I. ORGANES GÉNITAUX
2614. Une anomalie qu’on rencontre quelquefois dans les organes de la copulation, est la persistance de l’hymen après l’acte vénérien, quelquefois même après l’accouchement. Elle mérite attention, en ce qu’elle démontre que la présence de cette valvule n’est point un signe certain de virginité, et en ce qu’elle rend l’accouchement difficile, principalement lorsque l’hymen a une solidité extraordinaire.
Parmi les anomalies des organes génitaux de la femme, dont j’ai déjà eu occasion de parler précédemment, l’adhérence des extrémités abdominales des trompes de Fallope avec les organes voisins, notamment avec la face antérieure ou postérieure des ligamens larges, la matrice, la vessie, le rectum ou les ovaires, et l’oblitération de leurs orifices abdominaux, sont principale-
(1) Wrisberg, De secundinarum bumanarum varielate, '^GOttingue , 177^- — Schæfer, De placentas uterinœ morbis, Léipsick, 1799. — Michaelis, De placentâ Itumanâ, anatomicè, physiologicè et patbologicè consideratâ, Erford, 1782. — Hebenstreit, De funiculi umbilicalis patliologiâ , Léipsick, 174 7.
DE LA CONCEPTION DANS l’ÉTAT ANORMAL. 799
ment les résultats du coït. On observe surtout ces deux états chez les femmes de mauvaise vie(i), où ils sont produits probablement par la stimulation fréquente et excessive des parties génitales. On les rencontre aussi chez les femmes stériles , et l’on doit surtout les considérer comme la cause la plus commune de la stérilité, puisqu’ils s’opposent aux mouvemens des trompes , et à l’entrée du fluide de l’ovaire dans la matrice.