavités en cul-de-sac, disposées sur une seule série, les unes à la suite des autres, et qu’on nomme glandes de Littré. Ces cavités ont quelquefois trois lignes de profondeur. Elles ne se trouvent qu’à la partie inférieure de la circonférence de l’urètre, et sont dirigées de manière que leur orifice, correspond en devant, et leur culde-sac en arrière (i).

(i) Dans l’état de précision presque mathématique auquel les beaux travaux de Ducamp ont amené le traitement des rétrécissemcns de l’urètre, il est indispensable d’avoir, sur ce canal, des notions plus étendues

y. Glandes de Cowper.

2/|6i Indépendamment des testicules et de la prostate, on trouve encore fréquemment, quoique leur existence ne soit pas constante, à beaucoup près, deux ou trois autres petites glandes

que celles qui sont données par l’auteur. On les trouvera réunies dans un mémoire d’ Amussat ( Remarques sur l’urètre de l’homme et de la femme; dans Archiv. gèn. de méd., t. IV, p. 3i et 047), qui a reconnu, observation fort importante sous le point de vue de la pratique, que l’urètre est droit ou presque droit , même chez les jeunes sujets, lorsque le rectum est vide et la verge dirigée en avant et en haut. On y distingue trois portions : la prostatique, à parois minces, et enveloppée par la prostate, qui a douze ou quinze lignes de long; la membraneuse, à parois un peu plus épaisses, qui a neuf à douze lignes de long; la spongieuse, dont la longueur est de six à sept pouces. La plupart des auteurs assignent au canal entier dix à douze pouces de long; mais il n’en a que neuf, très souvent moins, quelquefois même moins de huit; ainsi que l’a reconnu T. Whately {An improved melhod of treating strictures in the urethra , Londres; - 1816, p. 68). On peut donc fixer sa longueur entre huit et neuf pouces, terme moyen , neuf pouces six lignes et sept pouces six lignes étant les deux proportions extrêmes que Whately a observées sur quarante-huit sujets différens. Quant à sa largeur, elle n’est point la même partout. Il résulte des recherches d’E. Home ( Practical observations on the treatment of strictures in tlie urethra , Londres , i8o5, t. I, p. 24), qu’il a quatre lignes de diamètre dans la plus grande partie de son étendue, et que son orifice externe est d’une ligne an moins plus étroit, puisqu’il n’a que deux lignes et demie à trois lignes de diamètre. Depuis, Amussat (loc. cit. , p. 547 a constaté que l’urètre, débarrassé des parties qui le revêtent, et réduit presque à la membrane muqueuse, représente un cône dont la base correspond en arrière, et que, légèrement renflé à sa partie membraneuse, il se rétrécit vis-à-vis le bulbe, pour s’élargir tout-à-coup au commencement de la portion spongieuse, et diminuer insensiblement jusqu’au méat, de manière qu’il n’existe pas d’élargissement dans l’endroit correspondant au gland, c’est-à-dire de fosse naviculaire. Amussat explique l'apparence d’un élargissement sur ce dernier point, en disant que le tissu du gland est moins mou, et la membrane muqueuse plus adhérente, de sorte qu’en fendant l’urètre, les deux moitiés du gland restent fermes et bien étendues , tandis que le tissu spongieux proprement dit revient sur lui-même, et s’affaisse en se vidant du sang qu’il contient. Ce qui prouve, ajoute-t-il, que la fosse naviculaire n’existe qu’en apparence , c’est qu’en étendant transversalement la portion spongieuse qui est derrière le gland, on lui donne la même largeur qu’a celle qui se trouve logée dans ce corps. Il a donné aussi une figure très exacte de l’urètre [loc. cit., pl. III, fig. 1 et 2). {Note des traducteurs.)

jaunâtres, oblongues, arrondies, dures, et formées de plusieurs lobes, qu’enveloppe une gaine aponévrotique très dense. Ces glandes, qui ont le volume d’un gros poids, sont situées immédiatement au-dessous de la partie supérieure et un peu audevant de la prostate. Leurs conduits, longs d’un pouce et demi à peu près, se dirigent en devant , dans le bulbe de l’urètre, et s’ouvrent, de bas en haut, dans les parties latérales de ce canal, par des orifices distincts.

Les deux latérales postérieures portent le nom de glandesde Cowper( 1). L’antérieure, qui est impaire, plus petite, et beaucoup moins constante que les deux autres, a reçu celui de prostate antérieure ( antiprostata ).

d. Muscles du périnée, a. Muscles propres de la verge.

2462. Le pénis a trois muscles, dont l’un, ischio-caverneux „ appartient aux corps caverneux de la verge, le second, bulbocaverneux, appartient au corps caverneux de l’urètre, et le troisième, constricteur de l’ur'ethre, meutla portion membraneuse de ce canal. Tous trois sont situés à l’extrémité postérieure du membre viril.

aa, Ischio-caverneux.

2463. Le muscle ischio-caverneux , ischio urétral, Ch. ( mus culus ischio-cavernosus, s. erector pénis), ressemble à celui du clitoris, quant à son origine, ses attaches, sa direction et sa manière d’agir; mais il est beaucoup plus volumineux, et naît quelquefois de la tubérosité sciatique par une seconde tête.

bb. Bulbo-caverncux.

2464. Le muscle bulbo-caverneux , accélérateur de l'urine , bulbo -urétral. Ch. ( musculus acceleratorurince , s .bulbo-caver-

(i) G. Cowper, Gtandularum tjuarumdam nuper detectarum descriptio , Londres, 1702. — L. Terranus, De glandulis universim et speciatim ad urcthram virilem novis, Leyde, 1729. — G. -A. Haase, De glandulis Cowperi mucosis, Léipsict , i8oâ.

nosus ), est mince, aplati et à peu pies rhomboïdal. Il entoure le bulbe et la partie postérieure de l’urètre. Il naît, endevant, de la partie postérieure du corps caverneux de la verge, en arrière, de la partie supérieure de la paroi latérale du bulbe de l’urètre. II se termineantérieurementpar unbord droit, qui descendde dehorsen dedans etd’avantenarrière;postérieurement, par un bord arrondi. Il est formé , à sa partie antérieure, par des fibres très obliques, et à sa partie postérieure par des fibres presque transversales. Sur la ligne médiane, il se confond d’une manière si intime avec celui du côté opposé, que souvent il n’en est même pas séparé par une ligne tendineuse médiane.

cc. Constricteur de l’urètre.

2465. Le muscle constricteur de l’arètre, pubo-urétral ( mus~ culus constrictor urethrœ, s. pubo-urelhralis ) (i), est alongé, quadrilatère, etaplaii de dehors en dedans. II naît, par uncourt tendon, un peu au-dessus du bord inférieur de la symphyse pubienne, à quelques lignes au-dessous de l’attache tendineuse de la vessie, immédiatement à côté du tendon de celui du côté opposé, à la face interne de la symphyse. De là il descend en s’élargissant, se trouve d’abord accollé à celui du côté opposé, mais s’en éloigne lorsqu’il est parvenu à la portion membraneuse de l’urètre,à laquelle il s’attache, et au-dessous de laquelle il se confond tellement avec son congénère, que, la plupart du temps, une ligne tendineuse, correspondant à la ligne médiane, indique seule leur séparation.

11 se confond ordinairement, à son extrémité antérieure, avec l’extrémité postérieure du bulbo-cave rneux.

Fréquemment il est réuni, à sa partie inférieure, avec le releveur de l’anus, par quelques fibres; mais, dans le reste de son étendue, il en est séparé par des veines qui, nées de la glande prostate et de la vessie, marchent d’arrière en avant , pour aller se jeter dans la grande veine dorsale de la verge.

Les deux muscles forment un anneau qui entoure la portion membraneuse de l’urètre ; ils la compriment, et accroissent

(l) Wilson , Description of two muscles surrounding the membranous part ofthe urethra; dans Med. chir. Irans. of London, vol. I, p. ij5.

beaucoup, par leurs contractions convulsives , les difficultés qu’on éprouve à faire passer les sondes à travers cette portion du canal.

|3. Muscles communs des parties génitales , du rectum et des voies urinaires, cia. Transverse du périnée.

2460. On trouve ordinairement, dechaqu^ côté, deux muscles transverses du périnée, ischio périnéal, Ch. ( musculi transversi perinœi ), qui se portent de l’ischion et du pubis en dedans, et qui se ressemblent, en ce qu’ils ont tous deux une forme alongée.

2467. Le postérieur et inférieur naît de la face interne de la tubérosité sciatique, se dirige de dehors en dedans et d’arrière en avant, et se confond, surtout chez la femme, avec celui du côté opposé, avec l’extrémité antérieure du sphincter externe de l’anus, et un peu aussi avec l’extrémité postérieure du bulbo-caverneux et du constricteur du vagin.

En agissant avec son congénère, il tire l’anus un peu en arrière, et le comprime d’avant en arrière, de manière qu’il facilite la sortie des matières fécales.

2468. L 'antérieur et supérieur naît de la face interne de la partie inférieure de la branche descendante du pubis, où il lui arrive souvent d’être étroitement uni au précédent, se dirige en dedans et un peu devant, et s’y confond de nouveau avec le précédent, celui du côté opposé, et le sphincter externe de l’anus , de même qu’avec le bulbo-caverneux et le constricteur du vagin, plus en devant que celui dont je viens de parler.

Il agit de même que le postérieur, mais il contribue en outre à ouvrir, chez l’homme, la partie postérieure de l’urètre , et chez la femme , le vagin.

2469. Le muscle transverse postérieur du périnée manque souvent. Chez l’homme, les deux muscles sont beaucoup plus rapprochés l’un de l’autre et bien plus faibles que chez la femme. On en rencontre même quelquefois un troisième chez cette dernière.

bb. Releveur de l’anus.

247°- Le muscle releveur de l’ anus , sous-pubio-coccygien , Ch. ( musculus levcilor uni), est demi-circulaire, mince et large. Il naît, en devant et en haut, delà partie inférieure de la symphyse pubienne et de la branche horizontale du pubis. Il tire aussi son origine de la face interne du corps de l’ischion, jusqu’à l’épine sciatique, au-dessus et en dedans du bord supérieur du muscle obturateur interne.

De là il se dirige en dedans, en bas et en arrière, de manière que ses fibres antérieures sont presque perpendiculaires et les postérieures transversales. Ii passe derrière la partie inférieure du rectum, et s’attache, au moyen de courtes fibres tendineuses, au bord latéral des trois pièces inférieures du coccyx, par la partie postérieure de son bord interne , tandis que, par l'antérieure, il se confond avec celui du côté opposé.

De cette disposition, il résulte que les deux muscles forment une large ceinture, qui entoure l’extrémité inférieure du rectum en arrière, et qui, chez la femme, s’attache d’une manière très intime au vagin , avant d’arriver au rectum.

Il arrive souvent, chez la femme, que la partie antérieure, celle qui naît de la symphyse pubienne, est séparée du reste.

Ce muscle élève la partie inférieure du rectum , la resserre , s’oppose ainsi à la chute de l’intestin , favorise en même temps l’expulsion des matières fécales, ramène en devant et en haut le coccyx repoussé en arrière par les excrémens, et par le foetus, dans l’accouchement, favorise la sortie de l’urine et du sperme, en comprimant la vessie et les vésicules séminales, et enfin s’oppose à la chute du vagin chez la femme.

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