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CHOÛION

2,572. Le chorion (chorion , s. chorion pellucidum , s. rnembrana vasculosa , s. extimn) , la plus extérieure des membranes propres de l’œuf, est mince , transparent, et garni de villosités sur ses deux faces, principalement sur l’externe. Les villosités de cette dernière sont bien plus longues que celles de l’interne, et rameuses. Les villosités externes sont des amas de vaisseaux, dont les troncs se réunissent ensemble pour produire les vaisseaux ombilicaux.

Ces vaisseaux sont d’abord simples, mais plus ou moins renflés, en manière de varices, de distance en distance, et composés uniquement de veines ( 1).

Malgré sa minceur et sa transparence, le chorion est formé de deux feuillets, l’un externe, l’autre interne, entre lesquels serpentent de petits troncs vasculaires communiquant avec les villosités, et qui en naissent (2).

II est uni par sa face externe avec la face interne de la caduque, et par l’interne avecl’amnios.

Quoiqu’il ne soit, à sa face externe, qu’un vaste développement de vaisseaux, on ne peut cependant pas démontrer l’existence de ces derniers dans sa substance. A la vérité , plusieurs observateurs les ont admis, et, tout récemment encore, on a allégué, en faveur de leur existence, ceux que la caduque renferme en si grand nombre, parce que, disait-on, ces derniers doivent pénétrer dans le chorion; mais les vaisseaux de la caduque me paraissent être, à l’égard de ceux du chorion ,

(ij Lobstein, toc. cit., p. 65.

(2) Cette opinion, admise par Hewson, Bojanus et Dutrochet, est rejetée par Velpeau. Suivant lui, le chorion n’est jamais formé que d’un seul feuillet, et si on l’a cru bifolié, c’est parce qu’il se forme entre lui et le placenta, quand celui-ci s’est développé, une concrétion membraniforme assez épaisse, qu’on peut séparer en plusieurs lames. Comme c’est en dehors du chorion que le placenta se développe, le même anatomiste dit encore qu’il revêt la face fœtale de cet organe, et se réfléchit même sur le cordon, avec lequel il gagne l’ombilic, où il se confond avec la peau du fœtus. ( Note des traducteurs.)

r;52 ANATOMIE SPECIALE.

dans un rapport semblable à celui qui existe entre les vaisseaux de la portion utérine et ceux de la portion embryonnaire du placenta, et, dans cette hypothèse, on conçoit très bien la grande vascularité de la membrane caduque.

Le chorion n’a point de vaisseaux lymphatiques ni de nerfs.

2573. Sa forme et ses connexions varient beaucoup aux diverses périodes de la vie du fœtus.

Il est proportionnellement bien plus épais dans le principe qu’aux époques subséquentes; il l’est même plus que l’amnios, mais peu à peu il s’amincit.

A cette époque aussi sa structure et son épaisseur sont les mêmes partout. Sa face externe est garnie uniformément , dans toute son étendue, de villosités , qui sont d’abord plus longues et plus simples , et qui, dans le second mois, sont rameuses , et proportionnellement plus longues qu’auparavant. Mais, àdater du troisième mois, ces villosités s’effacent peu à peu dans la plus grande partie de son étendue, ordinairement de bas en haut, de manière qu’il finit par être presque entièrement lisse à sa face externe, et que la portion qui entoure l’insertion du cordon ombilical est la seule où l’on aperçoive encore des villosités serrées les unes contre les autres et se réunissant pour produire le cordon.

Cet endroit forme, de concert avec la membrane caduque, une masse arrondie qui , dans le fœtus à terme, occupe à peu près le tiers de la circonférence de l’œuf, et qui porte le nom de placenta ( placenta ).

Le chorion, qui forme sa face interne, y est beaucoup plus épais que dans le reste de son étendue.

Cette membrane est plus faiblement unie à la caduque dans l’origine qu’aux époques subséquentes; mais peu à peu elle contracte des adhérences si intimes avec elle, que, dans l’état frais, on a beaucoup de peine à l’en séparer, surtout à la circonférence du placenta , où elle lui est unie par une multitude de filamens, débris des villosités vasculaires dont toute sa surface était d’abord couverte.

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