‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologiqueChapitre 85 sur 289 · LABYRINTHE MEMBRANEUX · texte numérisé non relu

LABYRINTHE MEMBRANEUX

ig45. Le labyrinthe membraneux (1) est renfermé dans le abyrinthe osseux, à la forme duquel la sienne correspond paraitement, quoiqu’il soit bien plus petit.

Il se compose d’une membrane mince et blanchâtre, tout-à- ’ait différente de celle qui revêt la face interne du labyrinthe asseux dans les premiers temps de la vie intra-utérine. Sa face ?xterne adhère à la face interne des os par un tissu cellulaire rès lâche. Il contient , dans sa cavité , un liquide qu’on appelle sérosité du labyrinthe membraneux ou lymphe de Cotugno ' aquula labyrinthi membranaceï) (2). De nombreux vaisseaux se répandent sur sa face externe.

reçoit le prétendu aqueduc du vestibule, avec lequel il chemine ensuite dans la substance spongieuse de la partie postérieure du rocher et dans les cellules mastoïdiennes , tapissé par un prolongement de la dure-mère; 2° un autre qui prend naissance vers le milieu de la face antérieure , près du bord supérieur du rocher, et va se rendre derrière le canal demi-circulaire supérieur; 3° un troisième, né au fond de la fente longitudinale, qui indique la réunion du rocher avec la portion squameuse du temporal, et par lequel passent des vaisseaux qui vont se distribuer dans les cellules mastoïdiennes et à la membrane de la caisse du tympan. Ces détails pourront paraître minutieux , mais ils sont de la plus haute importance, puisqu’ils contribuent à détruire une erreur anatomique sur laquelle repose une partie de la théorie par laquelle les physiologistes expliquent encore aujourd’hui le mécanisme de l’audition. ( Note des traducteurs. )

(1) Scarpa, toc. cit. — Brugnone , Observations anatomico-physiologiques sur le labyrinthe de l’oreille ; dans Mémoires de Turin , n8o5-i8o8 , p. 167-

(2) Ribes (toc. cit., p. 207) fait observer que, dans l’adulte , on trouve beaucoup de sujets chez lesquels cette humeur remplit le labyrinthe, mais qu’on en rencontre un assez grand nombre chez lesquels il est à moitié vide, et qui néanmois entendaient très bien pendant la vie. Il conclut de ces remarques, que le labyrinthe n’est pas constamment rempli par de la sérosité, etqu’alois il y a réellement un vide, occupé sans doute par un fluide aériforme ; mais ce vide , ajoute-t-il , n’existe pas toujours également dans toutes les cavités labyrinthiques. Tantôt en effet on trouve peu de cette humeur dans les canaux demi-circulaires, et beaucoup dans le vestibule et le limaçon ; d’autres fois les canaux demi-circulaires sont pleins, tandis que les autres cavités en contiennent peu. Au

La partie supérieure et postérieure du vestibule osseux est occupée par un sac membraneux, arrondi et oblong , auquel aboutissent les canaux demi - circulaires membraneux, qui se renflent aussi dans les points correspondans aux renflemens des canaux osseux. Au-devant de ce sac s’en trouve un arrondi, clos de toutes paris, et par conséquent tout-à-fait isolé du labyrinthe membraneux, qui est plus petit, logé en partie dans la Cosse demi-circulaire, et rempli également d’un fluide séreux. Ces deux sacs sont fixés au labyrinthe osseux par leur paroi postérieure. L’antérieure, qui regarde la paroi antérieure de ce dernier et la fenêtre ovale, est libre , et entourée par la sérosité du labyrinthe osseux. Les sacs des canaux demi-circulaires se comportent absolument comme les canaux osseux eux-mêmes.

Le limaçon membraneux est formé par une lame fibro-cartilagineuse, la lame spirale membraneuse, qui s’applique sur le bord externe et libre de la lame spirale osseuse , et qui , devenant plus molle et plus mince eu dehors , s’attache, par son bord externe, au côté externe du limaçon osseux. Cette lame est plus longue que l’osseuse , car elle s’étend jusqu’au sommet du limaçon. Dans cette portion de son trajet, elle est libre sur son bord interne, tandis que sur l’externe elle est fixée , comme partout ailleurs. Elle se termine par un renflement.

Page 1