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25i2. L'hermaphrodisme (1), qui constitue la seconde classe des vices de conformation relatifs à la qualité, s’exprime, dans la conformation des parties génitales , qui doivent seules m’occuper ici , par la construction d’une portion de l’appareil d’après un type sexuel contraire à celui du reste du corps ou du corps entier, c’est-à-dire avec ou sans multiplication des organes de la génération.
Le second cas est infiniment plus commun que le premier.
Les organes génitaux de l’homme prennent le caractère du sexe féminin :
i° Par la persistance du testicule dans le bas-ventre , et, en général, par la disparition incomplète des rapports de localité qui ont lieu dans les premiers temps de la vie.
2° Par l’interruption du canal déférent.
3° Par la situation plus élevée, l’accroissement de volume et l’élargissement de la prostate.
4° Par la petitesse de la verge;
5° Par les différens degrés de son imperforation.
6° Par la scission du scrotum , et l’existence, entre la verge et l’anus, d’un canal analogue au vagin, variable dans scs
(i) J.-F. Meckel, CJeber die Zwitterbildungen ; dans Reil , Archiv far die Physiologie , t. XII. — Burdach, Die Métamorphosé der Gcschlechtcr, oder Entwicklung der Bildungsstufen durch welchc beide Geschlecliter in einander ûbergehen ; dans ses Anatomische TJntersuchungen, cah. I, » 8 1 4- On y trouvera l’indication de tous les écrits qui ont paru auparavant sur le même sujet. — Seiler, Observationes nonnultœde testiculorum ex abdomine in scrotum descens u et partium genitalium anomaliis, Léipsick, 1787. — J. Feiler, Ueber angeborne menschliclie Hlissbildungen im allgemeinen, and Hermaphroditen insbesondere, Léipsick, 1820.
dimensions, qui conduit à la prostate, et qui est souvent accompagné d’un des trois vices de conformation précédens.
7° Par le développement d’une mamelle ou des deux, sous le rapport du volume et de la fonction.
Les organes génitaux de la femme prennent le caractère du sexe masculin :
1* Par la hernie des ovaires à travers l’anneau inguinal.
2° Peut-être par l’adhérence des trompes avec ces glandes.
3° Par la petitesse et la situation déclive de la matrice.
4“ Par l’étroitesse et la brièveté du vagin.
5° Par la grosseur du clitoris et le prolongement de l’urèthre à sa surface.
6° Par l’adhérence des grandes et des petites lèvres.
7° Par le développement incomplet des mamelles.
Toutes ces anomalies n’existent pas nécessairement à la fois dans le même organisme; mais l’hermaphrodisme, et le caractère équivoque du sexe, qui en dépend, sont d’autant plus prononcés, qu’elles se trouvent réunies en plus grand nombre.
Ordinairement il n’y a qu’une ou quelques unes des diverses parties de l’appareil génital qui soient construites d’après des types différens, et les parties homonymes des deux côtés se correspondent. Il est beaucoup plus rare de trouver un hermaphrodisme si parfait que les deux moitiés latérales de l’appareil générateur offrent chacune tous les caractères d’un sexe différent.
Enfin le plus haut degré de l’hermaphrodisme consiste dans le développement de quelques parties construites d’après un type sexuel contraire à c’elui de toutes les autres.
On ne connaît qu’un petit nombre d’exemples authentiques de cette dernière anomalie et de la précédente, et chacun d’eux diffère des autres sous le rapport tant de la qualité que de !a quantité.
Toutes ces variétés de l’hermaphrodisme offrent des analogies plus ou moins prononcées et plus ou moins parfaites avec les animaux.
Mais jusqu’ici on ne connaît pas un seul exemple d’hermaphrodite humain chez lequel les deux sexes fussent si corn-
plètcment réunis, qu’il lui fût possible, soit seul, soit avec le secours d’autres individus, de procréer à la fois comme homme et comme femme. Cependant tous les raisonnemens imaginables sont d’autant moins capables de démontrer l’impossibilité d’une conformation semblable , qu’elle a lieu chez un grand nombre d’animaux, qu’on a vu des hermaphrodites qui s’en rapprochaient beaucoup , que plusieurs phénomènes semblent même attester qu’un organisme masculin parfait possède quelquefois la faculté procréatrice, indépendamment du concours de l’autre sexe, et qu’on ne saurait, jusqu’à un certain point, refuser absolument cette faculté à l’organisme féminin lui-même.