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Outre les deux espèces de dilatations artérielles que nous avons mentionnées, on en rencontre encore une troisième, qui est le résultat d'un coup, d'un choc, etc., sur le vaisseau ou d'une blessure de ce dernier.
à) Le coup n'occasionne aucune déchirure, mais un relâchement, une paralysie des membranes fibreuses, à la suite desquels il se forme peu à peu dans le point intéressé une crevasse, qui s'agrandit plus tard jusqu'à constituer le sac de l'anévrisme; celui-ci est principalement constitué par les tuniques interne et celluleuse, parce que la tunique moyenne que Teffet du coup intéresse le plus, se désagrège et disparait.
b) Le coup produit une déchirure des tuniques interné et moyenne; le sang fait irruption par cette rupture, détache la membrane celluleuse dans une étendue plus ou moins eonsidérable et la dilate; après que cet état a duré très -peu de temps (comme anévrisme faux sacciforme) , il se fait une rupture de la membrane celluleuse, et le sang s'épanche au dehors {anévrisme disséquant).
Par suite d'un coup ou d'un traumatisme, la continuité de toutes les membranes est interrompue et il survient Une hémorragie; lorsqu'il nCest pas mortel, cet écouleraient sanguin dé-
tenDÎne» dans certûnes oonditioi», des modificttions fai <mt aussi reçu le nom d'anévrismes :
à) Jnéprisme faux. Le sang s'épancbe dans te tissu cellulaire Tobtiiy se creuse une cavité et entoure ainsi le vaisseau comme une tumeur ronde ou ovale ( anémsme faux diffus)* Quant à l'extravasat, il peut subir toutes les transformations des extravasata en général; il 7 a guérison lorsque l'artère s^oUilère. Ha» si i'extravasat devient sanieux, s'il provoque une inflammation du tissu cellulaire avec production de pus- et de aanie et que de nouvelles hémorragies surviennent par la rupture du vaisseau» alors la mort arrive. Parfois Pextravasat est enkysté (par des exsudais environnants organisés, et par des cos^hims^ fibrineux périphériques) et sa cavité reste en communication avec l'artère par celte fentes ainsi se produit Vanévrisme faux circonscrit y qu'il est difficile de distinguer d'un yéritable anévrisme et que beaucoup d'auteurs d'ailleurs regardent comme fd. Lft forme» le volume» et les modification» uhérieures sont iea némes que dans l'anévrisme sacciforme.
b) Jnémsme variqueux. Il est essenttellettient caractérisé par la communication de l'artère avec une veine voisine» qui a été ouverte en même temps par un coup violent ou phis souvent par un traumatisme. Parfois aussi k communication s'àablit spontanément par l'ouverture d'un anévrisme artàriel dans une veine. Si après le traumatisme il s'est fait immédiatement une réunion par l'aecollement réciproque des plaie» des deux vaisseaux» ain^ donc » la communication est immé* diate» oa. aura la variée anivrismale (fig. 60) : elle résulte le plus souvent de saignées malheureuses. Mais quand les deux vaisseaux ne sont pas placé» l'un à côté de l'autre» alors le sang s'épanche d'abord dans le tissu cellulaire environnant, et dans des condition» favorables il se forme un anévrisme faux airconscritf dont la cavité fournit aux vaisseaux une communication médiate; cet état reçoit de préférence le nom d'aitéurisme variqueux (%. 51).
Les ouvertures el la cai^hé du sac ne tardait pas à devenir lisse» par suite des couches de fibrine qui isont entassée» et
qui forment uae espèce de membrane interne. A travers ces ouvertures il se déverse du sang artériel dans la veine, ce qui tout d'abord produit Tarrét du sang veineux , une stase sanguine et une dilatation de la veine au-dessous de l'ouverture, plus tard un épaississement des parois de la veine par suite d'un dépôt. L'artère se dilate ordinairement au-dessus et se rétrécit au-dessous de Touverture.
Enfin certains auteurs admettent encore un anévrisme hermaire, qui serait produit par un prolapsus herniaire de la tunique interne à travers une déchirure de& autres oMmbranes; toutefois, ks oq^ériences et l'observation de la plupart d«s patholûgiates oui démontré qu'un semblable prdapsMs n'a pas lieu, et même que dans la plupart des caa 'À &e fait uae dé<dûmre de la membraiie interne ^ dès que les tuniquea externes viennent à manquer.
Les opinions sur les anévrismes varient beaucoup ; la plupart des auteurs a'a{^uieiit sur l'état des trois membranes dans l'anévrisme développé et s'efforcent d'y rapporter son origine, tandis qu'ils n'cmt pas égard à ce que Tanévrisme doit deveiùr.
La terminologie la plus généralement atdoptée, tellf qun Hassb l'a rassemblée^ est la suivante: